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Découverte accidentelle …
« Une vraie manipulatrice », elle dit avec orgueil comme je venais de caresser sa chatte qui n’avait cesse de se frotter à mes mollets. Mon âme pria Dieu de la pardonner car elle ne savait pas ce qu’elle disait, mes mots s'échappent : « Sais-tu que L’homme sans qualités changea de carrière quand il lut qu’un cheval pouvait être génial ? » Elle me regarda avec un léger voile d’étonnement dans ses énormes yeux châtaigne : « C’est quoi que tu veux dire ? Crache. » Je lui dis que je ne savais pas ce que je voulais dire, mais qu’une chatte manipulatrice me faisait sourire ; je n’eus même pas la classe de lui épargner le jeu sur les mots que n’import quel couillon aurait fait : « Elles préfèrent être manipulées ». Pour fermer cette parenthèse gênante, je lui demandai un café.
— Tu me prends pour une nouille. Tu crois que je ne peux pas te suivre dans tes contorsions intellectuelles et tu changes de discours…. comme d’habitude.
— Ce n’est pas ça… c’est sans intérêt… c’est une association crétine, comme j’en fais à tout bout de champ.
— Quand ça fait ton affaire les associations, même les plus crétines, sont importantes. Elles permettent à l’inconscient de… comment dis-tu ? de… parler à l’inconscient de l’autre…
— Tu caricatures.
— Alors vas-y.
— C’est sans intérêt… mais… c’est simple. Pour moi « manipuler », c’est ce qui caractérise les humains parce qu’ils sont les seuls à avoir des mains. À l’origine, pour nos ancêtres les Romains, le « manipule » est une poignée d’herbe ou de foin assez petite pour pouvoir en faire quelque chose avec ses mains — pour pouvoir la manier. Les vaches mangeaient, tiraient ou ruminaient le foin mais ne le manipulaient pas. Les animaux ne peuvent pas manipuler car ils n’ont pas de mains… C’est par translation que, par la suite, on parlera des manipules dans les légions.
— Ça je le sais. Comme toi, tu sais que manipuler a aussi une signification plus abstraite…
— Oui. Mais, même le sens plus abstrait d’influencer reste pour moi chargé de… de mains. Si tu veux que je dise une de ces idioties qui semblent profondes seulement parce qu’elles juxtaposent des concepts qui d’habitude ne se parlent pas ; du genre qui, sans doute, ne mérite même pas le nom de contorsion, alors je te dis que, sans les mains, il n’y a pas de parole, que l’homme est l’animal avec des mains et seulement après un animal qui parle et donc politique.
— Je vois. Ça devient lourd.
— C’est à cause de cela que j’ai pensé au cheval génial. Comment un cheval peut-il être génial s’il n’a pas de mains ? Tu vois, c’est bien bête.
— Oui, c’est bien bête.
Je n'ai pas eu le café ….
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. 26-mar-2008 - neurone?
bisous et bonne journée DJEEPEE