8-nov-2008 - Les billets du dimanche de Diva -2-
Rencontre du troisième type
Je vous avais promis de vous parler de ma visite chez le vétérinaire. Visite, qui fut si vous voulez mon avis plus que traumatisante.
Ça a commencé un matin banal mardi pour être plus précise. Je me sentais un brin caduque, j’avais le poil mat, l’œil à l’avenant. Je croyais que je filais simplement gripper.
Erreur, grossière erreur, la maîtresse de maison aime bien essayer de me faire plaisir alors elle achète des bonbons qui sont dans un petit sac plastique.
Elle agite le sac et là, le jeu c’est que je me précipite faignant de vouloir en manger et que j’adore ces trucs.
Je saute, je miaule, je me lèche les moustaches et ça à l’air de la rendre heureuse alors le jeu persiste depuis quelques moïs.
Mais un matin, paf, rien du tout, elle avait beau agiter le sac et je ne bougeais pas.
En réalité, j’avais passé la nuit à observer la maison du voisin. Il se passait quelque chose de bizarre chez le sale chien. Résultat j’avais sommeil. Je n’avais pas envie de jouer.
Eh bien! Je vous le jure, elle est venue, elle a mis son doigt froid sur le bout de mon nez, s’est certain qu’il était chaud, je dormais bien emmitouflée dans mon coussin vert.
Elle a cru que j’étais malade. La panique s’est installée
Soudain, j’ai vu la boîte de transport sur le bord de l’escalier. Je vous jure quand je vois ça, s’est jamais bon signe.
L’hypocrite, elle c’est avancé vers moi avec un sourire l’air toute mielleuse
Et elle m’a prise dans ses bras et vlan je me retrouve prisonnière dans cette saleté de boîte.
Eh hop! Dans la voiture, elle m’attache sur le siège arrière et on file. Chez le Vet. Je ne raffole pas vraiment la voiture ça me donne le tourni.
Arrivée là, je suis encagée comme si j’avais une maladie honteuse. Il y a près de moi sur la chaise d’à coté un bébé chien qui n’arrête pas de pleurer. Faut pas avoir d’orgueil.
Il y a aussi un espèce de monstre hideux un lézard ou je ne sais quoi. Il venait sans doute pour une chirurgie esthétique.
-C’est à toi, Diva que j’entends.
Dit l’assistante de la vet
-Non, ça va aller passer le monstre avant moi s’est plus urgent pour lui
Mais personne n’a pris en considération ma grandeur d’âme. C’est une dame avec une blouse blanche qui me libère de ma prison.
-Qu’est-ce que tu as ma belle?
-Moi j’ai rien
-Ta maîtresse dit que tu ne va pas bien dit ma Belle ?
-Oui oui je vais à merveille M’a-t-on écoutée, pas du tout. Et là je vous fais grâce des secondes qui suivent
Elle a osé me mettre un truc super froid dans un endroit que je crois être plus qu’intime pour savoir si je faisais de la température. Je trouve la technique du doigt sur le bout du nez est moins sauvage. Elle me fout les doigts dans la bouche, me scrute les dents, me regarde la langue. Elle prend un bâton immense qu’elle m’entre de force dans la gorge. Du coup j’ai failli vomir
-Je vois rien de spécial tout semble parfait
C’est sûr que c’est parfait, je lui aurais dit moi-même, si on avait daigné m’écouter.
Et ma maîtresse question de se rendre intéressante mentionne que je semblais faire de la fièvre.
Après la vérification du truc intimement installé, le verdict était que je ne faisais pas de température.
-Tant qu’à être ici voulez-vous que la technicienne lui fasse un bon shampoing et un bon brossage.
Et là le cirque a commencé, J’ai eu droit au traitement cinq étoiles, manucure, bain que je déteste, mais ça vaut le coup de supporter le bain puisque c’est le séchage, après, l’air chaud qui passe sur mes poils heureusement que personne ne me voit juste après ça, je fais peur, je suis tout ébouriffée, j’ai l’air d’une star du rock frustrée ou branchée sur le 220 et voilà c’est le brossage!
Ah ça! J’adore, la technicienne défait tous les nœuds presque un à un et en bonus, elle me met une petite chaîne or.
Personnellement, je doute que se soit en or véritable, mais bon ça fais le travail, je suis simplement et humblement magnifique.
J’en ai bien pour deux heures à me faire tripoter, cajolées.
Ma maîtresse a profité pour fuir les lieux, dès que je n’ai plus été à portée de vue, elle est revenue pour me chercher. Les mots d’amour, les : ce que tu es magnifique, abondent. Et je sens tellement bon que j’ai presque oublié de regarder le sale chien du voisin qui fréquente le même vétérinaire. Lui j’espère qu’il est là parce qu’il est malade. Oups ça c’est pas gentil.
Bon, mais ce qui est dit reste dit
Je vous reviens la semaine prochaine et là je vous parlerai du sale chien du voisin. Une espèce de gros mastodonte brun et beige, il est allemand, si j’en juge par ce que ma maîtresse m’a dit l’autre jour.
Alors à la prochaine
Asta la Bista
|