Mais depuis tout à l'heure... (ça pulse dans ma vie, pfiou)... je lui ai écrit un long mail... où j'ai déposé mon histoire, synthétisée, et même en me relisant, ça me touche moi-même ce que j'ai écrit.
J'éprouve un grand soulagement à l'avoir fait... j'ai pu lui parler de mes peurs, de ce que je ressens avec lui, de cette sécurité que j'ai auprès de lui et j'ai tout lâché... encore une fois... je me suis mise à poil.
Je lui ai même dit que je n'étais pas parvenue à vivre égoïstement notre aventure sans penser à ce qu'il pouvait vivre intérieurement concernant l'aspect "moral" de la situation et que je pensais pouvoir l'entendre, que nier et être dans les non-dits, entre nous, je ne pouvais pas.
Ca part dans tous les sens dans ma tête, voyez...
Hier... au milieu d'un baiser langoureux, je lui ai dit :
- pourquoi tu ne m'appelles jamais par mon prénom ?
Il y eut un long silence.
Il me répond enfin :
- peut-être parce que je n'ai pas besoin de t'appeler... tu es là, en me serrant contre lui
(Tu parles... je deviendrai encore plus vraie peut-être...).
Hummmm, mais ça n'a pas tardé à faire son chemin :
- je vois... je suis trop présente au point que je ne te manque pas donc
- si... le manque est déjà là, dit-il d'un ton beaucoup plus sérieux et solennel, puis, se resaisissant, il s'est lancé à prononcer mon prénom en découpant toutes les syllabes.
J'aime cet homme... c'en est un... probablement pas chez lui, en tout cas, ce n'est plus un amant, c'est un père, un mari, un chef de famille, responsable et solide... un couple normal peut-être... je ne sais pas.
J'aimerais dans mon futur "couple normal à moi", ne pas me lasser de mon "autre", qu'il me manque pour pouvoir en avoir envie... l'enfermement du mariage ou de la vie sous le même toit m'effraie... pour l'instant... je peux concevoir que plus tard... dans la vie, on soit moins... passionné... moins fougueux, moins emporté... comme je le suis... ohlalalala, j'ai comme un moteur qui vrombit à l'intérieur, j'ai les roues qui patinent, la carcasse prête à partir...
J'en raconte des conneries quand je prends le temps de me relire.
Hier... aussi... je suis allée bosser avec une mini jupe grise, des collants noirs, mes bottes de rockeuse, mon pull moulant noir... bin... heu... ça a fait fureur... j'étais mal... j'ai envoyé bouler tout le monde quand les compliments ont commencé à arriver... gentiment mais je l'ai fait... du coup, une de mes collègues a différé son compliment à aujourd'hui !!!
Incroyable hein ?
Pourtant... il va bien falloir que je m'assume... comme m'a déjà dit mon psy.
Et donc, hier soir, quand à l'improviste j'ai pu rejoindre mon tendre amant... il a aimé aussi... beaucoup.
Je lui ai dit que j'avais du mal à recevoir des compliments et que de toutes façons, je ne voulais plaire qu'à lui.
Là.... hummmm... dites-moi un peu ce que vous pensez de ça...
- Qui te dit que tu ne dois ne plaire qu'à moi... tu peux plaire à d'autres hommes mais c'est à moi que tu appartiens.
Héhéhéhé... quel orgueil... macho et prétentieux... j'addooooore... ça lui plait que cette femme qu'il trouve tellement belle, cette femme que personne n'a su capter, approcher, que l'on regarde toujours de loin, mystérieuse, imprenable... lui... fièrement, se fait plaisir à la simple idée que je puisse lui appartenir et que je puisse plaire à d'autres.
Les hommes... les hommes !!!
Alors j'en ai rajouté... je lui ai raconté ma petite virée "filles" en discothèque et la drague d'un jeune rugbyman de 26 ans.
Il était très beau... grand... musclé... confiant... trop d'ailleurs... probablement que toutes les filles se "pâment" à ses pieds...
Nous avons dansé... un "slow" et il m'a demandée mon âge (sans rire, les techniques de drague n'évoluent pas beaucoup)
- J'ai 40 ans, avec un grand sourire, et toi ?
- 26, mais tu rigoles là ??? t'as pas 40 ans !!!???
- Bon, celle-là, on me la sort sans arrêt, bin si !!!! Si, j'ai 40 ans et mon fils de 15 ans est aussi grand que toi d'ailleurs.
Pooummm ! ça... ça calme en général.
Mais il s'est vite remis, il ne s'est pas démonté... très confiant ce jeune... très confiant sur son sex-appeal et son charme.
- T'es super belle et les femmes de ton âge ont de l'expérience... hummm, ça me plait, en me serrant plus fort contre lui.
Il faut être solide sur ces deux jambes pour sortir de nos jours, hihihi.
Mais il a fait l'expérience qu'avec les femmes de 40 ans, ça ne marchait pas forcément à tous les coups... car moi... ça m'a laissée de marbre.
Il est parti en boudant, honnn.
Mon tendre amant a aimé cette petite histoire... et s'est écroulé de rires en m'apprenant qu'il était ancien rugbyman !
Ouais alors là... j'en ai un peu marre aussi que la vie me mette encore un élément très troublant dans les dents... car le rugby... c'est aussi un de mes sports favoris (avec le basket).
Il est musicien, il aime l'aviation et la voile... le rugby... faire la cuisine... son chien (qui est précisément le chien de mes rêves)... ça fait beaucoup pour réussir à se détacher de tous ces éléments comme étant des éléments... du hasard !
Il m'emmerde le hasard !
Et c'est sans compter le reste... LE MEC fait pour moi... c'est ce qu'il m'a dit hier soir... qu'il savait qu'il était complètement le genre d'homme fait pour moi... mais qu'il y en avait d'autres... et ça... "AUTRE"... je ne peux pas... pas maintenant... parfois je l'entrevois, je m'y prépare, je l'espère même et en même temps... je m'y refuse.
Pour ne pas le perdre lui alors que ce n'est qu'un passage.
Tout à l'heure en promenant mon toutou... je repensais à "nous" et je me disais que ça me semblait presque une illusion parfois... pourtant quand nous sommes ensemble, il n'y a rien de plus vrai que ça, le reste du monde n'existe même plus... on est seuls au monde !
Ce BORDEL dans ma tête encore !!!
Ce soir... je sors... j'embarque deux copines, je compte bien sur un copain rencontré sur le net pour se joindre à nous et aller faire mon show délirant sur le "dancefloor" et les faire mourir de rires !!!
Moi... ça va me défouler et au moins, je ne penserai pas !
"La Vie, si tu m'entends... SORS MOI DE LA !!!"
Alors ça, c'est du même goût que lorsque je lui dis "arrêtes" et que ça veut dire "encore", je suis une grande malade !!!