retour d'exil

9-sep-2007 - SOCIÉTÉ DE CACTUS

SOCIÉTÉ DE CACTUS

 

 

 

Je suis un cactus. Sans aiguilles ou épines. Cactus en gestation. Des épines acérées menacent de transpercer ma peau qui n’est plus aussi lisse qu’autrefois. Transgression déjà apparente à certains endroits. Je le réalise et je m’attriste. Phénomène social obligé. Est-ce irréversible?

 

Jeune. Immature. Irréel. Cactus à la peau lisse sans épines. Inconscient de ses racines. Je me frotte à tout. Idées et idéaux. Valeurs. Je me moque respectueusement de mes ainés; ceux-là même qui me pique le droit de parole, m’égratigne et m’écorche. Mes rêves les plus fous ne sont qu’illusions, pointent-ils. Cette séance prolongée d’acuponcture a un but : Éveiller mes propres aiguilles pour qu’elles prennent racine sous ma peau. Lorsqu’elles se développeront, elles résisteront à tout. Même moi – je ne peux y résister.

 

Cactus mature. Couvert d’un tapis piquant. L’aiguilleur de la société. Société de cactus. Vérité. Raison. Il est le grand patron. Les peaux lisses sont perçues comme des polissons à qui il faut donner la leçon. Il s’hérisse contre eux. Contre moi. Inculquer. Éduquer. Mettre aux pas. Redneck c’est lui. C’est moi...lointain rapproché.

 

Démangeaison. Souffrance. Les aiguilles me transpercent la peau. Une à la fois. Tranquillement. Sûrement. Fatalement. Épouvantablement! Société de cactus, j’arrive. Accueille-moi. Pénètre-moi de ta connaissance divine.

 

Transformation. Transgression mental. Les épines troublent ma conscience. Anesthésie. Insensibilité rampante envers les idéaux d’autrefois. Pas si lointain. Déjà trop loin. Perte de la conscience moraliste. Universaliste. Naissance d’une conscience nouvelle : l’individualisme. J’existe pour moi. Je dois protéger mon moi. Vite. Vivement les épines.

 

Elles me donnent une assurance nouvelle. Réalité ou fiction? Peu importe. Ces quelques épines sont bénéfiques. Dangereuses aussi. Redoutables. Surtout pour moi. Double tranchant. Maîtrise imparfaite et maniement maladroit. Je me frotte. Je me pique. Impuissance. Conscience de la transformation. Transformation souhaité? Peut-on y échapper?

 

Phase ingrate entre inconscience et vérité absolue. Car j’ai conscience de ce que je laisse derrière et ce vers quoi je me dirige. Fais-je le bon choix... est-ce que choix il y a?

 

Les cactus piquent. Vivent seul dans un désert de cactus. Interagissent entre eux à travers leurs ombres. Cette communauté de cactus est aride. Plaisirs solitaires. Le reste n’est qu’indisposition et irritation. Fortification.

 

Espoir ou mirage. Le cactus fleurit. Il est rempli de suc. Il peut être beauté et bonté. Il est aussi un oasis. Élément essentiel de ce désert.

 

Cactus. Prêcheur inconditionnel. Créateur ou destructeur de celui qui fait sa traversée du désert?

 

Malgré le fléchissement des épines, il demeure impossible d’éliminer la douleur. Passage obligé.

 

Cactus je vous rejette.

 

Cactus je deviens.

 

Triomphant.

 

Cactus vainqueur.

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7-sep-2007 - Retour sur les blogues.com

Un beau matin mon blogue n'est plus. Tristesse.

Quelques semaines plus tard, on m'informe de sa resurrection.

Je reviens. Content mais aussi surpris. La dynamique entre blogueurs semble autre qu'auparavant. À moi de reconquérir cette page.

Merci aux magiciens du temps virtuel pour faire réapparaître cette communauté. Vous avez travaillé fort, je vous en suis reconnaissant.

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11-aoû-2007 - DILAPIDATION DU BIEN COMMUN ?

Nous vivons dans une économie qui est supportée de plus en plus par la masse mais qui profite à une minorité.

 

Lorsque les Banques Centrales du monde entier injectent de l'argent pour supporter le système économique qui connaît une défaillance, je crois qu'il est temps de revoir la distribution car l'argent injecté vient de la masse mais, encore une fois, ne profitera pas à la masse... si peu, tout au plus.

 

La masse ne profitera pas de l'écroulement du système actuel car elle sera aussi touché. Cependant, elle pourrait bénéficier des changements puisqu'elle contribue à sa subsistance, dans tout le sens du terme.

 

 

Radio Canada International, 11 août 2007

 

CRISE DU CRÉDIT AUX USA: LES BANQUES DU CANADA ET DU MONDE TENTENT DE CALMER LE JEU

Les banques centrales du Canada, des États-Unis, d'Europe et d'Asie ont injecté
plus de 300 milliards de dollars en 48 heures sur le marché monétaire mondial
afin de prévenir un assèchement du crédit dans le monde. La crise du crédit
immobilier à risque aux États-Unis a provoqué une lame de fond qui touche les
banques et les fonds exposés à ce type d'investissement, faisant craindre un
tarissement du crédit bon marché qui a jusqu'à présent alimenté la croissance
mondiale. La Banque du Canada a injecté plus de trois milliards de dollars
américains, jeudi et vendredi, afin de calmer les marchés financiers. Dans le
même temps, la Réserve fédérale injectait 62 milliards de dollars aux États-Unis
et la Banque centrale européenne plus de 200 milliards. Le Fonds monétaire
international a déclaré, vendredi, que la forte volatilité sur les marchés
mondiaux n'a pas remis en cause la stabilité du système et l'action rapide des
banques centrales devrait assurer un ajustement ordonné.

 

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10-aoû-2007 - Pourquoi les étoiles alors qu'il y a la mer... pourtant si près de nous!

Voici une réflexion qui m'a plu.

 

?Pour la plupart des hommes, groupés en populations pressées dans ces continents qui s’étendent ?peine sur le quart de la surface du globe, les mers ne sont guère autre chose qu’une sorte de chaos sans limite et sans fond. Et pourtant, si l’influence de l’Océan dans l’économie générale du globe n’est point étudiée avec le même soin que l’action des rivières qui coulent dans les plaines et des sources qui jaillissent dans les creux des collines, cette influence n’en est pas moins de premier ordre, et c’est d’elle que dépendent les principaux phénomènes de la vie planétaire. ?L’eau est ce qu’il y a de plus grand ! ?s’écriait Pindare, dès les origines de la civilisation hellénique??/EM>

 

Cent trente-cinq ans ont pass?depuis cette réflexion du géographe français Élisée Reclus, mais sa vision a gard?toute sa pertinence. Depuis, l’augmentation de la population mondiale a continu?sa course sur ce quart d’espaces émergés. Les ressources naturelles s’y sont inexorablement appauvries. Et pourtant, le regard des hommes demeure encore et toujours fix?vers la terre ferme, et lorsqu’ils se mettent ?rêver, c’est vers les étoiles que portent leurs espérances. Ainsi, au cours des dernières décennies, trois cents hommes ont ét?envoyés dans l’espace, douze sur la lune, et seulement deux ?la découverte des grands fonds marins?Car si les mers et les océans demeurent sans doute la dernière grande frontière ?terrestre ??explorer, les enjeux d’une telle exploration ?et des inévitables tentatives d’appropriations qui suivraient ?restent encore mal appréciés, voire mal expliqués, alors même qu’ils constitueront sans nul doute l’un des grands défis géopolitiques et géostratégiques de ce XXIe siècle naissant.

 

Alexis BAUTZMANN

 

http://www.areion.fr/

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9-aoû-2007 - Dollar et Souveraineté!

Les pays européens ont une monnaie commune, après beaucoup de débats concernant la perte de souveraineté des États. Ici, certains croient que l’on devrait aussi avoir une monnaie Nord-Américaine pour être plus compétitif et obtenir une intégration économique plus efficace avec notre grand partenaire, les États-Unis.

 

Je ne suis ni un économiste ni un financier, mais après la lecture de l’article ci-joint, je me demande quelle va être l’efficacité d’une intégration avec un partenaire qui n’a plus l’exclusivité du contrôle de sa politique monétaire?

 

A vouloir vivre au-dessus de ses moyens, emprunter pour financer un mode de vie discutable et imposer des règles pour favoriser le développement du modèle capitaliste comme seul modèle viable, eh bien il faut maintenant accepter que sa monnaie soit un objet de marchandage... comme tout autre bien ou produit!

 

Le Japon et la Chine ont un pouvoir incroyable sur la politique monétaire américaine. Ennemis d’un ennemi commun, peuvent-ils s’allier pour une cause commune?

 

 

 

Radio Canada International, 9 août 2007

 

WASHINGTON MET PÉKIN EN GARDE CONTRE TOUTE VELLÉITÉ DE FAIRE CHUTER LE DOLLAR

                                Les États-Unis ont mis en garde la Chine, mercredi, contre toute velléité
d'utiliser leurs très importantes réserves en dollars en guise de monnaie
d'échange ou pour faire chuter le billet vert. Le président George Bush a tenu
des propos en ce sens en réaction aux propos de deux responsables chinois qui
ont évoqué la possibilité pour la Chine d'utiliser ses réserves de dollars en
bons du Trésor comme "pion de marchandage" ou pour peser sur le taux de change
du dollar. Une dépréciation massive du billet vert pourrait avoir des
conséquences néfastes sur la confiance des investisseurs. La Chine est le
deuxième détenteur de bons du Trésor (les titres émis par  les États-Unis pour
financer leur immense dette fédérale) derrière le Japon. En mai, la Chine
détenait 407 milliards de dollars de titres. Les États-Unis ont engagé un
"dialogue économique stratégique" avec la  Chine pour tenter de l'amener à
réévaluer sa monnaie. Certains économistes estiment que le yuan est sous-évalué
de 40% face au dollar. Mais Pékin n'a pas accédé à ces demandes.

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3-aoû-2007 - SOMBRE SOLEIL LEVANT

 

Besoin de sensations fortes? D’être ébranlé, secoué? J’ai un film pour vous. Pas une nouveauté, bien que pour moi cela fut le cas. Eh oui, je ne connais pas les trésors cinématographiques… mais je suis prêt à les découvrir. Et vous?

 

Plonger tête première dans la guerre sino-japonaise avec le film « Black Sun : Nanking Massacre » du directeur Tun Fei Mou. Ce film fut réalisé en 1995. 

 

Mise en garde : Ce film présente l’horreur dans un réalisme à couper le souffle, sans romance. Extrêmement difficile à regarder mais il en vaut la peine. Pour un résumé en anglais, cliquer ici.

 

Les pires atrocités ne sont pas racontées dans ce film, elles sont projetées à l’écran et éclaboussent les yeux pour meurtrir la cervelle qui peine à croire que cela puisse vraiment survenir… mais les extraits des documentaires et des photos d’époques vous ramènent à l’épouvantable réalité que vous n’êtes pas en train de regarder un film d’horreur à la sauce Hollywoodienne mais bien L'HORREUR. Point! Vous êtes sceptiques?

 

Ce massacre est vraiment arrivé , ce qui rend le spectacle encore plus désolant. Cependant, c’est l’attitude, encore à ce jour, du Japon envers les crimes commis qui donne le plus de frissons. Le Japon ne veut pas reconnaître ses torts, bien au contraire. Le contenu des manuels scolaires d’histoire dénie ou embellit cette période pour radier de la mémoire collective ces atrocités, ici et ici 

 

Est-ce un film chinois de propagande? Certes pas, mais le film n’a rien pour calmer la colère du peuple chinois envers l’ancien occupant. Le tribunal international a condamné, en 1947, la violation systématique des conventions internationales et exécuté des acteurs du massacre.  Le Japon doit être responsable et effectuer un Mea Culpa pour permettre une réconciliation véritable entre les deux pays - puissances asiatiques qui s’affrontent maintenant au niveau régional et économique. Quelle direction cette rivalité prendra-t-elle avec une haine et un dénie aussi profondément encrés?

 

Ce film vous fera sûrement réfléchir, en plus de vous découvrir une passion subite pour l’Histoire et de sentir le besoin de naviguer sur le net pour obtenir plus de renseignements.

 

Shocking! Yes, it is! Mais pur réalisme, hélas.

 

Parallèlement, ici, au Québec et au Canada, l’Histoire s’écrit aussi selon l’allégeance politique et la vision d’avenir que l’on souhaite obtenir. Je prends l’exemple de la Saint-Jean Baptiste, le 24 juin, fête qui devient, selon les convictions politiques, la Fête Nationale du Québec ou encore fait partie de l’Histoire du Québec, ou bien, elle est la Fête de tous les canadiens-français.

 

Est-ce qu’il y a encore des canadiens-français? Il y a des québécois, des acadiens, des francos de toutes les provinces... Il y a morcellement et chaque groupe défend son bout de territoire, incapable de se représenter à travers l’autre. Les britanniques utilisaient la devise « diviser pour règner », qui s’avère encore utile aujourd’hui par ce morcellement politique des francophones en Amérique du Nord.

 

Je vais être infâme: Est-ce que les souverainistes du Québec, en concentrant leur effort sur l’unique devenir du Québec, n’opèrent-ils pas cette devise – ce qui pourrait, à terme, mettre fin au fait français en Amérique du Nord? À quand une véritable participation du Québec dans la défense du fait français en Amérique du Nord?

 

En attentant d’avoir notre Black Sun québécois et / ou canadien, visionner le film, une petite merveille.

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14-avr-2007 - Billet 6

Bernard Drainville est à l’image de son chef André Boisclair

 

À la page 25 du journal de Montréal (14/04/2007), on peut lire sous le titre « Limousine pour Boisclair » :

« Finalement, il semble bien que le chef du « deuxième parti d’opposition » l’aura, sa limousine avec chauffeur. Selon les dernières nouvelles, les tractations avec les libéraux auraient permis à André Boisclair de pouvoir garder ce petit privilège BCBG auquel il tenait mordicus, semble-t-il. »

 

Pendant ce temps-là, dans un monde parallèle mais de plus en plus irréel pour la classe politique, il y a la population, et moi compris, pour qui ce geste de Jean Charest est tout à fait inconcevable. A quoi bon d’avoir des règlements lorsqu’il est si facile de les détourner pour s’assurer une bonne cohésion entre frères ennemis, mais amis dans l’adversité ?

 

Quel message dois-je comprendre de cet arrangement déraisonnable vis-à-vis le résultat du dernier scrutin? Ma foi, le discours sur le bien public et le respect de la volonté populaire n’aura durée à peine plus de 18 jours (27 mars au 13 avril), soit la moitié moins de temps qu’il en faut pour faire campagne.

 

La populace, elle, ne réagira pas puisqu’elle est retombée dans les bras de Morphée à la suite du retour de la neige sur les pelouses. De plus, qui va chercher à la réveiller ?

 

La demande de Bernard Drainville concernant « son droit » de recevoir une allocation pour son logement à Longueuil n’est donc pas aussi farfelue puisqu’elle s’inscrit dans une atmosphère de surenchère pour « hautes considérations » à venir.

 

Les vieux partis n’ont pas été suffisamment secoués puisque la prise de conscience souhaitée n’a pas eu lieu, bien au contraire. Ils s’enlisent dans une spirale qui les mènera à leurs pertes, tels des patients inconscients de leurs habitudes destructrices.

 

Mario Dumont aura le beau jeu d’offrir une longueur de corde, et les deux autres chefs trouveront le moyen de se pendre avec ! A moins qu’il ne décide, lui aussi, de se la mettre autour du cou. !

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13-avr-2007 - Billet 5

Le visage post électoral de Drainville

 

Voilà le vrai Bernard Drainville! Il devrait réfléchir avant de cracher ses pensées hautaines en public.

 

Il s’indigne d'avoir à payer lui-même un logement dans sa circonscription électorale en banlieue de Montréal. Sa résidence principale est située en banlieue de la ville de Québec, ce qui l’empêche d’obtenir l’allocation versée pour se loger à Québec, dû aux exigences de son nouvel emploi. (JdM)

 

Aurait-il de la difficulté à trouver de l’information concernant les politiques en vigueur? Pour un ancien journaliste…!!!!!

 

Il dit trouver cela injuste… Pourquoi? En tant que citoyen, mon député devrait provenir de ma circonscription et habiter ma circonscription électorale, et se trouver un logement pour la durée de son mandat à Québec, pas l’inverse! Quel mépris pour ses électeurs!

 

Il a trois enfants. La location d’un logement à Longueuil va lui amputer son portefeuille. UN INSTANT! Bernard Drainville n’a pris aucun risque financier et politique. Il s’est présenté dans une circonscription dans laquelle il avait presque toutes les chances de remporter l’élection. En plus, advenant une défaite, peu probable, il avait toujours un emploi et SON salaire qui l’attendait à la SRC. Sa difficulté maintenant est qu’il n’aura pas de salaire de ministre, puisqu’il a misé sur le mauvais cheval. Voilà son amertume. Il croyait pouvoir obtenir beaucoup plus de $$$ bidous $$$ mais il va obtenir, au pire, le salaire de député.

 

Qu’en est-il de ce salaire? Est-ce possible d’élever une famille de trois enfants, de payer une maison et un logement dans deux banlieues? Avec un salaire de $80 000, il est au-dessus de la moyenne pour une famille montréalaise qui se trouve entre $54 000 à $61 000. Sans compter que le revenu médian d’un individu à Montréal, en 2003, se trouvait entre $23 000 et $25 000. Pour un représentant du peuple, il devrait se la fermer un peu et faire semblant de se serrer la ceinture.

 

Gardez-vous un peu de gêne, monsieur le député!

 

Je ne suis nullement étonné de ce mépris. Le Parti Québécois est éloigné de la réalité de ce que vit la population en général… il ne faut donc pas s’en étonner qu’un élu péquiste arrive avec cette façon de penser, car, pour eux, tout leur est dû!

 

Drainville et les restes péquistes ont la même vision de la richesse de leurs sujets qu’avait Marie-Antoinette, reine de France. Avait-elle réellement dit « Qu'ils mangent de la briocheconcernant le bon peuple qui n’avait plus de pain à manger?

 

Même mépris, même race de monde!

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8-avr-2007 - Billet 4

De la traduction à la translation

 

Qu'y a-t-il de plus bidonnant qu'une mauvaise traduction?

 

C'est Pâques et j'ai décidé d'acheter du chocolat pour les adultes, et, pour faire changement, de la gelée de fruit pour ma nièce.

 

La gelée de fruit vient de Taiwan via un importateur de l'Ontario. Ce sont des bouchées délicieuses avec des saveurs variées: Fraise, pomme, raisin et mangue.

 

L'importateur a ajouté une étiquette sur l'emballage pour que la description du produit ne soit pas uniquement en chinois, mais également en anglais et en français. Cela permet de respecter la loi et le consommateur québécois.

 

 

Voici la traduction:

 

Caution: Please Ingest with Precaution (Recommended to chew thoroghly before swallow)

 

Attention: Ingérez svp avec la précaution (A recommandé de mâcher thoroghly avant hirondelle)

 

Les ingrédients:

 

Nature Flavor (Strawberry, Apple, Grape, Mango)

 

Saveur Normale (Fraise, Apple, Raisin, Mangue)

 

 

Comme quoi changer ses habitudes ou une tradition (offrir du chocolat) peut être la source d'un plaisir inattendu !

 

 

Joyeuses pâques

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22-mar-2007 - Chronique 6

La pensée unique et la peur juridique : Les diktats de ce monde.

 

La pensée unique est véhiculée comme un dieu tout puissant. C’est la nouvelle religion de l’Occident et le Québec a sauté les pieds joints dans ce train meurtrier. Le wagon est construit d’un matériau juridique tout aussi puissant, un alliage que l’on doit éviter de se frotter dessus à tout prix. La locomotive à laquelle est attelée notre société va vite, trop vite même, au point que le contrôle semble échapper à tous ! Y a-t-il un conducteur à bord?

 

Prenez comme exemple le procès public intenté au psychiatre Pierre Mailloux, le Doc Mailloux. Que vous soyez pour ou contre ses opinions, là n’est pas la question puisqu’il a droit à ses opinions tout comme vous et moi. Le problème est ailleurs soit dans ses propos qui portent à faux avec le politically correct (politiquement correct) qui est le rail sur lequel repose notre société. Est-il vraiment le seul dans sa bulle au point qu’il apparaît comme un extraterrestre que l’on doit éliminer ou bien est-il un whistle blower que l’on tente d’assassiner ?

 

Je suis porté à croire qu’il est un whistle blower. Il met en doute l’égalité homme-femme et raciale dans toutes les sphères de la société comme une réalité absolue. Il dit tout simplement que chacun a ses forces et ses faiblesses et qu’il y a des sphères dans lesquelles chacun serait plus à son aise, pour le bien de tous.

 

Maintenant, encore faut-il être en mesure d’écouter et de comprendre ce qu’il dit puisque la population a l’habitude d’écouter des discours qui ont une seule direction, soit seulement une variation sur un même et seul thème. Notre capacité critique est diminuée au point de ne plus être en mesure de différencier des propos qui représentent la réalité aux propos qui représentent une réalité virtuelle mais officielle, donc qui à force de vérité. C’est l’allégorie de la caverne de Platon version québécoise. Suite à l'entrevue du Doc Mailloux, Michèle Fortin (directrice générale de Télé-Québec) croit qu'il est de son devoir de censurer cette émission car: "Il y a des tas de gens qui vont regarder ça et le prendre pour du cash".

 

Cependant, il y a pire encore. Il est carrément lynché sur la place publique et, ironie du sort, regardez qui lance les pierres : Carole Asselin (directrice des relations publiques de Télé-Québec), Michèle Fortin (directrice générale de Télé-Québec), France Lauzière (vice-présidente aux programmes de TVA), Isabelle Theller (porte-parole de Corus – propriétaire entre autre de CKAC), Christiane Pelchat (présidente du Conseil du statut de la femme) et Philippe Fehmiu. Il y a aussi l’animateur et chroniqueur Richard Martineau qui, finalement, avoue la raison pour laquelle il a interviewé Pierre Mailloux (la Presse): « Il y a un mouvement au Québec qui tend à défendre Pierre Mailloux. Notre entrevue aurait cloué le dernier clou dans son cercueil et nous aurait montré que ce gars-là est dangereux ».

 

Les médias sont les gardes fous et les remparts pour coincer ceux qui, comme le Doc Mailloux, sautent en bas du wagon. Ils frappent ainsi un mur et la population entière est témoin de ce spectacle qui vise à solidifier la voie de la pensée unique. On se croirait dans un scénario de la suite de 1984 de George Orwell.

 

Le juridique vient renforcer ces remparts en permettant des recours contre l’opinion exprimé lors d’apparition publique des défenseurs du non-conformisme. Télé-Québec craint une poursuite juridique puisque Mailloux pourrait heurter les réalités virtuelles qui se veulent la vérité, alors il y a censure. Pas de diffusion de l’entrevue mais les accusations prennent de l’ampleur sans même permettre à la population de prendre connaissance des propos tenus. COUPABLE PAR HABITUDE– À LA POTENCE !

 

Les jeux sont faits. Embarquez-vous sur l’EXPRESS, notre nouveau train du Nord et cessez de réfléchir. La vie est tellement plus belle lorsque l’on suit un scénario.

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13-mar-2007 - OPINION

Voici la performance des chefs lors du débat:

 

Jean Charest: EXCELLENT

Mario Dumont: TRÈS BON À EXCELLENT

André Boisclair: MÉDIOCRE

 

Jean Charest m'a énormément plu. Il s'inscrit dans la tradition parlementaire britannique avec beaucoup d'éloquence. Il était très calme et reposé. Son message était clair et il a réussit à parler de ses accomplissements et de son programme. Son seul défaut est qu'il n'a pas vraiment livré la marchandise durant son règne en tant que Premier ministre. Il est donc normal d'être très sceptique face à ses engagements. Toutefois, sa prestation lors du débat était digne d'un politicien de haut calibre.

 

Mario Dumont m'a également plu. Il a réussit à parler de ses engagements et à s'adresser directement à la population. Il a démontré beaucoup de Fair-play en laissant ses adversaires répondre. Cependant, il a parfois dévié de son message pour répondre à ses adversaires plus directement lorsque ceux-ci insistaient. Il n'est pas encore arrivé avec une prestance aussi forte que Jean Charest, mais il est dans la bonne voie.

 

André Boisclair est la déception de la soirée puisqu'il fut d'une arrogance incommensurable ou encore égale à lui-même. Il a surtout attaqué Mario Dumont, démontrant ainsi qu'il se bat pour une place dans l'opposition officielle et non à titre de prétendant au rôle de Premier ministre. Arrogance puisqu'il coupa sans cesse la parole, surtout à Mario Dumont. Arrogance puisqu'il a mis de côté son habit de politicien pour enfiler une robe de magistrat. Arrogance puisque la population voulait que le débat nous éclaire sur les propositions des partis, ce qu'André Boisclair n'a jamais livré. Je ne connais pas davantage les propositions du PQ maintenant, après le débat, qu'avant.

 

 

Je réitère le fait que l'on devrait d'abord et avant tout voter pour le candidat qui nous représentera, dans notre circonscription électorale, peut importe son parti politique. Ensuite, advenant qu'aucun candidat ne se démarque, le parti peut faire une différence. N'oubliez pas qu'il y a d'autres partis politiques… PLQ, PQ, ADQ, PV, QS et les indépendants.

 

Vous pouvez toujours voter pour l'ensemble des candidats. Voter pour annuler son vote est aussi un geste important puisqu'il est porteur d'un message - bien que le message soit plus fort lorsqu'un bon pourcentage de la population agit de la sorte. Rarissime mais qui devrait avoir lieu pour faire bouger les choses.

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1-mar-2007 - Chronique 5: Attention on prépare la relève : prêt pas prêt allez-y !

L’économie du Québec, comme beaucoup de régions dans le monde, repose sur l’essor des PME (petites et moyennes entreprises) et non sur le développement des multinationales. Emploi, innovation et réinvestissement dépendent des PME. Cependant, la pérennité de celles-ci est toujours fragile et la concurrence des grandes multinationales est plus vive que jamais. Un enjeu de taille est d’assurer la relève.

 

La relève qui m’intéresse ici est le transfert de l’entreprise de Papy Sénior à Fiston Junior. Ce qui peut sembler naturel est en fait d’une complication incroyable. J’en prends pour témoin un défi mis sur pied et publicisé dans le cahier « Votre argent » du Journal de Montréal avec un titre fort évocateur : « Défi entrepreneur extrême – la relève ». L’objectif est d’ « identifier  l’équipe qui a les meilleurs atouts pour réussir le transfert de l’entreprise et en assurer la pérennité ».

 

Les atouts d’aujourd’hui

Aujourd’hui, on ne transmet pas un métier, une entreprise familiale avec une expérience intergénérationnelle mais plutôt des actions et une entité juridique. L’entreprise va changer d’actionnaires. Pour ce faire, il faut mettre en place des outils de gestion avec l’aide de conseillés, régler les aspects fiscaux et juridiques dans le moindre détail, et s’assurer que Fiston pourra être en mesure de naviguer la barge sans que Papy l’épaule : « L’expertise des fondateurs est encore essentielle pour plusieurs de nos concurrents, et il est minuit moins cinq. De plus, dommage de le dire ainsi, mais dans bien des cas, la relève est tout à fait incapable de prendre le volant. » (Journal de Montréal, cahier « Votre argent », 24 février 2007, p.20)

 

Voilà! Papy décide qu’il veut se retirer et la perspective de vendre à un étranger ou de fermer boutique le chagrine. Pourquoi ne pas vendre à Fiston! Il faut maintenant inclure Fiston à la destiné de l’entreprise!

 

Compliqué vous dites? Oui, car aujourd’hui il ne s’agit plus de transmettre un métier, une expertise ou un savoir-faire durant un long intervalle de temps, mais bien de céder une entreprise à un moment déterminer, à la hâte, et de permettre à Papy de se retirer de la « business » pour de bon. Je ne crois pas que le Père Chevron approuverait une façon aussi cavalière de faire un transfert d’entreprise, puisqu'il avait lui-même agit de la sorte (voir Iphigénie et son destin).

 

La belle époque

Jadis, les entrepreneurs transmettaient une passion et elle venait généralement avec un métier, technique ou pas. La relève entrepreneuriale incluait un aspect intergénérationnel. La transmission s'effectuait longtemps avant le transfert et elle se poursuivait bien après celui-ci. Le Père Chevron, en transférant sa boutique de forge, bien malgré lui, à son fils Florent, n’a pas quitté son métier pour aller jouer au golf, bien au contraire. Il continua de travailler et pouvait conseiller Fiston au besoin. Il a fait plus qu’assurer la pérennité de l’entreprise au niveau du travail effectué, il a, par la même occasion, rassuré sa clientèle. La fidélisation de la clientèle n’était pas un programme de gestion puisqu’elle était respectée et intégrée. Est-ce le cas aujourd’hui?

 

Michel Folco : « Dieu et nous seuls pouvons »

Le roman de Michel Folco est, selon moi, un livre qui aborde avec éloquence la transmission d’une passion et qui démontre que, peu importe le métier, la relève n’est pas facile mais pas impossible si elle entre dans un cadre intergénérationnel. De plus, la démonstration est faite que l’on ne choisit pas toujours son métier – Pibrac n’aurait jamais choisit de devenir bourreau - et il est fort à parier que l’on peut développer une passion et la transmettre. Encore faut-il désirer transmettre cette passion contre vents et marées! Un roman à lire pour le plaisir de la lecture, mais aussi pour les leçons à tirer concernant la préparation d’une relève.

 

Il est clair que transférer une entreprise au plus offrant $$$ est chose facile. Pour une pérennité familiale de l’entreprise, si tel est le désir de Papy et ensuite de Fiston, il faut commencer tôt, très tôt, un peu à la façon des Pibrac. Pour l'implication paternelle après la vente, le Père Chevron peut servir de modèle.

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27-fév-2007 - Billet 3: Les sentences d'emprisonnements sont risibles, Andy Virgile le sait!

Pourquoi ne pas en rire un bon coup? Une sentence pour viol au Québec, tout le monde le sait, c'est du bonbon. Pas Virgile. Lui, il trouve cela comique. En plus de rire du juge et de la sentence, il se moque carrément de la victime. Les programmes de réhabilitations ne seront qu'une longue parodie pour lui, un divertissement au frais de l'État.

 

Notez que Virgile est tout de même un membre à part entière de notre société puisqu'il manie très bien le franc-parler québécois en utilisant judicieusement le calice pour exprimer sa pensée à l'égard de sa médiocrité le juge en disant: "Je m'en câlisse de lui"

 

C'est un sacré de bon gars. Il a un bon sens du jugement. Un bon garçon qui a le sourire et le rire facile. Un jeune qui a en mémoire les luttes féministes passées. Un pauvre petit jeune qui a commis une erreur. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

 

Un autre "ACTIF" pour la société.

 

Voici l'article provenant du journal de Montréal le 27 février 2007

L'accusé Virgile préfère en rire

Alors que le juge décrivait sa cruauté envers une adolescente réduite à l'esclavage sexuel, ce pour quoi il a mérité hier 50 mois de prison, Andy Virgile riait.

En août 2005, au parc Saint-Damase du quartier Saint-Michel, Virgile, 20 ans, et des amis mineurs convainquaient une fille de 14 ans qui traversait une dure période de prendre un coup avec eux.

Puis, discutant en créole, ils l'entraînaient de force dans un coin isolé pour la violer à tour de rôle. En voyant Virgile lui saisir les hanches, la victime a crié son refus.

«L'accusé insistera qu'il y avait droit comme ces autres jeunes qui étaient passés auparavant», note le juge Louis Legault.

C'est alors que la victime a perdu conscience, privant Virgile de son «dû».

Esclavage sexuel

«C'est bien plus l'état dégoûtant de la victime que son refus qui l'aura amené à s'abstenir de la poursuite de ces viols en série», déplore le magistrat.

«Réduite à un esclavage sexuel de fin d'après-midi, elle a été livrée à des attaques massives contre sa dignité et son droit à l'égalité», a-t-il renchéri, ce qui faisait sourire, voire rire, Virgile. «C'est fatigant de vous voir rire tout le long», a vociféré le juge.

Me Sonia Mastro Matteo a bien tenté de faire entendre raison à son client qui en appelle du verdict de culpabilité, ça ne l'a pas empêché de lancer, à propos du juge, «je m'en câlisse de lui».

«Cette réaction est celle de quelqu'un qui se croit injustement condamné. On en appelle du verdict», a expliqué l'avocate.

Des 50 mois auxquels il a été condamné, seront soustraits les 14 mois de détention préventive, qui comptent pour le double.

Quant à la victime, son père l'a renvoyée hier matin chez des membres de sa famille à Cali, en Colombie, son pays natal.

«Elle va y rester quelque temps, question de penser à autre chose. Quant à Virgile, il projette l'image de quelqu'un qui ne va jamais changer», a dit le père.

L'appel sur la culpabilité de Virgile devrait être entendu en mars.  

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22-fév-2007 - Chronique 4: Phase 1 -Délocalisez les « Ti-Pon »

Bernard Mathieu, alias Ti-Pon, est résident permanent au Canada. Il n’est pas citoyen canadien. Il vient d’être condamné à la prison pour dix ans et ensuite à la déportation vers son pays, Haïti. Il n’est pas le premier dans cette situation et certainement pas le dernier.

 

Ces criminels, après avoir purgé leur sentence, ne veulent pas quitter le Canada et dès lors des batailles juridiques s'engagent pour obtenir le droit de demeurer ici. Ils refusent la déportation sous plusieurs prétextes. Pour éviter cette problématique, il y a une alternative que l'on devrait envisager, soit la délocalisation. On devrait d’abord délocaliser les criminels qui n'ont pas la citoyenneté canadienne pour qu’ils puissent purger leur sentence dans leur pays d’origine – ou tout autre endroit désigné, et ensuite refuser leur accès au Canada. Je propose que le gouvernement canadien paie pour le service correctionnel sous-traité. Enfin un effet positif du libre marché et de la mondialisation.

 

Il faut, en premier, délocaliser le prisonnier puisqu'une déportation vers son pays d'origine avant d'avoir purgé sa sentence équivaut à lui redonner sa liberté, à en faire un homme libre. La délocalisation permettrait au prisonnier de purger sa peine d'emprisonnement entière en plus d'être "ipso facto" sous le coup de la déportation après sa sortie de prison. Une pierre, deux coups!

 

J’entends déjà la levée de boucliers de nos amis qui ont une conscience bienveillante avec un discours concernant le délabrement des prisons de certains pays, la difficulté des prisonniers d’être bien traités ou encore des dangers à l’intégrité physique et psychologique de ces même prisonniers. J’avoue que je pourrais me laisser bercer par de tels propos mais comparons cette délocalisation à un autre type de délocalisation, soit la fabrication d’un bien quelconque.

 

Une entreprise quitte le Canada pour fabriquer à meilleur coût ses produits. Elle engage des travailleurs selon les lois et règlements en vigueur dans le pays hôte.

 

Q1 : Est-ce que le consommateur canadien cherche à savoir si le travailleur étranger a un environnement de travail salubre, exempt de produits nocifs pouvant nuire à sa santé?

R1 : Très peu voire pas du tout!

 

Q2 : Est-ce que le consommateur canadien cherche à savoir si le travailleur étranger est bien traité? À savoir s’il a accès à un syndicat, à une semaine de 35 heures, à un congé parental, à des congés payés et autres compensations? À savoir si son salaire, si salaire il y a, va lui permettre d'obtenir un niveau de vie respectable, d'accéder à la propriété et de payer des études convenables à ses enfants?

R2 : Très peu voire pas du tout!

 

Q3 : Est-ce que le consommateur canadien cherche à savoir si l’intégrité physique et psychologique du travailleur étranger est respectée, soit en travaillant avec de l’équipement sécuritaire et dans un climat de travail respectueux du travailleur?

R3 : Très peu voire pas du tout!

 

Le consommateur veut payer le moins cher possible pour obtenir un bien. La condition humaine nécessaire pour le produire ne doit surtout pas être prise en compte. Un honnête travailleur peut souffrir, être exposé à des situations dangereuses et même trouver la mort pour produire nos biens.

 

Dans cette même logique, que vaut la condition humaine d’un criminel qui empoisonnait la vie de nos enfants par la vente de drogue, encourageait la délinquance chez nos adolescents et jeunes adultes (gangstérisme) et qui se moquait de l’harmonie de notre société? Pourquoi vouloir épargner les criminels alors que l’on encourage la misère chez les honnêtes travailleurs étrangers?

 

Comme vous pouvez le constater, délocaliser des prisonniers est tout à fait convenable, surtout dans le cas où une sentence est suivie d’un ordre de déportation. Le gouvernement canadien, en payant les services correctionnels d’un autre pays pour abriter ce type de criminels économiserait certainement de l’argent.

 

Lorsque l’on accepte de vivre sous le joug de la mondialisation, il ne faut pas avoir de fausses pudeurs. Il faut être cohérent! C’est maintenant au tour des gouvernements d’entreprendre la délocalisation de certains services. Qui sait, peut-être qu’un jour nos prisonniers sortiront de prison avec un bagage socioculturel et linguistique en plus!

 

Lexique: (définitions prises dans "Le petit Larousse illustré):

Délocaliser: "Implanter une entreprise dans une nouvelle zone, notamm. pour réduire les coûts de production"

Déporter: "Condamner à la déportation"

Déportation: "Peine politique perpétuelle, afflictive et infamante, qui consistait à exiler un condamné dans un lieu déterminé"

Gangstérisme: "Activité des gangsters; banditisme"

Ipso facto: "Par une conséquence obligée; automatiquement"

 

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19-fév-2007 - Chronique 3: The Untouchables

La guerre au terrorisme coûte cher aux contribuables et des mesures exceptionnelles sont prises pour rassurer la population. La menace est présentée comme venant toujours de l’extérieur; elle nous est étrangère. Le gouvernement américain la présente aussi comme ça, mais on sait tous que leur menace provient souvent, plus souvent même, de l’intérieur que de l’extérieur : Unabomber, Oklahoma City bombing, et autres actes de terrorisme domestique.

 

Quel est le sujet de la chronique? L’attentat contre une auto patrouille le mercredi 14 février 2007 à Sherbrooke.

Pourquoi en parler? Parce qu’il semble être normal que dans notre belle société québécoise l’on cible des représentants de notre système sans que le gouvernement réagisse. Les journalistes n’ont plus, d’ailleurs! L’attentat a couvert à peine deux (2) jours d’actualités avant de tomber dans l’oubli. Est-ce banal?

 

Durant les années de la prohibition aux États-Unis, à en croire le cinéma Hollywoodien, il y avait les bons, les méchants, et, entre les deux, les corrompus. The Untouchables dépeint très bien cette situation. Les criminels sont rois et maîtres, narguant tous les représentants du système. Sommes-nous en train de vivre cette époque, maintenant, ici?

 

Lorsque les criminels s’en prennent aux représentants du système en assassinant, il est clair qu’ils veulent intimider. Un climat de terreur règne. C’est du terrorisme domestique. La bombe qui a détruit l’auto patrouille est aussi un acte de terrorisme. Comment est-ce possible que l’on ne le définisse pas comme tel? On cherche à trouver la raison, la cible réelle, le pourquoi… NON!!! Ce n’est pas un crime comme les autres, c’est un acte terroriste…

 

Profitez-en pour faire le ménage chez les criminels, mettez de la pression politique pour obtenir des lois décentes en matière de lutte à la criminalité, talonnez tous les truands, rentrez dans leurs repaires pour perquisitionner et effectuez des arrestations préventives… Vous avez une opportunité en OR pour faire le ménage, le VRAI! Pourquoi n’en est-il pas ainsi!

 

On craint qui, quoi? Qui bénéficie de cette nonchalance? On connaît les bons (policiers), les méchants (criminels), et là on va mettre à jour les corrompus… ceux qui devraient en profiter pour faire le ménage et qui ne le font pas! Est-ce le sistema au sein de notre système?

 

On a un Ministre de la sécurité publique qui veut attendre la fin de l’enquête pour se prononcer, un chef de gouvernement qui pourrait se transformer en Eliot Ness et gagner la prochaine campagne électorale en nettoyant le Québec et des chefs de police qui pourraient dénoncer la situation « mains liées » des policiers. En somme, ils pourraient en profiter.

 

Est-ce trop demander? Le crime ne profite pas à l’ensemble de la population, mais il rapporte assez à certains acteurs clefs pour qu’il y ait un immobilisme politique, policier, judiciaire et financier qui finit par coûter cher, très cher socialement.

 

La patience citoyenne a des limites. Cependant elle ne semble pas être atteinte puisque personne ne réagit, pas même les principaux concernés, les policiers.

 

Nos criminels sont des intouchables – The Untouchables version québécoise.

 

Québec est vraiment une société distincte.

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17-fév-2007 - Billet 2: Dutrizac le malpropre

 

Avez-vous vu l’émission de Benoit Dutrizac à TQS le Mercredi 14 février 2007 à 22h30 ? (aucune mention de cette émission dans son site web!!!)

 

Je vous résume la situation. Dutrizac invite André Moreau à discuter de la publication de son nouveau livre, "La Bible Érotique – le guide spirituel du plaisir". Dutrizac était en total désaccord avec le contenu de ce livre, en plus d’avoir un préjugé défavorable envers son invité. Les questions posées à André Moreau étaient toutes orientées pour démontrer le point de vue de l’animateur. Pas satisfait de l’opinion exprimée par son invité, opinion qu’il connaissait déjà, Dutrizac a mis fin à l’entrevue en demandant à son invité de quitter le plateau de tournage.

 

Regardons cet incident de plus près.

Dutrizac n’apprécie pas le livre de Moreau, et il sait d’avance que Moreau va défendre son opinion. Dutrizac aurait pu dénigrer le livre sans inviter Moreau à son émission. En invitant Moreau, Dutrizac était en contrôle par rapport au sujet traité. Il a voulu coincer et trapper son invité par pure mesquinerie.

 

Cependant, Moreau est un excellent communicateur, contrairement à Dutrizac. Le piège Dutrizac s’est refermé sur son instigateur. Dutrizac, pour seul défense, a traité son invité de fou et l'a mis à la porte.

 

Dutrizac a été malpropre, ou malhonnête, dès le début. Il veut une émission innovatrice, et voici sa technique ! Vive l’innovation ! Qui des deux a l’air le plus fou maintenant?

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17-fév-2007 - Chronique 2 : Olymel

 

La mondialisation touche les industriels d’ici et d’ailleurs. Rien ne peut renverser ce phénomène car il en est ainsi. Un point, c’est tout! Ben oui… Comme si l’activité humaine et les décisions politiques se devaient d’être soumis à tout prix à la sacro-sainte économie de marché. Un pays est souverain et dans le droit chemin pour autant qu’il obéit à la loi de marché à laquelle il n’y a aucune prise et aucun pouvoir décisionnel. Olymel est un exemple cinglant du désengagement envers la société de la part d’une communauté entière, et je m’explique.

 

Les propriétaires d’Olymel

Olymel est une société qui appartient aux producteurs agricoles, laitiers et porcins membres de la Coopérative fédérée. Une communauté de producteurs qui connaît ses besoins en terme de développement actuel et futur et qui s’est donné un outil pour favoriser son développement, soit la coopérative. Une coopérative est un instrument économique qui vise à donner le pouvoir à une communauté car elle veut prendre part au développement économique de son industrie, selon ses propres valeurs. Ne plus être à la solde de l’économie pure et dure.

 

L’autre propriétaire, c’est la société québécoise, vous et moi, via la Société Générale de Financement du Québec (SGF). Elle détient 18% des actions d’Olymel. Le saviez-vous?

 

La SGF n’a jamais pris part au débat concernant l’avenir de l’abattoir de Vallée-Jonction ni des conséquences de sa délocalisation sur l’industrie porcine du Québec. Advenant qu’il y ait une crise, cela va toucher l’industrie en amont, soit la vente de semence porcine dont la SGF contrôle 65% du marché au Québec, et en aval, le pouvoir d’investir de l’ensemble de la société dû à un appauvrissement général des contribuables québécois. Quelle est la position de la SGF dans ce dossier, elle qui gère le portefeuille des québécois?

 

Les membres, propriétaires de la Coopérative fédérée, sont également restés muets. Advenant une délocalisation, les producteurs porcins devront payer plus cher pour le transport des porcs vers un nouvel abattoir, facture qu’ils ne pourront pas refiler à une clientèle internationale qui force les prix à la baisse. Est-ce que les producteurs porcins, membres de la Coopérative fédérée, étaient prêts à assumer individuellement les hausses du coût de transport, diminuant ainsi leur marge de profit? Je ne le crois pas. Est-ce que la Coopérative avait un plan de remboursement des coûts de transport additionnels à ses membres? Si oui, les producteurs porcins indépendants sont donc les grands perdants à la suite d’une délocalisation de l’abattoir d’Olymel de Vallée-Jonction. Est-ce que cela pourrait les forcer à se retirer du marché, augmentant davantage la concentration d’un groupe de producteurs dans une industrie déjà oligopole?

 

Comme on peut le constater, Olymel est une entreprise issue de son milieu, qui est à la base un outil de développement pour une communauté bien précise, soit les producteurs agricoles, et également pour la société québécoise puisque l’industrie porcine est développée, en partie, avec les capitaux de tous les québécois (SGF).

 

Une entreprise étrangère menace de délocaliser une manufacture, on en a l’habitude. La nouveauté dans le dossier Olymel vient du manque d’enracinement d’une entreprise issue et appartenant à la communauté! Personne ne semble réaliser qu’Olymel est une création du milieu et que le milieu aurait dû être sous le feu des projecteurs.

 

Et bien non! Les journalistes ont traité le dossier comme si Olymel était une entreprise étrangère, au même titre que Goodyear, par exemple. Couvrant uniquement le sort affligé aux travailleurs de l’usine, personne n’a troublé la paix de ceux qui pourraient avoir une influence sur l’avenir d’Olymel, soit les membres de la Coopérative fédérée et la SGF.

 

Regardons passer le train sans se poser trop de questions car s’il y a une crise porcine au Québec, elle vient du milieu lui-même, de la filière porcine! Serait-elle organisée, la crise?

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11-fév-2007 - Billet 1: BRAVO MADAME LA MINISTRE

Félicitations à la Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec!

 

Suite à la prestation de la Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Lise Thériault, à la populaire émission « Tout le monde en parle » (diffusée le 11 février 2007), je crois qu’il est impératif de la féliciter et de la remercier pour son franc-parler – ce que son chef n’a visiblement pas! BRAVO MADAME LA MINISTRE.