14-avr-2007 - Billet 6
Bernard Drainville est à l’image de son chef André Boisclair
À la page 25 du journal de Montréal (14/04/2007), on peut lire sous le titre « Limousine pour Boisclair » :
« Finalement, il semble bien que le chef du « deuxième parti d’opposition » l’aura, sa limousine avec chauffeur. Selon les dernières nouvelles, les tractations avec les libéraux auraient permis à André Boisclair de pouvoir garder ce petit privilège BCBG auquel il tenait mordicus, semble-t-il. »
Pendant ce temps-là, dans un monde parallèle mais de plus en plus irréel pour la classe politique, il y a la population, et moi compris, pour qui ce geste de Jean Charest est tout à fait inconcevable. A quoi bon d’avoir des règlements lorsqu’il est si facile de les détourner pour s’assurer une bonne cohésion entre frères ennemis, mais amis dans l’adversité ?
Quel message dois-je comprendre de cet arrangement déraisonnable vis-à-vis le résultat du dernier scrutin? Ma foi, le discours sur le bien public et le respect de la volonté populaire n’aura durée à peine plus de 18 jours (27 mars au 13 avril), soit la moitié moins de temps qu’il en faut pour faire campagne.
La populace, elle, ne réagira pas puisqu’elle est retombée dans les bras de Morphée à la suite du retour de la neige sur les pelouses. De plus, qui va chercher à la réveiller ?
La demande de Bernard Drainville concernant « son droit » de recevoir une allocation pour son logement à Longueuil n’est donc pas aussi farfelue puisqu’elle s’inscrit dans une atmosphère de surenchère pour « hautes considérations » à venir.
Les vieux partis n’ont pas été suffisamment secoués puisque la prise de conscience souhaitée n’a pas eu lieu, bien au contraire. Ils s’enlisent dans une spirale qui les mènera à leurs pertes, tels des patients inconscients de leurs habitudes destructrices.
Mario Dumont aura le beau jeu d’offrir une longueur de corde, et les deux autres chefs trouveront le moyen de se pendre avec ! A moins qu’il ne décide, lui aussi, de se la mettre autour du cou. !
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