les jeudis bla bla

18-mar-2010 - On a tendance à oublier ceux et celles qui perdent leur emploi

 

Mes compagnons….
 
 
Au moment même où vous lisez ces lignes, nous cherchons activement du travail dans nos domaines de compétences. Oui ! Nous avons effectivement perdu notre emploi comme bon nombre de travailleurs. Il est difficile de trouver un emploi en temps de crise, difficile d’adhérer au programme Assurance-emploi de formation quand on est déjà une personne qualifiée, difficile d’aller à l’université tout en profitant de manière légitime de l’Assurance-emploi. Finalement, pendant que les emplois tombent comme la pluie en octobre, les hauts dirigeants dorment comme les ours en hiver.
 
Par contre, nous devons admettre que nos plus grandes frustrations proviennent des conséquences sociales de l’activité capitaliste. Les compagnies les connaissent bien ces activités ! Elles pratiquent les plus belles théories avec candeur et assument toute l’habileté nécessaire à la pratique. Je vous explique : mon père (Michel Bélanger au plan 5) maintenant à la retraite, a travaillé pour Pratt & Whitney Canada pendant plus de 38 ans, travaillant sur les quarts de travail, faisant du temps supplémentaire quand la demande l’obligeait, mais aussi, contribuait au développement des moteurs, des installations, des techniques et du savoir. 38 ans plus tard, le travail qu’il a investit et transmit comme tous les autres travailleurs de Pratt est maintenant décimé à travers le courage des jeunes et moins jeunes. Ces jeunes qui veulent profiter du savoir, ces jeunes qui veulent contribuer à la communauté comme au succès de Pratt, sont misent à pied et ce, même si la compagnie connaît du succès à travers le monde.
 
Pratt & Whitney Canada produit mondialement plusieurs milliers de moteurs par année grâce aux travailleurs québécois qui ont mis à profit leurs connaissances. Maintenant que reste-il ? Un tissu de masse déchiré, des travailleurs humiliés et trompés par leur propre engagement. Cette fierté d’avoir contribué comme travailleur Québécois est lapidé, vous savez : cette atrocité qui tue l’homme avec des pierres ? Drôle d’analogie, hein !!? Évidemment, Pratt & Whitney Canada ne tue personne, au contraire, elle contribue comme tant d’autres entreprises à l’éveil bientôt et possible de la force et du courage du peuple. L’exportation de notre habileté et de nos connaissances est la récompense de nos efforts et nous serons forcés un jour de se défendre.
- Personne mise à pied
‘’Quand on m’a demandé ma carte d'employé et mon étampe lors de la dernière mise à pied, j’ai eu une pensée soudaine pour mes parents qui m’amenaient à la fête de noël de Pratt & Whitney quand j’étais tout petit, mais cette journée du 15 février 2010, Pratt & Whitney m’a repris tout ces  cadeaux pour les redistribuer tel un faux père noël aux actionnaires et aux hautes instances…
Tout un cadeau ! ‘’
 
Si au moins Pratt & Whitney était en eaux troubles, enfin quelque peu, la pilule serait acceptable : être mis à pied pour sauver une entreprise en difficulté et garder le plus d’emplois possibles à long terme au Québec serait une raison correcte. Non ce ne sont pas les faits ! Elle nous balance violemment du haut de sa croissance mondiale pour mieux profiter faiblement de la pauvreté. À titre d’exemple, on a vu dernièrement les contractuels qui occupent la conciergerie de Pratt & Whitney, des emplois auparavant bien rémunérés et qui sont devenus précaires. Voilà où la compagnie profite faiblement ; enrichissement de la richesse et appauvrissement de la pauvreté. C’est l’écart financier et la raison qui m’inquiètent dans cette activité d’impartition. Qui s’occupera de l’écart quand ceux et celles qui nous gouvernent amendent des lois aux profits des entreprises et aux détriments des travailleurs. La sous-traitance peut être une bonne chose pour l’économie du Québec, j’en conviens. Mais attention gens de la droite mal intentionnés ! Certaines questions s’imposent : est-ce que l’entreprise a un excès de travail temporaire ? Est-ce que le domaine en impartition peut améliorer son produit ou sa productivité ? Dans le cas de la conciergerie les réponses sont sans contredit : NON ! C’est simplement une question d’enrichissement au détriment de la société québécoise.
Un point c’est tout !
 
Comme disait Paul Piché, on n’a pas assez vécu l’enfer pour se révolter, mais ça s’en vient mon Paul. Je pense qu’on commence à réaliser qu’on fait rire un tant soit peu de nous. Pratt et plusieurs autres entreprises profitent grassement des subventions gouvernementales à même nos impôts, de notre électricité à rabais, conçu et construit avec la force des québécois, de l’eau potable du Saint-Laurent propriété collective, de nos terres, sur lesquelles plusieurs milliers de personnes ont été dépossédées au nom du capital, d’un système d’imposition très avantageux,  de l’expertise des québécois, du syndicalisme, qui a tenté à travers les années de leur inculquer les bienfaits de l’humilité, du respect et de la gratitude envers ceux et celles qui contribuent à leurs succès. Mais que reste-il de toute cette connaissance, si importante dans la vie des hommes ?
 
Juste pour dire que c’est triste de voir les gens perdent leur emploi, leur maison, et voir les entreprises déménager leurs installations du Québec pour l’étranger. On se sent trahi, voir des entreprises nous tourner le dos après que nous ayons développé et contribué massivement.
 
Le Canada envoie nos enfants à la guerre pour instaurer des régimes politiques qui contribueront à la démocratie et aux droits de l’homme. Parallèlement, on a des entreprises supposément respectables qui lapident à petit feu les travailleurs québécois pour mieux profiter des régimes politiques étrangers, où les droits de l’homme sont bafoués, où la réglementation du travail est carrément insuffisante sinon absente. 
Bon, je vous laisse ! On doit aller se battre pour tenter d’obtenir ce qui revient de droit aux travailleurs québécois, une assurance-emploi et une assurance morale qu’on ne les laissera pas tomber au combat.


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11-mar-2010 - Les femmes

 

 
Mères, filles, tantes, sœurs et amantes. Elles sont tout cela à la fois mais elles sont surtout indispensables. Personnellement je les aime pour ce qu’elles sont et surtout pour ce qu’elles sont devenues aujourd’hui.
Depuis plusieurs mois, je siège sur un comité de la condition féminine. J’ai donné ma candidature pour deux raisons; la première étant que la présidente Johanne était seule à bord et la deuxième parce que je savais que la condition féminine avait encore bien des combats à livrer. Première constatation : quelques personnes se moquent de moi ! Ha, ha, ha, très drôle! Certes, des petites blagues entre amis, cela illustre bien le préjugé que les hommes peuvent entretenir sur le sujet. Mais on ne changera pas les mœurs !
La relation entre hommes et femmes est une complicité naturelle qui amène aussi sont lot de coquetteries Par exemple, Lyne et moi devions nous rendre au local syndical pour le comité et elle m’invite au covoiturage à bord de son véhicule, c’est elle qui conduit ! On a commencé à débattre le contrôle de la climatisation et le chemin à prendre. Je lui ai même fait reprendre son stationnement et là on a argumenté sur le fait que les lignes jaunes du stationnement étaient mal dessinées. Lorsque nous sommes descendus de son véhicule, elle me lance comme ça : « Prochain coup, t’auras qu’a conduire ». Tout ça pour vous dire que les relations hommes femmes seront toujours follement animées quelque soit le lien qui nous uni.
Étonnement, j’ai fait de belles découvertes à travers nos travaux et lectures au sein du comité de la condition féminine. Une chose que j’ai comprise et qui me semble évidente, c’est que l’homo sapiens mâle fait parti de la cause et la solution de certains problèmes de la femme. Ils sont intimement liés par les causes à effets. Mais parmi tous les problèmes qui concernent la condition féminine, un en particulier me fait songer à la souffrance des hommes et je parle de la violence conjugale.
Des solutions sont envisageables pour certains problèmes comme par exemple; grâce à l’action politique on peut régler en partie le problème de l’équité salariale et on a aussi progressé à propos de la place des femmes dans le domaine publique. Malgré ces progrès, la violence conjugale est un mal qui nous ronge encore.
Vous souvenez-vous de cet homme, un médecin (Guy), qui avait tué ses deux enfants ? Conséquence d’une séparation que l’homme n’avait su panser. Et pourtant, un homme respecté et intelligent.  Que s’est-il passé ?
Je crois que les faiblesses de la femme les rendent plus fortes, tandis que les forces de l’homme les rendent plus faible. C’est qu’il y a une force qui appartient à la femme et que l’homme à travers le temps à omis de s’auto inculquer : la force de recourir à l’aide. L’homme est forgé dans l’orgueil, cet orgueil que l’homme traine comme un boulet à ses pieds. L’homme doit être fort et puissant, ne doit pas laisser sa femme lui dicter la bonne conduite, n’a pas le droit de pleurer et d’avoir tors, il doit apporter l’eau au moulin, n’a pas le droit de dire qu’il est jaloux et d’essayer de se départir de ce vilain mal, il doit performer, et avoir un meilleur salaire que sa femme et ainsi de suite… C’est vrai que c’est un peu dépassé comme concept mais les hommes devront sortir de cette culture  archaïque qui nuit tout aussi bien a la femme.
 
Donc je lance une petite réflexion !!!
 
Les organismes qui luttent pour le droit des femmes ont cette habileté à instaurer des mécanismes et des institutions à grand déploiement qui interviennent directement dans la société pour venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale et ça c’est bien, voir même essentiel. Mais devraient-ils aussi s’attaquer aux maux des hommes de façon à prévenir la violence conjugale envers les femmes ?
 
L’émancipation souhaitée de l’homme à travers celle des femmes d’aujourd’hui serait donc un avancement en soit  pour la femme ! Qu’en pensez-vous ?

 



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3-mar-2010 - Ce matin là, j’ai eu une émotion angoissante de la mort !!!

 

Je n’ai jamais vraiment eu peur de la mort, de plus, j’ai une théorie ultra simpliste sur le sujet, une théorie qui apaise mon inconnu.
La voici comme suit;
La nature a fait l’homme en une matière qui appartient au tout, le tout étant l’univers. Dans la vie comme dans la mort, l’homme contribue au cycle de la vie sur terre. À sa mort, la matière qui le constitue reprend une toute autre forme, une poussière qui contribuera elle aussi à son tour au cycle de la vie. La mort c’est l’âme, qui je crois, s’éteint à tout jamais.
Bon! Comme je vous l’avais dit c’est ultra simpliste…
 
Lundi matin je me suis éveillé de mon sommeil avec la peur de la mort, un peu horrible ! À toutes les fois où je pense à cette finalité si abrutissante à l’esprit des hommes, je réussi rapidement à me réjouir qu’un jour je serai en symbiose avec la nature, qu’un orignal s’arrêtera en quelque part dans le nord du Québec pour déguster une herbe que je constituerai en une infime partie. Ce matin là, j’ai eu une émotion angoissante de la mort !!! La peur a passé outre ma raison. Une angoisse m’envahissait, j’ai même failli prier le petit Jésus, imaginez ! Ça c’est l’éducation catholique que j’ai reçu. Mais cette angoisse n’est pas seulement reliée à mon ‘’moi’’, mais beaucoup plus a mes enfants, ma femme et ma famille en général, mais aussi, la peur de mourir avant mon temps, si il y a un temps pour mourir ? Certes il y un temps pour mourir ! Avant nos enfants et après nos parents, ainsi va l’idéalisme.
Pensée,
-                     Qu’est ce que je ferais si je décédais ?
Quelle question absurde, rien du tout !!!
Ce qui m’effraie dans la mort c’est la souffrance des autres, peut-être aussi l’accomplissement inachevé. Mais Qu’est-ce qu’on devrait accomplir ?
Je ne sais pas !
Platon disait que l’ultime but de l’homme était l’atteinte du bonheur ? Alors je suis heureux je peux maintenant mourir ? Non ! Évidemment l’atteinte du bonheur devrait-être le but ultime pour chacun des individus. Mais dans la quête du bonheur, il y aussi l’accomplissement du  devoir, le devoir de faire progresser la vie et d’accompagner nos enfants à travers le temps comme nos parents l’on fait. Quand j’étais petit, ma mère me disait qu’on se retrouverait tous au paradis,
-Ma Mère,
Patrick, dit toi bien que les gens qu’on aime se retrouvent là bas dans cet espace que Dieu a conçu pour nous
Malheureusement je n’y crois plus, même si cela avait un effet d’apaisement moral. Je ne crois pas en Bouddha, ni à Mahomet, ni en Jésus ni en quoi que ce soit qui prétend porter la vérité sur le comment et le pourquoi de la transcendance de l’homme dans la mort. C’est ce qu’on appelle ‘la foi’  et moi je ne l’ai pas.
Mais c’est bien d’avoir la foi et de croire en quelque chose, quoi qu’il soit.
Mes enfants me demandent parfois ce qu’il nous arrive quand on décède ? C’est simple,
 -         Je ne sais pas du tout !
Ce doit être vraiment réconfortant de se faire dire ça à 5 ou 8 ans ? Mais c’est la pure vérité, bien sûr je leurs explique les grands courants de pensées qui existent à ce jour, ainsi que ma théorie Ultra simpliste et je finalise en disant;
-                             Choisis ce que tu veux parmi tout ça, au pire si t’es pas sûr, mets les dans une boite et pige-en un et arrête d’y penser, t’as de l’école demain, maintenant pense à tes amies et dors ……Un baisé, je les borde et le tour est joué.
 
À l’occasion, il est bien que la peur de mourir s’attaque à notre « petit moi », évidemment je parle de l’émotion déplaisante d’y penser, car on a tendance à oublier les bonnes choses de la vie, surtout quand tout va relativement bien. Quand je pense à la mort, même si j’arrive à l’esquiver et lui trouver une utilité réelle et bien ordonnée dans le cycle de la vie, mon amour grandit pour mes enfants, ma femme et les gens qui m’entourent. Même les gens que j’aime un peu moins, j’arrive à les aimer un peu plus.
 
 
 
 
Comme dirait les Cowboys Fringants;
« On dira que le bon temps passe finalement, comme une étoile filante »

 



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25-fév-2010 - Je ne suis pas très accommodant ! Et vous ?

 

 
Voilà,  je viens soulever un sujet qui me fera naviguer dans les eaux troubles. Même ma mère m’a conseillé de faire attention à ce que j’allais écrire. Évidemment c’est dans la nature maternelle que de protéger son héritier . Mais c’est aussi qu’il y a un malaise que j’ai du mal à comprendre. Premièrement, c’est quoi un accommodement raisonnable ? Dans un langage populaire, c’est un accommodement au sens juridique qui proscrit la discrimination dans une cause d’égalité ou de préjugés. Je vous donne un exemple; Au palais de justice, les animaux sont interdits, on refuse l’accès à un aveugle parce qu’il a un chien, cette personne est victime de discrimination et l’État se doit d’être accommodant. Vous êtes un homme et vous travaillez à la S.A.A.Q, une cliente musulmane réclame d’être répondu par une femme, non pas parce que vous êtes impoli ou vous sentez le jambon, NON ! Parce que vous êtes un homme.
Selon vous, la cliente est elle victime de discrimination ?
 
Je me suis toujours demandé ce qu’il y avait de mal à ce qu’une nation tente de préserver ses lois et sa culture, se préserver comme tant de civilisations l’ont fait à travers les siècles. Se préserver jalousement mais surement. Je me suis aussi demandé si réellement nous restreignions la progression des immigrants dans leur culture d’origine ? Peut-être avons-nous un régime plus autoritaire que nous le croyons, où les biens religieux sont saisis à même leur domicile pour leur être confisqués par l’État ?
Non je ne crois pas !
Les religions sont multiples au Québec, partout je voie des mosquées, des églises de toutes sortes, des synagogues et autres lieux de prières. Pourquoi sont-elles multiples ? Parce que c’est admirable de partager nos cultures et que l’ensemble du Québec est ouvert à la diversité religieuse.
Par contre, je crois qu’à long terme, il y a un danger à l’intégrisme religieux dans les sphères publique et institutionnelle. Je crois que malheureusement, la religion ou certaines religions ne font pas appel au jugement de l’homme en tant qu’individu, mais bien a une pensée unique. Personnellement je ne voudrais pas voir un parti politique à caractère religieux siégeant à l’Assemblée National. Si le Québec est ce qu’il est aujourd’hui, favorable à l’immigration, c’est que nous avons prôné l’égalité entre les femmes et les hommes, la justice et la démocratie. Nous sommes fiers d’avoir suffisamment évolué pour ne pas lapider les jeunes femmes dans la rue, nous sommes fiers d’avoir compris et même reconnu l’homosexualité comme une orientation affective et sexuelle normal. Imaginez Tout le monde en parle sans Mr Turcotte ? Ok ! Évidemment notre grande province n’est pas parfaite. À titre d’exemple ; si vous travaillez à la S.A.A.Q et que vous êtes un homme, vous devrez quitter votre poste de travail si une femme musulmane vous le demande.
 
Oui, nous les québécois de toutes origines, nous sommes accommodant, pour les vrais raisons, les raisons qui discrimine une personne quelque soit sont origine, sa langue, sa culture, son handicap, mais il faut dire les choses comme elles sont, la liberté des uns s’arrête là où la liberté des autres commence….
 
 
 
 
 

Mon dernier coup de coeur



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17-fév-2010 - (Troisième parties la fin) La maison d’hébergement Carlson

 

Le bruit des pas de la silhouette s’éloigna en direction du hall d’entré, la porte s’ouvrit puis l’homme sortit sur un léger claquement de porte. Le vide et le silence qui régnaient dans la maison amplifiaient le bourdonnement à ses oreilles. Karina se mit à parler toute seule, comme si quelqu’un était là pour l’écouter…
 
Karina
            Merde ! Merde ! Merde ! s’écria-t-elle fortement.
            Ça ne peut-être que Kevin. C’est sûr, c’est lui !
Mais pourquoi Jonathan l’aurait-il appelé ? Je ne comprends plus rien!
Elle se mit à fabuler, pleurer pour finir par s’énerver
Merde ! merde, MERDE !!!
 
Sa tension augmenta radicalement. Pleurant à chaude larme, son corps toujours dénudé, elle tenta de libérer ses mains des cordes, écorchant la peau de ses poignets au passage. Elle se mit à se débattre comme un animal enragé qu’on aurait enfermé en cage, hurlant de détresse et articulant sont corps jusqu’aux limites du possible.
 
Aidez-moi !  S.V.P, AIDEZ-MOI !   Criait-elle.
 
 La chaise sautillait et tanguait de tout les côtés, jusqu’à ce qu’elle bascule sur le plancher. La tête de Karina frappa le sol et elle réussit à libérer une main de la chaise. Elle resta immobile sur le plancher et une émotion semblable à de l’enthousiasme l’envahit. Elle peinait à croire qu’un lien venait de rompre libérant ainsi sa main. Elle se mit à genoux et rapidement, d’un geste affolé et malhabile, elle commença à détacher son autre main.
 
 
 
Un chuchotement interrompit le cillement dans ses oreilles.
            Tu croyais que j’étais sorti ? Lui dit-il tout doucement !
L’homme répéta plus agressivement
Tu croyais que j’étais sorti ?
Répond moi espèce de lâche! criait-il…
Karina tenta une manœuvre afin de frapper son agresseur de ses deux pieds mais il l’empoigna par le cou, la souleva et la repositionna sur la chaise pour l’attacher de nouveau.
Un frisson soudain traversa le corps de Karina, elle venait de voir le visage de son agresseur. L’homme tourna la chaise brusquement pour qu’elle ne puisse le regarder de nouveau. Par derrière, il banda ses yeux et posa ses mains sur ses seins en les manipulant maladroitement. L’homme laissait échapper des cris incohérents, à la fois de jouissance et de rage. L’exploration agressive de l’animal pris de l’expansion, Karina s’avait qu’elle devait rester sage et attendre que la tempête se calme. Après quelques minutes de perversions, il laissa glisser ses bras vers le haut du corps de Karina pour les retirer lentement. Le ventre de Karina s’agitait à la même cadence que son cœur. L’homme Inspira fortement, puis expirait, comme si un mal avait prit fin et retourna la chaise, Karina face à lui.
L’homme lui dit doucement
            Veux-tu que j’enlève le bandage sur tes yeux ?
Karina hocha la tête positivement, avec crainte.
L’homme retira son bandage et elle se mit à pleurer, découragée. Le silence de l’homme semblait patient et compréhensif. Il tira une chaise vers lui et s’assit devant elle.
Homme
Ok,       ok maintenant arrête, on a des choses à discuter avant qu’on te tue !
Karina était troublée et le flot de ses larmes s’amplifia comme une averse soudaine qui s’abat sur un village.
L’homme
            Le jugement est tombé…la sentence est entamée.
Karina
Pourquoi ? Pourquoi fais-tu cela ? Serge sera de retour bientôt ! Que vas-tu faire ?
Karina voulait semer le doute dans l’esprit de son agresseur, comme un mensonge qui pourrait devenir réel si on y croit vraiment.
L’homme se leva et prit la direction du hall d’entré, mais se tourna et ouvrit la porte du garde robe. Karina ferma les yeux, contractant son corps l’instant de quelques secondes, elle ouvrit les yeux, et vit l’homme s’approcher, poussant une chaise sur laquelle gisait Serge, inconscient et complètement dévisagé de sang et de blessures.
Karina se mit à hurler
            Non ! NON ! NOOOOOOOOOON ! Non pas ça ! Non ! Pourquoi, POURQUOI LUI ………………..?
Il ouvrit la porte donnant sur le sous-sol et poussa la chaise de Serge avec force dans les escaliers. Refermant la porte derrière lui il s’avança vers Karina. Elle s’arrêta net, cessant presque de respirer, comme si le pire venait de se produire.
Karina
            C’est donc ça, Jonathan a appelé à la maison, tu t’es fait passer pour Serge et t’es venu me chercher sur le bord de la route ?
 
L’homme, choqué, cria à Karina,
            Vous n’aviez pas le droit de détruire une vie. Toi et les autres salopes qui ont manipulées et pervertie ma fille.
            Vous avez en vous ce mal, le pouvoir de dissuasion, cette beauté qui domine l’homme et la femme en elle-même. Vous avez cette haine contre les hommes, cette fascination à séduire pour mieux détruire tel un vieux stratège hypocrite, comme t’as fait à Serge et comme Martine à fait à son mari, elle qui  s'est enfui pour terminer sa fuite à ta putain de maison d’hébergement.
 C’est la vie de ma fille que vous avez détruit. Jamie n’était qu’une jeune adolescente qui se cherchait. Vous avez usés de votre charme et votre beauté pour la pervertir et ensuite la détruire, comme vous avez fait tout le reste de votre vie. Maintenant, Serge est en sécurité tout comme le mari de Martine et les autres qui ont assassinées Jamie.
 
Faisant les cents pas, l’homme se calma quelque peu avant de poursuivre…
 
            Jamie s’était confessé à mon fils  avant de se suicider parce que le mal la rongeait depuis si longtemps. Vous l’aviez laissé seule dans une illusion, seule dans le péché de l’homosexualité.
Karina
            Mais vous êtes complètement cinglé, Jamie est décédé à la suite d’une grippe!
De plus, nous n’étions que des enfants !
L’homme se mit à rigoler et soudain on frappa à la porte,
Karina se mit à hurler.
À l’aide, à l’aide je vous en prie, aidez -moi !
L’homme prit un bibelot sur le comptoir et la frappa à la tête.
 
Pensée Pat
Crime! J’espère qu’on ne fera pas de transposition, parfois ma mère me dit qu’elle me voit dans mes textes de chansons. J’espère juste que ma présidente du Comité de la Condition Féminine (CCF) ne pensera pas qu’elle est tombée sur un désaxé.
Oui c’est vrai, j’aime les femmes, oui je les aime,  parce qu’elles sont essentiel à la vie et que tout le monde mérite d’avoir une mère, une femme et une fille.
Une mère, c’est vrai qu’il y a des enfants sans mère ? Bon me voilà, le  débat de l’adoption d’enfants par les conjoints de même sexe… Enfin, la question fondamental serait; est-ce correcte d’avoir deux pères comme parent ? Et si la réponse était non? Alors serait-ce correcte de laisser des enfants sans parents et vivre dans la misère, admettons ? Pourquoi je pense à ça tout à coup ? C’est comme le beurre avant le beurre d’arachide sur les rôties, j’y pense tout le temps…Suis-je le seul à faire ça ?
 
 
Karina senti de l’eau couler sur ses joues, quelqu’un  essuyait son front tout  doucement, comme une mère qui nettoie les plaies de son enfant. Elle pouvait bouger ses bras et sa vision revenait peu à peu. Une silhouette embrouillée devant elle lui parlait avec réconfort. Une brûlure la saisissait subitement à l’abdomen, mais elle continua à profiter de cette silhouette. Elle comprit qu’un homme la réconfortait, que tout était bel et bien terminé. Ce n’était pas le père de Jamie, mais bien une voix qu’elle savait être rassurante. Soudain le visage se dessinait devant elle. C’était Kevin, à genoux essuyant son visage d’une main.
 
 
Karina
            J’ai mal ! Lui dit-elle avec difficulté. Elle toucha sa brûlure à l’abdomen et s’aperçu qu’avec sa main, Kevin appuyait une pression sur la blessure.
Le temps qu’elle exprime sa douleur un liquide surgissait de sa bouche, Kevin essuya doucement le sang en lui répétant que tout était terminé.
 
 
Karina -
C’était le père de Jamie! Sa fille,….. nous avions échangé un baisé… Je me souviens d’elle, elle….  m’avait démontré de l’amour, elle était attachée à moi ! Je n’ai rien compris à ce moment là… ce baiser n’était pour moi… une simple folie de jeunesse. 
Karina -         
Qu’est-il arrivé à son père? Où est-il ?
 
Elle senti une forte pression qui augmenta l’intensité de la brûlure, elle regarda la blessure et aperçut la main de Kevin qui enfonçait et tournait un couteau profondément dans son abdomen
 
Kevin -
            Il est en bas, il s’occupe de Serge…..
 
FIN…............
 
 
 
Je vous laisse avec mon dernier coup de coeur.



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10-fév-2010 - - Deuxième partie - la maison d'hébergement Carlson (Petite histoire érotique)

 

( La suite)  La maison d’hébergement Carlson
 
Karina –
Que voulez-vous dire ?
Elle aurait chanté une chanson des Beatles avant de rendre l’âme ? 
C’est ridicule ! s’écria-t-elle subitement.
 
Personne ne pourrait vivre une agression de ce genre pour ensuite rendre l’âme joyeusement. 
C’est ridicule….
Policier –
            Madame Carlson, nous comprenons votre douleur et soyez assuré que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire avancer l’enquête.
 
Les policiers quittèrent la pièce et Karina prit sa tête à deux mains et balançât le haut de son corps d’avant en arrière.
 
Secrétaire –
            Madame Carlson ? Puis-je faire quelque chose ?
Silence…
Secrétaire –
            Votre mari voudrait que vous le rappeliez. 
 
Karina leva sa main pour esquiver toute communication. La secrétaire demeura immobile devant sa patronne et avança son bras vers son épaule pour la réconforter. Karina se leva rapidement, refusant toute forme de pitié et prit le chemin de la sortie. Elle passa devant son véhicule et continua sa marche en direction de son domicile, longeant la route qui borde le Richelieu, question de faire le vide avant de rentrer. 
Karina avait exclu l’hypothèse que Kevin soit l’agresseur. Toute cette histoire fanatique et sans lien cohérent ne pouvait être que le fruit de son imagination, mais elle était plongée dans un monde qui dépassait sa propre réalité des choses. Plusieurs chansons des Beatles revenaient à son esprit jouant tour à tour comme dans un jukebox.
Une voiture s’immobilisa à son côté.
 
Jonathan –
            Salut Karina ! S’écria le jeune au volant de sa Mustang. 
 
Jonathan avait travaillé le temps d’un printemps à l’élaboration d’un jardin dans la cours arrière de la maison Carlson. Elle se retourna lentement vers le bolide et regarda le jeune d’un air égaré. Le jeune garçon se mit à lui parler. Les paroles étaient silencieuses et la silhouette gesticulait.
 A day in life des Beatles jouait à la radio. Seule cette chanson captivait son attention.
 
Jonathan –
            Karina ! Ça va ? 
Silence…
Jonathan –
            Madame Carlson ? Répondez-moi !
Le bolide qui suivait lentement Karina tourna à l’intersection la laissant seule sur le chemin. 
 
Elle accéléra le pas comme si quelqu’un la poursuivant, comme si elle venait de découvrir qu’un intrus bernait la perception qu’elle avait de la réalité : une sorte de psychose qui l’aurait foudroyé suite au décès de la jeune femme. Elle savait qu’elle entendait toutes ces chansons mais étaient-elles bien réelles ?
Des voix lui revenaient soudainement en tête :
« On a un cas lourd »…« Désolé du retard Madame »…« Est-ce que le plombier s’est présenté ? »…« Elle a été sauvagement violentée »…
Elle s’est mise à courir désespérément. Son cœur cognant dans sa poitrine, ses jambes se mirent à trembler au rythme de l’intensité de la course. Elle couru pendant plusieurs secondes et s’écroula violemment sur le sol. Sa tête heurta le ciment en bondissant sur ce dernier jusqu’à ce que son corps s’immobilise
C’est un bourdonnement continu dans ses oreilles qui l’éveilla. Sa vision était trouble, elle avait conscience de ne plus se trouver au même endroit mais le temps et l’espace lui semblaient inconnus. Une amnésie partielle comme une altération de la réalité semblait encore prédominer sur l’usage cognitive de sa pensé. Couchée sur le ventre, elle se tourna la tête avec difficulté, sa vision brouillée s’égarait dans un vide infini, comme un plongeur au plus profond de la mer observant la surface de l’eau.
Elle tenta de replacer les cheveux qui tombaient sur sa figure mais ses bras ne répondaient pas. Elle fit un effort supplémentaire pour approcher sa main de sa figure mais sans succès. Sa vision revenait lentement, à peine pouvait-elle voir les couleurs reprendre quelques formes significatives.
Un doigt touchât son front et dégagea les cheveux nuisibles à sa vision déjà hypothéqué. Un gémissement à peine perceptible sorti de sa bouche et plus rien… seul le bruit des pas qui s’éloignaient on alors rompu le silence. Elle lança de nouveaux des cris, des cris qui ne pouvaient être entendu à plus de quelques mètres de sa bouche.
Soudain ! Un bruit provenant d’un étage inférieur interrompait son gémissement. Un amalgame d’informations commençaient à s’accumuler ;
Karina pensée-
            Ok, je suis couché dans mon lit, l’odeur de serge est imbibée dans les draps. Quelqu’un est en bas ! La lumière de ma fenêtre semble indiquer que le soleil s’apprête à se coucher.
Elle senti déjà un apaisement.
Karina pensée-
Par où dois-je commencer avec Serge ? Devrais-je tout lui avouer ou laisser le temps filer ?
Karina réussi à se tourner sur le dos et se mis en position assis, les mains sur le lit et la tête quelque peu penché vers ses jambes. Sa vision toujours embrouillée, elle voyait à peine le bout du lit. Elle se leva la tête et jeta un coup d’œil vers la porte entre ouverte de la chambre……………………
 
Pensée Pat -
Merde sa sonne à porte!
Désolé je viens de vous quitter quelques minutes, je viens de recevoir mes nouveaux électro-ménagés, un réfrigérateur et un poêle. Quelque chose a attiré mon attention au sujet des employés (livreurs); la première communication que j’ai eu avec le gars, qui semblait-être le chef des deux, a été plutôt difficile. Je ne sais pas, j’ai eu peine à comprendre ce qu’il me disait.
Un Russe, je suis sûr que se sont des Russes ? Pensais-je.
J’ai interrompu le chef pour lui demander sa nationalité.
- Moldave !!!!   ??? Me répondit l’employé de soutient. Finalement, je n’étais plus certain qui était qui, entre le chef et l’exécutant!
La Moldavie ?
Je savais que ce pays était juste à côté de la Roumanie et quelque part près de l’Ukraine? Bon, c’est trop compliqué la Moldavie et toute ces pays qui fini en i. De toute façon, j’ai toujours trouvé l’histoire des pays d’Europe central et oriental trop compliqué.
 
Revenons à Karina…
Un ombrage obstruait l’entré de la chambre, comme si une personne, bras croisé, se tenait debout épaule sur la bordure de la porte. Karina continuait à observer en cette direction, l’air un peu égaré, bougeant sa tête comme le ferait un aveugle intrigué par un silence inhabituel.
Homme -
Ca va ? D’une voix paisible et calme.
Le cœur de Karina s’accélérait quelque peu. Elle ne pu reconnaître la voie qui l’interpellait. Elle se mit à pleurer en hochant la tête, essuyant les larmes qui sans cesse, coulaient sur ses joues pour finir leur course sur ses cuisses dénudées. C’est à se moment qu’elle constatât les blessures sur son corps bel bien dénudé jusqu’au bout de ses orteils. Les blessures n’étaient pas pansées, sont corps était sale et galeux par endroits. Des douleurs atroces commençaient à l’agresser. Une coulisse de sang qui descendit de son front la força à fermer un œil. Elle se mit brutalement à interrompre le calme qui l’avait habité l’instant de quelques réflexions. Elle se jeta hors du lit pour ramper vers la porte. Mais au moment où une main l’empoigna par la figure et tira sa tête vers l’arrière, un genou administrait une forte pression sur le bas de son dos, courbant sa silhouette si brusquement, qu’elle senti ses os se détacher de sa peau.
 
Homme -
 Du calme! Du calme ! La rassurant de manière sarcastique.
La main de l’homme couvrait sa bouche et son nez, laissant difficilement l’air entré et sortir des ses poumons.
Homme-
Où penses-tu aller comme ça ? Lui dit l’homme tout en rigolant.
Il interrompit brusquement la prise avec laquelle il l’avait empoigné, le corps et la tête de Karina frappa le plancher brusquement et la replongea dans une forte baisse d’énergie.
Il saisit ses cheveux, la fit pivoter sur le dos comme une catin et la traina jusqu’au rez-de-chaussée. En l’espace de quelques seconde Karina était assise les mains attachées aux barreaux de la chaise avec de la corde.
L’homme-
Très sympathique ton ami Jonathan !
Il m’a appelé pour me dire qu’il t’avait rencontré sur la route, que tu semblais mal en point.
Pourquoi es-tu mal en point ?
Qu’est-ce que t’as encore ?
Karina n’avait pas assez de force pour laisser échapper une émotion ou même une larme. À peine pouvait-elle comprendre de quoi il était question. Elle n’arrivait toujours pas à distinguer la voix. Il y avait encore ce bourdonnement qui rugissait dans ses tympans, comme un sévère acouphène qui perdurait. Elle leva la tête pour regarder en direction de son agresseur, mais la silhouette resta encore trop floue pour évaluer sa taille et sa corpulence.
 
À la semaine prochaine et  laissé moi votre commentaire ! Je vous laisse sur un petit montage d'une chanson qui sera sur notre prochain album. Attention ! Les arrangements musicaux ne sont pas encore travaillés. Je vous laisse les paroles sous le vidéo Youtube.
 
 
 
À Montréal il neige ce soir
Les hommes sont dur et sauvages
Seul loin de ma cité et mes étoiles,
Un air de glace fredonnait
 
Cette cité sous le couvert boréal
J’ai mentis je l’aimais
Par un matin glacial j’étais parti
Mon cœur déchiré et même enjoué
J’ai couché dans les bars
J’ai chanté, j’ai dansé
Mais l’ivresse prend fin,
Je reviens dans ma cité
Réchauffer mes vieux souvenirs gelés.
 Je prends la route du nord
 Pour changer de fort
Je reviens conquérir mes étoiles
Sous le couvert boréal
 Loin de la grande métropole
Dans l’air glacial
Je laisse ma haine de coté
Pour vivre ce que j’ai dans le corps 
Je débarque de l’autobus, le visage gelé
Et le bruit du froid sous mes pieds
Je me laisse tomber juste comme ca
Devant l’immensité
Quelques lumières sur la patinoire
Comme une étoile qui me hante tant que c’est beau
 
J’ai pleuré même dans le froid
Le regret cérébrale ce mal
Comme le Christ sur la croix


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3-fév-2010 - - Première partie - La maison d'hébergement Carlson (Petite histoire érotique)

 

 
La Semaine dernière, je lisais avec minutie le livre de Jacques Parizeau ‘’ La souveraineté du Québec’’, Les éditions Michel Brûlé, 2009. Un cadeau que j’avais donné à mon père. Vous savez, le genre de cadeau qu’on se donne indirectement !!! Durant mes lectures, il m’arrive parfois de faire des recherches sur internet, de prendre une pause, ou encore, comme ce fut le cas durant cette lecture, de m’égarer subtilement dans mes pensées. Ma lecture entre en mode automatique, oui, je me suis mis à me questionner, les yeux un peu brouillés et l’air abruti ;
Pensée - Es- je déjà lu un roman érotique ?
Je comprends encore mal comment et pourquoi, je m’étais mis à penser à ça ? Je ne crois pas qu’il y a un rapport direct entre Jacques Parizeau et l’érotisme ! Peut-être ma sexualité devient-elle souveraine ? Libre de son destin ? Non, je ne crois pas !!!  Mais quoi qu’il en soit, les questions se sont mises à s’enchaîner;
Pensée -Mais comment un roman érotique commence ? Il était une fois…..??? Par un jeudi matin….. ? Elle entra dans la chambre nue….? En petite tenu ?
Je ne suis pas certain du tout. Ma tête se releva tranquillement en oubliant que j’avais un livre sous la main.
Pensée - Je pense que j’aurais aimé être écrivain ?
Karina Carlson, peut-être est-ce un nom adéquat pour un roman érotique ? Une femme d’un père anglais parlant le français avec un petit accent britannique, pourquoi pas ? En plus, si on dit son nom de famille en français tout en omettant le « R », ça donne caleçon……Super ???? Pourquoi je ne fais pas un essaie, écrire un passage érotique, juste pour le plaisir.
 En un instant, le livre était déposé sur le canapé, une main pour ouvrir l’ordinateur et l’autre m’aidant à déguster un rhum 8 ans d’âge. Des questions m’envahissaient dont une qui me semblait inappropriée dans les circonstances;
Pensée – Comme moi, est-ce que tout le monde met du beurre sur leurs rôties avant le beurre d’arachides ?                 
Et je me suis mis à écrire juste comme ça………
 
C’est un jeudi matin 16 juin 2010, dans le petit village de Saint-Antoine sur le Richelieu, (Québec) juste à coté du Canada. Le temps est calme et la rivière semble en symbiose avec les villages qui la bordent. Ce village, Karina Carlson le connait bien. Elle et ses parents y étaient installés depuis sa naissance en 1969. Sont père, menuisier d’origine britannique, travaillait pour un riche exportateur de bois d’œuvre venu du Texas. Sa mère polonaise, occupait le foyer familial. Karina a vécu ses premières amitiés et tentatives sexuelles sur les rives du Richelieu. À 13 ans, elle et sont amie Jamie (la vilaine du village), ont pour la première fois sortie leur langue durant un long baisé. Disons-le, un baisé d’apprentissage.  
Pensée - Merde ! Dans mon histoire, doit-elle être marié, célibataire ou homosexuelle ? Je n’avais pas pensée à ça !
Je savais qu’elle devait-être à l’aise financièrement mais c’est tout !
Pensée - Ok ! C’est sûr qu’elle devra être mariée. Je dois tracer un portrait de son mari quelque part dans l’histoire.
Mais ce baisé ne fut qu’une expérience malheureuse, Jamie décéda un mois plus tard, frappée par une sévère grippe. Karina fut bouleversée pendant plusieurs années, voir même obsédée par la peur d’embrasser. Non pas qu’elle était amoureuse de Jamie, mais l’acte était devenu un symbole malheureux.
 
Une paix instable l’a habité durant sa période d’études secondaires et universitaires, repoussant du revers de la main, les amoureux-agresseurs.  Mais 1995 fut une année de grands changements. C’était l’année où le OUI l’emporta sur le NON, où la province devenait un pays, enfin libre de sa destiné et de sa préservation linguistique. Aussi, dans le cabinet des juristes Parizeau & Cie, Karina occupe sont premier travail : directrice aux comptes à recevoir. Le ciel gris qui couvrait l’âme de Karina commence peu à peu à se dissiper. Le grand patron du bureau d’avocats, Serge Parizeau, était un homme célibataire sans reproches, paré d’une élégance sans égale et d’une carrière d’avocats déjà bien entamée. Originaire de Chicoutimi, son grand-père était un populiste qui avait fortement contribué aux succès de la Pulperie de Chicoutimi jusqu’en 1930, date de la fermeture de l’entreprise. Par la suite, il fit fortune dans l’élevage du porc avec son fils, le père de Serge. À chaque matin, Serge apportait le café à Karina et il la protégea somme toute assez bien des agresseurs potentiels du cabinet. Karina avait un charisme, une humeur sage et réconfortante.  Parfois le matin, Serge lui racontait des anecdotes de son temps passé à Harvard ou blaguait sur un rien pour la faire rire, ou encore, il lui apportait de petites gâteries pour la faire rougir. Karina appréciait le temps passé avec lui et savourait cette attirance qu’elle n’avait jamais ressentie.
 
16 juin 2010
C’est dans une maison luxueuse de Saint-Antoine sur le Richelieu que Karina et Serge s’étaient installés l’année même de leur mariage. À cette époque, le Québec s’imposait déjà économiquement et culturellement dans les grands marchés, tout comme Karina et Serge qui eux aussi contribuaient à l’essor de la ville de Saint-Antoine. Si bien que tout le monde connaissait la famille Parizeau et les Parizeau connaissaient tout le monde. Karina avait quitté le travail après la naissance de leur fils Madrid, aujourd’hui étudiant dans une école à huis clos de London en Ontario. Un programme intensif de football et d’études secondaires enrichi. Karina était une femme heureuse tout comme son mari Serge mais elle avait cette ambition de se battre contre l’injustice et une cause la transportait en particulier. Karina avait créé un organisme pour femmes violentées : la maison d’hébergement Carlson. Karina avait cette facilité à développer l’affirmation et l’estime des femmes qui tentaient de rompre avec la violence. Évidemment Serge Parizeau était le seul mécène déboursant les frais encourus par cet organisme. Un domaine avec 23 chambres à coucher, médicaments, infirmières, unité de médecine, policier interne à temps plein, bibliothèque, cuisinier et j’en passe……
Pensée- Crime je devrais aller pratiquer Black Bird sur ma guitare, il me semble que je perds mon temps avec cette histoire là ?
 J’ai pris ma Hofner 1964, cadeau de ma belle-maman puis j’exécute le doigté de Black Bird en fredonnant « Black Bird singing in the dead of night…. take is broken wings and learn to fl……’’ Et voilà que mon égarement recommence, un genre d’amnésie cérébrale où ma motricité se perd, dictée par un « déjà vu » et tout ça pendant que mes pensées prennent le bord. Mon doigté passant au mode automatique, je me suis mis à me questionner, les yeux un peu brouillés et l’air abruti;
Pensée - Oui! Je me souviens avoir lu une histoire érotique, cette fois où j’avais trouvé des magazines de femmes nues dans une boîte de carton sur le coin des rues St-Foy et St-Hélène, oui  oui! Dans les poubelles de cette immense bâtisse à logements une boîte déjà à moitié ouverte avant que je passe par là. L’école terminé, je coupais court derrière cet immeuble pour me rendre dans une maison abandonnée non loin de là. C’est vrai, maintenant je m’en souviens comme si c’était hier, les magazines étaient en parfaite condition. Je me souviens même y avoir lu quelques histoires. 
Non, non : encore trop jeune pour expérimenter l’art visuel et la motricité harmonisé, oubliez ça !!!
Pensée - Crime où j’étais rendu dans mon histoire…???
C’est à se moment là que ma guitare reprit sa pose habituel, c'est-à-dire couchée sur le canapé à côté de Jacques et ‘’La Souveraineté du Québec’’.
 
Les femmes venaient de partout au Québec pour y être hébergées. De plus, jamais une femme n’avait été refusée ou redirigée dans un autre centre. On pouvait même au besoin ajouter des chambres en tout temps. Les permis de la municipalité étaient fins prêts et accordés à des travaux ultérieurs. Évidemment le cabinet Parizeau & Cie était devenu le plus prestigieux des cabinets d’avocats du Québec, toutes régions confondus. Les ressources monétaires étaient inépuisables pour guérir et enrayer le mal des femmes. Ce matin, Karina se leva pour débuter une journée qui s’avérait bien chargé. Les chambres de la maison d’hébergement étaient opérationnelles à 95 % donc beaucoup de travail l’attendait. Arrivé dans la cuisine, une note sur l’îlot disait :
« Bon Matin chérie. Pourrais-tu revenir manger à la maison aujourd’hui ? Un plombier doit venir à 12h pour réparer le robinet de la cuisine. Appelle-moi au bureau, je t’aime Serge. ‘’
Elle décida de partir plus tôt de la maison pour se rendre à la maison d’hébergement.  À peine stationné….
Secrétaire - Mme Carlson !!! S’écria la secrétaire de la maison d’hébergement. Venez ! On a  eu un cas lourd !!!
 
Arrivé sur place, on lui expliqua que la jeune femme était arrivée durant la nuit avec des blessures majeurs; traumatisme thoracique (avec arme blanche)et traumatisme crânien.
Karina - Où est-elle ?
Infirmière - Aux soins intensifs.
 
 Les soins intensifs étaient au plancher inférieur, une grande salle aménagée avec la collaboration du ministère de la santé et des services sociaux.  La jeune femme était arrivée, perdant subitement conscience, avec dans ses bras sa petite de 7 mois.
Les maisons d’hébergements se doivent d’être d’une extrême prudence concernant l’implication de la police dans les dossiers de violences conjugales. Ils ne peuvent aviser la police que lorsque qu’une vie est en danger ou lorsque la victime en question est prêt-à-porter plainte. Disons-le, leurs rôles est assez délicat dans ce genre de circonstances. Fondamentalement, l’ordre des choses est simple et Karina a toujours donné cette orientation à la maison d’hébergement, c'est-à-dire sauver et aider le plus de femmes possible dans le respect d’une confiance mutuelle. Mais aussi et surtout, garder la maison Carlson à l’abri des hommes violents. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’un bureau de Police siège dans l’édifice.
11h45 : Karina songe à ne pas se présenter pour ouvrir au plombier. Elle sait combien la question ne se pose pas : le plombier ou la jeune femme ? Mais les idées se confrontent, elle sait très bien que même si elle reste à la maison d’hébergement, la jeune femme n’ira pas mieux et que de toute façon elle devra manger tôt ou tard. Midi tapant, elle arrive à son domicile et se mijote un petit plat vite fait. Elle s’était promis d’annuler le rendez-vous si le plombier ne se présentait pas avant 12h15.
Je ne devrais même pas ouvrir la porte !!! Se dit Karina, par peur que les travaux soit trop long.
Par contre, Serge lui avait dit qu’il s’agissait d’un bris mineur, quelque chose comme un caoutchouc usé ou une peccadille du genre. 12h25 elle termine son plat et prend ses choses. En se levant d’un pas rapide et décidé, elle ouvre la porte et se retrouve face à face avec le plombier.
« Désolé madame pour le retard ! » lui dit le plombier d’un air un peu arrogant.
Karina demeura figée devant lui et quelque seconde s’écoulèrent avant qu’elle ne puisse lui réponde :
« Oui !.......Mais oui entrez !»
Il se dirigea tout droit au robinet passant devant Karina, comme s’il était chez lui.
« Vous pensez en avoir pour combien de temps avec ce joint d’échanchéité ? » le questionna Karina
Le plombier se mit à rigoler :
« Non non ! Je dois changer le robinet au complet mais ça ne devrait pas prendre plus d’une heure.
Il se mit alors au travail.
L’image du face à face revint tout à coup à sa mémoire : ses yeux bleus et son torse dénudé commençait déjà à lui faire oublier les malheurs qui l’attendaient à la maison d’hébergement.
Quelle âge avez-vous ? lui demanda Karina
Toujours à genoux la tête sous l’évier :
« j’ai 35ans madame »
« Vous n’avez que 5 ans de moins que moi, pourquoi m’appelez-vous madame ? » répondit Karina sur un ton légèrement offusqué.
 Il arrêta sont travail, une main sur le genou il se leva tranquillement, tout en se tournant et remontant quelque peu son pantalon serré. Il la regarda de la tête au pieds dans un mouvement calme et insolent.
Plombier - Je vous appelle « madame » parce que tu m’as vouvoyé!
Karina - Mais tu m’as appelé Madame quand tu m’as vu à la porte avant que je ne t’adresse la parole
Plombier – Oui! Parce que je savais que t’allais me vouvoyer!
Karina - Et pourquoi cela ?
Plombier - Parce que les femmes comme toi qui ont beaucoup d’argent me vouvoient! Karine - Mais n’est-ce pas une marque de respect ?
Plombier - Oui certes! C’est très respectueux de prendre toutes ses distances avec les gens du petit peuple.
Karina - C’est ce que tu penses de moi ?
Plombier - C’est ce que je crois!
Karina – Si telle est ton opinion de moi, continu ton travail puisque je ne te paie pas pour discuter !
Karina s’aperçut qu’elle n’avait pas encore fermé la porte de la maison et d’une enjambée, elle claqua la porte si fort que le plombier sursauta en se cognant la tête sur l’évier.
Après quelques secondes de silence, Karina prix son congé du plombier
Karina - C’est quoi votre nom ?
Plombier - C’est Kevin …….Et vous MADAME ?
Karina poussa un petit éclat de rire et s’excusa de nouveau.
Karina - C’est Karina juste pour TOI !
Karina - Je dois t’avouer que ma journée n’a pas été de tout repos !
Plombier - c’est correcte, y a pas de mal !
Plus le temps passait et moins le temps pressait, une sorte de confort s’était installé chez Karina. Un état d’esprit utilitariste où le bien-être agit de manière à égarer les inquiétudes. Karina se mit à observer Kevin : un coffre rouge, de la corde, de grosses clés anglaises, les plus grosses servant à ouvrir probablement une borne-fontaine. Ses outils semblaient gros mais il avait la robustesse nécessaire à leur manipulation. Il savait où ses outils étaient situés sur sa ceinture, il prenait un tournevis sur sa hanche et quelques secondes plus tard, sans regarder il le replaçait à l’endroit d’origine.
Kevin – Karina ! Je dois aller à la quincaillerie, je serai de retour dans 5 min.
Karina – Ok !
Aussitôt la porte close, elle monta les marches deux à la fois pour se rendre à la salle de bain connexe à sa chambre. Elle prit une serviette, cuisses écartées et descendit sa petite culotte aux genoux pour la glisser entre ses jambes, frottant rapidement de haut en bas et en mouvements circulaires par alternance, mais de moins en moins vite et de plus en plus doucement. La sueur sur son chandail et les yeux fermés elle vacillait, bassin vers l’arrière et vers l’avant, contractant ses fesses et les muscles de ses cuisses. Karina s’est mise à penser à la jeune femme au son intensif, à son mari et toutes les années heureuses et dévouées qu’elle avait eu. Mais elle prit la trousse de maquillage et utilisa ses plus belles pièces pour se refaire une beauté. Elle enleva son soutient gorge et remplaça son pantalon par une petite jupe.
Karina – Qu’est-ce que je fais là, suis-je devenu folle ? Merde !
Elle redescendit les escaliers, d’un pas ferme et le dos droit, convaincu que ce petit épisode n’était que le fruit de la fatigue. Elle entra dans la cuisine et aperçut le plombier sur le sol. Couché sur le dos, les bras tendus vers l’évier et sa chemise remontée jusqu’à ses pectoraux. Karina s’est mise à se gratter un peu nerveusement, levant la tête comme un chat, jonglant de plusieurs manières, ne sachant pas trop comment se placer ni où. Elle décida promptement d’aller porter un verre dans l’évier, s’excusa tout en se plaçant de manière à ce qu’il puisse regarder entre ses jambes. Kevin avait vu venir le jeu et il regarda le spectacle comme un feu d’artifice haut dans le ciel, mais ne broncha tout simplement pas. Son activité cardiaque pris quelque peu le dessus sur ses réflexes de plombier, travaillant sans trop savoir se qu’il faisait, espérant une autre manœuvre de Karina. La manœuvre se faisait attendre. Il décida de lui envoyer un message visuel.
Kevin - Merde de ceinture !
…et détacha sont pantalon pour le pousser vers le bas avec ses deux pouces, suffisamment bas pour qu’elle puisse voir ses hanches et suffisamment longtemps pour attiser le feu. Il remonta subtilement son pantalon et se mit à genoux pour continuer son travail. Fébrile elle recommença le stratagème du verre dans l’évier mais cette fois, Karina poussa avec ses jambes les flancs du plombier. Juste comme le pas de Karina s’éloignait, Kevin agrippa sa cuisses et de sa main la serra doucement. Karina ne bougea plus, se contentant de placer ses mains sur le comptoir et de déplacer quelque peu son autre jambe pour lui faciliter l’accès. Le plombier caressait doucement sa cuisse, comme un dompteur rassurant la bête avant de jouer avec elle.
Il se retourna lentement pour saisir ses deux cuisses, laissant glisser ses mains et frottant son visage contre ses jambes. Karina ferma ses yeux puis s’abandonna, son corps tremblait. Le plombier termina sa course sur sa bouche tout en caressant ses petits seins. Karina détachât la ceinture du plombier, laissant tomber les carcasses d’outils sur le sol et causant une cacophonie insoutenable, mais imperceptible à l’oreille du désir. Elle glissa sa main doucement sur son ventre et descendit plus bas, elle le saisit et l’empoigna, le pantalon au fesse. Kevin la retourna face contre le mur, découvrant les courbes les plus intimes de son anatomie, caressant son cou humide, saisissant ses seins pour les coller contre lui. Les gémissements étaient doux, les respirations s’accéléraient à mesure que le jeu avançait. Elle s’est mise à s’impatienter et vouloir imposer sa volonté et ses désirs, mais il l’agrippa tellement fort, qu’à travers leurs perversions, ils perdirent le contrôle. La lutte hiérarchique débutât, la théorie du pouvoir, du faible et du fort; morsures, fessés, coups de griffes et grognements furent au rendez-vous, jusqu’à se qu’il lui empoigne les cheveux et tirant sa tête vers l’arrière pour lui accorder enfin ce que son corps réclamait. Un fort calme apaisait maintenant les deux animaux, comme une lutte qui trouva la paix. Le dos bien courbé vers l’intérieur, Karina recommença à s’agiter un peu plus sauvagement à nouveau tout en poussant avec ses mains sur le comptoir…Jusqu’à ce que le téléphone sonne. Le mouvement de Kevin ralentissait, et Karina, après quelques secondes, posa sa main sur la cuisse du plombier.
Karina - Ok arrête !
Kevin continua mais ralentissait.
Karina - ARRÊTE! lui répéta sordidement Karina.
Karina redressa sa jupe et marcha vers le téléphone d’un pas pressé.
Karina - Oui !
Silence,
Karina - Oui le robinet est installé il part à l’instant,
Karina - Oui !
Karina - Chérie, Garde la ligne j’ai un autre appelle.
Karina - Oui allô
Silence
Karina - Je serai là dans 15 min.
Aussitôt elle revient à Serge.
Karina - Chérie,
Silence
Karina - Désolé c’étais la maison d’hébergement je dois y retourné maintenant.
Silence
Karina - Moi aussi je t’aime.
Elle s’appuya sur la table du téléphone et pris un moment de répit, de réflexions brèves.
Le plombier compris que le coup de foudre était terminé pour aujourd’hui, il remonta à son tour son pantalon et s’empressa de finir le travail.
Karina - Dépêche toi s.v.p! J’ai une petite urgence et mon mari sera ici dans quelques minutes
Kevin - 2 petites minutes et le tour est joué.
Kevin garda un air arrogant, sûr de lui, sans trop montrer l’attachement qu’il avait bâtit en quelques minutes avec Karina.
Kevin rangea ses outils et prit la direction de la porte en fredonnant un air des Beatles, Let it be plus exactement. Karina l’avait entendu siffler Black Bird pendant qu’il faisait les travaux, mais elle ne lui en avait pas fait la remarque.
Karina - Kevin !
Kevin - Oui !
Karina - Tu reviendras ?
Kevin - T’inquiète, lui répondit tout en lui fessant un clin d’œil.
 
Sans même attendre que son mari revienne du bureau, Karina s’empressa de se rendre à la maison d’hébergement. Aussitôt arrivé, elle entra dans le hall et on lui annonça que la jeune femme avait rendu l’âme.
Karina - S.V.P apportez-moi la fiche d’observation et le dossier médical.
Karina s’assoyait sur un canapé dans le hall, l’air démoli et fatigué, mais surtout, elle semblait perdue. C’était la première fois que la maison d’hébergement vivait la perte d’une patiente en ses lieux. Mais c’était aussi la première fois qu’elle avait rompu son sens moral du devoir et de fidélité.
 Les policiers arrivèrent pour donner quelques détails à Karina
Policier - Mme Carlson !
Silence
Policier  - Désolé de vous importuner Mme Carlson, mais on a retrouvé son adresse, son mari n’était pas sur place! C’est un couple de Saint-Antoine, et on ne suspecte pas son mari pour l’instant. On doit tout de même l’interroger cette après midi, il était a Québec pour affaire.
Elle leva la tête tout en les fixant comme un chien écoutant son maître après avoir été sermonner pour une faute.
Policier - Nous faisons des recherches, mais il n y a aucune trace de l’agresseur. On a découvert sur place une chaise avec des cordes enroulés sur les barreaux et du sang dans toute la pièce. Avant de mourir, elle nous a dit qu’elle s’était enfuie pendant que l’agresseur était sorti à l’extérieur. L’enquête ne sera pas de tout repos, on fera une autopsie et le coroner est déjà en route. Mais il est clair qu’elle a été violement agressée par le meurtrier.
Les larmes sur le visage et les bras croisés nerveusement,  Karina s’agita.
Karina - Mais vous n’avez pu avoir aucune information sur la physionomie de l’agresseur ?
Policier - On a eu de la difficulté a comprendre ce qu’elle disait, l’homme semblais être un … on ne sait trop ???? On a cru l’entendre fredonner un air des Beatles et rendre l’âme au même moment, c’est tout ce que l’on sait.
  
 
À la semaine prochaine... 


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28-jan-2010 - L'eugénisme

Une femme s'assoie à mes côtés dans la quarantaine avancé, hautain. Nous sommes à la pharmacie en attente d'une prescription, moi du Champix pour arrêter de fumer, elle probablement du prozac. Dans ce petit coin d'attente une dizaine de personnes l'air un peu patient, mais très peu, en générale des personnes âgées. Environ 5 min s'écoules depuis mon arrivé, deux ou trois personnes passent au comptoir prendre leurs prescriptions s'enfuient et d'autres s'ajoutent au groupe peu bavard.

Tout à coup Lucie est appelé au comptoir, cette femme assise à mes côtés, elle se lève aussitôt et traîne avec elle un panier chargé à rebord de produits, dont seul les gens fortunés auraient les moyens de dépenser en une seul visite à la pharmacie. Un coup d'oeil rapide dans son panier; automobile à collé probablement pour son fils, trousse de maquillages, papier à envelopper, magasine, casse tête, deux ou trois cd de musiques populaires, tablettes de chocolats et j'en passe, bon !

La jeune caissière un peu timide lui donne sa prescription et rassure la dame qu'elle n'a rien n’à débourser, ses assurances rembourse le tout. La dame lui demande subtilement si elle peu payer ses achats à ce même comptoir, mais tout en déposant les objets de son paniers sur le petit comptoir exclusif aux prescriptions. ''Non ! Malheureusement vous devez aller à l'avant '' lui répond gentiment la jeune demoiselle. La dame insiste en lui expliquant des arguments que j'ai de la difficulté à entendre, les personnes dans la pièce reste passif mais encore très peu patient. Finalement la caissière acquiesce à la demande et exécute la tâche. Le comptoir de prescription est effectivement pas conçu pour recevoir des achats de cette ampleur, la dame lui demande des sacs d'un plus grand format ''imaginez la réponse'' et les prescriptions s'accumuleent derrière la jeune caissière!!! Je dit caissière ? C'est beaucoup plus de facto une pharmacienne ou une assistante.

Environ 5 min s'écoules, certains produit n'ont pas le bon code, ou ils sont en spéciale et sont mal étiquetés. Finalement, '' 245 $ et quelques sous'' lui dit la jeune caissière. Après un moment d'hésitation, la cliente décide d'enlevé un produit déjà scanné, une genre de boite de bombons pour enfant, la jeune caissière appelle de l'aide d'un commis pour annuler le produit dans la caisse, et voilà que le chao se mêle de la parti, le commis ou le gérant arrive sur place un peu surpris, durant le temps où une  autre pharmacienne fait gentiment la morale à la jeune caissière, timide elle reste muette sur le fait que la cliente avait fortement insisté en déposant ses achats sur le comptoir. 10 min se sont écoulés et la cliente, finalement, s'enfuyait furibond avec un air enragé et frustré comme si le monde venaient d'assasiner sont confort que bien peu de gens on le loisir de se payer.

Connaissez-vous l'eugénisme ? Bon ! C'est certain que je préconise pas ce genre d'action, mais quand même, voici la définition;

L’eugénisme peut être désigné comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l’espèce humaine.

C'est sûr que plusieurs personnes dans ce monde auraient vraiment besoin d'une thérapie du (comment vivre) en société, pour que l'on s'assure qu'ils ne propagent ces gènes, si n'éfaste au bien être de la société et à l'entraide à la comunauté.....

Pat



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7-jan-2010 - Les coupes de bois au Québec

 

``J’ai roulé 400 milles sous un ciel fâché``. Voilà les premières paroles de Richard Desjardins dans sa chanson…Et j’ai couché dans mon char. Du point de vue d’un environnementaliste un peu forcené, il vous dirait que Richard Desjardins a rejeté plus de 220 Kg de dioxyde de carbone durant son voyage en Abitibi -Témiscamingue. Heureusement, il reste des phénomènes naturels pour contrer quelques émissions anthropiques ; c’est que les forêts s’en alimentent durant le processus de photosynthèse. Ce processus qui prend vos CO2 contre une bonne bouffée d’air frais (oxygène). Mais le problème présentement, c’est que les forêts du Québec diminuent, non pas parce que l’Ontario repousse ses frontières vers l’est, mais bien parce que les entreprises forestières coupent tout sur leur passage et qu’ils ont été un peu trop optimistes avec les calculs de la possibilité forestière. Ces pratiques menacent la biodiversité des forêts anciennes et leurs écosystèmes, détruisent les refuges d’oiseaux migrateurs, mettent en péril les communautés autochtones dont le mode de subsistance repose sur ces forêts, et j’en passe….
 
    L’Action Boréale de l’Abitibi - Témiscamingue  (ABAT)  et  l’Erreur boréale
 
Dans cet article, j’aimerais promouvoir l’organisation non gouvernementale à but non lucratif, l’Action boréale de l’Abitibi - Témiscamingue (ABAT). Simplement parce que leur cause en est la mienne et la vôtre. Leur objectif ? La protection de la forêt boréale. Mais de quelle façon ? Éduquer l’industrie forestière, reconsidérer les contrats d’approvisionnements et d’aménagements forestiers (CAAF), mais surtout, agrandir le réseau d’aires protégées. Les aires protégées sont des territoires choisis en vertu d’un certain nombre de critères préétablis, et sont par la suite, protégées par la loi contre les activités industrielles. Dites-vous bien que la seule et unique raison pour laquelle vous pouvez assister au tam-tam tout en profitant de la nature, c’est que le Mont-Royal est une aire protégée, et que la loi interdit aux prédateurs d’y pratiquer leurs activités de destructions massives. Évidemment, l’idée de protéger une parcelle de montagne ou d’un territoire, a vu le jour bien avant la création de l’ABAT. Mais cet avènement est loin d’avoir créé une épidémie de protectorat. Depuis 1876, seulement 4,79 % du territoire québécois a été protégé, et sur ce nombre, notons que 1,4 % des territoires protégés ne devraient pas être comptabilisés. C'est-à-dire qu’ils ne respectent pas le caractère légal des normes internationales qui ont été définies au préalable.
 
Depuis la sortie du film ‘’ l’Erreur boréale’’ en 1999, réalisé par Richard Desjardins et son complice Richard Monderie, une turbulence de la force d’un volcan s’est abattue sur les gouvernements et les compagnies forestières. La mauvaise gestion des coupes de bois, voilà l’erreur des gouvernements et des compagnies forestières ! En fait, c’est un film d’horreur !!! Je me souviens, au nord de la Tuque, mon père et moi étions allés dans une pourvoirie pour la pêche au doré, et nous avions nous mêmes croisé l’enfer, ou plutôt le désert, et là, je ne vous parle pas du désert du nord de l’Afrique, mais bien du Québec dénudé !!! Si au moins c’était le feu, un autre prédateur, mais qui a au moins la propriété de nourrir le sol et favoriser la régénérescence d’une forêt digne de ce nom. L’ABAT est continuellement en négociation avec les gouvernements de tous les paliers, avec comme un des moteurs de transmission, le BAPE ; cet organisme gouvernemental (impartial) qui fait des recommandations sur tel et tel sujet, traité durant une audience. Mais une recommandation reste une recommandation si les gouvernements pratiquent l’immobilisme. Reste à créer de la mouvance dans le peuple et des ondes de choc dans l’industrie pour espérer un éveil. L’ABAT travaille avec des dossiers qu’ils maîtrisent commodément, même les scientifiques et les ingénieurs forestiers passent dans la tordeuse. Dans l’Erreur boréale, Richards Desjardins assiste à une assemblée des actionnaires de Domtar ! Richards demande à M. Péladeau (père) présent à cette rencontre, ce qu’il en pense que la forêt boréale soit malade, Péladeau, lui répond, `` je le sais tu moé, j’ai tu l’air d’un médecin…. Maudite question niaiseuse ’’. En fait, si Péladeau avait été un homme conscient, il lui aurait répondu qu’il est urgent d’agir, car s’il n’y a plus d’arbres à couper, alors je ne vendrai plus mon journal, les actions vont chuter et on va tous perdre de l’argent et nos emploies, mieux vaut jouer la carte équitable et que tous retirent des bénéfices.
Et oui ! Si vous n’aimez pas mon article parce que vous avez des titres à la bourse dans une entreprise forestière, alors détrompez-vous! C’est que votre argent peut-être mal investi, tout simplement parce que ces entreprises n’ont jamais pensé durabilité. Toute bonne entreprise qui se respecte, tente de faire durer le plaisir.
 
L’incohérence Politique
 
On parle souvent de copinage entre les politiciens et le marché privé, et là, je ne vous parle pas de transfuge, les allégeances politiques ne sont pas toujours durables dans le temps (à mon humble avis), mais un ministre qui défend la cause des ressources naturelles avec toute la confiance de l’électorat et qui devient président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, ça vaut la peine de poser des questions. M. Chevrette, dix ans après le forum forêt, on peut dire que le bilan des objectifs de renforcir le partenariat et de prouver notre potentiel industriel est bien réussi, non ? Vous souvenez-vous de cette publicité d’Hydro - Québec qui voulait promouvoir sa facturation Internet afin d’éviter le gaspillage de papiers ? Dans la publicité, on voyait un homme qui déchirait ses comptes à payer, et au même moment, un arbre tombait sur le sol. Le message était clair, pas de gaspillage de papier. Et bien la brebis égarée a demandé le retrait immédiat de la publicité, car selon lui, elle était malsaine pour l’industrie forestière. La publicité a donc été retirée! Forcé d’admettre que la consommation rationnelle du papier a été négligée par rapport à l’image de l’industrie forestière, point à la ligne. Il est certain que M. Chevrette n’est pas le grand responsable des problèmes forestier, se sont les gouvernements qui se sont succédés au fil des mandats qui en sont imputable. Parlons copinage, plusieurs compagnies forestières ont en leur possession des sites de chasse et de pêche exceptionnels, non pas pour la récolte de la matière ligneuse, mais bien pour tisser des liens amicaux avec des affairistes, mais aussi, des élus. Disons-le, pour un élu, c’est beaucoup plus facile de prendre position contre la réduction de 20% de la possibilité ligneuse fait par la commission Coulombe, quand on revient d’un voyage de pêche avec les dirigeants de Kruger.
 Les compagnies forestières coupent encore de façon déficiente malgré les recommandations du rapport Coulombe, et tout ce que l’on en retire, oui j’en conviens, plusieurs emplois extrêmement importants pour l’économie à fabriquer des 2 x 4. Et oui, par la suite, nos belles planches partent chez l’Oncle Sam, lui qui sait comment faire profiter les biens qu’il considère interétatique. Crime, es-ce trop compliqué de créer une entreprise qui fait profiter chaque pouce de bois au québécois, innover dans la conception de nouveaux produits transformés, tout en pensant développement durable pour le bien de la société et les ressources naturelles ? Hydro - Québec ça ne vous dit rien ?
Dans les faits, cette industrie mercantile a coupé et coupé sans trop se préoccuper de la suite des événements, production, production et production, comme s’ils étaient les seuls usagés de la forêt. Voilà le résultat à l’heure actuelle; une forêt surexploitée, des fermetures et des pertes d’emplois et nos impôts qui soutiennent le portefeuille des actionnaires principaux. Mais il est vrai que tout n’est pas si noir dans le secteur forestier, il y a de l’espoir et de jeunes étudiants qui comptent bien optimiser durablement les forêts et répondre à la demande des marchés et aux besoins existants. Nous savons tous combien cette industrie est importante pour la survie des régions et pour l’économie du Québec. Mais qu’on ne me dise pas qu’une épidémie d’insectes qui ravage tel et tel type d’arbres se rapproche singulièrement des coupes à blanc sur de grande superficie, et tout ça, pour se donner bonne conscience. Il y a un monde de différence entre ce que la nature humaine contrôle en s’abstenant de faire et ce que la nature fait de façon naturelle. Si l’industrie forestière se dit haut et fort, victime d’une crise, c’est parce qu’elle récolte ce qu’elle a semé.
 
 
Quoi qu’il en soit…..
 
Les thèses défendues par l’ABAT ne sont pas que des mensonges pour faire vivre un troupeau de soûlons dans un chalet de Rouyn-Noranda, non pas vraiment ! Leurs arguments peuvent être défendus ou contestés, certes! Mais une chose est sûre, la conclusion du rapport Coulombe était sans équivoque, la forêt est surexploitée. Le temps presse, les contrats d’approvisionnement qui ont été consentis représentent plus de 80% de la forêt boréale, oui cette forêt qui a elle seule couvre plus de 72 % du territoire forestier québécois et qui fait partie des plus grands biomes de la planète. Nous, tous ce que l’on veut, ce sont des aires protégées qui nous garantissent un minimum de conservation et de protection de la forêt boréale. La production mondiale augmente en symbiose avec la croissance et la consommation, et nous savons tous, sans vouloir être empiriste, que le capitalisme n’a jamais été saturé par le profit, mais nos richesses naturelles eux, ont une limite. Quoi qu’il en soit, les ressources naturelles nous appartiennent à tous, et c’est à nous de faire pression sur l’industrie et les gouvernements pour qu’ils respectent le développement durable, synonyme d’une gestion saine et qui harmonise économie, environnement, équité, collectivité et surtout, le respect des générations futures.
 

 



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