Itinérance - Des compressions dictées par une idéologie

Un projet pour soutenir les itinérants et les personnes seules à Montréal n’a pas reçu l’appui du fédéral.
Itinérance - Des compressions dictées par une idéologie
Pierre Gaudreau, Coordonnateur du RAPSIM; Marjolaine Despars, Coordonnatrice adjointe du RAPSIM 3 juillet 2012
Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) s’est fait attribuer 160 000 $ sur deux ans, le quart de son budget, par un programme fédéral en itinérance. Ce projet a été validé tout au long d’un processus complexe qui devait aboutir à la signature de la ministre responsable, Diane Finley. Toutefois, cette dernière a tout simplement refusé de signer le projet du RAPSIM.
Attribuée dans le cadre de la Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI), cette aide était destinée à soutenir l’action du RAPSIM en faveur de la sauvegarde des maisons de chambres, du logement social, de l’accès aux services, du réseautage du milieu et de l’identification des besoins.
Depuis 2001, le programme fédéral de soutien aux organismes oeuvrant en itinérance contribue à des actions variées et utiles pour soulager et prévenir l’itinérance. Grâce à la SPLI, des refuges et ressources d’hébergement ont amélioré leurs services et installations, plus de 900 logements sociaux ont été réalisés en maillage avec d’autres programmes, des groupes comme L’Itinéraire et Cactus ont pu se relocaliser.
Les organismes reçoivent une contribution de la SPLI pour le travail d’accueil, d’accompagnement et de défense des droits. En douze ans, jamais le gouvernement fédéral n’avait refusé d’apporter son soutien aux projets que les communautés locales avaient retenus… Jamais avant le RAPSIM. Pourtant, le projet du RAPSIM était passé par toutes les étapes, d’un comité local d’analyse à un comité fédéral-provincial.
Une pertinence reconnue




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