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16-déc-2009
Le livre qui a changé ma vie !

Je lisais dans le Châtelaine de ce mois-ci, les réponses de lectrices à la question; Quel livre a changé votre vie ? J'ai eu le goût de répondre mais il était trop tard... Je répondrai donc ici, parce que cette révélation qui peut être apportée par un autre livre pour vous; il faut la chercher et la trouver.

Pour moi, le livre déterminant a été Demandez et vous recevrez de Pierre Morency. Je l'ai lu il y a 6 ans. J'ai compris à travers ce guide de vie parfois choquant et surprenant, que je devais prendre pour acquis ce qui me revenait de plein droit. Je devais croire que le meilleur était pour moi. J'imagine qu'à partir du moment où l'on ressent cette conviction nous ouvrons toutes les portes pour réussir ce que l'on souhaite.
 
J'ai depuis, écrit un livre ( Mon cerveau ne m'écoute pas. Comprendre et aider l'enfant dyspraxique aux éditions de l'hôpital Ste-Justine). Il est distribué partout dans la francophonie.
 
Je suis à en écrire un deuxième, différent mais toujours axé sur l'accompagnement des autres. J'ai ce blogue très populaire sur la dyspraxie : http://www.lesblogues.com/vieetdyspraxie/. Je viens de démarrer une entreprise stimulante avec ma fille dyspraxique; Decovert: http://decovert.wordpress.com dont je vous reparlerai.
 
Tout cela pour vous dire... Qu'il ya tellement de rêves et de souhaits qui se sont réalisés. Je suis devenue une convaincue convaincante. L'art de vivre se développe par soi-même en incluant toujours une contribution au bien-être des autres. 
 
Ah oui... J'oubliais... J'ai d'autres rêves qui se réaliseront...
 
11-déc-2009
Être différent ?

 

Les personnes avec une dyspraxie sont différentes des autres. Nous entendons cela à longueur de temps, mais qu'est-ce que cela signifie vraiment ? Pour les personnes non-dyspraxiques, y compris la plupart des parents et professeurs, cette différence est une des choses les plus inquiétantes au sujet de la dyspraxie.

Un traitement de réadaptation est considéré réussi dans la mesure où il transforme la personne dyspraxique pour qu'elle agisse davantage comme une personne non-dyspraxique. Une personne dyspraxique est considérée normalisée dans la mesure où elle a appris à réagir normalement . Mais qu'est-ce qu'être différent et être normal signifie pour nous?

On grandi entouré par beaucoup de choses qui ne sont pas comme nous — parents et autres adultes, chiens, hamsters, arbres, fleurs, meubles — et nous ne nous étonnons pas qu'ils ne soient pas comme nous. En fait ce qui rend une personne différente des autres, ne serait-ce pas l'attente qu'ont les autres à son égard? Une personne autiste a dit «Les autres personnes attendaient de moi que je sois l'un d'eux».

Vouloir être comme les autres... En raison de certains avantages perceptibles qui vont avec le fait de s'adapter, et non pas parce que cette adaptation est particulièrement souhaitable en soi ?

L'idée de vouloir s'adapter dans son propre intérêt, de considérer qu'être différent est une infortune en soi est véhiculée par la société et l'entourage. Si une personne dyspraxique est malheureuse à cause de sa différence, c'est parce que les personnes non-dyspraxiques ont appris à la personne dyspraxique que la vie sera difficile si elle est différente.

Certaines des conséquences les plus dévastatrices de la différence sont infligées par les parents et autres personnes qui croient agir au nom de l'amour. Quel message est transmis par les parents qui expriment constamment leur tristesse du fait de la différence de leur enfant par rapport aux autres enfants? Qu'est-ce qui est communiqué par des parents qui exhortent constamment leur enfant à se réadapter ?

Quelques enfants dyspraxiques intériorisent ce message et acceptent que «être normal» devienne leur principal but dans la vie. Certains autres vont se rebeller et décrocher. Peut-être que plus une personne dyspraxique s'investit dans le fait d'être normale, plus elle risque de souffrir d'anxiété, de dépression et de mauvaise estime de soi. Ne serait-ce pas une conséquence naturelle du fait de faire sa principale priorité de devenir quelqu'un d'autre que soi-même.

Quelle est la solution miracle ?

Premièrement, chacun a besoin de réaliser qu'il n'y a pas lieu d'être triste, gêné ou embarrassé en raison du fait d'être dyspraxique. Cessons de nous lamenter à ce sujet!

Deuxièmement, que les personnes non-dyspraxiques ont besoin de cesser de se tourmenter sur des considérations de normalité et de différence, et que les personnes dyspraxiques ont besoin de cesser de se laisser embarquer dans les complexes des personnes non-dyspraxiques à ces sujets. Cessons d'essayer de nier ou réduire au minimum les différences, et cessons de penser que la dyspraxie peut être séparé de la personne.

Ceci ne veut pas dire de nier la dyspraxie. Chaque enfant a besoin qu'on lui apprenne à fonctionner dans le monde. Chaque adulte rencontre des problèmes et des défis de temps en temps, et doit apprendre de nouvelles qualifications ou chercher l'aide auprès des autres.

Les personnes dyspraxiques devraient être aidées à fonctionner dans le monde en tant que personnes dyspraxiques, et pas à passer leurs vies à essayer de devenir non-dyspraxiques.

Il faut apprendre à travailler avec la dyspraxie et non contre elle !


Inspiré d'une lecture : What does being different mean ? de Jim Sinclair

9-jun-2009
La merveille: le web 2.0 Oui mais...

 

Le web 2.0 (le monde des blogues interactifs) est devenu une source d'aide incroyable. C'est de l'aide et de l'échange instantanée. Les gens concernés par une cause ou une problématique sont en mesure d'entrer en contact rapidement sans se déplacer, et ce, peu importe la distance géographique.

Le revers négatif de cela est que les associations perdent des forces et des membres. L'AQED (Association québécoise pour les enfants dyspraxiques) a perdu des membres cette année. Nos activités ne trouvent plus prenneur. Nous sentons bien que les gens deviennent plus autonomes individuellement.

Ce qu'il faut prendre en compte c'est qu'une association représente une collectivité et rend crédible la cause qu'elle représente. Quand les intervenants veulent de l'information, c'est l'association qu'ils contactent. Les négociations et les représentations auprès des instances gouvernementales et éducationnelles se font par le biais des associations. Nous changons les choses pour l'ensemble de la société !

Il ne faut donc pas sous-estimé le travail de ces associations. Il faut continuer de les encourager par notre adhésion. Les quelques dollars annuels qu'on leur verse, leur permet de nous représenter.

 L' AQED est, cette année, en manque à gagner. Notre budget est dans le rouge... Nous n'avons aucune subvention et n'en avons jamais eu. Pourrons-nous continuer d'exister encore bien longtemps ? Les parents bénévoles sont essoufflés. On verra ... l'avenir nous le dira !!

Sylvie Breton, Vice présidente AQED

 

23-avr-2009
Comment expliquer la dyspraxie aux enfants ?

Amélie Sourd, ergothérapeute française, explique la dyspraxie aux enfants

 

«Le cerveau est là pour diriger tout ton corps.
Il est constitué de plusieurs routes. Il y a des routes qui te permette de voir, d'autre routes qui te permettent de sentir des odeurs et encore beaucoup d'autres.
Il y a aussi une route spéciale qui va jusqu'à dans les muscles, et qui te permet de faire des gestes.
Quand tu as une dyspraxie, c'est comme si cette route était bouchée, et que la voiture qui amène l'information entre le cerveau et le muscle est ralentie par les bouchons. Du coup, tu mets plus longtemps à faire le geste, tu te fatigues plus et parfois, ton geste n'est pas celui que tu voulais faire.
Heureusement, les autres routes fonctionnent bien et c'est grâce à cela que tu vas pouvoir apprendre beaucoup de choses. Tu as une route qui marche encore mieux que chez les autres enfants, c'est la route de l'oreille, et celle de la parole. Tu es donc très fort pour retenir ce que disent les gens et pour parler devant les autres.»

 

3-déc-2008
Une simple photo...

Le p'tit différent !!!



2-déc-2008
Lecture détente. Un chef d'oeuvre !!
Le bizarre incident du chien pendant la nuit
(Pocket, 2005, 394 pages)

L'histoire: Christopher Boone a 15 ans. Il est autiste. Il excelle en math, il aime les diagrammes, les listes, la vérité. Il ne supporte pas qu'on le touche. Son cerveau ne peut s'empêcher de tout enregistrer et de tout mémoriser, mais dans les situations complexes la tâche devient impossible, alors Christopher se roule en boule et grogne. Un jour Christopher apprend que Wellington le caniche de la voisine a été assassiné. Il mène une enquête qui va lui permettre d'arracher au passé sa propre histoire. Et de nous la raconter...

Mon avis: Ce livre est une vraie merveille, tous publics à partir de 12 ans! On rit, on pleure, on apprend! Si les médias font correctement leur travail, on devrait pas mal en entendre parler. Je parierais même pour un film! L'ouvrage est préfacé par un éminent professeur en psychopathologie et psychanalyse, ce qui donne valeur au récit.