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9-juin-2012
La reconnaissance du travail et le trader

Au Moyen-Age, les auteurs de la scolastique vont faire des essais malhabiles de compréhension du commerce, mais ce n’est pas de l’économie. Les rapports sociaux et la stucture sociale d’échange ne sont pas mûrs pour en faire une analyse parce qu’elles sont un état de transition. Vient ensuite le mercantilisme. La question est donc, quelle est la nature et l’explication de la richesse? On en arrive à la conclusion que c’est l’accumulation de l’or qu’en font les États. Drôle d’erreur. Les derniers moments du mercantilisme amènent une progression avec le développement des branches d’industries qu’opère Colbert en France. Entre temps on voit une tentative d’explication ridicule avec les physiocrates. Avec l’écossais Adam smith, toujours avec la question de la nature de la richesse, la voie d’une étude rigoureuse et effective apparaît enfin. On découvre que la spécialisation et la séparation-division des tâches augmentent la productivité et la croissance de la richesse. Dernière étape et question difficile, car on croit encore que la valeur de l’objet de l’échange est son prix fixé sous forme de marchandise générale (l’argent), sera de résoudre d’où vient la valeur, donc la réponse sera que cette valeur s’établit par le calcul de la quantité-heure de travail cristallisé à l’intérieur de la marchandise. Des siècles pour résoudre ce problème de mesure de la valeur! Vient ensuite Ricardo avec son idée d’avantage comparatif. Par la suite, il n’y a plus de réelle progression. L’économie qui est bourgeoise ne peut réussir à apercevoir ses intérêts de classe qui sont enfouis sous forme d’inconscient collectif. L’étape pour résoudre les prochains problèmes et interrogations sera franchie par Marx et l’économie devient une science qui permet d’offrir des résolutions au future impasse du libéralisme-économie de marché-capitalisme.
 

Pour poursuivre il faut faire un retour dans le passé. Avec Rosa Luxembourg on doit dire que les représentants de l’économie, en autre Allemand, n’était pas doués en histoire et encore moins en ethnologie, qui, pourtant, à cette époque, commence à exister de manière sérieuse. Rosa n’est pas loin de les traiter d’intelligence simplificatrice-imbécile.

Je voudrais en venir au titre: reconnaissance du travail et trader.

Commençons par le troc. Ce n’est pas un chasseur et un pécheur qui se rencontrent dans la forêt et échangent le fruit de leurs activités. Le troc se fait à l’occasion, entre groupes aux activités différentes, par leur surplus du moment et par le chef qui représente le groupe. Passons aux communismes primitifs, car à un certain stade très peu de choses sont propriété privée. Il y a certes des exceptions où par exemple la femme Esquimaux fait le vêtement et les échanges sont réduites. On le voit dans le film Nanook of the North. Mais pour illustrer la reconnaissance du travail social il faut penser aux communismes primitifs. Le travail est reconnu en soi parce que non quantifié, mais apprécié pour sa qualité, donc non véritablement économique. Un individu fait des chaussures, les donnent à ceux qui en ont besoin et même quand personne en a besoin il reçoit ce qu’il lui faut pour subsister, lui et sa famille, peu importe le nombre de membre consanguin. On distribue donc selon les besoins. Ce n’est pas une structure d’échange qui permet les grandes découvertes et les inventions appliquées pour combler les nouveaux besoins infinis comme dans l’économie capitaliste, mais cette structure est respectable et comportait des avantages comme la modération des désirs irrationnels et superflus.

Passons les étapes intermédiaires et les millénaires de déstructuration et tentatives avortées par les civilisations du prêtre et du guerrier et allons à l’économie de marché. Dans la naissance du capitalisme, le travail en vue de l’échange de marchandises grâce à l’argent intermédiaire, nous avons vu que le travail n’a plus de qualité, mais devient quantité-heure inclut dans le produit pour fixer le prix, avec plus-values et harmonisation par la loi de l’offre et de la demande. Apparaît alors la notion de fétichisme de la marchandise qui explique bien des comportements à nature égoïste et nuisible. Par ailleurs, il se produit un phénomène qui est mortifère pour le capitalisme, soit la perte de reconnaissance du travail qui doit rester social, mais qui devient aberrant sous la forme d’une activité irrationnelle, non raisonnable et prédatrice du trader, quintessence de l’ancien spéculateur qui a abouti à la preuve de la fin de la logique capitaliste anarchique et destructrice de l’économie de marché que l’on appelle plus communément néolibéralisme-turbo-capitalisme. Le trader est le sommet d’une activité prédatrice et parasitaire improductive, absente de réelle créativité qui devrait être au service de l’humanité-monde.

L’avenir sera donc fait, si elle prend en compte la sagesse et la modération des anciennes structures qui ont duré des millénaires, à partir d’un système communiste démocratique à économie coopératiste hautement planifié ou la répartition sera faite à chacun selon ses besoins sociaux modérés fait de quelques composantes de simplicité de l’existence (nous posséderons nos biens, donc propriété privée pour ce qui est personnelle, mais collectivisation du capital, des banques et des grandes industries, avec un petit commerce privé et plusieurs coopératives). L’intelligence de l’espèce humaine est grande et vise souvent l’idéal et peut apprendre de ses erreurs et faire des ajustements progressifs, lents, mais bénéfiques. L’intelligence n’est pas tant personnelle que collective (nous pensons bien et efficacement en commun). Marx a su voir une partie de l’avenir, mais son modèle était trop tôt dans l’histoire pour être appliqué; sauf que cette tâche pour y parvenir devient maintenant une question d’urgence, étant donné la finitude des ressources naturelles essentielles, vu la nécessité de réduire drastiquement la consommation de l’énergie non renouvelable qui va stopper dans 30 ans tout notre fonctionnement social-économique si on ne trouve pas d’énergie alternative, maintenant.
 

écrit par Divagations à 05:26 | dans:
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