Et je relance les dés...
Voici le couriel que j'ai fait parvenir à M. Serge Labrosse, directeur général de la rédaction au Journal de Montréal, dans le but d'obtenir une entrevue. Je n'ai pas encore reçu de réponses (expédié le 19 mars), mais comme je sais que je vais en écrire d'autres.
Alors je vous invite à me faire part de vos commentaires. Suis-je trop naïf? Y trouvez-vous des points qu'il serait préférable de ne pas mentionner, des points qui me coulent plutôt que de m'aider? Ça m'aiderait énormément, pour m'améliorer!
Ou encore, si vous n'avez rien à redire, faites parvenir un couriel aux différents médias pour les inviter à venir me lire ou solliciter une entrevue de ma part. Comme si on était en pleine télé-réalité et que les blogueurs de lesblogues.com mettaient leurs efforts pour permettre à un des leurs d'aller défendre le droit de créer et le droit d'être vu. Ce n'est pas de me faire dire non qui me dérange, mais que l'on me dise non sans avoir regardé ce que j'ai à proposer. Je trouve que ce n'est pas une façon bien digne de promouvoir la créativité québécoise.
Pis aussi, parce que ces petits écarts ne m'empêcheront jamais de continuer à composer,...
Vous savez tous que je considère les blogues.com comme une planche de jeu de société, société/réalité dont nous sommes les pions. La planche est toujours ouverte, on joue quand ça nous tente. À chaque fois qu'on édite un nouvel article, ça ressemble à un lancement de dés. On vient de créer une nouvelle case en espérant que tous les autres pions s'y arrêtent. On se doute que tout le monde vient nous lire, pis on revient voir si quelqu'un a laissé des traces sur notre case. Pis on se doute bien qu'ils viennent nous lire quand même! Ce qui serait inquiétant, c'est que Raynette n'en laisse pas, ha! ha!... Pis tu vas te promener sur les cases des autres pions. Chaque case représente une émotion : mélo, romantisme, drame, polémiste, insolite, informatif, humour, jeux, etc. Il y en a même un qui se prend pour un génie hi! hi!. Et il y a le blogue à Vincent. Tout un lot d'émotions, sur une même planche de jeu. Et on peut jouer tous ensemble. (Pour montrer notre solidarité envers Vincent, on devrait tous devenir son ami et lui laisser un commentaire le plus souvent possible.) Pis si ça vous tente de continuer à jouer, voici ma lettre à M. Labrosse, sinon vous reviendrez quand vous voulez!
M, Serge Labrosse
Journal de Montréal
Bonjour M. Labrosse,
Mon nom est Michel Winner, Je suis l’inventeur du jeu « La fièvre du Football » (« Avez-vous la Fièvre du Football? », Journal de Montréal, 19 janvier 1986, texte de Serge Labrosse). J’avais envie de vous en donner des nouvelles, façon de vous annoncer que le jeu est encore plus vivant que jamais, évolué et adapté à la mode d’aujourd’hui. Le jeu de société « La Fièvre du Football » est devenu le jeu de société-réalité « La conquête du DICE BOWL », où ce n’est pas le jeu qui est à vendre mais le plaisir de jouer.
La conquête du DICE BOWL, c’est vivre une saison dans la LNFF (Ligue Nationale de la Fièvre du Football) où, selon une cédule pré-établie, huit instructeurs se disputent le précieux trophée (jeu La Fièvre du Football), alors que huit propriétaires aspirent devenir les plus riches de leur confrérie (jeu Busine$$ Go). Se joignent à eux, huit journalistes qui se disputent la faveur du public (via Internet). Ce même public, les lecteurs, appelé à voter pour le meilleur journaliste, sera crédité d’un montant fictif et tentera de devenir le meilleur parieur (via Internet). Les quatre gagnants auront leur nom gravé sur le précieux trophée virtuel.
« Flyé? », « Compliqué? », « Irréaliste », etc. Je les ai tous entendus, espérant qu’il n’y en ait qu’un seul qui trouve l’idée innovatrice. Peine perdue! Pas moyen de trouver quelqu’un désirant voir le jeu avant de prendre une décision. Pourtant je me suis toujours adressé à des gens que je pensais pouvoir intéresser ou attiser leur curiosité. (La comparaison peut vous paraître boiteuse mais si René Angélil s’était fié au « Look » au lieu du talent avant de prendre une décision, Céline et Garou n’aurait certainement pas eu le même succès.)
Je n’ai pas juste développé l’idée, mais aussi la façon, pourtant si simple, de mettre ce jeu en fonction. Les salles à dîner des resto-bars sont vide les lundi, mardi et mercredi soirs; j’y trouve une belle occasion pour organiser des compétitions, je peux même offrir le service aux tables et des amuses gueules en fin de soirée, alors que le site Internet, après l’input des feuilles de pointage, fournit statistiques et classements à l’image d’une vraie ligue professionnelle. Quant au jeu de « journalistes », je m’adresse aux 250,000 propriétaires de blogue dans le but d’en trouver quelques-uns qui aiment le sport du football et qui aiment écrire. Je ne devrais pas avoir de difficulté à trouver des lecteurs / parieurs parmi les 800,000 lecteurs de blogues. Diminuer de beaucoup les frais de production et de distribution et investir un peu plus dans la campagne de lancement et dans un site interactif pour prendre les inscriptions. Et le tour est joué (J’ai passé trois heures avec un spécialiste en site Internet pour m’assurer de la faisabilité de mon projet.)
Ce que j’attends de vous?
J’ai envie de montrer mon talent en tant que concepteur de jeux de société, où je mets plus l’emphase sur le mot « société » que sur le mot « jeux ».
J’ai envie de dénoncer tous ceux qui ont refusés mon projet sans même y jeter un vrai coup d’œil, et tous ceux qui n’ont tout simplement jamais répondu à mes approches, même pas capable d’écrire : Désolé, pas intéressé! J’ai envie de raconter 24 ans d’histoire, à voir dépérir l’industrie du jeux de société au Québec, et voir que l’on ne fait rien. Comment cette belle créativité québécoise, au point où on en fait une des nos fameuses valeurs, soit si mal encadrée.
Si vous trouvez qu’il y a matière à produire un article (à publier quand bon vous semble), ça me ferait plaisir de rencontrer votre journaliste (ou recherchiste) à vos bureaux. Je peux même m’installer dans votre cafétéria (si le lieu existe) pour faire une démonstration à vos employés pendant l’heure du dîner.
Merci de votre attention
Michel Winner
(Une réponse, même négative, serait fort bien apprécié.)
Voici l'adresse couriel de M. Labrosse slabrosse@journalmtl.com