La chasse commerciale aux phoques au Canada est inhumaine
L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments a conclue à l'inhumanité de la chasse commerciale aux phoques au Canada.

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments conclut à l'inhumanité de la chasse commerciale aux phoques au Canada. A la demande de la Commission européenne, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de publier son rapport sur la protection animale dans le cadre de la chasse aux phoques ("Animal Welfare Aspects of Seal Hunting").
Ce rapport conclut qu’il n’existe absolument aucune preuve scientifique pour soutenir les prétentions du gouvernement canadien selon lesquelles la chasse commerciale aux phoques est "humaine". Les experts d'IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux) se réjouissent que ce rapport rétablissent la vérité : la chasse commerciale aux phoques est foncièrement "inhumaine".
"Ce rapport assure que l'allégation du gouvernement canadien selon laquelle 98% des phoques sont tués humainement lors de la chasse commerciale aux phoques est scientifiquement incorrecte. Il révèle également la vérité sur la chasse commerciale des phoques au Canada et il détruit l'un des plus grands mythes constamment propagés par le gouvernement canadien," a déclaré Sheryl Fink, chargée de recherches auprès d'IFAW.
Lors de cette étude de la chasse aux phoques au Canada, les scientifiques de l'EFSA ont constaté que : il existe des preuves solides qu'en pratique, les phoques ne sont pas toujours effectivement tués ; il est prouvé que, pendant la chasse commerciale des phoques au Canada, les animaux endurent la douleur et la détresse (c'est-à-dire qu'ils sont tués de manière inhumaine); bien souvent, les chasseurs ne se conforment pas aux réglementations canadiennes qui obligent à vérifier manuellement le crâne ou à procéder à un test de réflexe de clignement de l’œil ; contrairement aux pratiques actuelles, les chasseurs ne doivent pas essayer de tuer un phoque lorsque celui-ci ne constitue pas une cible stable ou si le chasseur peut être déséquilibré, comme c'est le cas sur les blocs de glace en mouvement; la chasse aux phoques devrait être ouverte aux inspections indépendantes, sans interférence intempestive.
L'EFSA conclut que les phoques devraient être reconnus comme des mammifères marins sensibles qui peuvent ressentir la douleur, la détresse, la peur et d'autres formes de souffrance, et non comme des poissons, ce qui est leur classification au Canada. Il conseille également que les phoques soient protégés contre les pratiques d'abattage et de dépeçage qui leur font endurer la douleur, la détresse, et des souffrances qui pourraient être évitées.
Ce rapport fait une distinction importante entre les méthodes prescrites pour étourdir et tuer les phoques qui sont décrites dans la réglementation canadienne sur les mammifères marins et les méthodes qui sont effectivement utilisées lors de la chasse commerciale canadienne.
"IFAW recueille des informations sur la chasse commerciale des phoques au Canada depuis des décennies et a témoigné des actes de cruauté innommables qui se déroulent sur la glace," a ajouté Mme.Fink.
IFAW a soumis des films non montés au panel d'experts de l'EFSA, qui montraient clairement que les phoques étaient crochetés et tractés vivants, que des phoques blessés souffraient pendant des temps très longs, et que peu de chasseurs pratiquaient les tests de base pour s'assurer que les phoques étaient morts avant de les dépecer. Des reportages et photographies représentatifs sont disponibles sur le site www.stopthesealhunt.org.
"Le gouvernement canadien doit désormais admettre ce que le rapport de l'EFSA spécifie clairement : La chasse commerciale des phoques au Canada est inhumaine, la réglementation actuelle ne répond pas aux critères modernes de la protection animale et, par ailleurs, elle est inapplicable. Il est clairement temps que le Canada abandonne cette chasse cruelle et inutile."
Le rapport de l'EFSA a été compilé à la demande de la Commission européenne. L'EFSA a évalué depuis le point de vue de la protection animale les preuves scientifiques sur les différentes méthodes d'abattage et de dépeçage des phoques.
Source

Téléchargez le rapport: Les phoques et la chasse au Canada 2007
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Sur la vidéo ci-dessous
on vous montre une pouponnière sur la banquise avant que les chasseurs viennent chasser les bébés phoques! Par contre, dès que les blanchons auront perdu leur fourrure blanche, c'est-à-dire à partir de 12 à 14 jours de la naissance, les chasseurs pourront les abattrent, ( Soyons honnêtes! les phoques de 12 jours sont encore des bébés phoques, c'est juste qu'ils ont perdu leur fourrure blanche ). Voyez avant et après l'arrivé des chasseurs
Nursery ( pouponnière ) sur la banquise
Les trois plus grands mythes concernant la chasse aux phoques
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Voici les trois plus grands mythes propagés par le Ministère des Pêches et Océans (MPO) du Canada à propos de la chasse commerciale des phoques :
Mythe no 1 : La chasse aux phoques se fait le plus humainement possible.
Toutes les preuves disponibles, notamment les rapports vétérinaires indépendants, font état de dizaines de milliers de jeunes phoques mourant tous les ans dans des conditions inacceptables et cruelles qui ne correspondent aucunement aux normes actuelles de bien-être des animaux.
Tous les ans, les observateurs relatent les mauvais traitements que subissent les phoques ; parmi ceux-ci, notons le nombre d'animaux traînés au bout d'un crochet métallique, matraqués avec des gourdins ou tirés à bout portant avant d'être dépouillés de leur fourrure, parfois même alors qu'ils sont encore en vie, bien qu'inconscients. Bien que les récents rapports de vétérinaires demandent de diminuer la souffrance que nous faisons subir aux phoques, leurs recommandations n'ont pas totalement été mises en place. Il ne fait pas le moindre doute que la chasse aux phoques continue d'être la cause de grandes souffrances tout à fait inacceptables.
Mythe no 2 : La chasse aux phoques est durable.
Les quotas de chasse fixés par le gouvernement canadien sont nettement plus élevés que ce que les scientifiques gouvernementaux estiment soutenable, d'autant plus que nous tolérons que ces quotas ne soient pas respectés. Les chercheurs de l'IFAW se sont récemment livrés à une étude et ont conclu que la méthode actuelle de gestion risque d'épuiser le troupeau de phoques du Groenland en le réduisant de 70 % au cours des quinze prochaines années.
Le MPO déclare à qui veut l'entendre que la population de phoques du Groenland a triplé depuis les années 1970. Toutefois, cela ne tient pas compte du fait qu'entre 1950 et 1970 le troupeau de phoques du Groenland avait chuté des deux tiers à cause de la chasse aux phoques. Depuis 1995, ces phoques ont été tués dans des proportions semblables à celles qui ont entraîné un dangereux dépeuplement, et le MPO admet maintenant que le nombre de phoques a chuté.
Le réchauffement climatique constitue également une nouvelle menace pour le troupeau de phoques du Groenland puisqu'il nuit à leur milieu de reproduction. Les mauvaises conditions de la glace au large de la côte est du Canada contribue de plus en plus à l'accroissement anormal du taux de mortalité des bébés phoques. Par exemple, les chercheurs gouvernementaux estiment qu'en 2002, 75 % des bébés phoques dans le Golfe du Saint-Laurent sont morts à cause de l'absence de glace et ce, avant même que la chasse ne commence. Cela n'a pas empêché le gouvernement de continuer à fixer des quotas de capture de phoques du Groenland dépassant le seuil de durabilité, mettant en péril leur population.
Mythe no 3 : La chasse aux phoques est surveillée et bien gérée.
La chasse aux phoques implique des milliers de chasseurs de phoques qui compétitionnent tous pour un nombre limité de phoques dans un court laps de temps. Les chasseurs ont recours au hakapik ou au fusil et procèdent très rapidement, ce qui ne leur permet que très rarement de vérifier si l'animal est encore en vie avant de passer à l'abattage d'un second phoque.
Tous les ans, les observateurs de l'IFAW constatent que des phoques sont laissés sur la glace, agonisant de souffrance. Contrairement à ce que prétend le MPO, les observateurs chevronnés de la chasse aux phoques reconnaissent que les mouvements rapides de la queue que les phoques font lorsque frappés ne sont pas toujours des « réflexes natatoires ». Le réflexe natatoire est un réflexe naturel indiquant que l'animal est bel et bien mort, mais peut être facilement confondu avec un animal souffrant qui se débat de douleur.
En 2006, le MPO prétendait qu'il avait placé 12 surveillants de la chasse aux phoques dans le Golfe, le nombre le plus élevé de surveillants jamais vu. Et pourtant, les chasseurs de phoques ont été autorisés dans une région à tripler leur quota de prise sans craindre les moindres représailles. En réalité, on a dépassé le total de capture autorisé sur quatre des cinq dernières années
Est-ce que les chasseurs de phoques tuent vraiment des bébés phoques ?
Regardez le diaporama sur les bébés phoques pour le savoir http://www.stoppezlachasseauphoque.ca/site/lookup.asp?c=igLQI2OBKlF&b=2610827
Edité par rage dans 27-Mar-2008 à 21:52
Pourquoi tuer de jeunes phoques âgés d'à peine 3 semaines n'est pas durable
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Une récente étude scientifique (Leaper et Matthews 2006) a examiné l'approche que prend le gouvernement canadien pour déterminer l'état de la population du phoque du Groenland dans la région du nord-ouest de l'Atlantique Sa conclusion : l'approche actuellement empruntée par le gouvernement pour la gérer la chasse aux phoques amenuisera sérieusement les stocks de phoques du Groenland, de 50 à 70 p. cent au cours des 15 prochaines années.
L'élimination d'un si grand nombre d'animaux, peu importe l'espèce, met en péril inutilement et de façon significative. Au cours des dernières années, le gouvernement canadien a augmenté les quotas annuels de la chasse aux phoques pour atteindre des niveaux jamais égalés auparavant, tuant ainsi un million de phoques en seulement trois années. La prise totale autorisée de phoques avait été établie à 85 000 animaux de plus en 2006 que le « rendement équilibré » estimé par le gouvernement canadien.
L'histoire de la conservation de la faune prouve que lorsque la tête, et la peau, des grands mammifères sont mises à prix, il en résulte toujours de la surexploitation. Pour faire en sorte que les populations sauvages ne soient pas mises en péril par l'activité humaine, il faudra adopter une approche préventive. Et pourtant, le plan de gestion du MPO ne tient pas compte de l'élément d'incertitude, soit-il scientifique ou environnemental.
Une récente étude réalisée par l'IFAW révélait, elle aussi, qu'au cours des onze dernières années, neuf d'entre elles ont été témoins d'une diminution moyenne de la couverture bien en deçà des niveaux des 37 dernières années. Cette instabilité de la glace affecte la population du phoque du Groenland puisqu'il exige de la glace marine pour la mise à bas et l'alimentation des jeunes.
Le gouvernement canadien a dit s'être engagé à prendre de « vraies mesures » pour contrer le réchauffement planétaire. Pourquoi ne commence-t-il pas par mettre un terme à une chasse insoutenable et inutile du phoque du Groenland ?
Edité par rage dans 27-Mar-2008 à 21:49