De nouveaux programmes du MELS axés sur la préparation à l’emploi des jeunes ayant des difficultés scolaires sont nouveau de l'an passé, au Québec. Puisque ma fille a participé, l'an passé, au programme FMS (formation menant à l’exercice d’un métier semi-spécialisé), je me permets de vous faire un bilan de ce nouveau programme. L’inquiétude des parents à l’égard de ces programmes réside dans le fait que l’ont perçoit cette avenue comme une finalité plutôt qu’un début. Il faut approcher cette éventualité comme étant une chance unique qui se présente à notre enfant, afin qu’il développe des aptitudes, de l’autonomie et de l’expérience. Sans ces programmes, il a peu de chance de se décrocher un emploi d’étudiant, compte tenu de ses difficultés. Il pourra toujours continuer ses études et viser plus haut mais il aura obtenu un certificat officiel attestant d'une formation qualifiante qui le prépare au marché du travail. L’alternance études-stages à l’intérieur d’une même semaine, permet aux étudiants de se libérer des contraintes des matières scolaires telles l’éducation physique, les arts plastiques etc… Qui leur causent tant de souffrances… Ils s’en tiennent donc aux matières essentielles ; mathématiques, français et anglais. Dans un autre temps, ils apprennent un métier qu’ils ont choisi et qui les stimulent. Ils entrent alors dans une perspective adulte où ils vont à l’essentiel. C’est d’ailleurs l’approche idéale pour nos jeunes dyspraxiques ; L’ESSENTIEL ! Voici donc l’occasion de poursuivre leur scolarité dans des contextes différents et selon une pédagogie adaptée. Ces programmes axés sur l’emploi conviennent parfaitement à nos jeunes mais les infrastructures mises en place pour intégrer ces programmes ne conviennent pas du tout à des jeunes dyspraxiques. Là, est la mauvaise surprise ! La préparation aux stages est différente d’une école à l’autre et présente beaucoup de lacunes. Les employeurs qui souhaitent participer à ces programmes sont rares. L’élève qui adhère au programme doit trouver, lui-même, son stage. Connaissant les difficultés de nos jeunes dyspraxiques, cela est assurément très éprouvant. Voici quelques conseils pour bien réussir cette transition : - Demander, par le biais de Plan d’intervention, que votre enfant soit soutenu par l’ergothérapeute pour la préparation aux stages. - Choisir avec l’ergothérapeute, le métier à exercer. Prendre tout le temps nécessaire pour bien évaluer cette étape ; c’est la partie la plus importante. - S’assurer qu’il y ait une pré-sélection d’employeurs réceptifs à la rencontre avec l’étudiant. Somme toute, il s’agit d’une perspective d’avenir pour nos enfants dyspraxiques, il suffit de prévoir un encadrement adéquat pour eux et l’expérience sera des plus enrichissante. 