4 décembre
Durant la journée, le stress venait et partait.J'avais très hâte.
Vers 15 heures, un mauvais préssentiment sonna à mon esprit: tout à coup que je ne suis pas crédible, tout à coup que je suis la seule et que ça ressorte super gros à travers les autres.
Non, Véronique, ressaisie-toi!
16 heures passées, robe noire enfilée, yeux étoilés grâce au maquillage de Sabrina, le Moment approche. Notre générale est loin d'être rassurante. La pizza tarde.
18 heures passées: nous mangeons enfin. Vite, n'importe quoi: j'ai faim! Mon Dieu, le temps file à toute vitesse!
Clodine nous a dit que le dicton c'était: quand la générale va mal: le spectacle est bon!
Rassurant.
Retour à la classe, Karelle sculpte de jolies boucles dans mes cheveux blonds. Je parle, je parle, de même pour tout ceux qui entrent dans le local. On rit beaucoup.
Bon sang: c'est magique, l'adrénaline dans mon coeur et dans ma tête.
Pourquoi est-ce qu'on n'est pas vendredi soir? Pourquoi est-ce notre unique représentation?
Entracte
-Les filles, tenez-vous prêtes pour les décors: c'est bientôt à vous!
-Karelle!
-Véro!
-Rox!
-Calin!
-Hiihiihii!
Coulisses.
J'aperçois quelques personnes, mais elles ne me voient pas.
David entre en scène pour un monologue.
Il sort son sac.
Ça approche.
Il l'ouvre.
Ce n'est qu'une question de secondes.
Il souffle à l'intérieur.
Dit le mot de la fin.
C'est à nous.
J'entre en scène, paff! c'est quoi ça?
Je ne l'ai jamais su. De toute façon, il faisait noir.
Rox nous présente, je dis ma première réplique. C'est parti.
Franchement, mes craintes étaient inutiles, car ici, c'est merveilleux et rien ni personne ne m'enlèvera ce souvenir!
Voilà, c'est fait, mais les papillons grandissent encore en moi. (Je n'aime pas cette expression, mais c'est vraiment celle qui convient.) J'adore! On refait ça! Je ne veux pas que ce soit fini! Les éclats autours et dans mes yeux ne me quittent plus.
Direction Mike's!
(De toute façon, personne ne dormirait.)
Fermé!
Ah.
Aquarium Café!
Christine travaille là en plus!
Je ne croyais jamais réussir à me sentir proche de ses personnes. C'est fou!
Je retourne chez-moi vers onze heures, mais l'euphorie se calmera seulement le lendemain soir, suite à une nuit complètement inutile où le temps se déroule sans que je m'en aperçoive.
Le lendemain, quelques compliments, puis Pouf! Le rêve s'estompe aussi vite qu'il est arrivé! |