Marjolaine Jolicoeur, 2008
Pendant cet automne 2008 se tient une campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH), associé au cancer du col de l’utérus. Gardasil est donné aux fillettes québécoises de 4e année du primaire et de 3e année du secondaire, âgées entre 9 et 11 ans. Il est administré en même temps que celui de l’hépatite B. Plusieurs groupes, médecins et infirmières demandent un moratoire pour stopper la vaccination. La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) Lina Bonamie trouve « que la décision de mener une campagne massive de vaccination a été prise trop rapidement ». Selon la FIQ, l'efficacité et les dangers potentiels d'un tel vaccin ne font pas l'unanimité et il est donc prématuré de mener cette vaccination massive. De plus, Madame Bonamie explique que le vaccin n'est pas efficace contre toutes les souches du virus. « On craint que les filles, plus tard dans leur vie, aient un faux sentiment de sécurité». Elle aurait préféré que l'argent mis dans la campagne de vaccination québécoise - 50 millions de dollars annuellement - soit plutôt investi dans une campagne de sensibilisation. Pour la FIQ, le gouvernement du Québec semble avoir précipité les choses et ce, sous la pression du lobby pharmaceutique, faisant fi du principe de précaution. Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes et le Réseau canadien d’action pour la santé des femmes soulèvent eux aussi interrogations et inquiétudes face au vaccin. Pour eux, il n’y a pas d’épidémie du cancer du col utérin. Nous ne sommes pas en crise. Au contraire, les chiffres indiquent que depuis les trente dernières années, l’incidence de l’infection et de la mortalité est à la baisse. Le cancer du col de l’utérus est loin d’être le cancer le plus dangereux et le plus répandu. Au Canada, il se situe au 15e rang des cancers les plus mortels, bien après le cancer du sein ou des ovaires. La plupart des femmes qui sont infectées par le VPH, même par les souches à haut risque, ne développeront pas un cancer du col de l’utérus. 90% des personnes infectées l’éliminent totalement et naturellement à l’intérieur de deux ans. Chacune des études cliniques a été financée, en partie ou totalement, par le fabricant Merck Frosst. Nous ne possédons pas de données indépendantes.C’est aussi le vaccin le plus cher au monde.
Ces réseaux soulignent comment les médias ont été une importante source de désinformation du public. Le Gardasil n’est pas un « vaccin contre le cancer » et nous ne savons pas s’il « préviendra 70 % des cancers de l’utérus », comme l’ont écrit certains d’entre eux. Ces informations sont plutôt directement liées aux stratégies de marketing et à la publicité agressive du fabricant.(Merck espère ramasser 2 milliards de dollars de vente avec son vaccin. Ce qui l’aidera à faire face aux nombreux procès intentés contre lui pour le Vioxx, un médicament qui fut qualifié de « remarquable », mais causa de nombreux décès). Récemment, le New England Journal of Medecine mettait lui aussi en doute l'utilité et même la sécurité des vaccins pour le cancer de l'utérus. Plusieurs médecins européens ont demandé un moratoire. Pour Claude Béraud, membre du Conseil médical et scientifique de la Mutualité française: « Une incertitude concerne les perturbations écologiques que ce vaccin pourrait induire dans l'équilibre des souches virales, soit en favorisant le développement de souches résistantes, soit en accroissant la virulence de souches aujourd'hui inoffensives ». Il ajoute que « rétablir la réalité du risque est nécessaire » car c’est « la peur et l'angoisse suscitées par les campagnes médiatiques » qui ont accompagné la mise en marché de ces vaccins.
Effets secondaires possibles du vaccin : Bronchospasmes, gastroentérite, maux de tête, hypertension, hémorragie vaginale, douleur au point d’injection, incidents neurologiques, sueurs froides, difficulté à marcher, désorientation, étourdissements. Trois cas de décès.
Gardasil contient 225 ug d’aluminium. L’aluminium est un poison toxique ayant des effets potentiellement dangereux sur le cerveau; on le relie à des désordres aux parathyroides, au psoriasis, aux allergies, à l’anémie, aux arrêts cardiaques et à certaines maladies graves du système nerveux. Le vaccin pour l’hépatite B, donné en même temps que le Gardasil, contient lui aussi de l’aluminium ainsi que du formaldehyde et du sérum bovin. Ces vaccins ne sont PAS obligatoires et les parents ont droit à un consentement libre et éclairé
Bonne science contre la mauvaise science (VIDÉO ):