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Eh oui,
Je lis. Je suis un lecteur. Pas de passage, non. Compulsif. Jusqu'à plus soif. Mais avec des préférences, surtout pour de l'alambiqué, du construit. Là où le nombre de page vous force à déposer l'ouvrage. Sous menace de vous déboîter l'épaule. Et chiche pour la nouvelle de 100 pages. Quoique, j'ai au cours des derniers huit mois lu des choses dans les blogs qui n'avait pas le caractère des ouvrages décrits ci-devant mais qui pourtant avait de la substance pour nourrir le lecteur attentif.
J'ai fait escale pendant quelques temps. Pour m'apercevoir que sur cette blogosphère la vie est éphémère et que, dans l'espace de ces huit mois, j'ai noué des amitiés que le vent pouvait tout aussi bien emporter. J'ai fait acte de présence pour venir lire ce que mes amis avaient écrit. Et j'ai constaté que tout comme moi, il avait mis le cap sur d'autres rivages et que leur absence me pesait un peu. Car qu'est-ce que cette amitié lointaine et blogosphérique? Une chose délétère à laquelle je ne pouvais accrocher aucune tangibilité (tient, un néologisme? mes excuse à Profandré dont je n'ai pu rien lire depuis quelque temps à mon grand désarroi).
Toujours est-t'il qu'aujourd'hui je jette un oeil en passant pour voir que Rayray et Arthur ont déposé quelque chose. Que je lirai après avoir écrit ceci. Innocence oblige. Je venais simplement témoigner du fait que cette forme de communication me semblait tellement précaire. Le lectorat me semblant facilement détourné par la difficulté du texte. J'ai vu des contenu d'une légèreté étonnante alors qu'autour de nous se joue des parties aux issues si troublantes. Que penser d'une junte militaire qui refuse que le monde vienne en aide au million de victime d'un cyclone sur son territoire. Que penser du droit, existe t'il ou non, des hommes de toutes parts à vouloir protéger l'Humanité. Comment se fait il que aujourd'hui encore la notion de Nationalité empiète toujours sur celle d'Humanité.
Pourquoi aujourd'hui plus qu'hier ? Ça m'a un peu piqué. J'ai donc résolu de commettre ce petit billet. Un peu pour dénoncer. Mis aussi pour dire bonjour à ceux qui, de loin, mystérieusement, ont réussi par leur mot à se gagner une place particulière dans mon cœur.
Je l'ai déjà dit, nos mots sont nos ambassadeurs, déjà écrits sitôt lancés. Jamais ne pouvant être rattrapés avant leur œuvre finale. J'ai vu les vôtres, ils m'ont fait vous aimer déjà un peu. C'est peu et beaucoup à la fois. Vos mots m'ont manqué, pour les images et les idées que vous n'avez pas partagées. J'espère bientôt vous retrouver.
Djeepee |
. 20-mai-2008 - Je suis très touchée par ton billet
J'aime te lire, je ne le fais pas toujours non plus par manque de temps mais tu as toujours des bons mots, des mots nouveaux et j'aime ça.