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20-mar-2009
-007- DU CINÉMA, DE LA VIOLENCE ET DES JEUNES

-- // J'en parle, vous réagissez et, dans le respect, nous en discutons! // --

Je viens de faire une sortie au cinéma avec un groupe de jeunes composé d'une fille et de six gars, et qui à une exception près sont âgés entre 18 et 20 ans. Nous sommes allés voir le film Polytechnique de Denis Villeneuve, relatant les tragiques évènements ayant eu lieu à l'École Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Le texte que vous venez d'entamer ici n'est en aucun cas une critique de l'œuvre, mais plutôt une réflexion, je dirais à la fois personnelle et collective, inspirée de l'enrichissante discussion que nous avons su tenir après le visionnement (1).

J'étais curieux de connaître les impressions de mes jeunes compagnons, alors j'ai amorcé un échange portant d'abord sur le film de Villeneuve, puis sur diverses variantes de la violence... Et pour tout dire, je dois vous avouer que j'ai été rassuré par la sagesse et la maturité de leurs réflexions.

D'emblée, tous semblaient d'accord sur l'importance d'un tel film pour témoigner de notre histoire collective. Il semble même que de faire face à ce genre d'évènement historique, si douloureux soit-il, leur apparaisse comme une nécessité. Aucun désir de fuite ou d'oblitération volontaire des faits ne les anime donc, malgré la dureté du propos.

Sur la question du risque de voir certains individus percevoir l'œuvre comme une motivation à faire la même chose (ou pire encore), quelques divergences d'opinions, d'abord, puis un consensus : un tel film a surtout pour eux le potentiel de consolider le point de vue de chacun; si quelqu'un a ce genre de dessein, il aura « peut-être » envie de faire plus de ravage que le modèle qui lui est proposé, mais dans la très, très grande majorité des cas, l'effet sera inverse et motivera plutôt des comportements en appelant au respect de la vie d'autrui. Ils ne sont pas plus que moi psychologues ou sociologues, mais dans la balance de leur jugement les effets positifs l'emportent sur les potentiels effets négatifs.

En ce qui a trait aux différences qu'il peut y avoir entre une histoire relatant des faits réels, et quelque fiction cinématographique comportant un niveau de violence comparable, ou même plus élevé, la distinction paraît à leurs yeux sans ambiguïté : les fictions ne sont pour eux que pur divertissement.

Bien entendu, il est plus facile de faire la part des choses devant à une œuvre fantaisiste portant à l'écran quelque réalité surnaturelle, comme celles nous proposant des monstres sanguinaires ou des superhéros, que ce ne l'est en visionnant une œuvre de fiction réaliste. Mais s'il faut trancher, ils prendront alors la part de réalité qu'ils perçoivent et lui accorderont l'importance qu'il convient en usant de leur jugement. Ils ne sont pas véritablement inquiétés de dangers imaginaires, mais ils restent à l'affût des leçons qu'ils peuvent en tirer dans les occasions qui se présentent à eux.

À propos de l'accessibilité aux contenus comportant de la violence, et bien que les cotes associées à l'âge du public visé puissent leur sembler légitimes, ils sont tous d'accord pour dire qu'en ce qui a trait aux plus jeunes, il est du devoir et de la responsabilité des parents de bien les encadrer. Que ce soit relativement aux jeux vidéos, à l'Internet ou au cinéma, un encadrement responsable de la part des adultes leur semble non seulement une chose souhaitable, mais à peu près la seule qui puisse convenir aux enfants pour leur permettre d'apprendre à faire la part des choses.

Ils ne font évidemment pas référence à du protectionnisme maladif, ou à une quelconque forme de tyrannie parentale, entendons-nous bien; ils ont d'abord besoin de sentir que les adultes leur font confiance dans leur capacité de jugement, et qu'ils les respectent ensuite sans leur imposer de restrictions inconsidérées. Ils reconnaissent l'importance du cadre sécurisant de leur entourage, mais seulement s'il n'est pas infantilisant ou dénué de raisons qu'ils soient à même de comprendre (en fonction de leur âge... ou, plutôt, de leur maturité personnelle).

La ferme intention que nous pourrions avoir de les soustraire au contact d'œuvres au contenu violent n'est selon eux pas très réaliste, car ils finiront de toute manière par trouver le moyen de contourner l'interdiction si elle leur semble déraisonnable. Défier l'autorité pour braver l'interdit et contourner des règles qui semblent à leurs yeux injustifiables ou illogiques n'est d'ailleurs pas bien difficile pour cette génération de petits futés... (et vous conviendrez qu'ils ne sont pas la première génération à le faire, non?).

De plus, les jeunes adultes avec qui j'ai vécu cette expérience sont bien conscients que l'histoire de l'humanité en est une remplie mur-à-mur de violence extrême, quelque soit la période que nous mettions sous la loupe de notre observation. La barbarie de l'espèce humaine n'est pas uniquement le fait de notre époque, et ils n'ont à vrai dire aucunement envie de fermer les yeux sur cette réalité-là.

Ils sont aussi naturellement, et comme quantité d'adultes bien pensants, je dirais, beaucoup moins touchés par des réalités éloignées dans le temps, l'espace ou le type, qu'ils ne le sont au contact de réalités plus proches ou comparables aux leurs. Ainsi, le kamikaze du Moyen-Orient, même s'il emporte avec lui dans la mort des dizaines d'autres humains, ne les affecte pas tout à fait autant que le tireur fou d'un drame comme celui de l'École Polytechnique. Mais à n'en pas douter, si un kamikaze s'exécutait par contre dans un village voisin du leur, il en serait tout autrement.

Que certains adultes remettent en question le bon goût de se divertir avec des contenus violents n'est ni nouveau, ni non plus dénué de sens. Mais s'il est un véritable problème, actuellement, c'est peut-être plus du côté de l'éducation que nos jeunes reçoivent, et la faible connaissance qu'ils ont parfois d'eux-mêmes lorsqu'ils parviennent à un âge où nous les considérons enfin comme des adultes.

Le jeune qui depuis sa plus tendre enfance aura appris par l'exemple de ses paires ou de ses tuteurs que la violence est une réponse (voire même une solution) à toutes les difficultés, sera peut-être désastreusement influencé par un « divertissement » au contenu violent.

Or les jeunes qui auront reçu une éducation qui permet de transcender la violence, eux, seront sans doute à même de faire plus aisément la distinction entre le bien et le mal, ou la violence destructrice qui sévit partout dans le monde et celle qui existe parfois en eux,  et qu'ils peuvent à leurs yeux se permettre de vivre ou d'exprimer sans grand danger (et par procuration), à travers la rudesse, le stress et l'action des mondes virtuels du cinéma et des jeux vidéo.

Je crois donc en fait qu'il n'en tient à peu près qu'à nous, en tant que parents, tuteurs et simples concitoyens, par l'exemple et à travers une éducation certes plus exigeante que si nous les laissions toujours à eux-mêmes, de leur montrer à gérer convenablement leur monde intérieur.

Nos émotions nous envahissent souvent, mais quand nos assises spirituelles et psychologiques sont fortement empreintes de respect et de gros bon sens, ne sommes-nous pas habituellement à même de les contenir et d'éviter la folie (parfois meurtrière) qu'elles peuvent finir par engendrer en nous?

Nous nous acharnons probablement encore trop à tenter de développer notre intelligence en la considérant d'un point de vue traditionnel, alors que nous ne mettons peut-être pas assez d'énergie, justement, à l'appréhender et à la développer sous des formes nouvelles (2)...

Les jeunes adultes avec qui j'ai vécu ce moment ne l'ont pas exprimé tel que je l'exprime aujourd'hui, mais j'ai bien l'impression que d'une certaine façon ils sont à même d'utiliser le médium cinématographique de manière fort brillante lorsque ce n'est pas simplement pour se divertir : ils s'en servent alors pour apprendre à mieux se connaître en se permettant de vivre des expériences auxquelles ils ne désireraient pas nécessairement faire face dans la réalité, se construisant ainsi eux-mêmes malgré, à travers, ou avec la violence que ce médium véhicule bien souvent.

Personnellement, j'ai donc aujourd'hui plus encore qu'hier envie de leur accorder ma confiance... et de les accompagner au meilleur de mes connaissances dans leurs cheminements intérieurs, dans cet apprentissage aussi naturel que souhaitable qu'ils font intuitivement d'eux-mêmes.

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Yves Boudreault
travailleur de rue / MRC de La Matapédia

(pour rejoindre les T.R. de La Matapédia - 418.629.2572 poste 207)

P.-S. Je suis bien conscient que le petit groupe dont il est question ici n'est peut-être pas totalement représentatif de la jeunesse actuelle, mais s'il m'a été donné de trouver un groupe à la fois aussi hétéroclite et aussi consensuel que celui-ci, je crois bien alors que nous pouvons nous permettre de rester optimistes...

1- Je n'ai pris aucune note et je n'ai surtout pas enregistré notre échange (ce qui m'aurait permis d'en extraire des citations mot à mot), alors je vous transmets donc, simplement et avec l'aval de mes jeunes amis, les impressions qui me sont restées en fonction du souvenir que j'ai de ce moment privilégié que nous avons vécu.

2- La théorie des intelligences multiples n'est peut-être pas tout à fait nouvelle, mais elle n'est pas encore non plus acceptée ou mise en pratique dans tous les milieux, comme elle peut l'être parfois dans une école alternative, par exemple. Or à mon avis, elle vaut assurément que l'on s'y penche et que l'on y réfléchisse sérieusement. (Voir ici l'intéressante explication proposée sur le site du Collège Bourget.)


Écrit par YvesLeTR à 20:10 | dans:
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Commentaires:
Violence
Si par ce film, ils ont résussi a capter l'attention de plusieurs personnes au niveau de la violence c'est tant mieux. Cela apporte des discussions, des échanges et on peut voir la vision de chacun des individus. Par contre, faut penser aussi aux autres violences qui sont moins perceptives donc moins grandiose qu'une ¨tuerie¨. Les gens réagissent car l'histoire de la polytechnique fut très médiatisé aussi et c'est une grande histoire de violence dans le monde Québécois, mais encore là je tiens àa ce que les gens regardent autour d'eux pendant une seule journée dans la semaine et qu'ils regardent ce qui se passe un peu dans les cours d'école, du groupe d'enfant (ado ou plus jeunes) qui marchent sur le bord du chemin ou même de l'adulte qui entre dans un magasin ou même à la sortie d'un bar ou peu importe où est-ce que l'individu en question se positionne mais il a certainement un geste de violence qui se fait et où les gens n'interviennent pas et n'en font pas de cas car ils considèrent le geste comme minime. C'est un adulte, il l'a cherché il peut se défendre! Cette mentalité est fausse, aider son prochain n'a jamais fait de tort à personne. N'oubliez pas que la violence est sous différente forme. Soyez vigileant! Faut minimiser les comportements violents!
Écrit par Écrivez votre nom ici à 10:47, 20-mar-2009 | Lien | |
Types, degrés, dangers...
Je suis le plus heureux des blogueurs, car le premier commentaire qui vient en réponse à ce texte aborde "l'autre côté de la médaille" avec lucidité.

Je dois me restreindre à quelques aspects seulement du sujet que j'aborde, sinon j'aurais tôt fait d'écrire bien au-delà des (approximativement) 1500 caractères que je ne désire pas trop dépasser.

La violence a de nombreux noms, différents visages et des degrés tout aussi divers. Dans la réalité et la complexité de nos relations interpersonnelles, la violence peut être insidieuse et se cacher derrière les traits de la beauté, de l'intelligence et même de la douceur.

Les "petites" violences ont parfois le pouvoir de détruire tout aussi surement que les plus grandes. En prendre conscience, c'est un peu ça, aussi, développer son jugement et apprendre à faire la part des choses.
Écrit par YvesLeTR à 11:07, 20-mar-2009 | Lien | |
l'accompagnement
Wow! Yves, je trouve ça extraordinaire cette idée d'accompagner de jeunes adultes et d'aller discuter par la suite. D'ailleurs, c'est ce que nous devrions tous faire nous, les adultes. Les jeunes manquent de notre accompagnement, de nos questions, de notre écoute, de notre expérience. C'est notre devoir après tout d'éduquer nos jeunes...mais je dirais que plusieurs en ont peur...
Bref, je suis heureuse de connaître les réactions des jeunes car justement je me posais la question après avoir visionné le film.
Je suis d'avis aussi que nous devrions tous intervenir sur les gestes de violenece quotidiens qui nous entourent, et il y en a beaucoup. Je crois que je fais ma part quand parfois les jeunes du primaire se chicanent dans la cour de récré et rejettent des amis...je leur dis alors que c'est de cette façon que les guerres commencent, et avant de vouloir régler les guerres dans les autres pays, je les invite à régler les guerres qui se passent...dans leur cour d'école...
Écrit par Cathy à 11:58, 20-mar-2009 | Lien | |
Bonjour Yves !
Encore une fois bravo pour ce texte sur ton blog. C'est vraiment très fidèle à la discussion qu'on a eu et je l'admire vraiment ! Dieu sait que la violence est omniprésente en nos vies et ça depuis le début de l'humanité. Nous sommes des animaux après tout, c'est en nous et ne pouvons pas l'éradiquer mais un bon *filtrage* pourrais peut-être utile. Et bien souven il faudrais regardé les modèles parentaux que les jeunes ont au lieu de regardé les films, média, musique et jeux vidéos ! Un père qui apprend à son fils, tout en regardant une partie de hockey, que c'est bien frappé sur les joueurs adverses et crier des bêtises à cet équipe, n'est pas un très bon modèles ! Et que ce sois pour n'importe quoi ( ou presque ) le jeune est porté à imiter et c'est son modèles qu'il va chercher à imiter ! Je m'arrête ici car la discussion pourrais être très longue haha :P ! Au plaisir d'avoir une autre discussion du genre mon plus vieille ami ( dans le sens que tu es le plus vieux :P hahaha )

Pascal
Écrit par Pascal à 12:59, 20-mar-2009 | Lien | |
la violence et l'oppression hommes/femmes
Les réflexions amenées sont fort intéressantes.

Étant impliquée bénévolement dans le milieu de la violence faite aux femmes et aux enfants, j'aimerais commenter quant à cette violence, problème social qui est à la base du geste de L.

Je souhaite rappeler que la violence conjugale est encore bien présente aujourd'hui, qu'elle résulte de la domination des hommes sur les femmes pendant si longtemps, et que de plus en plus d'adolescentes se retrouvent en maison d'hébergement aujourd'hui.

http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/violenceconjugale.php

Il faut ce film, oui, pour se rappeler que des femmes ont été blessées et tuées, et le sont encore, à cause de cette domination passée et actuelle.

J'invite donc tout le monde à promouvoir des rapports égalitaires dans la société, autant dans nos vies intimes, que dans le politique. Cela prendra encore des années avant que ce rapport de force ne teinte plus nos relations interpersonnelles.
Écrit par Patricia à 17:01, 20-mar-2009 | Lien | |
Raisons et déraisons
@ Cathy – Je crois que nous n'insisterons jamais assez sur l'idée de l'accompagnement. Pas posséder, pas contrôler, mais bien accompagner nos jeunes. Et merci de t'occuper des guerres de cours d'école...

@ Pascal – Merci pour ton assiduité et ta participation toute spéciale à cet échange-ci. L'éradication de la violence est pour le moment une idée chimérique, je suis d'accord avec toi. Le « filtrage », lui, pourrait-il passer par le fait d'apprendre à gérer nos frustrations, nos chagrins, nos colères?

@ Patricia – Si j'ai applaudi au premier commentaire, qui dévoilait l'autre côté de la médaille en évoquant les « petites » violences, je ne puis faire autrement que d'applaudir encore. Tu mets le doigt sur une partie de ce que nous pourrions appeler le côté « côté », ou le tranchant de la médaille (partie souvent oubliée) : les raisons ou motivations qui font que naissent les « petites » comme les grandes violences.

Tu as effectivement bien fait d'amener ici l'aspect homme/femme contenu dans l'histoire d'horreur de l'École Polytechnique. Merci. Je l'avais volontairement soustraite de mon propos en sachant bien que nous en parlerions ici, car je désirais surtout aborder la violence au sens large, par rapport à la violence dans les productions cinématographiques (ou autres mondes virtuels).

Mais les raisons (ou "déraisons") qui mènent les êtres humains à la violence ne sont pas liées qu'à la misogynie. Être phallocrate ou sexiste n’est pas la seule possibilité non plus, et sans vouloir minimiser son importance, je dirais que ce sont peut-être le manque, la peur, l'incompréhension ou l'intolérance relativement aux différences de tous ordres qui sont à l'origine d'à peu près toutes les violences.

Continuons de travailler à l'établissement souhaitable (et en tous sens) d'une société égalitaire entre les femmes et les hommes, mais apprenons aussi à respecter les croyances religieuses et philosophiques, origines ethniques, orientations sexuelles, âges, statuts économiques... et plus superficiellement encore, les grosseurs, grandeurs et couleurs qui nous différencient tous.
Écrit par YvesLeTR à 11:19, 21-mar-2009 | Lien | |
Donner l'exemple
Il y a la violence visible et il y a la violence subtile. Il y a des violences innommables telles que ce qui s'est passé à la Polytechnique en 1989.

Comment peut-on en venir à détester les femmes à ce point? Ou à se détester soi-même au point d'en perdre complètement la réalité?

Ce que j'ai lu des autres commentaires m'a davantage interpellée sur la gradation de cette violence. Parce que la violence physique et extrême survient souvent par étapes. Elle se pointe lorsque les autres formes n'ont pas donné de résultats.

En voici un exemple: J'ai souvent entendu des commentaires de femmes : "Ah ça me dérange pas qu'il me dise des conneries, je me suis fait une carapace et ça me dérange plus, je ne l'entends plus. Les mots irrespectueux sont une première forme de violence. Ensuite il faudra crier plus fort pour se rendre malheureusement à la violence physique. Voilà pourquoi il importe de travailler à son estime personnelle et cesser de banaliser les premières démonstrations de la violence.

J'ai souvent été témoin du discours auto-destructeur des filles et des femmes envers elles-mêmes. La femme qui se dit: "Ah comme je suis niaiseuse" parce qu'elle s'est trompée ne prend pas toujours conscience de la cible qu'elle vient de s'installer.

Un jour, une connaissance s'est dit en ma présence: "Ostie que je suis conne". Je lui ai répondu: "Ostie que t'es conne", elle m'a regardée héberluée parce qu,elle croyait que je l'avais insultée. Je lui ai dit: "Comment peux-tu réagir sainement, en te traitant ainsi? Comment peux-tu dire à quelqu'un de te respecter alors que tu ne le fais pas pour toi-même?

Il importe d'être très attentif à notre vocabulaire. La PNL (programmation neuro-linguistique) le décrit si bien. IL est prouvé que le vocabulaire utilisé au quotidien teinte le déroulement de la journée.

Il est davantage souhaitable de désamorcer la violence, à sa base. En état de crise, il est impossible de communiquer.

Il faut dénoncer la violence, c'est essentiel. Dénoncer veut aussi dire, admettre notre propre capacité de violence envers-nous mêmes. Enrichir notre estime personnelle et la partager, éduquer, communiquer est, selon moi, une voie réalisable sur laquelle nous avons du pouvoir.

Gen Y

Écrit par Génération Y à 07:58, 23-mar-2009 | Lien | |
Woww
Je suis entièrement d'accord avec le fait que nous devrions regarder davantages le modèle parentales que les jeunes adolescents ont au lieux de regarder quel genre de film ses jeunes écoute car le plus souvent l'influence vient du milieu familiale et non de la cote du film que le jeune écoute. Les parents n'ont pas nécessairement conscience que leur moindre fait et geste est capté par l'adolescent et que celui-ci tentera de reproduire le même geste puisque c'est cela qui lui est enseigné. Je suis également d'accord sur le fait que le film en question selon moi, n'est pas tout à fait une motivation à reproduire le même geste. je crois qu'Il a plus de retombé positive que de retombé négative sur les gens qui ont déjà en tête.
Écrit par intervenante jeunesse à 14:28, 23-mar-2009 | Lien | |
Au-delà...
@ Gen Y - Je dois te dire que j'aime la finale de ton intervention, qui me parle beaucoup : "... Il est davantage souhaitable de désamorcer la violence, à sa base. En état de crise, il est impossible de communiquer... admettre notre propre capacité de violence... Enrichir notre estime personnelle et la partager, éduquer, communiquer..."

@ Intervenante jeunesse - Je ne sais pas jusqu'à quel point nous sommes tous plus ou moins d'accord, mais je pense que nous oublions malgré nous assez souvent que nous sommes tous des "exemples" pour les plus jeunes...

@ tous - Je suis un peu étonné que personne n'ait jusqu'ici relevé la direction que prend mon texte, en ce que je pointe finalement du doigt les différents types d'intelligence possibles... et le système d'éducation qui n'en tient pas particulièrement compte.

Suis-je donc le seul à croire qu'il y a là, peut-être, une partie de la solution... pour ne pas dire une partie du problème, au-delà de la violence elle-même?
Écrit par YvesLeTR à 17:23, 24-mar-2009 | Lien | |
En réflexion à au-delà
Tu fais bien de le soulever, cela permet d'aller un peu plus loin dans la réflexion. En réponse Yves à ton point ci-bas, Ma réflexion suit la tienne.

@ tous - Je suis un peu étonné que personne n'ait jusqu'ici relevé la direction que prend mon texte, en ce que je pointe finalement du doigt les différents types d'intelligence possibles... et le système d'éducation qui n'en tient pas particulièrement compte.

Suis-je donc le seul à croire qu'il y a là, peut-être, une partie de la solution... pour ne pas dire une partie du problème, au-delà de la violence elle-même?

Écrit par YvesLeTR à 18:23, 24-mar-2009

Pour ma part, je n'y ais pas pensé spontanément parce que ma perception est que l'éducation justement doit se faire d'abord à la maison. Mais lorsque le milieu familial est fragilisé...

Je suis tout à fait d'accord avec le fait que le système d'éducation actuel tend à un enseignement uniforme pour tous. Par mes observations, j'ai constaté que les enseignants sont souvent totalement démunis face à tout ce qu'ils ont à faire: être des éducateurs, des parents de remplacement, des enseignants, psychologues, etc.

Bien que c'est le lieu où les enfants et jeunes passent la plus grande partie du temps, la tâche est colossale pour transformer, adapter le système pour être davantage à l'écoute de toutes les intelligences possibles et devenir un lieu où les jeunes apprennent à mieux se connaitre .


Après avoir terminé mes études dans un système que je considérais comme une prison insensible, j'ai participé à des ateliers divers où les premières questions qu'on nous posaient portaient sur notre état présent: "Comment allez-vous?", nous avions un espace pour discuter, pour accepter notre état d'être.

Je me sentais soutenue dans mon état du moment, avec opportunité ou non de partager mon inconfort, mon stress.

J'ai eu à revoir l'école lorsque mon enfant l'a fréquenté. Et je voyais les jeunes, semblant heureux, certains effacés et retirés, d'autres ridiculisés. Ouf, encore le même pattern.

Il y a tellement à faire dans une classe. Seulement gérer un groupe de 25 et plus et faire respecter des consignes de base est une tâche presque impossible avec les enfants ayant des troubles d'attention. Pourquoi sont-ils inattentifs?

Au lieu de vouloir faire de nos enfants des réservoirs de données et de connaissances, pourrions-nous leur permettre leur expression personnelle à travers la créativité? La création littéraire, la musique, la peinture, la danse, devraient composer au moins 50% de la matière. Et pas seulement pour l'excellence, pour les concours mais comme une forme essentielle au développement d'adultes sains en devenir.

Effectivement que tu n'es pas le seul Yves à penser qu'il y a matière à réflexion vers le système d'éducation.

Gen Y


Écrit par Gen Y à 07:28, 25-mar-2009 | Lien | |


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