Même pas des mots...
J'aime pas ça. C'est même pas moi qui écrit, on dirait. L'écriture, ça fait partie de soi. Et puis là je la voit même pas. Pour sauver des secondes, je supose. Mais bon, c'est pas grave, à soir, j'ai juste besoin de ça, perdre du temps.
J'ai plus mon masque. Non. Je l'ai enlevé, ça doit être le shooter que j'me suis envoyé tout à l'heure. Ouais. Tant qu'à inventer quelque chose, tant qu'à attendre la fin du monde, vaut mieux s'en servir.
C'est des phrases comme ça que tu regrettes. Quand t'es vieux. "Hey j'étais ben con et jeune!" Qu'il dira. Et les jeunes diront bien qu'ils sont cons et vieux.
Pourquoi est-ce qu'un aurait raison plus qu'un autre? Parce que "Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait"? Hey. C'est un vieux qui a écrit ça.
Haha. Qu'importe. J'trouve ça sage, moi, "Tant qu'à attendre la fin du monde". Ça va me changer un peu du "Quand rien n'est certain, tout est possible." On se rapproche plus de "Qui risque rien n'a rien". De toutes façons, tout le monde va toujours trouver le moyen de chialer.
Si une personne vit sa jeunesse, il dira plus tard qu'il était un con. Et s'il ne fait rien de sa jeunesse, ben il en dira la même chose.
Pas trop fou, hein.
Je dis tout ça, en fait, parce que j'ai peur de ce qui se passe dans votre tête à vous. Après chacunes de mes lettres, les jugements qui pousse en votre esprit. Qui sont bien présents, inutile de nier, ils sont sans contredit inévitables.
Donc tout ça pour dire qu'après un simple shooter d'un truc qui serait pour le moins à vomir, je me gaverais bien de chocolat, juste pour faire bien bien pitié, parce que je suis réaliste, quoi que je puisse en dire, (rêveuse n'éloigne jamais réaliste) et je sais très bien que j'aime ça faire pitié, savoir que pour une fois, il se passerait quelque chose dans ma vie qui attend juste la fin pour finir.
C'est pour ça que j'suis rêveuse. Parce que tsé..."Tant qu'à attendre la fin du monde..."
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C'est le matin de la fin du monde. Je reste sûrement pas ici. C'est triste, chère famille, mais il me faudra vivre une vie en quelques heures. J'ai une discustion à avoir avec certaines personnes.
Et puis d'ailleurs, il me faut mon tutu rose, mes collants rayés en noirs et blanc et ma perruque rose flashy.
Et puis je prendrais pour déjeuner 18 kilo de chocolat. Merci!
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Tout ça pour dire que j'me sens coincée entre 4 murs. Entre 4 coins de rue. Entre 3 personnes.
C'est dangereux l'amour. Je veux partir mais c'est l'amour qui me retient comme un boulet.
-Reeeeesste icciiiii je t'aiiiiiiimeuuh!
Eh bien moi aussi. Mais plus maintenant. J'ai plus envie d'aimer personne. C'est vrai. J'avoue que d'abord ça me fait peur et que j'ai pas envie de souffir. Je sais à quel point ça peut faire des ravages, et j'ai pas envie.
L'amour, c'est fini pour moi.
-C'est pourtant la seule chose de bien, ici!
-Reviendrai lorsque compris. Moi trop conne. Moi trop petite. Moi 15 années. Parait pas gros, ça.