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26-fév-2009
-006- DES QUOI? DES ADOLESCENTS?
-- // J'en parle, vous réagissez et, dans le respect, nous en discutons! // --

Et si nous faisions un beau geste pour l'humanité, et que nous décidions  ensemble d'abolir cette perte de temps et d'énergie, culturellement appelée adolescence (1)?

Je me dis ouvertement, et depuis nombre d'années (ça remonte à la fameuse adolescence, pour être plus précis... pfft!), plus ou moins en désaccord avec Le Système. Je ne prends pas toujours position contre ce qu'il est, loin de là – car nous y retrouvons de bonnes choses, mais je me permets néanmoins de remettre en question depuis longtemps certains de ses aspects.

Pourquoi? Tout simplement parce qu'il me semble qu'il y aurait des manières plus appropriées de concevoir le monde et d'agir, surtout, pour parvenir à vivre entre nous un équilibre plus sain, dans la marche des choses, des gens et de la planète de laquelle nous sommes tributaires...

Que diriez-vous si, plutôt que d'appréhender la société québécoise en groupes d'âge, nous pouvions plutôt considérer chaque individu pour ce qu'il est, avec ses forces, ses faiblesses, ses aptitudes et ses qualités personnelles? N'aurions-nous pas là un système plus juste?

Que celles et ceux démontrant leur maturité et leur sens des responsabilités puissent jouir de certaines libertés, en opposition à d'autres, moins matures et moins responsables, me semble être un concept tout à fait acceptable. Non?

Aujourd'hui, en Occident, nous ne considérons que très rarement les individus pour ce qu'ils sont, mais bien plutôt la plupart du temps en fonction du groupe d'âge auquel ils appartiennent. C'est plus simple. Plus facile. Mais aussi, à mon avis et d'une certaine manière, on ne peut plus injuste...

Je vais vous faire quelques aveux en vous racontant une petite histoire, très personnelle (2).

Alors que j'étais enfant (avant même la puberté, je le précise), je regardais « les grands » avec envie, désirant ardemment faire partie intégrante de leur monde, de leurs discussions, de leurs secrets. Depuis cette époque, où je m'immisçais parfois tard le soir dans certaines de leurs conversations, en auditeur libre et sans permission, il va sans dire, j'ai rêvé de devenir moi aussi « un grand » et d'obtenir tous les droits et toutes les libertés se rattachant à ce statut particulier : être adulte.

Évidemment, je n'avais pas encore conscience de toutes les responsabilités qui échoient aux « vieux », comme je les considérais à l'époque, dès lors qu'ils avaient atteint leur taille d'adulte, mais le principe était assez simple; accordez-moi d'être comme vous, un « grand », et je serai « grand ».

Mon cheminement fut tout autre. Je finis par me rebeller contre toute autorité et j'en fis voir de toutes les couleurs à mes parents (que je peux aujourd'hui très sincèrement remercier d'avoir malgré tout continué à me soutenir, et d'avoir fait pour moi tout ce qu'ils pouvaient faire, au meilleur de leurs connaissances).

Faisant donc le choix réactif et très irréfléchi de cheminer dans les paradis artificiels du monde de la consommation (oui, oui, entre autres de substances illicites), je m'égarai longuement et ne refis surface dans le monde réel que beaucoup plus tard (en ayant été très chanceux d'ailleurs). Il fallut même attendre quelques années suivant l'obtention du titre officiel (mais non encore mérité) d'individu ayant atteint la majorité; car selon les lois en vigueur, j'étais devenu par magie un beau matin de février mil neuf cent quatre-vingt-dix, un adulte.

Je restai longtemps fragile, comme ébranlé, au retour de mes voyages hallucinés. J'étais bien sûr devenu responsable et capable de travailler pour payer mon loyer, par exemple, mais j'étais encore incapable de me considérer moi-même comme un véritable adulte. Je ne méritais pas, à mes propres yeux, le titre fameux. Il me fallut en fait vivre plusieurs choses encore pour y parvenir.

Entre autres, je m'imposai à moi-même un rite de passage des plus inhabituels, à tout le moins dans cette partie-ci du monde et en cette époque particulière. À ma demande, mon paternel dénicha un petit chalet en pleine forêt, où je pus m'isoler volontairement durant vingt-et-un jours et vingt et une nuits, sans télé, ni radio ou musique, ni même aucun livre; que des feuilles blanches et quelques crayons pour m'exprimer et me faire face sans artifice. J'étais alors âgé de vingt-et-un ans.

Ce n'était pas à proprement parler une cure de désintoxication drastique, comme mon père l'imaginait à l'époque (car je demeurai encore presque deux ans « toxicomane pratiquant », par la suite), mais bel et bien une manière très personnelle d'affronter mes démons et de faire un pas de plus vers le monde des « grands ». Cette étape fut sans contredit parmi les plus déterminantes de mon cheminement.

Plusieurs années passèrent avant que je me sente enfin prêt pour une nouvelle et considérable épreuve. Je choisis alors d'affronter la douleur, volontairement, à travers l'art du tatouage (3). Après des années de réflexion et d'introspection, j'étais enfin prêt à marquer ma chair, de manière indélébile, du sceau de quelques-unes de mes valeurs. J'approchais doucement, à ce moment, la trentaine...

J'étais donc de ceux et celles qui auraient eu besoin de vivre, « à l'ancienne », un passage obligé et succinct entre l'enfance et l'âge adulte. Autour de moi, parmi la jeunesse actuelle tout autant qu'en regard de mes compagnons de l'époque, je suis persuadé que la formule aurait pu convenir et être tout à fait profitable à de nombreux autres (pour ne pas dire à la majorité d'entre eux).

À mon avis, nous vivons dans un monde (la planète Occident, je dirais), qui infantilise les jeunes adultes, les déresponsabilisant tout en les transformant insidieusement en  vulgaires consommateurs. Il semblerait même que pour de nombreuses cultures, actuellement, le concept d'adolescence n'existe pas, et qu'il serait, de plus, assez récent dans le monde occidental (aux environs du vingtième siècle).

Pour ceux que ça inquièterait de me voir ainsi seul fabuler dans ma tour d'ivoire, sachez simplement que je n'invente rien en vous proposant de réfléchir à l'abolition de l'adolescence dans le processus culturel de maturation de l'être humain. De fait, la littérature est relativement abondante à ce propos.

Je ne saurais donc trop insister en vous suggérant (fortement, même) de parcourir la section idoine sur le site de L'Actualité (« Faut-il abolir l’adolescence? », contenant quelques articles très intéressants et un nom à retenir, celui du psychologue américain Robert Epstein), de même que vous pourriez aussi apprécier visionner en ligne un tout petit extrait (trop petit peut-être), du film documentaire de l'ONF datant de 1968 intitulé : « L'adolescence, une invention récente ».

Bref, il me semble bien entendre derrière quelques écrans d'ordinateur, déjà, des cris d'horreur, des pleurs de victimes et des grincements de dents, et vous savez quoi? ça contribue fortement à me convaincre que nous devrions y songer sérieusement, à cette abolition de l'adolescence!

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Yves Boudreault
travailleur de rue / MRC de La Matapédia

(pour rejoindre les T.R. de La Matapédia - 418.629.2572 poste 207)

1 Ne montez pas dans les rideaux, s.v.p. Le polémiste en moi se régale déjà à l'idée de vous voir réagir. Donnez plutôt raison à cette autre partie de l'homme que je suis devenu, et qui vous considère comme des gens responsables et capables de présenter votre point de vue, en commentant tout simplement ce texte.

2— Ne tentez pas ça à la maison, les tout petits, car cette expérience de vie a été réalisée en circuit fermé par un professionnel de la cascade existentielle (enfin, j'en avais déjà le profil et les aptitudes, je dirais)!

3— Ce tatouage fut réalisé en dix ou douze heures, dont cinq heures successives lors de la première séance. La majorité d'entre vous sait que, selon le degré de tolérance de chacun, il est possible de ressentir lors d'une séance de tatouage, d'un simple agacement jusqu'à une douleur insoutenable. Mon seuil personnel de tolérance à la douleur se situe, globalement, quelque part entre les deux.


Écrit par YvesLeTR à 22:11 | dans:
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Commentaires:
Mérites
L'aspect positif au "rites de passage", selon moi, c'est l'aspect "méritoire". Une notion dramatiquement évacuée de notre société québécoise, dite avancée ! Avec comme résultats (désastreux) : des ados qui se croient adultes, mais agissent en enfants ainsi que des adultes demeurés enfants agissant en ados. Ce n'est pas encore généralisé, mais c'est très bien parti ! Ton idée (solution) d'éradiquer le con-cept d'adolescence n'est pas bête du tout, sauf que pour ce faire il y a une condition obligée : que les adultes (québécois) d'aujourd'hui commencent par réapprendre (et mettre en pratique) le mot "responsabilités". Pour ce faire, pourquoi ne pas ajouter à la loi existante ce mot à "droits et libertés". Cela serait un grand pas dans la bonne direction. On ne peut donner (transmettre) ce que l'on a pas... ou perdu !
Écrit par CyberJohnny à 06:24, 26-fév-2009 | Lien | |
L'âge adulte existe-t-il vraiment aussi ?
Je trouve très intéressant l'idée d'abolir l'idée de l'adolescence.... j'ajouterais même que notre merveilleuse société (nous-mêmes) avons la fâcheuse habitude de tout vouloir nommer, ficher, décortiquer et finalement mettre une étiquette sur tout ce qui fais partie de notre vie.

N'avez-vous pas l'impression, quelquefois, que ni l'adolescence.. ni même l'âge adulte existe réellement ?

Je regarde, écoute et ressens fortement chacun de nous comme si nous étions encore tous des enfants. De grands enfants qui avons appris à nous adapter à notre culture, à ce que les autres attendent de nous, à ce que nous-mêmes exigeons de l'âge que nous arborons.

Peut-être ne sommes-nous encore que des êtres fragiles en constante évolution ?
Écrit par SergeD à 08:41, 26-fév-2009 | Lien | |
Commentaire sans titre
Pour ma part, je n’ai jamais utilisé le mot adolescente pour parler de, ou, qualifier ma fille. En grande partie, cela est dû au fait que les gens qui l’utilisent, ce mot, «adolescence», comme si c’était une maladie, un problème, presque toujours de façon péjorative. J’ai toujours répondu à ceux qui s’en inquiétaient, plus que moi d’ailleurs, et ce, très tôt dans la vie de l’enfant, que l’adolescence n’est pas une maladie, que ça ne m’inquiète pas et pis que rendu là on gèrera ce qu’il y a à gérer, si ça se présente. En fait, ce n’est pas tant le mot, que la définition ou plutôt l’interprétation négative généralisé qu’on en fait qui me dérange et cela s’applique autant aux mots, la quarantaine (crise de), la ménopause (problèmes de) qu’au mot adolescence. La vie est faite d’étapes toutes aussi importantes les unes que les autres, que l’on franchit avec plus ou moins de facilité. Ces étapes sont essentielles à notre évolution, et très certainement pas nécessairement l’équivalent de problèmes. Je ne sais pas si l’on doit bannir ce mot, mais il faudrait tout le moins l’utiliser selon sa définition première : Période de la vie marquant le passage de l’enfance à l’âge adulte, caractérisé par l’apparition de caractères sexuels secondaires ainsi qu’un désir d’indépendance accru. (Dictionnaire Antidote) et non : période de vie où, adolescents et parents vont en arracher en maudit.
Voici un extrait des propos de Richard Cloutier, Ph.D., est psychologue du développement de l’enfant et de l’adolescent. Psychologie de l'adolescence, 2e édition
« Nous savons maintenant qu’il n’est pas approprié de parler de crise adolescente nécessaire parce que la grande majorité des jeunes ne vivent pas de crise véritable. Il n’en reste pas moins que le passage de l’enfance à l’adolescence donne lieu à une formidable transformation de la personne ».
Finalement, je ne crois pas qu’il faille bannir ce mot, par contre il faut bannir le fait de l’utiliser pour définir un individu, comme bien des mots d’ailleurs qui englobe de façon négative une ou un groupe de personne.
Une maman d’une belle jeune femme qui aura bientôt 19 ans.
Écrit par fg à 19:11, 26-fév-2009 | Lien | |
Commentaire sans titre
Je crois que l'adolescence est une période ingrate, oui, mais delà à l'abolir je ne pense pas. C'est un passage obligé il me semble... Les ados sont souvent considérés comme perturbés et avec raison. L'adolescence est pour moi une période de deuil. Le deuil des possibles. Jeune, nous pouvons nour imaginé grand, fort, intelligent, invincible à limite. Ado, nous prenons conscience que notre corps est ce qu'il est et pas toujours ce que nous voulions qu'il soit. Nos compétences et nos talents se fixent, non on ne peut pas tout réussir dans la vie. Donc, voilà même si on abolit l'adolescence, cette période reviendra sous un autre nom sans l'ombre d'un doute.
Écrit par Émilie à 11:50, 27-fév-2009 | Lien | |
Salut Yves !
Hey j'ai vraiment apprécié ton texte ! C'est vrai qu'on pourrais presque considéré l'adolescence comme faisant partie de la culture Occidental car il y a bien des pays Oriental ou le garçon passe d'enfant à homme et de fille à femme ! Mais pour ce qui est *d'abolir* l'adolescence et bien à mon avis c'est a repensé haha il faudrais que je lis l'avis de ce psychologue ou whatever héhé ! Mais on pourrais bien reparlé du sujet autour d'une table ça me fera plaisir :P ! Salut Yves @+
Écrit par Pascal à 14:02, 27-fév-2009 | Lien | |
Commentaire sans titre
Pour avoir été appelée ''ado'' pendant plusieurs années, et l'être encore parfois, je suis bien d'accord sur le fait qu'on doit abollir surtout la connotation qu'on donne au mot adolescent. On ne peut pas changer ou passer par-dessus cette phase de changements, mais il ne sert à rien de nous le jetter en plein visage continuellement. Je crois même que le fait de se faire dire sans cesse à quel point on est dans une période ingrate et qu'on change à n'en plus finir, c'est parfois ce qui donne le soi-disant si mauvais caractère aux jeunes de cette âge-là.

Au lieu de critiquer sur la façon dont on vit chacune de ces étapes, nos parents (proches ou éloignés)ainsi que tout autres adultes dans notre entourage devrait simplement nous laisser passer à travers et essayer autant qu'ils le peuvent de nous y aider (on s'entend que le plus gros vient tout de même de nous).

Bref, l'adolescence, chacun la vie à sa manière. Pour ceux qui l'auraient oublier, vous êtes passer par là aussi même si vous l'avez vécu différemment.
Écrit par La nièce presque plus ado... à 17:31, 27-fév-2009 | Lien | |
Suite au commentaire précédent
Ok La nièce presque plus ado... j'ai compris. Je m'excuse, et n'emploierai plus ce mot auquel, en vérité, je ne mettais pas vraiment de connotation négative, mais plutôt une note affectueuse. Différence de perception quoi!

L'autre oncle.
Écrit par L'autre oncle à 10:51, 2-mar-2009 | Lien | |
Commentaire sans titre
Tu seras sans doute surpris mon fils, mais l'idée de supprimer ou d'abolir l'adolescence n'est pas si farfelue... Par contre, même si on supprime le terme, il est impensable de supprimer le passage de l'enfance à l'âge adulte. C'est une période de changements et d'adaptation obligée. Mais, comme tu le laisses entendre, de même que le psychologue Robert Epstein, l'âge pour commencer à réaliser qu'un enfant est devenu un adulte dépend de son degré de maturité et de sa capacité d'assumer ses responsabilités. Nous voyons donc parfois des jeunes de 14 ou 15 ans se comporter avec beaucoup de sérieux et des gens dans la trentaine être incapables d'être responsables...
Écrit par YD à 23:14, 6-mar-2009 | Lien | |
un moment exquis avec "ados"
J'avais le goût de commenter et je me demandais un peu sous quel aspect. Un souvenir récent m'est revenu en mémoire. Bien que je suis consciente que la vie n'est pas toute rose socialement, dans l'ouverture à l'autre, comme ça peut être extra.

Un jeudi soir, alors qu'il y avait longtemps que j'avais mis les pieds dans une cabane de patinoire, je m'y suis rendue pour aller jaser avec la surveillante (en fait, je souhaitais voir les jeunes et les observer un peu).

De mon logis silencieux, je suis passée au vacarme optimal qui fait dresser les cheveux sur la tête. Incapable de parler ou d'écouter quelqu'un tellement c'est bruyant. J'ai décidé de les écouter et observer. Avec humour, je leur ai dit: "Vous n'auriez pas besoin de micro", ils m'ont regardé héberlués, "On parle fort?". Je leur réponds: " Eh oui". Ils jouent au billard, ils se lancent des commentaires irrespectueux. Je me permets: "Tu dis à ton chum qu'il est un ostie de con", il me réponds: "C'est pas mon chum, c'est mon frère". Je lui ai souri. Il a dit à son frère: "Man vient d'appeler, il faut que t'ailles prendre tes médicaments".

Déjà, en quelques mots, je peux identifier leur réalité, sans la juger, elle est différente de la mienne. La "game" de billard se termine et on cherche un "next". Personne ne veut y aller. Je réponds: "Je veux jouer moi". Il accepte.

Depuis mon adolescence, je n'ais pas trop joué mais j'accepte de me mouiller un peu. Le jeune me taquine, me dit que je saurai pas joueur. Mais à ma grande surprise, je suis excellente, même épatante, je fais des coups inattendus et surtout j'ai un plaisir fou, nous établissons un contact, il m'apprend à jouer. Deux jeunes viennent me dire: "heye, t'as pas le droit de faire cela". Je réponds: "avec qui je joue là?" "Ben, avec lui", ils me répondent. "Il doit être capable de me répondre, alors mêlez-vous de ce qui vous regarde". J'ai été un peu effrontée dans ma réponse, c'est sorti tout seul...comme une ado de jadis.

J'ai gagné la partie et je devais partir, il demande à une jeune fille timide si elle veut jouer, elle répond: "je sais pas jouer". À ma grande surprise, le jeune gueulard et effronté, lui a ouvert une place à la table de billard et d'un calme invitant, il lui a dit: "viens, je vais t'apprendre". J'étais émue.

Avons-nous oublié que nous avons eu cet âge, cette fougue de mots non réfléchis? ce volcan intérieur? cette révolte contre l'autorité? ce besoin de parler fort en public quand y a peu de communication à la maison?

Je vais y retourner parce que cette soirée a été extra.

Ados ou pas ados, est-ce important?

Gen Y
Écrit par Génération Y à 08:14, 16-mar-2009 | Lien | |
Suite à vos commentaires...

Je profite d'une petite journée de congé pour participer à l'évènement web de l'année dans la Matapédia... (Oups! Je veux dire... pour participer de nouveau à ce blogue que je tiens moi-même). = ; ') x

Que vous écriviez en tant que "ma propre mère" ou sous un pseudonyme comme CyberJohnny, je désire d'abord vous remercier pour votre participation. Vous donnez l'exemple à des lecteurs qui craignent encore "je ne sais trop quoi"... et vous contribuez comme je l'espérais au petit remue-méninges social que je désirais voir naître ici. Merci, donc.

Pour ce qui est du présent article, j'aimerais préciser une chose qui n'était que sous-entendue dans mon texte, et que certains auront très bien comprise : je ne désire pas abolir l'utilisation du mot "adolescence", pas plus que je ne crois possible que nous éliminions totalement cette étape transitoire dans le processus de maturation de l'être humain. Je suis un peu fou, mais pas à ce point-là.

Le premier commentaire émis résume ou s'accorde, en fait, assez bien avec l'idée que j'avais en tête en écrivant ce texte. Il faut que nous trouvions de meilleurs moyens (que nous fassions des choix différents, donc) et que nous les mettions en application pour parvenir à un état individuel de responsabilisation correspondant aux prétentions sociétales que nous avons.

Autrement dit, nous nous considérons adultes et nous désirons que nos enfants le deviennent, mais nous voulons surtout nous voir accorder quantité de droits et jouir de maintes libertés, alors que pour être conséquents nous devrions associer la notion de responsabilité aux fameux "droits et libertés" (ce qui pourrait donner : les droits, responsabilités et libertés individuelles).

Je ne suis pas contre la transition entre le monde des petits et celui des grands. Je suis contre l'idée que nous l'étirions désastreusement sur une période de dix à quinze ans, comme c'est bien trop souvent le cas actuellement (tous les "Tanguy" de ce monde en témoignent à mon avis... malheureusement). Nous l'étirons d'ailleurs tellement que cette période transitoire normale devient pour certains, j'en ai bien peur, un état permanent de déresponsabilisation chronique.

Émilie nous dit (au 4e commentaire) que l'adolescence est sans doute une période ingrate, et ce, pour de nombreuses raisons que je ne nie d'ailleurs pas (mais est-elle si ingrate dans toutes les cultures du monde et depuis toujours? ou n'est-ce pas là un concept effectivement très récent, et surtout très occidental?)*. Là où je ne crois pas être en accord avec elle, en fait, c'est que le concept de "deuils" qu'elle met de l'avant (dans sa très appréciée intervention) n'en est pas un qui soit exclusif à cette période de la vie. Et c'est peut-être justement là que le bât blesse...

Nous agissons aujourd'hui comme si l'adolescence était une période où nous devrions encore à tout prix (et le plus longtemps possible) protéger nos jeunes d'une existence hostile, alors que nous devrions peut-être simplement les outiller pour faire face à une vie qui, tout du long, ne sera jamais exempte de deuils et d'écueils. Comme je le mentionnais dans mon petit récit personnel, je crois sincèrement qu'un jeune à qui l'on donne la chance de prendre des responsabilités les prendra, se développera et sera à même de prendre plus rapidement, et probablement de manière plus harmonieuse, sa place dans la société (un peu aussi comme dans l'exemple du billard dans l'intervention de Generation Y).

Je ne parle pas d'affubler un enfant de dix ans de responsabilités surdimensionnées. Il faut évidemment faire preuve de gros bon sens. En faisant face à un défi à la fois, tout en étant bien épaulés par ses tuteurs, j'ai l'impression qu'à peu près tous seraient à même d'apprendre à se connaître mieux dans ses forces et ses limites, et ainsi devenir en bien moins de temps qu'il n'est actuellement nécessaire des êtres autonomes, libres et responsables.

Des rites de passage officiels auraient d'ailleurs surement ce pouvoir, à mon avis, que d'amener nos jeunes à faire consciemment et sans trop de heurts une rapide transition entre une étape (ou un état) et une autre de leur vie. Nos sociétés ont peut-être bien quelques rites plus ou moins informes, mais il devrait y avoir bien d'autres rites de passage que l' "à peu près unique en son genre" bal des finissants du secondaire (et ce, bien avant les seize ou dix-sept années de vie qu'ont à ce moment nos jeunes).

... Ces rites ne devraient pas être uniquement non plus le fait des jeunes eux-mêmes (entre eux et pour eux seuls), mais bien être tout autant du ressort de leurs parents et grands-parents, pour aider à combler ce fossé fameux qui sépare trop souvent dans la douleur (pour ne pas dire inutilement et tristement) les actuelles générations... sans omettre d'y joindre bien sûr les notions d'effort et de mérite.


*Note : peut-être devrions-nous parfois prendre exemple sur d'autres cultures (et sortir du chauvinisme malsain dans lequel nous nous sommes culturellement enfermés), en choisissant sciemment de ramener à l'ordre du jour quelques activités tribales... libératrices et constructives.

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Edité par YvesLeTR dans 16-mar-2009 à 14:03
Écrit par YvesLeTR à 12:50, 16-mar-2009 | Lien | |
L'adolescence
Je trouve l'idée d'abolir l'adolecence plutôt déresponsabiliser la population. Je m'explique... Je crois que d'un côté, l'adolescence devrait ête abolie puisque ce n'est qu'une excuse qu'on y attribue. Par exemple, lorsqu'un jeune est en crise, les parents se disent c'est à cause de l'adolescence, mais nonn...il feel vraiment pas et il faut qu'on l'aide. C'est qu'une excuse. C'est vrai que l'adolescence peut être dû aux hormones, mais cela n'explique pas tout. Ou lorsque tu tombe amoureux et que tu perds ton amour, tes parents te disent c'est pas grave un de perdu dix de retrouver, mais c'est la fin du monde pour toi et même s'ils te disent cela, des gens peuvent se suicider, car ils pensaient que personne d'autres l'aimerait. Mais plus tard, tu te rend compte qu'à l'adolescence tu pense différemment. Ce n'est pas cette section de vie que je n'aime pas, mais bien le terme qu'on utilise"adolescence". Cela déresponsabilise les jeunes puisqu'ils la considèrent comme une excuse à des actions mauvaises comme voler ou prendre de la drogue. D' un autre côté, c'est la partie de la vie qui semble la plus amusante, tu tentes de nouvelles expériences, tu foires, en meme temps t'essaie de prendre tes repsonsabilités. Dans un tout autre ordre d'idée, Yves continue tes bons articles.
Écrit par Vanessa L. à 12:42, 4-mai-2009 | Lien | |


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