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1-oct-2008
Pas de titre

 

       J'aurais voulu avoir un moment qui nous appartienne. Un moment rien qu'à nous, pour toujours.

    Pas une discussion sur internet. Pas une conversation hypocrite dans un endroit banal.

 Tout ça ne veux rien dire du tout.

   J'aurais voulu un moment qui s'éternise dans un endroit qui n'existe même pas

                     sans mot.

            Juste le soleil. Ou la lune peut-être. Une brise immobile dans l'air chaud. Et le silence pas silencieux, celui qui fait toujours un peu de bruit. Sur ce tableau, nous. Là, juste là, en bas, à gauche, étendus sur le lit d'herbe mortes, la tête comme des siamois, les doigts pareil. Juste ça. Rien qui songe, qui crit, qui pleure. À part le doux ronronnement de l'éternité qui s'enclenche.

            Fin.

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23-mar-2008
La nuit des loups

 

      Wiiiii! Hihihi! Regarde! Regarde en bas comme les gens ont l'air touts petits!

         -Non! Surtout pas! J'ai peur! Et je vais mourir! Et de ce fait je ne pourrai pas me marier avec Huey Freeman!

     Bah!? Qu'ossé ça ici? MarieAnge qui se cache derrière Wini-Windy? C'est toi la guerrière sans peurs!

           -Peut-être mais toi tu n'as pas de corps, alors c'est facile de passer pour sans-courage...Puisque tu n'as jamais peur.

   Mais alors c'est moi la courageuse, puisque je n'ai jamais peur.

           -Oh tu sais, tout ça c'est très très discutable blablabla et puis on s'écrase de toutes façons, alors...

     Oh, j'oubliais, mon parachute!

           -J'aurais bien voulu y penser à ça, moi.

  Je te l'donne, tiens. De toutes façons si je m'écrase je vais juste rebondir comme une balle et remonter trèès haut et...

      -Bon, tu me le donnes, oui?

________________________________

 C'est quoi ce truc?

 -Quoi?

 Ce que tu viens juste d'écrire, là.

-Oh, ça...J'en sais rien.

Je me disais aussi.

___________________________________

-Tu sais ce qui me fascine?

Non, dis-moi?

-Les fraises.

strawberry-soymilk-shake1.jpg

Je vois.

____________________________

Je vais vous dire un truc, très très personnellement, voilà:

 Les gens me demandent : "Ça va?" et moi je réponds "Mé oui ça va!!" alors qu'en fait je sais même pas si c'est vrai parce que j'ai pas trop dormi, la dernière nuit, parce que c'était la nuit des loups. Et mon comportement semble se bizarrifier de jours en jours voyez, moi-même j'y échappe hahaha! J'ai cru que ça pouvait être la fatigue mais j'était déjà bizarre avant la nuit des loups, alors ça m'inquiète un peu. Beaucoup même, que je dirais, en toutes confidences.

 ********

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15-fév-2008
Même pas des mots...

 

     J'aime pas ça. C'est même pas moi qui écrit, on dirait. L'écriture, ça fait partie de soi. Et puis là je la voit même pas. Pour sauver des secondes, je supose. Mais bon, c'est pas grave, à soir, j'ai juste besoin de ça, perdre du temps.

 J'ai plus mon masque. Non. Je l'ai enlevé, ça doit être le shooter que j'me suis envoyé tout à l'heure. Ouais. Tant qu'à inventer quelque chose, tant qu'à attendre la fin du monde, vaut mieux s'en servir.

 C'est des phrases comme ça que tu regrettes. Quand t'es vieux. "Hey j'étais ben con et jeune!" Qu'il dira. Et les jeunes diront bien qu'ils sont cons et vieux.

  Pourquoi est-ce qu'un aurait raison plus qu'un autre? Parce que "Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait"? Hey. C'est un vieux qui a écrit ça.

  Haha. Qu'importe. J'trouve ça sage, moi, "Tant qu'à attendre la fin du monde". Ça va me changer un peu du "Quand rien n'est certain, tout est possible." On se rapproche plus de "Qui risque rien n'a rien". De toutes façons, tout le monde va toujours trouver le moyen de chialer.

   Si une personne vit sa jeunesse, il dira plus tard qu'il était un con. Et s'il ne fait rien de sa jeunesse, ben il en dira la même chose.

 Pas trop fou, hein.

 Je dis tout ça, en fait, parce que j'ai peur de ce qui se passe dans votre tête à vous. Après chacunes de mes lettres, les jugements qui pousse en votre esprit. Qui sont bien présents, inutile de nier, ils sont sans contredit inévitables.

 Donc tout ça pour dire qu'après un simple shooter d'un truc qui serait pour le moins à vomir, je me gaverais bien de chocolat, juste pour faire bien bien pitié, parce que je suis réaliste, quoi que je puisse en dire, (rêveuse n'éloigne jamais réaliste) et je sais très bien que j'aime ça faire pitié, savoir que pour une fois, il se passerait quelque chose dans ma vie qui attend juste la fin pour finir.

 C'est pour ça que j'suis rêveuse. Parce que tsé..."Tant qu'à attendre la fin du monde..."

_________________________________________________

 C'est le matin de la fin du monde. Je reste sûrement pas ici. C'est triste, chère famille, mais il me faudra vivre une vie en quelques heures. J'ai une discustion à avoir avec certaines personnes.

 Et puis d'ailleurs, il me faut mon tutu rose, mes collants rayés en noirs et blanc et ma perruque rose flashy.

 Et puis je prendrais pour déjeuner 18 kilo de chocolat. Merci!

 _________________________________________________

 Tout ça pour dire que j'me sens coincée entre 4 murs. Entre 4 coins de rue. Entre 3 personnes.

 C'est dangereux l'amour. Je veux partir mais c'est l'amour qui me retient comme un boulet.

-Reeeeesste icciiiii je t'aiiiiiiimeuuh!

 Eh bien moi aussi. Mais plus maintenant. J'ai plus envie d'aimer personne. C'est vrai. J'avoue que d'abord ça me fait peur et que j'ai pas envie de souffir. Je sais à quel point ça peut faire des ravages, et j'ai pas envie.

 L'amour, c'est fini pour moi.

-C'est pourtant la seule chose de bien, ici!

-Reviendrai lorsque compris. Moi trop conne. Moi trop petite. Moi 15 années. Parait pas gros, ça. 

 

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11-fév-2008
Paradis...

 

 Au paradis il n'y a que dans ma tête que ça compte. Quand je souhaite une chose, elle m'apparaît du coup.  Au paradis on est nus mais ça fait rien, parce que de toutes façons on est beaux et blonds. Au paradis, ça reste ce qu'il y a dans votre tête. Et l'illusion est si parfaite qu'on y pense pas.

                                                                        ****

 Ce soir au paradis je bois un café glacé artificiel, les pieds dans l'eau turquoise. J'ai un bikini turquoise en tricot et c'est désert. Rien qui vive sauf le vent. Les étoiles. Je mange la pâte à gâteau qui descend des nuages...Et puis je suis comme le serpent. Comme la guêpe. Comme la brindille. À jamais. À jamais. À jamais.      

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21-déc-2007
Luwa: Clarification

 

  C'est vrai que l'histoire de Luwa ressemble un peu à Star Wars! Moi même je ne me retrouve plus.

 Alors je vais essayer d'expliquer le mieux possible le sypnosis.

  Au départ c'est la fille du roi, née d'une union entre une servante et lui, ou d'un viol, il faudrait dire. Le temps passse, Luwa grandit, la reine meurt, et cela permet maintenant au roi de se trouver une nouvelle femme, fertile cette fois, pour écarter Luwa du trône. En attendant, il se permet d'être avec elle le pire des pères.  Luwa tombe enceinte à un moment dans l'histoire. J'hésite à dire si le père est Thomy ou l'ami de Thomy, John, avec qui il aurait un malentendu. Enfin! Lorsque le roi le découvre, il enferme Luwa dans le palais pour donner par la suite l'enfant à une riche aristocrate qui en désirait tant un, mais qui n'avait pas de cavalier... Le plan fonctionne, et Luwa est au bord de la crise de nerf. Elle envisage la solution de tuer son père. Je crois que ça va arriver. Ensuite elle reprend son enfant, et le reste est flou et incertain.

 Le passage que je viens d'écrire, Luwa à l'hotel, est tout-à-fait facultatif jusqu'à présent. Le garçon avec l'arme est Thomy, et derrière les rideaux, c'est Luwa et John.

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21-déc-2007
Luwa à l'hotel

 

     Luwa a disparu derrière les rideaux, me laissant seul dans mon désarroi. Je n'en revenais pas, simplement! Il fallait que je desende de là au plus vite et que je l'empêche de faire ce qu'elle était sur le point de faire.

      Alors j'ai tenté de reculer et de redescendre, mais mon pied a glissé, et voilà que je me retrouvais d'un coup par terre, sur le dos, avec un nouveau mal à appréhender. Pas le temps d'avoir mal. Je me suis relevé en vitesse et j'ai couru vers l'hotel, poussé la porte, passé devant la réceptioniste incrédule, et finalement je suis parvenu au couloir.

-112, 112 ...., murmurais-je, nerveux, en cherchant la porte de la chambre où se trouvait Luwa.

 

      Finalement. J'étais soulagé et totalement paralysé à la fois. Mais il n'y avait pas de temps à perdre. J'ai dégainé mon arme, je l'ai chargée, et enfin, j'ai défoncé la porte.

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4-déc-2007
Fermer les yeux.

 

    Si je ferme les yeux et que je ne bouge plus jamais, est-ce que le temps s'arrêtera?

    Si je ferme à jamais mes oreilles, pour n'entendre plus que la musique de ta voix, est-ce tout disparaîtra?

     J'ai peur, Thom. Que tout ça continue de tourner, j'ai peur qu'il me fraudra avancer ainsi en vain, c'est si long.

                                Une personne détient le pouvoir de faire tout disparaître.

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2-déc-2007
(en espérant que ça ne bogue pas)

 

   La nuit était froide et noire. La maison sentait bon le feu, et l'ectricité avait été coupée il y avait plus de deux semaines alors.

  Au fond de la salle de bain, sur l'armoire du haut, vacillait une mince flamme dorée. La vapeur émanait doucement de la baignoire.

   Loukass tremblait dans la lumière dansante de la chandelle, ôtant lentement un à un de ses vêtements, en ignorant le froid. Finalement, elle s'assit dans l'eau brûlante, grimançant et souriant tout à la fois.

   À la fin, elle plongea dans la dentelle et la douceur de ses sous-vêtements. Puis elle posa sur ses épaules le peignoir en voile de sa mère, ne l'attacha même pas, sortit enfin, après avoir soufflé la bougie qui retenait les ténèbres.

    Elle descendit sans bruit les onzes marches de fer et d'un geste vif, laissa se noyer quelques gouttes d'essences dans le feu du foyer. Puis elle se coucha sur le tapis de peau, si doux et pourtant taché de tant de sang, pour rêver à des songes nouveaux.

    L'homme passa à coté d'elle, son manteau vert de l'armée bien ajusté sur les muscles de son ventre. Ce n'était pas le sien. Elle en était encore persuadée.

-Hey, chérie. Toujours en train de dormir?

   Il n'eut de sa part qu'un petit grognement sourd, elle bougea un peu les lèvres, replaça sur son ventre ses doigts osseux. Mais elle était à des milles de là. Des milliers de milles.

   L'homme qu'elle avait aimé s'appelait Danash. Il était mort dans un attentat à la bombe en Asie.

_______________________________________________________________________________

 La Foire Aux Questions

 C'est qui Loukass??? Heu..Bon. J'en ai vraiment aucune idéé. J'pense qu'elle vit dans les genres d'années 30-40-50 là....

 D'où c'est que ça sort ça? Heuu...Ben la première partie m'est venue dasn le bain mais J'ai tout écrit dans mon sous-sol, devant Sin city.

  

 Yen a du d'autres des de même?

 hahahahaahahhahah! Lol.  Excuzez pour les français qui essaient de lire.

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1-déc-2007

 Fuir

Fuir trop longtemps

Fuir, ainsi, par peur de se perdre dans la réalité.

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13-oct-2007
Ma nouvelle ---> Thème: Défi

(attention c'est long!)

Zombie

           

Vendredi

 

          Il ne fallait pas manger, pas manger, pas boire, non rien de tout cela. Marcher, marcher… Compter les pas, marcher.

 

-Regarde ces gens comme ils sont gras, comme ils sont gros…Non, pas toi.

-Oui, moi.

 

            Marcher, marcher. Ne pas manger. On voyait à son regard que dasn la vitrine, elle se détestait. Ses os toujours trop gros. Énormes. Elle voulait fondre, n’être qu’une tige. Sans émotions, sans sexe. Une enfant oubliée, heureuse dans son maleur. Et pour cela elle devait y arriver, ne pas manger, ne pas boire. Jusqu’à dimanche soir. Elle devait gagner.

 

            Mais aujourd’hui encore, les soirées mondaines, les photographes, les journalistes. Encore. Les tentations. De manger, de s’asseoir pour parler, de rester immobile, de faire pousser la graisse en elle. Et tout ces gens qui l’observeraient plein de jugements et dans leurs regards…Elle y puiserait la force de vomir encore et de compter 2000 pas de plus, tellement ils seraient froids. Déjà huit semaines, elle devait tenir un vendredi de plus, un ultime. Elle serait tranquille après. C’était promis.

 

-Déjà six heures, lui secondait son esprit.

 

            Pas le temps de se coiffer. Pas le droit de se faire coiffer. C’était beaucoup trop immobile. Elle irait l`-bas sans artifices, malgrés la longue trainée de cernes qui coulait jusqu’à ses joues.

 

            Tenir jusqu’à vendredi, c’était se retrouver dans un état d’esprit second, obssessif, qui troublait la psychologie humaines aux alentours. Elle n’aurait voulu comprendre ça pour rien au monde, mais dès la deuxième semaine, lorsqu’elle se remettait à manger, elle voyait que dans le regard des autres c’était là où elle était aimé le mieux. Une donnée toxique qu’elle s’efforçait d’enterrer toujours plus profondément, toujours plus loin. Toujours…

 

            Ça y était. Elle poussa faiblement la porte de verre, s’aveuglant d’un seul coup des flash de caméra. La trame s’installait : le décor flou, les lumières tamises couleur d’arc-en-ciel, lamusique répétitive et sans intérêts.

 

            Encore toutes ces serveuses éléphantes, avec toutes le même uniforme serré, sans intérêt non plus, elles l’aborderaient avec un sourire et un plateau d’argent couvert de canapés. Mais elle fermerait les yeux  et s’en irait loin, loin, en pensant aux poneys de son enfance : elle s’en languissait tant. Et cet homme là-bas, que lui dirait-elle pour refuser le verre qu’il allait bientôt lui offrir? Alors qu’elle capitulait dans sa tête, à l’autre bout de la salle, sa rivale poussait discrètement derrière la barrière de ses lèvres un bout de pain. Si engraisant. Et corrompu.

 

            L’homme s’avançait vers elle. Son sourire blanc, droit, complétait le tableau de l’homme idéal qu’il était. Si idéal, avec son complet ajusté de mille dollards, ses chaussures cirées à la perfection et ses cheveux, si brillants, si parfaits, eux aussi. Un vrai démon.

 

-Fuis. Va-t’en! Personne ne peut t’aimer, tu le sais.

 

            Encore une fois, n’eût été de son esprit, elle serait restée là comme les droits poteaux de son téléphone, ceux qui restent en terre lorsqu’il ne vente pas assez. Aurait-elle eu l’air d’une sotte? D’une imbécile? Juste stupide? Peu importe, parce qu’elle ne savait plus ce que cela signifiait vraiment. Elle n’avait que pour décortiquer son image les yeux de tout ceux qui la croisait. Et comme elle croyait au concret de tout cela! C’était sa drogue, sa passion fervente, perverse.

 

Parce qu’ils le voyaient tous, ils devinèrent qu’en fuyant vers les toilettes elle se retournerait et ne ferait que cul-sec de son regard. Visé juste.

 

-Marche. Compte les pas. Vides-toi et resors.

 

            L’homme ne l’attendait pas à sa sortie. Elle avait réussit. Enfin, mais pas de fierté. Cela devait faire des mois qu’elle avait déjà réussit. Elle n’attendait plus que l’ultime jour, plus que le dernier défi.

 

            Elle pouvait s’en aller, maintenant. L’engrenage du système était devenu clair en elle. Bien sûr elle avait son logement, mais il y avait de meilleurs endroits pour marcher. Car elle renonçait au sommeil avant trois heures. Encore un sillonage de la ville, son air ante-apocalyptique bien mal noyé sous les fêtes de lumières, alcools en rabais  et les musiques sourdes de chaques coins de rue.

 

            Tout les regards s’arêtaient sur son visage. Ils reconnaissaient  un instant et envoyaient, même sans comprendre, un message morse d’envie et de pitié. Elle, elle savait Elle comprenait comment lire ces pupilles. De tout ces gens perdus dans la brume, qui ne savaient plus comment réagir.

 

            Elle passait son chemin. Les jambes moles sur ses talons en pointe de cinq pouces. Sans vraiment saisir pourquoi son corps refusait de la suivre à ce sommet. N’était-elle pas cet ange immortel? N’était-ce pas pour cette raison que la mort refusait encore de l’amener sous son aile?

 

            Qui déjà lui avait confié ces mots… Elle ne se souvenait que peu des traits. Encore moins de la voix. Elle s’évaporait en une chorale de milles voix  déjà perçues. Alors il fallait oublier, faute d’avoir les forces pour se rappeler.

 

            Elle tourna les coins de rue jusqu’à pas d’heure. Zombifiée, elle tomba sur ses jambes, pas encore caressée par le tissu des draps. Mais cela la sufissait. Enfin arrêtée. Elle laissa la couleur glacée du linoléum frayer un chemin sur sa peau, et après avoir compté les heures avant dimanche, son corps la mit en veille.

 

Samedi

            Une sonnerie d’un autre monde fit battre son cœur à tout rompre, et alors qu’elle se levait pour jeter le réveil par la fenêtre, elle n’eût pas le temps de se rendre compte qu’elle ne rêvait plus. Elle tourna autour des murs et cramponna enfin ses mains sur la lucarne. Là, en bas, gisait le cadran. Et tiens! Quelque chose à faire, ne pas manger, ne pas manger, marcher. Elle couru au couloir, vacillant sous l’étourdissement et grimaçant en goûtant l’haleine.

 

Sur le trottoir, fuyant le regard des curieux, elle ramassa le cadran, le serra amoureusement sur son ventre. Et puis, juste devant elle, cette femme. Elle en trembla tant que dans ses yeux rien n’émana pour elle. Rien du tout. Il fût douloureux de se rappeler. Cette phrase tomba lourdement de ses lèvres comme un crachat, se rendant aux oreilles de Wendy, comme elle avait un nom.

 

-C’est pour ton bien.

 

            C’est pour ton bien, autrefois qu’elle lui avait crié. Pour ton bien! Maintenant les rôles se renversaient.

 

-C’est pour ton bien! C’est pour ton bien! Ton bien!

 

            Criait-elle en s’éloignant de cette immobile. Elle courru le plus loin, jusqu’à ce que les souvenirs s’enterrent encore dans le bitume de sa cervelle. Encore et encore. Un moment elle erra, surprise d’être maintenant celle dans la brume, le réveil toujours caché dans sa rare chaleur. Sur son petit ventre, trop liquéfié pour qu’on y pense, mais qui se levait tout de même un peu à chaque soupir.

 

            Il aurait été avantage de ne penser à rien. De suivre l’habitude, peut-être cela l’aurait-elle aidé. Mais la femme là-bas l’avait troublée. Et comme on émerge d’un sommeil, elle s’était remise à penser. Comme un être vivant.

 

            N’était-ce pas la femme qui jadis lui avait donné un nom? Et quel était-il? Que le néant sur cette réflexion. Seul cette phrase revenait sans cesse. C’est pour ton bien. C’est pour ton bien ma belle chérie.  À partir de là on lui avait montré comment ne plus penser. C’était comme ça qu’on inventait le bonheur. Attention, on teregarde! Ne pense surtout pas. Le bonheur après, c’était leur promesse. Mais il ne fallait surtout pas penser.

 

            Comment se comportait les gens qui ne pensaient pas, déjà? Non, non, impossible, elle ne pouvait pas avoir oublié. Pas si près du but. Oui. Marcher, marcher. Ne pas manger, ne pas boire. Elle teindrait l’étincelle de ses yeux, s’il le fallait. Elle marcherait  toute la journée. Elle gagnerait

 

            Sur le stand à journaux. Des gens paniquent.C’est la fin qu’ils scandent. Mais pas pour tout le monde.

 

-Tu n’as rien vu, rien vu. Ne ralentis pas!

 

            Heureusement qu’en elle, ils ne pouvaient rien lire. Une idée l’effleura, mais elle la  repoussa vivement. «Les idées, ça n’existe pas». Une autre de leur doctrine enseignée. «Pas pour tout le monde.» C’était ça, le bonheur?

 

-Les idées n’existent pas, rappelles-toi.

 

            Elle marcha toute la journée. Toute la nuit. Jusqu’à dimanche soir, elle marcha. Puis l’heure vint.

 

Dimanche

 

            On l’arrêta à l’entrée, repoudrant son nez et ses yeux, mais vraiment, sans succès. Elle avait l’air de ce qu’elle devait avoir l’air. Ils la reconduirent sur son banc, qu’elle avait occupé tant de dimanches, et l’autre s’assit juste à côté. Il y avait des gens partout, qui criaient, mais elle s’efforçait de ne pas comprendre. Ne pas penser, se souvenait-elle. Et enfin la voix parla.  Elle ne devait pas en comprendre les paroles, n’est-ce pas? Il y avait combien de minutes qu’elle s’était assise?

 

-Chut. Ne pense pas.

 

            Les heures tombaient en chuchotant à quel point elles la feraient grossir. Mais le verdict se dut de tomber, et la voix commença.

 

-La gagnante, contre toute attentes, de cette année est… Numéro deux!

 

            Numéro 2. Numéro 2…C’était elle! Enfin!

 

-Numéro 2, tu reçois un chèque de 5 millions de dollards, en plus de ta propre étoile sur le Walk of Fames de Paris! Félicitations!

 

 

            Phillipe ferma le téléviseur. Pff! Assez de stupidités pour ce soir. Pourquoi diantre les journaux s’épuisaient-ils à en parler? La fin de «Zombies 2», et quoi encore? Le gagnant deviendrait un has-been dans six mois.

 

-Non mais vraiment, les téléréalités, ça n’a plus de limite.

 

           

        Big Brother vous regarde...

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2-oct-2007
Ma nouvelle littéraire (oh! Mais quelle punition qu'écrire une histoire déjà inventée.)

 

     Il faisait nuit sur la campagne, et l'été persistait encore, en cette fin d'août.

 À l'intérieur du dortoir romflaient onze garçons, mais les yeux verts d'Ély pétillaient encore. Il écoutait avec attention les moindres soupirs de la nuit, étudiant les sons des murs, celui du silence. Et après s'être assuré que tous dormaient bien, il se leva sans bruits et sortit prestement de l'enceinte. Il adorait sentir le vent sur son visage, voir la couleur de la nuit sur le monde. Ély avait bien choisit sa journée: la pleine lune éclairait le long prés et il apercevait d'ici le dortoir de Sainte-Marie.

         Est-ce que Rose se pointerait, ce soir?

 Son coeur, à chaque fois, s'emplissait d'espoir de la revoir. Ély avait un peu moins d'un kilomètre à marcher, entre les vigne et les herbes haute, pour se rendre près de l'orphelina Sainte-Marie. Il abordait à chaque fois une démarche imposante, pourtant muette de sons, ses yeux fixants droit devant lui. On le décrivait comme grand et émacié, insouciant, effronté, même : c'était à l'origine de la froideur qu'on retrouvait chez lui.

 Ély stoppa soudain le pas. Il entendait quelque chose courir près de lui. Alors il l'aperçu. Elle s'élança et l'étringnit brusquement, pour chuchoter un joyeux anniversaire au creux de son oreille. Il la garda un moment près de lui, se disant qu'il aimait le contraste de leur cheveux, son ébène contre sa blondeur à elle.

 Mais Rose défit bientôt l'étreinte et ouvrit la bouche pour parler, sans rien pouvoir articuler. Ély l'ecouragea en questionnant son regard. Alors elle soupira, fermant doucement les yeux.

-On ne peut plus continuer. Pardon.

 Evidemment. Il savait qu'elle avait peur; de leur Dieu pré-inventé, de leur enfer imaginé, elle en était terrifiée. Mais Ély ne voulait pas l'admettre. Ce soir il le ferait. Après un long silence, Ély embrassa chastement le front de Rose et murmura un adieu, pour repartir lentement, la tête jamais basse, vers son destin.

        Ély passait le plus clair de son temps à faire le ménage pour l'orphelina. On ne l'emmenait plus à l'église pour chanter car faute de pouvoir être sage, il s'amusait à écouler la cire des sierges sur la tête des gens plus bas. De plus, il avait tendance à ne pas écouter et à en faire la promotion.

         Du haut de ses dix-sept ans, Ély était de la révolte. Il croyait fermement à la corruption de l'église et refusait de se soumettre aux commendements. Il samusait, avec d'autres garçons de sa connaissance, à jouer des tours aux moines, à comploter contre eux et à émettre des plans pour déjouer leur autorité. Pourtant, il fut le seul assez audacieux pour se rendre à Sainte-Marie et rencontrer Rose.

      Le lendemain de leur dernière rencontre, on avait fêté ses 17 ans. L'abbé Léon servit un gibier d'agneau et repoussa d'une heure le couvre-feu. Jamais ils ne l'avaient vu aussi permissif. Et quand enfin les douze enfants se furent couchés, l'abbé Léon amena Ély  dans le couloir. Il lui donna une bourse, expliquant que pour lui il serait bientôt temps de quiter l'orphelina, et qu'ils avaient, de plus, des difficultés à les nourrir et à les loger tous.

       Ély en fut un peu ébranlé. Il resta longtemps éveillé après que l'abbée Léon l'aie repoussé au dortoir et en vint à la conclusion qu'il n'avait, maintenant, vraiment plus rien à perdre.

      Il se leva avant le jour, marchant longuement jusqu'au champs, essayant de se faire à une nouvelle réalité, en vain, malgré sa bourse en témoignage. Que pourrait-il faire, Jeune homme ne sachant à peine lire, n'étant bon qu'à cultiver la terre, et même: il passait ses journées à l'ombre des vignes, à demi-assoupi, il rêvassait d'une vie nouvelle.

 Chapeau si vous avez tout lu! Qu'en pensez-vous? Bon, c'est un peu anachique pour ce qui est des "mandats", mais je m'en fiche épeeerdument.

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30-sep-2007
Luwa au concert

 

  Plus rien ne comptais. Plus rien n'était aussi important que la sensation de vivre. Son corps, son âme, se brouillaient dans un tourbillon de pensées causé par l'alcool. Elle ne savait plus qui l'avait trainée ici, parmis la foule qu'elle osait tant craigner, ni qui provoquait ces bruits fantastiques qui hurlaient dans sa poitrine. La musique semblait la posséder d'une manière cruelle, elle avait totalement perdu le contrôle. Ce soir-là, Luwa renaquit pour de bon.

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30-sep-2007
Ode à la chaleur du néant

   

Le blanc immaculé

brille sous la lumière morte

le silence tait la vie

L'atmosphère a l'apparence d'un cadavre

pourtant la conscience est tranquille

et le froid est apaisant

Au soleil couchant

À jamais je m'endors

le sourire aux lèvres

De finalement ouvrir mes ailes

 Complètement légère

mort douce, apaisante.

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20-aoû-2007
Manuscrit Tome 1, section enlèvement, page 2 de 7

 

 C'était une rançon qu'ils voulaient, sans doute, pensa Luwa.

 

Leur refuge était un endroit isolé dans la vallée, un genre de village millitaire basique, habité principalement par des "terroristes" et un peu de leurs familles.

 

 Thômy avait mené Luwa au plus haut étage de leur observatoire et l'avait enchainée sur l'une des fondations, il y avait déja quelque heures de cela. Ses muscles se contractaient un à un, douloureusement, et les murs ne furent malheureusement que de simples moustiquaires laissant l'air glacé de la nuit entrer en elle. Luwa fût peut-être une dure, et par dessus tout une orgueilleuse, elle n'en pouvait plus.

 

-Hé! beugla-t-elle. J'ai soif!

 

  Elle attendit patiemment, jusqu'à ce que Thômy apparaisse. Mignon comme tout, une vrai geule d'ange à laquelle on ne peut pas se fier, menbre de l'élite extrémiste : un groupe de "terroristes" voulant changer les choses.

 

-Désolée chérie, on a pas l'eau courante. Par contre on a des jus de canages. On vient de terminer le maïs, ça te tente?

-Non. Ça va, j'ai plus soif.

 

 Il commença donc à redescendre l'échelle, mais Luwa l'interpella.

 

 -Tu pourrais au moins me détacher! Si tu penses que j'ai l'intention d'aller quelque part...

 

 Il remonta et s'approcha en s'assoyant juste devant elle.

 

 

 

Manuscrit Tome 1, section enlèvement, page 3 de 7

 

 

 - Tu veux peut-être faire la conversation? Tu te sens seule? T'as plus tes riches amies aristocrates pour papoter? Qu bien c'est...

 

-La ferme! coupa-t-elle.

 

-Pas très sociale pour une dame de la haute dynastie. Oh, tiens, mais j'y pense, ton père te laisse porter ce genre de trucs? plaisanta-t-il en désignant son short.

 

-Non, mais on dirait que tu t'en doute, pas vrai?

 

 Il l'observa d'un drôle d'air, sourcil levé et sourire en coin.

 

 -Tu m'as vu, hein? Les autres soirs?

 

 -Ça se sent quand quelqu'un nous observe, fit sèchement Luwa.

 

  Sur ce, elle annonça qu'elle devait absolument aller aux toilettes et ordonna qu'on la détache. Thômy le fit à contrecoeur, et dès qu'elle fût libre de toutes chaînes, il retint avec une force fervente son bras, sans jamais le lâcher ni même se soucier des misères qu'ils auraient à descendre les échelles. Finalement, ils touchèrent terre.

 

 -Princesse, vous aurez droit à notre salle de bain la plus spacieuse, dit-il en pointant la forêt.

 

 -Ah ha. Vraiment marrant.

 

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3-aoû-2007
Manuscrit 1, section mission, page ? de ? .

 

 -Bien sûr! répondit-elle , avec un entrain irrégulier.

 

      Luwa avait du mal à être galante. Pourquoi devait-elle servir le thé alors qu'elle n'était ici que sous invitation? Malgré tout, elle continua de répondre aux questions futiles de ses hôtes, gardant son jeu pour elle. Le plan  était risqué, mais il devait marcher.

 

 -Ma chère, claironna Mrs  De Loway, je ne puis comprendre comment vous avez pu continuer la dynastie à la mort de votre père. Cela dû être une terrible épreuve?

 

 -Oh oui... Horiblement! fit Luwa, sur un ton triste.

 

      Sa réponse attira la sympathie du groupe qui se concentra dès lors sur elle, laissant ainsi une chance à Pierre et Jaques* de passer inaperçus.

 

      Luwa guettait le couloir, tout en racontant des histoires aux cinq femmes devant elle. Elles portaient toutes de gigantesques robes chères, colorées, ornées de dentelles et de bijoux, savourant le thé et répendant des cancans impossibles à travers tout le compté. Leurs couvres-chef ridicules leurs enlevaient dès le départ toute crédibilité, mais elles étaient aristocrates après tout, alors qui le verrait?

 

 Pierre et Jaques* passèrent enfin dans le couloir, tout près derrière le divan des demoiselles. Luwa fût soulagée et surprise à la fois de leur discrétion, et retint son souffle jusqu'à ce qu'ils aient  atteint l'autre pièce.

 

 *J'ai utilisé les noms Pierre et Jacques pour ne pas trop révéler l'histoire et les moments innatendus de celle-ci.

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31-jui-2007
Manuscrit Tome 1, section enlèvement, page 1 de 7

 

      Enfin. Luwa se leva et marcha jusqu'à la porte. Il l'attendait depuis bon nombre de minutes, et dès qu'elle mit le pied dehors, il l'empoigna par le bras en l'attirant vers lui. Thômy plaqua son corps sur le dos tremblant de Luwa. Il mit quelques secondes à sortir son pistolet et le cogna sur sa tête.

 

-J't'emmène en ballade, siffla-t-il.

 

      Et juste avant qu'elle puisse crier à l'aide, il mit une main sur sa bouche en lui susurant un chut doucereux. Thômy l'amena alors sous la gallerie et lui fit signe de ramper jusqu'au boisé. Elle s'exécuta, tout le guettant, pour profiter d'un infîme moment d'inatention. Au bout de quelques mètres, il se retourna pour vérifier qu'ils étaient seuls, et à ce moment, Luwa décida de fuir. Elle roula sur le côté et se releva d'un bond, courant comme jamais, sûre d'ateindre au moins la porte des cuisines. Mais presque arrivée, elle sentit son corps flancher. Thômy la plaqua contre le sol, appuyant sur l'une de ses oreilles son arme, sur l'autre sa bouche.

 

-Maintenant, tu restes calme et tu me suis bien gentiment, d'accord?

 

      Hochement de tête. Il se releva et la tira du sol d'une main. Silencieusement, ils marchèrent jusqu'au repère de Thômy. Thômy et les autres.

 

 

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28-jun-2007
Les titubations .... Par M-Ci, le 27 juin 2007, achevé à 10:07 du matin

 

     Je veux simplement m'étendre, arrêter tout mouvements. Regarder la pluie tomber et l'orage colérer. Simplement attendre que le temps passe en écoutant Pink Floyd trop fort ... En pensant au moments qui font trop mal, mais tout doucement. Fermer les yeux, un instant, ne plus penser à rien. La musique, c'est tout. C'est la limite infinie de toutes mes neurones. C'est si haut. Si beau. C'est tellement grand! Et magnifique. J'en perds la raison. Je ne suis bientôt que le poussière du plancher, la saleté invisible. Je disparaîtrai trop tôt pour ma conscience, terriblement plus pour celle des autres. Et ils perderont raison à leur tour. Il remarqueront que le bonheur n'est qu'un mirage flou auquel il vaut mieux ne pas s'accrocher. Et la vie s'incline. Elle se balance trop vite, trop fort, elle tombe, en emportant des gens avec elle. Dans le trou noir de l'âme. Il n'existe plus rien. N'est-il que la simple vérité. L'encre se vide sur le papier. Gît l'impossible bonheur. Il n'existe que dans leurs rêves.

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19-jun-2007
Ont-ils enfin ouvert la porte?

 

  Ont-ils enfin ouvert la porte?

 

 La porte qui retenait mon désir de fuir, à tout prix, ces gens insolites? Celle qui m'empêchait d'aller loin, oh, aussi loin que l'arc-en-ciel, même, aussi loin que mon cerveau? Celle qui retenait mon désir d'être moi, d'être celle-là, l'étrange? Celle aux cheveux d'arc-en-ciel, celle au yeux de flammes....Peut-être même celle qui aimera enfin.

 

  Mais moi, au nom des étranges, je vous dis que le monde n'est pas bleu et vert. Peut-être est-il rose et blanc? Mais ça, bien sûr, vous ne saurez jamais, jamais.

 

             Ce ne sont rien que des secrets.

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12-jun-2007
Canicule

 

    Il fait chaud. Il fait très chaud. L'air est lourd, humide. Exellente pour les moustiques. C'est tout-à-fait digne d'un scénario à deux cents d'un film ante-apocalyptique. Je gratte sans conviction la guitare, en essayant de lui donner un air country. Mais surtout d'oublier. Le passé, pour sûr, et le futur proche, terriblement plus.

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15-mai-2007
J'ai su...

 

 Je l'ai su à cet instant-là. Je l'ai su.

 

 Il était tard dans l'après-midi. Le soleil m'a appelé. Mais qui sait? Au fond c'était peut-être ce Dieu, celui dont tout le monde parle.

 

 Et j'ai allongé mon corps sur la véranda. Sans peur, pour une fois. Je sentais le vent, tout doux...Qui m'enlaçait. Et le soleil qui embrasait mon visage. J'entendais "The boxer" en arrière. Tout ça allait se graver à jamais. C'était bon. C'était beau.

 

 Et je l'ai su. Que tout se préparait. La catastrophe de ma vie. Je vais protéger mes arrières..Des volontaires?

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