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On les aime

Publié par juliefagot le 16-aoû-2008 à 02:51 . 0 commentaires. Permanent.
On les aime nos bout'chou, même quand on se sent mauvaise mère parce qu'on doit répéter pour la dixième fois d'aller se coucher et que la onzième fois c'est plus sec et plus fort...  On les aime même si c'est en se dordant de douleur qu'on les rejette, parce qu'il n'y a pas de place pour dormir à 4 ans le lit, parce qu'on veut protéger le plus petit, qu'il ne se fasse pas écraser durant la nuit.  On les aime...  On les aime même quand on refuse pour la xième fois une tétée qui lui ferait peut-être du bien mais qu'on ne peut plus supporter parce que...  on a une bulle nous aussi.  On les aime nos enfants.
Je me sens tellement moche, tellement dure, je voudrais tellement leur donner...  lui donner toute l'amour, l'attention, même si ça veut dire ne pas être bien moi-même...  mais je ne peux pas.  Je n'arrive pas à aller puiser cette énergie que je n'ai plus.  C'est dur de dire "non", de chambouler son petit quotidien, de lui demander d'être grand...  à 23 mois!  Quand on s'est répété cent fois que le mieux du mieux c'était de lui donner son lait, à la demande, jusqu'à 2 ans et que la demande se fait trop forte et qu'on n'en peut plus.  Quand le matériel nous force à repousser ce petit bonhomme qu'on avait gardé près de soi jour et nuit ces 22 derniers mois, qu'on n'a physiquement plus la place d'accueillir ce petit oiseau la nuit, quand il fait des cauchemards...  Comment lui faire comprendre que je l'aime quand même, que oui son petit frère dort avec maman alors que je lui refuse ce prévilège, parce que son petit frère...  est plus petit et qu'il boit aux deux heures.  Je me sens moche.
C'est dur parfois être mère...  C'est d'autant plus dur maintenant que je dois me séparer en deux pour mes deux amours.  Malheureusement, l'énergie physique et mentale ne semble pas décupler avec le nombre d'enfant.  Il faut faire avec, avec la même quantité d'énergie, mais deux fois plus d'amour...  ça, au moins, ça ne se divise pas! 
Je n'aime pas la partie discipline, je n'arrive pas à me dire que si je suis dure avec mon enfant, que je suis constante...  il va se sentir sécurisé.  Et s'il a peur la nuit?  En même temps, même si papa travaille tard la nuit...  Je me sens envahie.  Puis j'éclate.  Je ne sais plus quoi penser.  C'est tellement ambivalent comme sentiment. 
Je vais arrêter ça ici, et aller me coucher.  Car demain mes petits anges seront pleins d'énergie eux, et auront tous les deux grand besoin d'attention...  Et je devrais leur en donner, à part égale...  pas moins pour l'aîné. 
Que je l'aime mon "grand" garçon, et comme je me sens mauvaise mère souvent!

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