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2-oct-2007
Ma nouvelle littéraire (oh! Mais quelle punition qu'écrire une histoire déjà inventée.)

 

     Il faisait nuit sur la campagne, et l'été persistait encore, en cette fin d'août.

 À l'intérieur du dortoir romflaient onze garçons, mais les yeux verts d'Ély pétillaient encore. Il écoutait avec attention les moindres soupirs de la nuit, étudiant les sons des murs, celui du silence. Et après s'être assuré que tous dormaient bien, il se leva sans bruits et sortit prestement de l'enceinte. Il adorait sentir le vent sur son visage, voir la couleur de la nuit sur le monde. Ély avait bien choisit sa journée: la pleine lune éclairait le long prés et il apercevait d'ici le dortoir de Sainte-Marie.

         Est-ce que Rose se pointerait, ce soir?

 Son coeur, à chaque fois, s'emplissait d'espoir de la revoir. Ély avait un peu moins d'un kilomètre à marcher, entre les vigne et les herbes haute, pour se rendre près de l'orphelina Sainte-Marie. Il abordait à chaque fois une démarche imposante, pourtant muette de sons, ses yeux fixants droit devant lui. On le décrivait comme grand et émacié, insouciant, effronté, même : c'était à l'origine de la froideur qu'on retrouvait chez lui.

 Ély stoppa soudain le pas. Il entendait quelque chose courir près de lui. Alors il l'aperçu. Elle s'élança et l'étringnit brusquement, pour chuchoter un joyeux anniversaire au creux de son oreille. Il la garda un moment près de lui, se disant qu'il aimait le contraste de leur cheveux, son ébène contre sa blondeur à elle.

 Mais Rose défit bientôt l'étreinte et ouvrit la bouche pour parler, sans rien pouvoir articuler. Ély l'ecouragea en questionnant son regard. Alors elle soupira, fermant doucement les yeux.

-On ne peut plus continuer. Pardon.

 Evidemment. Il savait qu'elle avait peur; de leur Dieu pré-inventé, de leur enfer imaginé, elle en était terrifiée. Mais Ély ne voulait pas l'admettre. Ce soir il le ferait. Après un long silence, Ély embrassa chastement le front de Rose et murmura un adieu, pour repartir lentement, la tête jamais basse, vers son destin.

        Ély passait le plus clair de son temps à faire le ménage pour l'orphelina. On ne l'emmenait plus à l'église pour chanter car faute de pouvoir être sage, il s'amusait à écouler la cire des sierges sur la tête des gens plus bas. De plus, il avait tendance à ne pas écouter et à en faire la promotion.

         Du haut de ses dix-sept ans, Ély était de la révolte. Il croyait fermement à la corruption de l'église et refusait de se soumettre aux commendements. Il samusait, avec d'autres garçons de sa connaissance, à jouer des tours aux moines, à comploter contre eux et à émettre des plans pour déjouer leur autorité. Pourtant, il fut le seul assez audacieux pour se rendre à Sainte-Marie et rencontrer Rose.

      Le lendemain de leur dernière rencontre, on avait fêté ses 17 ans. L'abbé Léon servit un gibier d'agneau et repoussa d'une heure le couvre-feu. Jamais ils ne l'avaient vu aussi permissif. Et quand enfin les douze enfants se furent couchés, l'abbé Léon amena Ély  dans le couloir. Il lui donna une bourse, expliquant que pour lui il serait bientôt temps de quiter l'orphelina, et qu'ils avaient, de plus, des difficultés à les nourrir et à les loger tous.

       Ély en fut un peu ébranlé. Il resta longtemps éveillé après que l'abbée Léon l'aie repoussé au dortoir et en vint à la conclusion qu'il n'avait, maintenant, vraiment plus rien à perdre.

      Il se leva avant le jour, marchant longuement jusqu'au champs, essayant de se faire à une nouvelle réalité, en vain, malgré sa bourse en témoignage. Que pourrait-il faire, Jeune homme ne sachant à peine lire, n'étant bon qu'à cultiver la terre, et même: il passait ses journées à l'ombre des vignes, à demi-assoupi, il rêvassait d'une vie nouvelle.

 Chapeau si vous avez tout lu! Qu'en pensez-vous? Bon, c'est un peu anachique pour ce qui est des "mandats", mais je m'en fiche épeeerdument.

écrit par colors and mountains à 190702 | dans:
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Gouttes de pluie:
Faire la danse de la pluie
J'ai tout lu...
...et, honnêtement, je n'ai pas l'habitude de lire les histoires à l'écran de mon ordi (dsl Arthur dsl Djeepee), ça me prend un livre avec des pages à tourner. Chapeau à toi ! Personnellement, je n'ai pas trouvé ça anarchique, mais comme j'ai un cerveau anarchique... ;)
Écrit par libereco à 090923, 3-oct-2007 | Lien | |


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