26-nov-2009
VACCIN, VIANDE ET VIVISECTION (Marjolaine Jolicoeur)

Le mot influenza d’origine italienne rappelle qu’autrefois on croyait que la grippe survenait sous l’influence des astres. Il semble que de nos jours une autre forme de superstition se perpétue : croire qu’une injection de virus, de protéines animales, de mercure,  de formaldehyde et de squalène nous protègera contre la grippe.  A voir ces images médiatisées présentant de longues aiguilles entrant dans des bras d’humains, passées ad nauseum à la télévision, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une forme de lavage pharmaceutique du cerveau. D’une hypnose collective ou d’un exercice de contrôle de la population par la peur. Finalement il ne semble pas trop difficile de rendre des humains apathiques et consentants, comme des moutons s’en allant de leur plein gré à l’abattoir. Certains médias en collaboration avec les gouvernements et les industries pharmaceutiques ont bien fait leur travail. Des millions d’humains croient dur comme fer qu’un cocktail vaccinal de substances toxiques, cancérigènes, mutagènes et allergènes est bon pour leur santé. L’appel à la peur, toujours payant.

 Pour attirer la clientèle, rien n’a été dit sur les côtés sordides des vaccins contre la grippe A|H1N1. Comme  de leur lien, par exemple, avec l’exploitation animale dans les élevages intensifs, les abattoirs, les océans et les laboratoires de vivisection. A toutes les étapes de leur fabrication, la souffrance animale imprègne ces vaccins. Les virus des vaccins anti-grippaux se cultivent dans des embryons de poulets, parfois dans des reins de singes ou de chiens. Un de leurs ingrédients le squalène est une huile provenant du foie d'un requin et un autre  le sodium déosycholate de la bile de bœuf, un sous-produit de l’industrie de la viande et dont les plus grands producteurs viennent de Chine.

COCHON GRIPPÉ
La grippe du cochon, devenue sous la pression du lobby de la viande la grippe A|H1N1, ressemble à une répétition de diverses alertes  épidémiques du passé.   On a eu  peur de la vache folle, de la dioxine, de la fièvre aphteuse puis de la grippe aviaire. En 2004, certains  « experts » prédisaient presque la fin du genre humain suite à des cas de grippe aviaire. L’apocalypse n’était pas loin. Le gouvernement fédéral  canadien prévoyait même plus de 58 000 morts et la paralysie de l’économie du pays. Une pandémie de grippe aviaire était inévitable et même imminente.  
Partout dans le monde des millions de poulets furent abattus sans ménagement, enterrés à la va vite dans des fosses communes alors que certains bougeaient encore. Seulement en Asie, 80 millions de poulets furent éliminés. L’abattage massif des volailles devait éliminer le méchant virus aviaire, mais il  circule toujours sous une forme encore plus virulente.  Malgré tous les prophètes de malheur, il n’y a pas eu de pandémie de grippe aviaire chez les humains. Le scénario de catastrophe s’est avéré complètement faux, ce qui n’a pas découragé les industries pharmaceutiques. On a repris dans les grandes lignes les mêmes prédictions pour instaurer, cette fois-ci, une vaccination de masse contre la grippe porcine.
« L’un des aspects extraordinaires de cette grippe – et de toute cette saga – est qu’il existe des gens qui font des prédictions chaque année, de plus en plus inquiétantes. Aucune d’elles ne s’est encore manifestée, mais ces gens s’entêtent à les répéter. Ainsi, qu’en est-il de la grippe aviaire qui devait tous nous tuer? Rien. Mais cela ne les a pas découragés dans leurs prédictions. Parfois, nous avons l’impression qu’il existe tout un secteur industriel qui espère que cette pandémie va se produire. » (Tom Jefferson, épidémiologiste, juillet 2009, Spiegel Online International)
VIANDE ET VIRUS
 45 milliards de poulets et un milliard de porcs vivent sur toute la planète afin de satisfaire l’appétit vorace des humains pour la viande.  Mondialement, 5 milliards de poules pondent chaque année près de 100 milliards d'oeufs et les plus grosses fermes avicoles peuvent contenir parfois plus d’un million de poules.
L’hypothétique pandémie de grippe porcine de 2009 aurait commencé au Mexique dans la communauté de La Gloria dans un élevage intensif de porcs de la Smithfield Foods, plus grand producteur de porcs au monde. La compagnie détient des fermes et des usines dans plus de 26 états américains et  dans 9 autres pays. Elle élève et tue près de 14 millions de porcs chaque année et vend aussi de la viande bovine et de la volaille. Smithfield possède plus d’une centaine de compagnies qui vont des dindes Butterball  aux produits Weight Watchers. Ses plus gros clients sont les fast-foods McDonald et Burger King.
La Gloria, une communauté de 3 000 personnes, a souffert de plusieurs cas de  maladies respiratoires semblables à la grippe porcine, faisant plusieurs morts.   Les habitants ont tenté à plusieurs reprises d’obtenir l’aide des autorités afin de mettre fin à la pollution de la multinationale du cochon, ce qui a mené plusieurs leaders locaux en prison. Ceux ayant osé critiquer l’élevage intensif  de Smithfield ont reçu des menaces de mort.  Smithfield a toujours nié le lien entre l’émergence de la grippe porcine et ses activités d’élevage intensif. La région autour de La Gloria compte aussi de nombreux élevages  intensifs de poulets où des épidémies de grippe aviaire ont éclaté en 2008.
 Les industries de la viande n’ont pas plus de respect pour la santé des animaux que pour celle des humains. Et les industries pharmaceutiques font fortune avec ce manque de respect.
VACCIN ANIMAUX
Pour survivre aux conditions de leur détention, les porcs et les volailles des élevages intensifs ont besoin d’énormes quantités d’antibiotiques mais aussi de vaccins.  L’industrie de la « santé animale », évaluée dans le monde à 19,2 milliards de dollars, attire les convoitises des groupes pharmaceutiques car elle bénéficie d’une croissance encore plus supérieure que celle de la pharmacie humaine.  Récemment, Sanofi-Aventis a  racheté pour 4 milliards de dollars à l’américain Merck sa participation dans leur coentreprise Merial, numéro trois mondial du médicament vétérinaire.  
Au Canada, plus d’une centaine de vaccins ont été homologués pour l’élevage du porc et de la volaille. Tout comme ceux destinés aux humains, les vaccins pour les animaux contiennent  des virus vivants ou atténués, de l’aluminium, du squalène et  du thimerosal|mercure.  Selon Bernice Wuthrich - Chasing the Fickle Swine Flu, Science, mars 2003 – les vaccinations massives d’animaux  pour certains types de virus anti-grippaux  pourrait favoriser la mutation des virus ou créer une résistance aux vaccins.  Aux États-Unis, une grande majorité des truies gestantes sont maintenant vaccinées avec plusieurs virus anti-grippaux, dans l’espoir de transmettre à leurs porcelets des anticorps protecteurs.  Mais les vaccins ne peuvent «protéger» contre toutes les souches de virus impliqués. De l’aveu même  des fabricants de vaccins, les cochons vaccinés développent une forme de grippe et ce malgré la mythique théorie des anticorps venant de la mère.
« Une réaction immunitaire, si forte soit-elle, obtenue avec de tels vaccins expérimentaux à partir, qui plus est, d’une souche qui ne pourra correspondre à celle de l’hypothétique pandémie par le jeu des mutations incessantes, ne signifie en aucune façon que le sujet sera protégé, mais seulement sensible au vaccin injecté, comme c’est le cas après toute injection de produit chimique ou d’allergène.» (Dr. Marc Vercoutère, La Vaccination contre la grippe, mythe ou réalité?)
Au lieu de régler globalement les problèmes de santé engendrés par les industries de la viande, les animaux malades et  la pollution, on s’abandonne au rêve du vaccin protecteur.   Complices d’un cercle infernal, les industries pharmaceutiques ont elles aussi recours à l’élevage intensif des animaux et aux sous-produits de l’abattoir. 
PONDEUSES DE VACCINS
Les virus des vaccins ont besoin de cellules vivantes pour se reproduire.  Celtura le vaccin A|H1N1 de Novartis est cultivé dans des reins de chiens, celui de Baxter dans des reins de singes.  L’Arepanrix de GlaxoSmithKline (GSK) donné au Canada est cultivé dans des embryons de poulets.
 L’industrie des œufs collabore activement avec les industries pharmaceutiques  Pour obtenir des embryons de poulets servant à l’élaboration des vaccins, au cours des cinquante dernières années, des millions de poules furent exploités ainsi que des milliers de coqs pour les fertiliser.  En 2008, au Canada seulement, près de 830 000 poules pondeuses  étaient impliquées dans ce commerce, dont 562 000 au Québec.  Mais cette année, suite à la psychose de la grippe A|H1N1, la production d’œufs destinée aux vaccins s’est accélérée. Des couvoirs ont convenu d’augmenter leur production afin de fournir davantage de poules.  En cas de pénurie de mâles, l’insémination artificielle a même été envisagée. La souche du virus de la grippe A|H1N1 étant plus difficile à cultiver dans les œufs que ceux de la grippe saisonnière, un nombre supplémentaire d’oeufs a été requis.
Un embryon de poulet est fort différent – et plus vivant en quelque sorte – qu’un œuf non fécondé acheté en magasin.  Les embryons de poulets se forment entièrement après 35 heures d’incubation et on peut voir leur cœur battre dès le cinquième jour. Ils proviennent d’un accouplement entre une poule et un coq.  Comment finissent-ils dans un vaccin? Une fois pondus, les œufs  se retrouvent dans des couvoirs afin de favoriser la croissance de l’embryon. Après neuf à douze jours d’incubation les compagnies pharmaceutiques injectent le virus à l’intérieur de l’œuf pour sa réplication.  Les virus baignent autour de l’embryon, dans le liquide allantoïque, l’équivalent chez l’humain du liquide amniotique. Ce liquide  ou l’embryon lui-même est traité avec différents produits chimiques et du thimerosal. Cette macération permet selon les laboratoires    pharmaceutiques de « digérer l’embryon».  L’embryon est ensuite tué par refroidissement et le  liquide est prélevé.  
 Toute la chaîne industrielle de production du vaccin A|H1N1 a été retardée suite une contamination mortelle des embryons de poulet.  Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue à l’Université de Montréal, a déclaré sur les ondes d’une radio montréalaise en octobre 2009: « Le virus est constitué d’une composante aviaire et les oeufs embryonnaires qu’on a utilisés, mouraient ou produisaient moins parce que la composante aviaire était toxique pour les oeufs de poulet …  tout le monde l’a découvert un peu par surprise, on n’est pas les seuls au Canada, les quatre manufacturiers sur la terre ont fait la même découverte en même temps.»
Les vaccins cultivés dans des cellules animales peuvent contenir des virus inconnus, au potentiel ignoré. Des virus apparemment inoffensifs ont la capacité de passer de l’état latent à celui de virulent quand on les inocule à une autre espèce, animale ou humaine. Par le passé, nombre de vaccins furent contaminés par des virus qui n’avaient pas été identifiés. En 1966, sept chercheurs allemands du laboratoire Behring trouvèrent la mort en travaillant sur des primates, pour des vaccins contre la polio et le typhus. Trente autres chercheurs ont été malades sans qu’on puisse reconnaître le virus responsable.
Le transfert d’un virus simien à l’humain peut en modifier la virulence et avoir des conséquences dramatiques. Dans les années 50, on a produit un vaccin pour la polio à partir de cultures de cellules de reins de singes (dites Vero). Des années plus tard et après bien des controverses, plus de 60 études ont découvert la présence d’un virus provenant du singe, le SV40, dans des cas de cancers du cerveau et des os, de lymphomes non Hodgkinien, de tumeurs intracrâniennes chez l’enfant et de leucémie. Jusqu’à ce jour seulement 2% de tous les virus de singes ont été identifiés. Malgré cela, des virus cultivés sur des cellules Vero se retrouvent encore dans de nombreux vaccins : grippe, polio, variole, diphtérie, rage, Rotarix (de GSK pour la gastroentérite), etc.
Fin octobre 2009, le groupe pharmaceutique suisse Novartis a démenti que  son vaccin Celtura  pourrait ne pas recevoir le feu vert des autorités, suite à la découverte de contaminations par des bactéries de source animale. Ce vaccin pour la A|H1N1 est produit à partir de cultures cellulaires de reins de chiens et permet, selon Novartis, une production plus rapide que la méthode sur des embryons de poulets. (Novartis commercialise aussi un vaccin pour la grippe A|H1N1  provenant d’embryons de poulets). Des bactéries auraient été relevées dans les lots testés par Swissmedic, l'autorité suisse en matière de vaccins.  Malgré cette affaire de bactéries, en novembre,  le vaccin à base de chien a été homologué en Allemagne, là où il est fabriqué déjà par millions de doses afin d’être distribué dans plusieurs autres pays. Novartis a reçu des commandes pour ses vaccins A|H1N1 de 35 gouvernements, dont la France et les Pays-Bas. Le gouvernement américain a passé, à lui seul, deux contrats avec Novartis d’une valeur totale d’un milliard de dollars pour tout le processus de la production des vaccins A|H1N1.  
Selon le journal suisse Tagesanzeiger, Celtura serait une version d’un autre vaccin anti-grippal, le Aflunov/Fluad H5N1 (souche aviaire) responsable d’avoir tué plus d’une vingtaine de personnes lors de tests cliniques, en Pologne, en 2008.
Plusieurs  vaccins fonctionnent sur un mode « mock-up », c'est-à-dire que les données sont extrapolables à d’autres souches à fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux virus. L’Arepanrix est le même vaccin que le Pandemrix mis à part que le premier est fabriqué au Québec et le second en Allemagne. Pandemrix a d'abord été développé comme un «mock-up » vaccin, avec la souche aviaire H5N1 du virus de la grippe appelée A/Vietnam/1194/2004. Après le début de l’hypothétique pandémie A|H1N1, GSK aurait remplacé la souche du virus aviaire de Pandemrix avec la souche porcine A| H1N1.   La mise en marché d’Arepanrix et de Pandemrix fut autorisée à  partir de données existantes et élaborées pour le virus grippal H5N1.
En d’autres mots, on veut prévenir une grippe porcine par des données provenant  d’un vaccin de souche aviaire. Et on nous demande, comme le dr. Elwyn Griffiths de Santé Canada « d’avoir une confiance totale en ce vaccin ».  Faut-il aussi, plein de foi, s’agenouiller devant les autorités pour recevoir notre injection?
                                                            
VIVISECTION 
                                                                                                                                                                                                                                         
Partout dans le monde GSK possède 14 centres de vivisection utilisant des animaux. Elle accorde aussi des projets de recherche à des contractants comme la  Huntingdon Life Science (HLS). Ce centre de recherche tue plus de 75 000 animaux chaque année pour différentes industries pharmaceutiques afin de tester médicaments, vaccins, détergents ou pesticides. HLS a été rendu célèbre suite à  une campagne fortement  médiatisée d’un groupe de militants pour les droits des animaux  le Stop Huntington Animal Cruelty (SHAC).  SHAC a dévoilé des preuves vidéos accablantes montrant des chercheurs de HLS  qui falsifiaient des données scientifiques ou maltraitaient cruellement des cobayes animaux.   
Les laboratoires de GSK testent leurs vaccins et leurs médicaments sur une panoplie d’animaux : rats, souris, cochons d’inde, lapins, poissons, porc, chiens, chats et primates.  Il est effroyable de remarquer  que dans leur recours à l’expérimentation animale, les laboratoires pharmaceutiques se contredisent et mentent pour arriver à leurs fins.  Pour démontrer l’efficacité ou l’innocuité d’un vaccin, il sera testé sur des animaux. Si le vaccin amène des effets secondaires dangereux chez une espèce animale, le laboratoire pharmaceutique affirmera qu’on ne peut toujours extrapoler ces données vers l’organisme d’un humain. La compagnie ira de l’avant pour faire homologuer son produit en passant sous silence les études négatives ou  en minimisant les conséquences hasardeuses pour l’humain.  
La vivisection est une pratique immorale envers les animaux mais c’est aussi une fraude scientifique. A quoi sert la torture de millions d’animaux de  laboratoires si les industries pharmaceutiques ne tiennent compte des études sur le modèle animal que lorsque cela fait leur affaire, pourquoi continuer ces méthodes cruelles et absurdes?  
Selon un document interne de GSK (datée du 21 octobre 2009) les données cliniques sur l’Arepanrix sont extrêmement  limitées. La nouvelle version du vaccin A|H1N1 est un cocktail expérimental de fragments viraux, de métaux lourds  et de produits chimiques.   Pour ce vaccin pas de données cliniques pour les humains, enfants, personnes âgées ou  femmes enceintes. La capacité du vaccin à « induire une protection » a été évaluée lors d’une infection expérimentale chez le furet, « considéré comme l’animal le plus près de l’humain lorsqu’il est infecté par l’influenza. »  Dans sa demande pour son brevet européen, GSK a indiqué qu’il avait expérimenté plusieurs sortes de vaccins anti-grippaux sur des embryons de poulet, mais aussi sur des cellules rénales de chien, de singe et de porc.
Dans des études sur des rats  avec son vaccin de souche H5N1, GSK a remarqué une incidence accrue de malformations fœtales et un retard de la maturation neurocomportementale. Malgré ces données alarmantes, GSK à nier la corrélation entre les malformations et son vaccin.
D’autres études indépendantes révèlent qu’un adjuvant du vaccin A|H1N1, le Polysorbate 80,  est une source d’infertilité chez les rats.
Un autre adjuvant le squalène déclenche chez les rats une inflammation chronique du système immunitaire liée à l’immunité et spécifique aux articulations comme la polyarthrite rhumatoïde, selon une étude datant de l’an 2000 et publiée dans l’American Journal of Pathology.  Quantité d’études scientifiques provenant de plusieurs pays confirment le développement de maladies auto-immunes chez des animaux soumis à des injections de squalène, allant de la sclérose en plaques au lupus érythémateux. Connu aussi pour leur donner le cancer.
Le formaldehyde (ou formol) a provoqué des cancers et des mutations génétiques lors d’expérimentations animales.
Le thimerosal  lorsqu’il est injecté à un primate  s’accumule dans son cerveau.  Le système nerveux central et les reins sont les cibles des composés mercuriels, avec au-delà d’une certaine dose des symptômes de défaut de coordination motrice. En 1967, une étude parue dans l’Applied Microbiology a constaté que des vaccins contenant du thimerosal et injectés à des souris provoquaient leur mort. Dès son ajout  dans les vaccins en l930, son fabriquant Eli Lilly savait que le thimerosal pouvait causer des dommages et même la mort d’animaux ou d’humains. En 1935, des chercheurs à l'emploi de Pittman-Moore, un autre fabricant de vaccins, a averti Lilly que ses déclarations au sujet de la sécurité du thimerosal ne concordaient pas avec leurs données : la moitié des chiens ayant reçu des vaccins au thimérosal étaient tombés gravement malades.
Le danger potentiel du thimerosal  n’a pas empêché les industries pharmaceutiques de l’incorporer dans leurs vaccins et de continuer à le faire.    L’Arepanrix en contient 5 mg et celui sans adjuvants donné aux femmes enceintes 10 fois plus, soit 50 mg.
MENSONGES ET DICTATURE DE L’ARGENT

Deuxième société pharmaceutique en importance au monde, GSK a réalisé en 2008, un chiffre d’affaire de 43 milliards de dollars. En 2008 toujours, Ottawa a accordé une subvention de 40 millions de dollars à GSK, alors que Québec a versé une contribution financière non remboursable d’un montant de 20 millions étalé sur trois ans. A la vue de tous ces transferts d’argent entre les gouvernements et GSK, il n’est guère étonnant de constater que c’est l’Aperandix de GSK qui a été choisi comme l’heureux gagnant pour vacciner la population.
La dictature de l’argent s’accommode toujours avec les conflits d’intérêts et le lobbying intensif. Presqu’à l’aveuglette, nos gouvernements ont mis en place une vaccination de masse avec un vaccin expérimental venant d’une industrie pharmaceutique au passé trouble. L’histoire de GSK recèle des affaires de corruption, de fraudes, de pratiques peu recommandables, d’études biaisées et de manipulations de données.
En France, le  vaccin pour l’hépatite B de GSK est  impliqué dans plusieurs cas de sclérose en plaque suite à une vaccination massive. On a accusé GSK (avec Sanofi Pasteur) d’avoir orchestré la campagne médiatique de vaccination des années 90 en France de manière à faire vacciner la population le plus largement possible. Les industries pharmaceutiques ont délibérément mis l’accent sur un mode de transmission de l’hépatite B très rare, celle par la salive. Au plus fort de cette campagne médiatique, la demande française pour le vaccin pour l’hépatite B était tellement grande que certaines pharmacies se retrouvèrent  en rupture de stock. En janvier 2008, GSK a été poursuivie en justice pour « tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d’un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l’homme».   Plusieurs procès sont en cours en France, pour des cas de scléroses en plaque après un vaccin pour l’hépatite B.
GSK a aussi occulté certaines données sur la paroxétine qu’on retrouve dans le Paxil, le Deroxat et le Seroxat. Des dirigeants de GSK ont décidé d’épurer les résultats négatifs contenus dans une étude  parce que selon eux  « il serait inacceptable du point de vue commercial de parler du fait que l’efficacité de la paroxétine n’a pas été démontrée, puisque cela saperait le profil global de la molécule. » (Document interne de la Medical Association Journal)  Le Paxil a été impliqué dans des suicides et des malformations de fœtus particulièrement au niveau du cœur. A l’origine testé sur des rats  le Paxil avait  démontré des malformations congénitales, mais GSK passa outre les études pour commercialiser son antidépresseur le plus prescrit au Canada, avec des ventes mondiales de 3 milliards de dollars. Partout dans le monde, Paxil fait face présentement à des centaines de procès.  
GSK semble aussi avoir sciemment passé sous silence certaines études sur la nocivité d’Avandia, médicament prescrit pour contrôler le taux de glucose chez les diabétiques mais impliqué dans plus de 87 000 crises cardiaques. Un cardiologue ayant voulu alerter la communauté scientifique sur les risques à long terme de l’Avandia, a été menacé de poursuites légales par GSK.
REFUSER LA PEUR
Au moment où des enfants souffrent de malnutrition ici même au Québec, que la pauvreté rend malade et que le système de santé est à bout de souffle, les gouvernements n’ont pas hésité à investir plus de 1,5 milliard de dollars dans une vaccination de masse pour une hypothétique pandémie. (Chiffre du journal Globe and Mail)  A elle seule, la campagne de publicité vantant les mérites du vaccin A|H1N1 a coûté plus de 4,5 millions.
Le virus de la grippe A/H1N1 a déjà muté partout dans le monde, en Norvège, en Chine, au Brésil, en Ukraine, aux États-Unis et au Mexique. Cette mutation amènera-t-elle une résistance au vaccin et l’échec de cette vaccination de masse? Quels seront les effets secondaires à long terme  de ces substances toxiques et de ces virus d’humains et d’animaux recombinés, mutants et résistants, en interaction avec d’autres substances ou produits chimiques? Fournir encore plus de cobayes humains aux industries pharmaceutiques?
Il est tout à fait impossible de vacciner et de  « protéger » les humains  - et les animaux - contre toutes les maladies et les virus. Il n’y a que les industries pharmaceutiques pour croire en une telle fumisterie.  Le dogme vaccinal repose sur une vision réductrice de l’être humain perçu comme un rat de laboratoire victime des virus et d’une médecine de troupeau. Chaque être humain est unique et réagit à sa façon aux maladies ou aux virus, selon son niveau d’énergie, ses émotions, ses antécédents familiaux ou médicaux, son interaction avec l’environnement, son hygiène de vie et son alimentation.
Dans leur course aux profits, les industries pharmaceutiques propagent  le virus le plus dangereux qui soit : celui de la peur.  Peur de maladies pas encore survenues dans notre organisme et qui ne nous toucheront peut-être même pas ou très peu. Peur ressentie par les animaux exploités pour leur viande, leurs embryons et leurs cellules et se retrouvant dans leur chair.  Peur formant une chaîne infinie jusque dans la viande consommée par les humains et qui les rend encore plus vulnérables à cette émotion, porte ouverte à tous les contrôles.
 Des alternatives existent pour se protéger et guérir de la grippe sans vaccin.(1)  Comme celle de manger beaucoup de fruits et de légumes mais aussi de se questionner sur cette consommation démentielle de viande, de poisson et de produits animaux. Dans un livre remarquable - Le Rapport Campbell  - l’auteur Collin Campbell passe en revue  des centaines d’études scientifiques et épidémiologiques sur le danger des protéines animales.  Même une petite quantité d’aliments d’origine animale est associée à des maladies chroniques, cardiaques, aux cancers et au diabète. Si des protéines animales ingérées peuvent déclencher de telles maladies, se faire injecter directement dans l’organisme des protéines de poulet, de singe, de porc ou de chien est tout aussi problématique, sinon plus.
Tout est lié et interdépendant : vaccins, élevages intensifs des industries de la viande, changements climatiques, pollution de l’environnement, empoisonnement des humains, violence faite aux animaux dans les abattoirs et torture du vivant dans les laboratoires. Se faire injecter des substances provenant de la souffrance et de l’exploitation des animaux  ne peut apporter la santé physique, mentale et spirituelle.  Pas plus à nous qu’à toute la planète.  
 (1):http://www.ass-ahimsa.net/vaccins7.html
 

 

écrit par marjolainejolicoeur à 09:45 | dans: Végétalisme
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22-sep-2009
POTLUCKS: pour faire du social...

Photo: Groupe végétarien de Rimouski au Festival Interculturel, Rimouski 9 août 2009                              

Un potluck est un repas communautaire où chaque convive apporte un plat. Selon certains le terme potluck fait référence au "potlach" des amérindiens, une cérémonie durant laquelle les tribus, autour de grands festins, s’échangaient des cadeaux. Potlach signifie d’ailleurs "donner". Pour d’autres le potluck a son origine dans l’Angleterre du l6e siècle et veut dire quelque chose comme celui qui, dans le fond du chaudron (pot), a la chance (luck) de trouver de la nourriture! Ce qui est certain, c’est que le potluck est une façon de socialiser autour d’une bonne bouffe, de rencontrer d’autres personnes, d’expérimenter et de goûter de nouveaux plats. Cette coutume très populaire dans le milieu anglophone s’implante depuis quelques années au Québec. Plusieurs putlucks végétariens ou végétaliens s’organisent de Montréal à Québec, en passant par Rimouski.

Pour Christine Godard les potlucks mensuels de Rimouski font suite à sa rencontre avec une végétalienne anglophone: « J'ai rencontré Meghan lors d'une sortie d'un club de marche il y a quelques années. Comme elle fréquentait des groupes végétariens à Toronto, elle m'a parlé des rencontres régulières autour de plats végétariens. On s'est revues à quelques occasions et on a décidé de faire ici comme à Toronto et de créer le premier groupe végétarien de Rimouski. Puis notre famille amie végétarienne - Jeannine, Tim et leurs enfants Andrew et Dominic - s'est tout de suite jointe à nous. Quelques mois plus tard, Daniel est venu à un de nos soupers et assez rapidement il s'est lui aussi impliqué dans l'organisation du groupe.»

Ces soupers végétaliens peuvent regrouper jusqu'à 25 personnes. Il y a des personnes seules, des couples et des familles. « Le plus jeune a été un bébé au sein et le plus âgé est Réal, notre fidèle membre de 70 ans, nous dit Christine, en ajoutant que « le groupe fonctionne avec beaucoup de souplesse et de liberté. Chaque personne amène un plat à partager et n'a pas besoin de nous dire lequel à l'avance. Le hasard a toujours fait qu'on avait une variété de plats intéressants comme des soupes, des salades, des ragoûts, des quiches, des pizzas ou des desserts. Chaque personne décrit aussi son plat et les ingrédients qui ont été nécessaires à sa préparation. C'est une soirée informelle et chaleureuse où on mange bien et qui nous permet aussi de créer des liens intéressants avec des personnes qu'on n'aurait propablement pas rencontrées autrement. Les invités sont végétaliens, végétariens, partiellement végétariens ou pas du tout végétariens.»

Ceux qui le souhaitent reçoivent les invitations par courriel après s'être inscrits à la liste yahoo du groupe ou sur leur blog. Les soirées sont aussi annoncées dans le journal local la semaine précédant l'évènement et de nouveau le jour de l'évènement.

Lors de certains potlucks on peut trouver une table d'information avec des livres de recettes végétariennes et végétaliennes ou des brochures sur les conditions de vie des animaux d'élevage. Certains font de courtes présentations. Alain, le compagnon de Christine, a démontré l'impact positif du végétarisme sur l'environnement ou fait connaître le Rapport Campbell; Tim a parlé de germinations et Daniel, un professionnel de la santé, des mythes les plus fréquents liés au végétalisme avec support visuel l'appui.                                                                     

Christine qui est aussi mère de deux grandes adolescentes, Marine et Chloé toutes deux végétariennes, a été beaucoup influencé par le livre de John Robbins "Se nourrir sans faire souffrir" ainsi que par le Journal AHIMSA de l'association du même nom. Quand elle cuisine - et ce de plus en plus de façon végétalienne - elle utilise "L'Assiette végétarienne: recettes sans oeufs ni produits laitiers", des Editions Ahimsa ainsi que "Vous avez dit vegan?", de Tanya Barnard et Sarah Kramer, des Editions les Malins.

La souffrance animale est au coeur de son végétarisme: « Je suis végétarienne car je ne veux pas être complice des mauvais traitements infligés aux animaux. Dans la même logique, j'utilise des produits de beauté et des produis d'entretien pour la maison non testés sur les animaux. Bien évidemment je ne porte pas de fourrure. Dans ma profession de massothérapeute, j'utilise exclusivement l'huile de la compagnie québécoise Rhida qui m'a confirmé par écrit qu'elle n'utilisait pas d'animaux pour ses tests .»

Pour Daniel, travaillant dans le milieu de la santé, les potlucks furent très importants pour son évolution en tant que végétarien: «Il y a un an, j'ai assisté à la projection du documentaire "Un repas végé", de Stéphane Groleau et de Sonia Delisle. Non seulement ce film était très intéressant, mais c'est aussi là que j'ai rencontré pour la première fois des membres de notre groupe végétarien local. J'ai par la suite assisté à un premier souper communautaire et ai tellement aimé l'expérience que je me suis joint au groupe. A travers les échanges d'informations avec d'autres membres et le visionnement de documentaires sur la condition animale, ma transition vers un régime végétarien s'est complétée en quelques mois. Je ne le faisait alors plus seulement pour des raisons de santé, mais aussi pour des raisons de conscience sociale.» - Journal AHIMSA, printemps 2009 -

Groupe de Rimouski: http:groupevegetarienderimouski.blogspot.com - 418.721.3072 - vegerimouski@yahoo.ca

Groupe de Québec: a chaque vendredi du mois, à l'Accorderie au 151-A St-Francois est - www.veganquebec.net - Stéphane: 418.317.0120

Groupe de Montréal: L'association végétarienne de Montréal: info@vegemontreal.org -        

écrit par marjolainejolicoeur à 10:16 | dans: Végétalisme
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10-sep-2009
Difficile de ne plus manger de fromage? (Catherine Ferland-Blanchet)

 

Le chemin qui mène au végétalisme peut parfois être houleux. Certains transigent facilement d'un régime omnivore à une alimentation essentiellement basée sur les végétaux. D'autres traînent longtemps des habitudes alimentaires ancrées depuis leur jeunesse, effrayés par un deuil de goût, pourtant nécessaire au changement. « Les gens cessent une habitude quand la liste des souffrances est plus grande que celle des plaisirs, observe Anne-Marie Roy, diététiste-nutritionniste et co-auteure du livre Végétariens...mais pas légumes! Il faut penser plus loin que notre langue et prendre conscience des conséquences de nos gestes.»

Le fromage est probablement le produit animal le plus difficile à arrêter, puisque les végétaux imitent rarement parfaitement le goût des nombreuses variétés et leur texture. Pourtant, de plus en plus, les compagnies s'efforcent de reproduire les fromages en version végétarienne ou végétalienne. Mais quel nom doit-on leur attribuer? « Fauxmage n'est pas, selon moi, un bon nom pour un aliment bien meilleur que le fromage. Fauxmage, en fait, faux et mage, veut dire textuellement que ce mage n'est pas vrai. Et qui voudrait d'un mage qui lui ment? Dans les faits, celui qui ment, c'est celui qui vante les supposés mérites du fromage de lait animal. Il faut donc trouver un autre nom, un vrai nom, peut-être justement le vraimage?», croit Edith Chabot, végétalienne depuis environ trois ans. Parlons donc des alternatives végétaliennes aux fromages ou des vraimages!

«Pourquoi tu ne manges pas de fromage? Il ne la tue même pas la vache...»

Qui d'entre vous n'a pas entendu ce commentaire, et tant d'autres? Pourtant, quiconque s'oppose à l'élevage et à l'abattage des veaux, séparés de leur mère dès la naissance, se contredit lorsqu'il mange du fromage. En effet, l'un ne va pas sans l'autre puisque la vache doit être en gestation pour donner du lait. De plus, il est erroné de dire qu'on ne la tue pas puisqu'elle aussi termine ses jours à l'abattoir et ce, avant l'âge de six ans. Anne-Marie qualifie de pires les souffrances de la vache « laitière » ou encore de la poule « pondeuse », parce que l'homme perdure son calvaire et prolonge ses conditions de vie atroces pour dérober à l'animal exploité un produit qui ne lui est même pas destiné.

Et la santé humaine?

Ne pas consommer de lait se révèle certes avantageux pour la santé humaine. Peut-être parce que justement ce produit ne nous est pas destiné… Après tout, le système digestif d’un bovin se différencie considérablement du nôtre, notamment parce que son estomac se divise en quatre poches. En outre, PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) affirme que le poids d’un veau double au cours de ses premiers 47 jours, contrairement à 180 pour l’humain. Jeff Novick, diététiste-nutritionniste et conférencier (www.jeffnovick.com), prétend qu’en réalité, 34 % des calories totales du lait 2 % et 23 % du lait 1 % sont des calories grasses. Il démontre comment l’industrie obtient d’aussi faibles pourcentages : en basant leurs chiffres sur le pourcentage du poids et non sur celui des calories. Par conséquent, les pourcentages s’abaissent considérablement, au bénéfice de l’industrie.

En mai 2001, l’émission Découverte fait un reportage à propos du lait. L’équipe se réfère entre autre à deux études conduites par l’Université Harvard. La première se base sur le suivi de 77 000 infirmières pendant 12 ans. Les conclusions détruisent un mythe répandu à propos du lait et du calcium : la consommation de lait ne réduit pas les risques de fractures. Walter Willett, l’initiateur du projet, considère que l’alimentation d’une grande majorité contient suffisamment de calcium pour répondre aux besoins du corps. « Consommer un surplus de calcium tout au long de la vie ne fait donc aucune différence pour la simple raison que l'on ne peut emmagasiner ce surplus dans nos os. On atteint notre masse osseuse optimale à 20 ans et tout ce que l'on peut faire c'est de la maintenir jusqu'à la ménopause », précise-t-il. Pendant dix ans, les chercheurs de la deuxième étude ont suivi 21 000 médecins. Les résultats? «Ceux qui consommaient deux portions et demi par jour (de produits laitiers) avaient un risque de 34 % plus élevé (de développer un cancer de la prostate) que ceux qui consommaient moins d'une demi portion par jour. L'hypothèse est que l'augmentation du calcium ferait diminuer le niveau de la forme active de la vitamine D dans le corps. Et c'est cette vitamine D active qui empêche le développement des cellules cancéreuses de la prostate. »

Le reportage de Découverte mentionne également l’intolérance aux produits laitiers, une condition qui caractérise les trois quarts de l’humanité. Une grande majorité de Noirs, d’Asiatiques, d’Amérindiens et des Hispaniques ainsi que 15 % des Blancs ne possèdent pas l'enzyme nécessaire à la digestion du lactose. « L'industrie laitière prétend que l'on peut vaincre cette intolérance en s'acharnant à boire du lait. » Walter Willett reste sceptique. Il ne croit pas qu’augmenter la consommation de lait favorise une meilleure tolérance. Un acharnement qu’il juge inutile puisque selon lui, le lait de vache n’est pas bénéfique pour la santé humaine! En plus de contribuer aux risques d’obésité, le fléau nord-américain actuel, par des calories et des gras saturés, le lait aggrave la condition des gens à risque pour les maladies cardiaques. Pour Anne-Marie Roy, le fromage contient plus de gras et de gras saturés que le bœuf. En plus d’être nuisible pour la santé, il ne contient aucun élément anti-cancer. Le calcium est bien présent, mais moult d’autres aliments en contiennent également : épinard, brocoli, noix, graines de sésame, …

Mais les fromages laitiers sont-ils vraiment végétariens?

Les variétés à pâte dure ou semi-dure, et même certaines à pâte molle, ne le sont peut-être pas! En fait, la coagulation - par acidification ou combinée - de ces fromages, s’effectue généralement à l’aide de la présure, une enzyme d’origine animale ou de synthèse. Cette présure permet de coaguler les caséines - les protéines coagulables du lait - et donc de cailler le lait, à partir duquel on fabrique les fromages. Or, la présure d’origine animale est prélevée à partir de l’estomac de jeunes veaux abattus. D’ailleurs, le quatrième compartiment de l’estomac d’un ruminant se nomme la caillette, faites-vous le lien?

Le fromage, une drogue dure?

Si l’on en croit les dires de nombreux végétaliens, transiger d’un régime omnivore au végétarisme est souvent plus facile que d’adopter le végétalisme et ce, à cause du fromage. Mais pourquoi cette cassure est-elle si difficile?

 Il y a d’abord une vérité physiologique à la dépendance au fromage, soulève Brigit Marlin, fondatrice de Viva Granola. À l’instar du groupe "Vegetarians in Paradise", elle se rapporte aux écrits du médecin Neal Barnard, président fondateur du "Physicians Committee for Responsible Medicine" et auteur de plusieurs livres dont "Breaking the Food Seduction. Le docteur Barnard explique que les chaînes moléculaires de [la protéine] caséine sont divisées par les bactéries et les acides de l’estomac lors de la digestion. Cette action génère des opiacées - substance contenant de l’opium ou exerçant une action comparable à celle-ci - de différentes longueurs nommées casomorphines. L’une d’elles, une chaîne formée de cinq acides aminées, possède environ un dixième du pouvoir analgésique de la morphine. La caséine est concentrée dans la production de fromage. Ainsi, une tranche d’une once contient environ cinq grammes de caséine. Pour Brigit, « la casomorphine est chimiquement similaire à la morphine. Son rôle vise à rendre le nourrisson dépendant du lait afin qu’il retourne à la tétée. Pour mon père et moi, arrêter de fumer a été beaucoup plus facile qu’éliminer le fromage de notre alimentation! »

Parcours sans fromage des végétalien(nes

Pour d’autres, c’est une simple question de goût. À leurs débuts, plusieurs végétariens intègrent davantage le fromage à leur menu. Même Stéphane Groleau, né sur une ferme laitière et n’ayant jamais raffolé de ces produits, s’est fait prendre au jeu. De plus, Anne-Marie Roy remarque à quel point les fromages artisans du Québec sont valorisés et louangés par l’industrie et les médias. Tony Fortin, sculpteur sur bois et ébéniste, s’ouvre justement à ces produits du terroir lorsqu’il devient végétarien il y a six ans. Il a toujours aimé les fromages, mais lorsqu’il opte pour le végétalisme trois ans plus tard, il est dans une période où il les découvre et les apprécie spécialement. Mais les vraimages ne l’attirent pas : « J’aime bien savoir ce que je mange. Quand je ne comprends pas les ingrédients simplement parce que je n’ai pas de bac en chimie, je trippe moins!, s’exclame-t-il. Je trouve que ce sont les Sheeses qui imitent le mieux la texture et le goût. Ce que j’apprécie surtout, c’est qu’ils n’ont pas l’arrière goût de tofu ou de riz typique de tant d’autres marques.» Dominique Routhier, militante active pour les animaux et fondatrice de la Société pour la Protection des Animaux Canada, partage l’aversion de Tony pour certains produits végétaliens style fromagé. Pour elle, le fromage a été l’aliment le plus dur à enrayer. Quoi qu’elle soit végétalienne, elle considère que les faux fromages « on tout à envier aux vrais...mais je dois dire que graduellement, on voit des nouveaux produits sur le marché et l'effort en vaut la chandelle », se réjouit-elle.

D’un autre côté, la vie sociale est quelque peu perturbée par ces nouveaux choix. « J’avais tranquillement réduit, mais ma difficulté personnelle, c’était plus pour le trouble que ça me donnait sur le plan social », confirme Anne-Marie. Alors que Tony éprouve plutôt des difficultés dans les restaurants, c’est sa propre personnalité qui complique la tâche de Brigit : «J’accepte mal que quelqu’un soit choqué contre moi. Mais, au fil de mon évolution, j’ai appris à moins me soucier de ce que les gens pensent ». En revanche, le social facilite parfois la transition. C’est le cas de Dominique Routhier. Elle scelle un pacte avec sa colocataire : celui d’être vegan pour une année! Le marché porte fruit, mais Dominique rechute après les douze mois. Toutefois, elle redevient végétalienne suite à la rencontre de son amoureux Gabriel Villeneuve, il y a deux ans.

Et les vaches?

D’une manière plus drastique et souffrante, la santé contraint parfois les gens à arrêter le fromage. C’est le cas de Brigit Marlin et d’Édith Chabot. Contrairement à ses papilles gustatives, le système digestif de cette dernière n’aimait guère les fromages. De toute manière, se dit-elle, le fromage peut-il engendrer autre chose que du mal, puisque « son boulot se résume à porter des particules de graisses animales en différents endroits stratégiques pour me détruire à petit feu. Et là, je ne parle que du mal qu'il me faisait à moi sans compter toute cette souffrance infligée à tant d'êtres vivants pour le fabriquer, le fauxmage. »

N’oublions toutefois pas ceux pour qui cesser le fromage, c’est une affaire de rien! Jérôme C. Pageau, 10 ans, est végétarien depuis quelques années. Horrifié lorsqu’il découvre que le fromage est fabriqué avec des enzymes digestives de veau, il adopte immédiatement le végétalisme. D’autres, comme lui, se rappelle la raison exacte, le moment précis où ils prennent la décision. La visite d’une ferme laitière par exemple. Ou encore un discours frappant, comme c’est le cas d’Anne-Marie Roy. « J’ai adopté le végétalisme en l’an 2000, après avoir assistée à une conférence au congrès mondial du végétarisme à Toronto. »

 Dans le cas de Marjolaine Jolicoeur, c’est à sa vache Lalita qu’elle doit son végétalisme. Lorsqu’elle emménage à Sainte-Rita, il y a 25 ans, elle accueille Lalita sauvée de l’abattoir sur ses terres. Elle et son mari commencent alors à fabriquer fromages, crème fouettée et autres produits dérivés du lait de leur vache. Non seulement toute cette consommation de fromage a un effet désastreux sur son foie mais Marjolaine assiste au désespoir et à la souffrance de Lalita lorsqu’elle donne son veau de six mois à un ami : « Lalita a eu tellement de peine qu’elle a beuglé une partie de la journée. Mon mari Jean-Louis a même vu des larmes couler de ses yeux. On a décidé que c'était fini les veaux et le lait. » Marjolaine (végétarienne depuis les années 70) adopte alors le végétalisme, il y une quinzaine d’années. Toujours vivante Lalita est maintenant âgée de 22 ans.

Alternatives végétaliennes

 

Mais, quelles alternatives avons-nous? Comment faciliter la transition? Stéphane Groleau soulève un point important : «Ces dernières années, on a vu apparaître divers fauxmages, certains ayant un goût, une odeur et une apparence terriblement semblables aux fromages laitiers. Pour ma part, n'ayant jamais vraiment apprécié ces produits, je ne vois pas pourquoi je commencerais à m'y intéresser. Je préfère ne pas développer cette attirance pour des produits directement, ou indirectement, liés à l'exploitation animale. Je favorise la création de produits réellement végétaliens, d’alternatives santé et moins transformées, plutôt que de plagier ce que l'on tente de dénoncer.» Anne-Marie Roy a remarqué certains ingrédients suspects chez quelques produits alternatifs. Quoi qu’elle trouve que la gomme de guar et la carraghénine, par exemple, ne soient pas des substances idéales sur le plan nutritif, elle les préfère au fromage. Pour elle, les vraimages deviennent des aliments de transition qui disparaissent éventuellement du menu. À l’instar de Stéphane, elle privilégie des aliments non transformés. « Plus j’avance, plus ma nourriture se simplifie», observe-t-elle.

 

Laissons le mot de la fin à Édith Chabot «Manger du fauxmage quand on sait, cela devient impossible à moins de se tenir les yeux fermés « ben dur », les yeux du cœur aussi. Je suis devenue végétalienne il y a environ trois ans et ça n'a pas été difficile finalement. Quand dans ma conscience une porte s'ouvre, mon corps montre son ouverture d'esprit lui aussi. Alors, du coup, je n'étais plus capable de le digérer le fauxmage... normal, je n'ai jamais digéré les menteurs! »

 

Source: Journal AHIMSA, automne 2008

écrit par marjolainejolicoeur à 15:20 | dans: Végétalisme
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20-déc-2008
Greenpeace recommande le foie gras! (Marjolaine Jolicoeur)

Greenpeace recommande le foie gras, dès lors que le gavage du canard est garanti sans OGM. Dans un "guide des repas de fête sans OMG", Greenpeace propose des menus de réveillon provenant d'animaux non-nourris au soya OGM.

Pourtant les textes en vigueur en Europe, par exemple, stipulent sans ambiguïté qu'en production biologique "le gavage est interdit". Le foie gras biologique ça n'existe pas, même sans OGM! Le foie gras ne peut être obtenu qu'en contraignant des oiseaux à avaler une quantité de nourriture qu'ils refuseraient d'ingérer spontanément. La technique du gavage, industrielle ou non, ne respecte pas les besoins physiologiques et éthologiques des oiseaux. Elle est source de nombreuses pathologies et d'une forte mortalité. Le gavage est ainsi contraire tant aux règles qu'à l'esprit de l'agriculture biologique en matière de bien-être animal.

Sur la base d'études vétérinaires accablantes, plus d'une quinzaine de pays ont interdit la production de foie gras, dont le Danemark, la Norvège, l'Autriche, la Pologne, l'Allemagne, etc. Après l'Italie et la Californie, le gouvernement israélien interdisait à son tour, en 2005, la production de foie gras. S'appuyant sur les conclusions du rapport vétérinaire du Comité scientifique de la Commission européenne, la Cour Suprême déclarait : « Il n'y a aucun doute que les canards souffrent »; Israël était le 4e producteur mondial de foie gras.

Le gavage des volailles est cruel et anti-écologique. Pendant trois semaines, à raison de quatre gavages par jour, chaque canard ingurgite près de 20 kilos de mais. Gaspillage de céréales mais aussi d'eau, tant pour abreuver les canards qu'à l'abattoir pour nettoyer leurs carcasses. Le foie gras dépasse les l2$ pour l00 grammes. Au moment où tant de familles connaissent des problèmes de faim et de pauvreté, il est scandaleux de faire la promotion d'un produit si cher en douleurs.

Vraiment écologique que d'insérer de force un tube de métal de 20 à 30 centimètres dans la gorge d'un oiseau jusqu'à l'estomac parce qu'on veut s'approprier son foie malade? Car le foie du canard - ou de l'oie - finit par atteindre presque dix fois sa taille normale et développe une maladie, la stéatose hépatique. En se débattant lorsque le tube s'enfonce dans sa gorge, ou par la simple contraction de son œsophage provoquée par le besoin de vomir, l'oiseau risque l'étouffement et des perforations mortelles au cou. L'enfoncement du tube provoque des lésions du cou où se développent des inflammations douloureuses; parfois le canard vomit du sang. La suralimentation forcée et déséquilibrée amène fréquemment des maladies du système digestif, potentiellement mortelles. Suite au choc du gavage, l'oiseau est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles. Si le gavage se poursuivait, il provoquerait la mort des oiseaux gavés. L'abattage intervient à temps pour masquer les conséquences du gavage. Les plus faibles d'entre eux sont tout de même moribonds lorsqu'ils parviennent à la salle d'abattage, et beaucoup ne résistent pas jusque-là : le taux de mortalité des canards est dix à vingt fois plus grand pendant la période de gavage.
Dans la nature, les canards passent une grande partie de leur vie sur l'eau. Dans les élevages, beaucoup vivent enfermés dans des hangars, puis dans des cages où leurs pattes se blessent sur le sol en grillage. Des cages si petites qu'ils ne peuvent même pas se retourner, encore moins se mettre debout ou battre des ailes. Parmi ceux qui tiennent jusqu'au jour d'abattage, beaucoup ont les os brisés lorsqu'ils sont transportés, manipulés et enfin accrochés la tête en bas pour être électrocutés puis égorgés. L'industrie du foie gras ne garde pas les canes, parce qu'elles produisent un foie plus veineux que les mâles. Pour s'en débarrasser, elles sont le plus souvent broyées vivantes, étouffées dans de grands sacs ou gazées peu après leur naissance.

Selon les producteurs, le gavage est un phénomène naturel que l'éleveur ne fait que reproduire, ce qui est faux. A l'état sauvage, les canards sont des oiseaux migrateurs qui pratiquent l'autogavage pour stocker de la nourriture avant de partir en migration. Mais les canards de Barbarie utilisés pour produire le foie gras, ne sont pas migrateurs. Migrateurs ou pas, à la fin de la période de gavage, les canards seraient bien incapables de voler. Ils ont même déjà bien du mal à se déplacer. Du fait de la compression des poumons par le foie rendu jusqu'à 10 fois trop gros, ils ont aussi du mal à respirer, et sont incapables de fournir le moindre effort soutenu. »Il n'y a aucune comparaison entre le stockage naturel des graisses par les palmipèdes avant migration, se faisant dans les tissus périphériques (pour 50% dans la région de la poitrine) et le résultat extrême que représente le gavage forcé pour l'organisme » (Yvan Beck, vétérinaire)

Si Greenpeace veut vraiment se comporter comme une organisation écologiste éthique et responsable, elle devrait envisager de mettre dans ses menus des Fêtes des aliments ne provenant pas de la souffrance d'animaux. Le foie gras ne peut jamais être considéré comme écologique ou biologique.

écrit par marjolainejolicoeur à 10:38 | dans: Végétalisme
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16-déc-2008
Foie gras:gaver n'est pas torturer?-(Marjolaine Jolicoeur)

L'année dernière, à deux reprises, un groupe de défense animale québécois a infiltré des élevages de foie gras. À l’aide de caméras cachées la douleur des canards fut montrée publiquement. Dès que les images furent dévoilées on a tout de suite commencé par mettre en doute l’honnêteté du groupe. Puis journalistes, chroniqueurs, éditorialistes et cuisiniers se sont mis à faire l’éloge de ce concentré de souffrance. Tout comme pour la chasse aux phoques, le foie gras a révélé la vraie nature de ceux et celles qui ne pensent qu'avec leur bedaine. Le gaspillage des céréales et de l'eau, la cruauté de l’exploitation animale, l’horreur de l’abattoir, la soufffrance animale quelle importance? Pour ces junkies en manque de chair et de sang, ce qui compte avant tout c’est leur plaisir. 


 Aliment presque inconnu il y a à peine une douzaine d’années au Québec, le foie gras est maintenant décrit comme un «héritage de noblesse» du savoir-faire gastronomique de nos cousins français. Martin Picard sert dans son restaurant «Au gros cochon» une poutine de foie gras. Le  chef Picard qui semble lui même gavé et avoir un foie assez gras rajoute de l'organe de canard à presque tous ces plats. Daniel Pinard, les yeux à l’envers, émet des grognements de jouissance en dégustant sa tranche de foie malade dans son émission «Du ventre mais pas de coeur», tout en nous faisant la morale sur une alimentation éthique et biologique.  Pour sa part le chef Jacques Cerf, dans une lettre publiée dans Le Devoir, passe par le foie gras pour égratigner le végétarisme: « Le foie gras est un chef-d'oeuvre de la nature (même si on l'aide un peu dans la dernière étape). C'est un festival de délicatesse et de saveurs multiples. Je plains les végétariens qui se refusent ce plaisir. » La critique gastronomique de La Presse, Marie-Claude Lortie, a écrit pour sa part qu’elle était tout à fait sûre que « les canards étaient bercés avant de s’endormir » sur la ferme Aux Champs d’Elisée. À ses yeux l’éthique alimentaire n’a aucune importance: « Je suis pour le foie gras parce que c’est délicieux. ». Patrick Lagacé, le fort en gueule mais pas fort côté conscience lui non plus a ajouté à ce concert d’hommages au foie gras: « Ainsi donc, le Réseau Action Globale a infiltré un autre élevage de canards engraissés pour en faire du foie gras. On a vu d'autres images de volatiles en détresse. Des images insoutenables, bien sûr. Sauf que je m'en balance totalement. C'est un canard. Un simple, vulgaire et banal canard. Il existe pour me nourrir. Surtout le canard d'élevage, qui n'existerait pas autrement. ( ... ) Talibans, végétariens militants, même combat. Tous contre le plaisir. »

Parfois on a l'impression que certains humains sont plus bêtes que les animaux qu'ils mangent.

IMAGES DE CRUAUTÉS

Ces dithyrambiques actes de foi envers le foie gras et les attaques de diversion envers les méchants végétariens fait donc suite au courageux travail du Réseau Action Globale (RAG). En juillet 2007, le RAG a d’abord infiltré le plus important producteur de foie gras du Québec, les Élevages Périgord. Filiale du groupe français Excel Développement, cet élevage produit plus de 3 500 foies de canards par semaine.

Fait troublant, en 2006, La Société Générale de Financement a investi 2,3 millions de dollars dans les Élevages Périgord devenant partenaire à 43 %. Le foie gras est subventionné alors qu’il est interdit dans plus de l5 pays pour cause de maltraitance envers les canards, que sa consommation est de plus en plus remise en cause suite à des études scientifiques, des recommandations vétérinaires et qu’un peu partout dans le monde plusieurs chefs  refusent d’en servir dans leurs restaurants. Chez Perrigord, l’enquêteur de RAG a filmé des employés arrachant la tête de canards encore vivants ou égorgés même conscients. Parce qu’elles ne font pas du foie gras répondant aux normes, les canetons femelles sont écrasées ou étouffées à mort dans des sacs à ordures. Un employé après les avoir jeté dans un sac en plastique les tuaient en leur faisant respirer du gaz carbonique. Mais parfois il ratait sa sale job. Il n’était pas rare, selon l’enquêteur, d’ouvrir la poubelle et de voir des canetons âgés d’un jour, en train de pépier, se déplacer, bailler et s’étirer. Parfois les bébés canards empilés les uns sur les autres étaient encore vivants le jour suivant. Cet enquêteur a travaillé tous les jours pendant plus de douze semaines. Il a recueilli près de 100 heures d’images vidéo dans les installations de Perigord, dans les salles d’engraissement, de gavage, pour la reproduction et l’abattoir.

Extraits de son Journal:«J’ai vu à de nombreuses reprises des travailleurs qui donnaient à un canard un coup de pied de toute leur force, si violemment que le canard était projeté 15 à 20 pieds dans les airs. Les canards qui traînaient à l’arrière du troupeau étaient empoignés par le cou, la tête ou les ailes et jetés vers l’enclos, parfois 20 ou 30 pieds plus loin. Parfois, un travailleur perdait complètement les pédales et boxait un canard à répétition en sacrant jusqu’à ce que le canard cesse de bouger. Lors du gavage, dès que les canards avaient reçu leur ration, ils se secouaient frénétiquement la tête de gauche à droite, en essayant de cracher la nourriture et souvent, la vomissant. Après le gavage, des canards vomissaient abondamment et devenaient tellement malades qu’ils suffoquaient, incapables de lever la tête. Tellement de canards mouraient à cause du gavage que chaque semaine avant la collecte des déchets, des dizaines de poubelles débordaient de canards morts.À l’abattoir, les canards étaient suspendus par les pattes sur un genre de système de convoyeur à courroie. Environ 20 pieds plus loin, ils étaient supposés être plongés dans un bain électrique, qui devait les rendre inconscients. Je me tenais directement en face de ce bain et j’ai vu que la quasi-totalité des oiseaux levaient le cou, de sorte qu’ils rataient complètement le bain. J’ai été témoin du fait que presque tous les canards étaient mis à mort tout en étant pleinement conscients. J’ai même vu cela se produire pendant que le vétérinaire du gouvernement parlait avec l’homme en charge de l’abattage des canards

Sensationnalisme et démagogie a soutenu Isabelle François, directrice générale d'un autre très important producteur de foie gras québécois Aux Champs d'Élisée, à la vue de ces images: «La façon de faire de ces groupes est déplorable. Si on veut passer un message, il y a d'autres façons de le faire. Celle-là va ternir l'image de l'industrie complète.» Cette «entreprise familiale», celle-là même qui berce tendrement ses canards selon Marie-Claude Lortie, a été elle aussi infiltrée par le RAG. Le document vidéo de l0 heures présenté quelques mois plus tard n’était pas du sensationnalisme. Aux Champs d’Elisée il y avait aussi, comme dans tous les élevages de canards gavés, de la cruauté encore et toujours envers des oiseaux vus comme des objets. On y voyait un adolescent de 15 ans tranchant la gorge d’un canard vivant avec un couteau de chasse. A d’autres moments des employés frappaient violemment des canards sur le sol, les empoignaient par le cou et les lançaient dans les airs. Comme chez Perigord, des canards étaient gavés au point qu’ils vomissaient de la nourriture ensanglantée à cause de leur gorge blessée.

DIVERSION ET MAUVAISE FOI

Dans la couverture médiatique sur le foie gras, on nous a encore servi ces arguments mille fois entendus. - « L’humain est un prédateur» (avez-vous déjà essayé de tuer un cochon ou un orignal sans arme et tenter de dévorer à mains nues sa chair?) - « Et les plantes?» (déjà vu une carotte se sauver, crier, saigner, pleurer, avoir un système nerveux et des émotions de peur?) - «Ces images d’abattoir m’agressent» (il faut assumer jusqu’au bout la responsabilité de nos choix alimentaires) - «Je suis écolo et je ne mange du foie gras qu’à Noël» (le foie gras bio n’existe pas, c’est une arnaque tout comme la viande dite heureuse; notre complicité à torturer n’est pas plus pardonnable même si elle ne se fait que quelques fois par année ; on n'est pas écolo seulement quand cela fait notre affaire) - «Je mange du foie gras parce que j’aime ça» (la torture d’innocents animaux ne relève plus d’un choix alimentaire personnel, elle doit être abolie.) - «Les végétariens, tous des extrémistes» - (qu’y a-t-il d'extrémiste à militer pour une alimentation non-violente, non-prédatrice, pacifique, écologique, pouvant économiser céréales, eau potable, réduire la famine, la pollution et, en plus, meilleure pour la santé des humains?) - «Le foie gras est une cible facile. On se promènerait dans des porcheries, on verrait des histoires bien pires», selon le producteur de foie gras de l'Oie Naudière. Au lieu d'oiseaux gavés, pourquoi les activistes ne s’occupent-ils pas des cochons, des vaches, du Darfour, de la guerre en Afghanistan, de la pollution de l’air, de la pauvreté, des personnes âgées, des enfants qui souffrent de la faim? Pour Jacques Cerf déjà cité: « Ce que j'ai du mal à digérer, c'est qu'on puisse consacrer tout son temps, son énergie et son argent au service d'une cause somme toute mineure vu les problèmes auxquels le monde actuel est confronté. Des millions d'enfants meurent chaque année de maladies évitables, des effets de la pauvreté, par manque d'accès à l'eau potable ou de malnutrition, et on choisit de passer son temps et son énergie à se préoccuper de la santé des canards et des oies? Un tel engagement est ridicule sinon indécent. Est-ce un manque de jugement, de la stupidité ou de l'ignorance? C'est à se demander même si ces militants n'ont pas quelque chose à cacher, s'ils ne se sont pas lancés dans cette activité pour se racheter, pour réparer quelques fautes inavouables commises contre des animaux dans le passé

Parfois on a l'impression que certains humains sont plus bêtes que les animaux qu'ils mettent dans leur casserole.

QUI DÉCIDE DES PRIORITÉS?

Au Québec quand on s’élève contre la coupe d’arbres, on passe pour un héros. Quand on s’occupe de la défense animale, nous voilà taxés d’Ayatollah du tofu manquant de jugement. Aurait-on idée de dire à Richard Desjardins de s’occuper des femmes battues au lieu de la forêt boréale, ou a Steven Guilbeault, l’ex de Greenpeace, d’oublier les changements climatiques pour travailler contre la pédophilie? Existe-t-il des causes plus nobles que les autres, qui décide des priorités et des urgences?

Quiconque a une vision globale d’une situation sait très bien que tout est lié et interdépendant. Quand les animaux souffrent, les humains souffrent tout comme la planète. La viande est une source de déforestation et de changements climatiques, elle nécessite de grandes quantités d’eau mais aussi de céréales. Pour avoir du foie gras, par exemple, pendant trois semaines, à raison de quatre gavages par jour, chaque canard ingurgitera près de 20 kilos de mais. Gaspillage d’eau aussi, tant pour abreuver les canards qu’à l’abattoir pour nettoyer leurs cadavres. Le foie gras est un produit anti-écologique, luxueux dont le coût dépasse les l2$ pour l00 grammes. Au moment où tant de familles, ici même au Québec, connaissent des problèmes de faim et de pauvreté la véritable indécence réside dans la promotion d’un produit si cher en douleurs.

Bien des mangeurs de foie gras et de viande n’ont pas plus de sympathie pour les humains que pour les animaux. Est-ce qu’ils se dévouent plus que les défenseurs des droits des animaux  dans les causes humanitaires, contre la guerre? Une douleur n’exclut pas une autre, au contraire elle s’additionne à toutes les autres douleurs des êtres vivants. Historiquement, une multitude de végétarien|nes ont pris la défense des animaux tout en militant pour la reconnaissance des droits des humains, pour leur libération. Des suffragettes étaient végétariennes, des féministes aussi. Tolstoï le végétarien voulait plus de justice autant pour les humains que pour les animaux. La non-violence de Gandhi englobait la vie humaine et animale. Des abolitionnistes contre l’esclavage des Noirs américains ne mangeaient pas de viande et voulaient de plus mettre fin à l’exploitation des animaux. Notre sympathie pour les exploités de ce monde devrait aussi englober les animaux, nos frères de chair et de sang. Les animaux n’existent pas que pour le plaisir des humains. Ils ont une vie à eux, un destin, une évolution.

Pour justifier bien des cruautés autant envers les animaux que les humains, l’argument de la supériorité est souvent évoqué. C’est le plaisir du plus fort qui prime. La supériorité de l’un devrait logiquement aussi inclure plus d’éthique, de compassion et d’empathie pour la souffrance de l’autre. Et on n'a pas de la compassion seulement quand cela fait notre affaire. Pour tuer un animal sans ressentir de la culpabilité, l’humain dira qu’il est lui aussi un animal, un prédateur sur la chaîne alimentaire. Mais si l’animal nous ressemble tant, est si proche de nous, ne devient-il pas absolument horrible d’exploiter un de nos semblables, de le tuer et de le manger? Si l’humain est si supérieur et si intelligent qu’il se prétend, pourquoi tous ces holocaustes, massacres et guerres? Supérieur ou inférieur ces notions bien arbitraires s’effacent devant le fait que nous sommes, humains ou non-humains,tous égaux face à la souffrance. Devant l’urgence planétaire, il est plus que temps que l’énergie stagnante de la bedaine monte un peu plus haut et ouvre le coeur. -

S.V.P.: Signez le manifeste contre le foie gras: www.stopgavage.com

écrit par marjolainejolicoeur à 18:32 | dans: Végétalisme
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9-déc-2008
Cancer de la prostate et du sein (John McDougall, médecin)

Journal AHIMSA, printemps 2006

Le cancer du sein est essentiellement la même maladie chez les femmes que le cancer de la prostate chez les hommes. En lisant ce qui suit sur le cancer de la prostate, il est logique de présumer qu’une histoire parallèle peut être racontée au sujet du cancer du sein et, dans une certaine mesure, du cancer du côlon, du rein et du pancréas. Le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu et le deuxième cancer le plus mortel chez les hommes (après celui du poumon). En moyenne, un Américain sur dix est touché par cette maladie et trois sur cent en meurent. Jusqu’à 30 % des hommes dans la trentaine et la quarantaine sont atteints du cancer de la prostate ; et près de la totalité des hommes qui atteignent l’âge de 100 ans affichent des signes microscopiques de cette maladie.

Le lien entre l’alimentation et le cancer de la prostate est démontré de multiples façons, mais les études sur les populations humaines à l’échelle de la planète sont les plus convaincantes. Le cancer de la prostate est rare dans les régions du monde où les gens ont une alimentation faible en gras, presque végétarienne. Par exemple, l’incidence du cancer de la prostate est 120 fois moindre en Chine qu’aux États-Unis. Cependant, à mesure que les Chinois adoptent une alimentation occidentale, leur risque augmente proportionnellement, comme en témoigne une étude récente réalisée en Chine. Cette étude montre que le risque qu’a un homme de développer un cancer de la prostate augmente parallèlement à une consommation accrue de produits d’origine animale. De plus, chez les Asiatiques nés à l’étranger, le risque d’être atteints du cancer de la prostate augmente en fonction du nombre d’années de résidence aux États-Unis et de la consommation de graisses saturées (animales).

Cancer et produits laitiers

Après près d’un siècle de promotion du lait de vache comme « aliment le plus parfait de la nature », il est surprenant d’apprendre que les produits laitiers sont constamment associés à un risque plus grand de cancer de la prostate. Selon un article publié en juin 1999 dans la revue Alternative Medicine Reviews, le cancer de la prostate est, à l’échelle mondiale, plus étroitement lié à la consommation de produits laitiers non gras qu’à celle de n’importe quel autre produit alimentaire. Dans une étude récente de la Harvard School of Public Health, une consommation élevée de produits laitiers est associée à une augmentation de 50 % du risque de cancer de la prostate. Bien que le mécanisme exact de ce lien demeure inconnu, il est possible que la vitamine D soit en cause. Il est reconnu que cette vitamine nous protège du cancer de la prostate. La consommation de calcium (que l’on retrouve dans les produits laitiers) entrave la circulation de cette vitamine et annule ainsi ses qualités protectrices. Un autre mécanisme établissant un lien entre les produits laitiers et le cancer de la prostate est une hormone de croissance très puissante, le facteur de croissance 1 analogue à l’insuline (IGF-1). La présence de cette hormone dans le corps est accrue par la consommation de protéines, particulièrement de protéines animales. Cependant, de tous les aliments que nous mangeons, les produits laitiers sont ceux qui font le plus augmenter cet agent promoteur de tumeur. Ils peuvent facilement faire bondir de 10 % les taux de cette hormone dans notre corps. D’autre part, les végétaliens affichent un taux d’IGF-1 de 9 % inférieur à celui des hommes qui consomment de la viande et des produits laitiers. Il se peut également que les produits laitiers influent sur le développement et l’évolution du cancer de la prostate en raison de leur contenu élevé de produits chimiques environnementaux, de leur graisse saturée et du fait qu’ils augmentent la concentration de testostérone. Mais les détails exacts sont dans la pratique sans importance à la lumière de la nécessité d’agir raisonnablement et d’éliminer ces aliments de notre régime.

Une forte consommation conjuguée de viandes rouges et de produits laitiers est associée à un risque deux fois plus élevé de cancer de la prostate métastatique, comparativement à une faible consommation de ces deux types de produits. Cependant, on ne sait pas très bien si c’est la forte teneur en graisses de ces aliments qui est responsable ou une autre quelconque composante. Des études ont démontré que, comparé à d’autres types de gras, le gras de bœuf (suif) est un agent promoteur particulièrement fort du cancer de la prostate. Il se peut aussi que le bœuf influe sur le développement du cancer en raison du fait qu’il stimule les taux d’IGF-1 et de testostérone, de son contenu élevé en produits chimiques ou de la production de produits chimiques lors de la cuisson.

La testostérone est une hormone sexuelle produite par les testicules. La prostate a besoin de cette hormone pour croître et bien fonctionner. Les hommes qui perdent leurs deux testicules tôt dans leur vie et qui ne suivent aucun traitement hormonal substitutif ne développent jamais le cancer de la prostate. Les hommes atteints de ce cancer présentent un taux de testostérone supérieur à la moyenne. De plus, la stimulation prolongée par cette hormone mâle entraîne la croissance du cancer de la prostate, un peu comme si l’on jetait de l’essence sur le feu. Il va donc de soi qu’une diminution de la stimulation hormonale à plus ou moins longue échéance prévient le cancer de la prostate et ralentit le développement de toute tumeur existante. Ces observations ont mené à l’élaboration de médicaments antitestostérones généralement prescrits pour la prévention et le traitement du cancer de la prostate. La façon la plus sûre et efficace de contenir la production d’hormones mâles est d’inciter les hommes à adopter un régime pauvre en graisses animales et riche en fibres. Plusieurs mécanismes entraînent une diminution de testostérone dans un corps nourri sainement; par exemple, les isoflavones dans le soya ou autres substances végétales, freinent la production de testostérone.

La cuisson à haute température des muscles des animaux, y compris le bœuf, la volaille et le poisson, que cette cuisson se fasse au grilloir, au four ou en friture, produit des substances cancérigènes très puissantes, telles les amines hétérocycliques. Ces produits chimiques créés sous l’effet de la chaleur peuvent endommager le matériel génétique des cellules (ADN) et ainsi entraîner des mutations, voire le cancer - ils ont d’ailleurs été associés au développement du cancer de la prostate. Fait important, la consommation de légumes, notamment le brocoli, stimule le métabolisme de ces produits chimiques cancérigènes et les expulse du corps, les rendant ainsi inoffensifs.

Plusieurs produits chimiques présents dans l’environnement influent sur le développement du cancer de la prostate. À titre d’exemple, les organochlorés imitent les hormones qui se fixent aux récepteurs des organes sexuels, y compris la prostate, et favorisent le développement du cancer. Fabriqués pour la première fois au début des années 1900, ils sont produits à grande échelle depuis la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle ils ont été utilisés comme gaz toxiques. Le DDT, les BPC, la dioxine et l’agent Orange sont tous des organochlorés, ainsi que des milliers d’autres produits et sous-produits chimiques moins connus.

Chaque année en Amérique du Nord, 13 millions de tonnes de chlore sont produites et utilisées pour la chloration de l’eau potable, la fabrication de plastiques et le blanchiment du papier. Ces substances environnementales sont également appelées xénoestrogènes et perturbateurs endocriniens. Plus on s’élève dans la chaîne alimentaire, plus grande est la concentration de ces produits chimiques environnementaux dans l’écosystème. Le processus d’accroissement de cette concentration, appelé bioamplification, se produit parce que les tissus adipeux attirent et emmagasinent ces produits chimiques. Ainsi, quand une vache absorbe les produits chimiques présents sur l’herbe, ceux-ci se concentrent dans ses tissus adipeux. Quand nous mangeons à notre tour le gras de l’animal, la plupart de ces produits chimiques vont se loger dans notre graisse. On estime qu’entre 80 et 90 % des produits chimiques présents dans notre corps proviennent de la viande, de la volaille, du poisson et des produits laitiers que nous mangeons.

Il faut éliminer de notre alimentation les aliments des niveaux supérieurs de la chaîne alimentaire (viande et produits laitiers) et les remplacer par des aliments des niveaux inférieurs de la chaîne alimentaire (aliments végétaux). Dans une étude menée auprès d’hommes atteints du cancer de la prostate, ceux qui ont suivi pendant en moyenne 34 jours un régime pauvre en lipides (20 % de matières grasses), supplémenté avec une once quotidienne de graines de lin, ont enregistré une diminution du cholestérol total sérique, de la testostérone totale et de l’index d’androgènes libres (une mesure de l’activité hormonale mâle). De plus, leurs taux de PSA ont légèrement diminué et, plus important encore, la croissance des cellules cancéreuses, observées au microscope, a ralenti. Plus longtemps les hommes atteints du cancer suivent ce régime, plus la régression des cellules cancéreuses semble encourageante. Enfin, les recherches continuelles du Dr Dean Ornish, qui se fondent sur un régime végétarien pauvre en lipides, ont déjà produit des résultats encourageants pour les hommes atteints du cancer de la prostate.-

écrit par marjolainejolicoeur à 10:09 | dans: Végétalisme
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8-déc-2008
Kowalski: un lutteur végétarien

L'un des pionniers de la lutte professionnelle en Amérique du Nord, Walter Killer Kowalski, est décédé en septembre dernier à l’âge de 81 ans. Kowalski, aussi connu sous le nom de Tarzan Kowalski, a fait les belles années de la lutte, particulièrement au Québec. Ce géant tout en muscles de 275 livres et mesurant 6 pieds 7 pouces a été un athlète végétarien pendant plus de soixante ans de sa vie. Il fait mentir ce préjugé que les végétariens peuvent être carencés, manquent de protéines ou sont efféminés!
Dans le domaine de la lutte-spectacle Kowalsky fait partie, selon plusieurs, de la liste des dix plus grands au monde. Il a été la tête d’affiche et champion dans les trois plus grandes fédérations américaines de l’époque. Pendant plus de 25 ans, il a participé à quelque six mille combats.
Natif de Windsor, en Ontario, il a débuté sa carrière en 1947. Il est vite devenu l'un des lutteurs les plus populaires de son temps, mais aussi l'un des plus détestés. En l953, Kowalsky arracha accidentellement une oreille à son adversaire Yukon Eric. C’est ce qui lui a valu son surnom : «Je porte le surnom de Killer depuis ce soir-là. Non, je n'ai pas de regret. Dans le ring, tout peut arriver... Son oreille a roulé sur le matelas comme une balle de golf.» Kowalsky a démenti, non sans humour, la rumeur selon laquelle il aurait mordu volontairement l'oreille de son rival. «Rien de plus faux, a-t-il rétorqué, car j'étais végétarien! »
Comment ce méchant personnage dans le ring mais plutôt gentil dans la vie, est-il devenu végétarien? A l’âge de 21 ans Kowalski se met à lire de nombreux livres sur la diététique, la vie de sportifs végétariens mais aussi sur la spiritualité et la théosophie. Il réalise alors « qu’on ne peut progresser spirituellement en mangeant la chair des animaux. » A la consternation générale, de son gérant, son médecin et ses amis qui lui prédisent que son végétarisme aura des répercussions désastreuses sur sa carrière de lutteur, Kowalski abandonne définitivement la viande. Malgré les prédictions de malheur de son entourage, Kowalsky sent que sa force et son endurance ne diminuent pas mais au contraire augmentent rapidement. Après qu’il soit devenu végétarien, on lui demandait souvent « mais où prenez vous vos protéines? » Il répondait alors : « Les éléphants sont végétariens. Et ils grandissent forts et puisants. Et les chevaux, ils ont une grande endurance et ils sont végétariens. L’industrie de la viande veut nous faire croire que c’est en mangeant de la chair putréfiée qu’on peut avoir nos protéines. Bullshit! Les animaux forts et en santé ont leurs protéines venant de sources végétariennes. »
Tout au long de son existence de végétarien, l’alimentation de Kowalski a toujours consisté en fruits, beaucoup de légumes crus, noix, légumineuses et pâtes. Jamais d’oeufs ni de lait, d’alcool ou de tabac. Dans une entrevue quelques années avant sa mort il déclarait : « La viande a un effet négatif sur l’esprit et l’âme des humains. Quand vous renoncez aux produits animaux vous devenez plus proche de Dieu. C’est ce qui m’est arrivé. Je suis devenu plus conscient des bonnes choses de la vie. Plus conscient des autres humains. Et plus conscient de l’amour. »  

écrit par marjolainejolicoeur à 10:32 | dans: Végétalisme
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6-déc-2008
Les végétariens sont tous des crétins. (Marjolaine Jolicoeur)

Voilà ce qu’un certain Romain Gagnon me répondait après lui avoir fait part de mon opinion sur ses affirmations ridicules concernant  le végétarisme|végétalisme. Selon ce "gastronome scientifique", les  végétariens sont tous des crétins: « Les végétariens souffrent de carences, en particulier en oméga-3. Un fait prouvé par Jean-Marie Bourre, une sommité internationale en recherche sur les omégas 3. Son opinion m’apparaît plus fondée que celle de bien des végétariens. Les recherches scientifiques que j’ai menées m’ont amené à conclure que le végétarisme induit notamment des carences en acide cervonique et ainsi à toutes sortes de problèmes de santé autant physique que mentale. Nombre d’enfants ont développé un quotient intellectuel inférieur à cause de telles carences. Le végétalisme est encore plus dommageable et mène inexorablement à la détérioration du cerveau. Certains historiens expliquent même ainsi la folie meurtrière d’Hitler, un végétarien non moins célèbre. J’espère que vous remettrez en question vos croyances car il existe plusieurs histoires pathétiques de parents emprisonnés pour avoir imposé le végétalisme à leurs enfants et ainsi causé leur mort.  Comme le lobby végétarien est très puissant (mes articles sont souvent censurés par les journaux) et incidemment cause préjudice à la santé publique, je me fais un devoir moral de remettre les pendules à l’heure au sein de la population sur les dangers du végétarisme. »

Que d’inepties,de mensonges et de mauvaise foi dans ces quelques lignes. Et aussi presque de la paranoia envers le puissant lobby végétarien, une farce! Dire que le «cerveau des végétaliens » se détériore inexorablement relève presque de la diffamation. Leonard de Vinci, Leon Tolstoi, George Bernard Shaw, Paul McCartney, Isaac Bashevis-Singer, Plutarque, Pythagore, Albert Einstein et tant d'autres écrivains, philosophes ou artistes étaient  tous des végétariens dont on ne peut douter de l'intelligence, du talent et même du génie. Hitler pour sa part n’a jamais été un végétarien, tout au long de sa vie il a toujours été friand de saucisses et de jambon. 

Les enfants végétariens|végétaliens ne souffrent pas plus de carences que les autres enfants. Selon l’Association Américaine de diététique et des diététiciens canadiens, les enfants végétariens affichent une croissance similaire à celle de leurs semblables non-végétariens. Pour ce qui est des enfants végétaliens une étude dans la communauté végétalienne The Farm confirme que les enfants végétaliens se développent sans carences. ( Le poids et la taille des 404 enfants végétaliens de la communauté âgés de 4 mois à 10 ans furent comparés scientifiquement à l’ensemble des enfants américains du même âge. A l’âge de 10 ans, les enfants végétaliens s’étaient développés normalement et sans carences. The Farm existe encore et ses enfants sont devenus des adultes en santé.).

Quant à Jean-Marie Bourre, le gourou des Omega 3 et qui aime s’en prendre violemment aux végétariens et plus généralement aux consommateurs de protéines végétales, il est intéressant de savoir que ce dernier travaille pour le lobby de la viande. Et des oeufs et d’une foule d’autres produits alimentaires. Monsieur Bourre est en conflit d’intérêt lorsqu'en tant que président du Centre d’information sur les charcuteries, il conseille de manger de la viande rouge au moins trois fois par semaine et surtout sous forme de charcuteries. Lui aussi, il y a quelques années, par l’entremise de différents médias français s’en est pris aux végétariens sous le prétexte fallacieux qu’Hitler mangeait de la viande. Il radote des absurdités du genre: «Consommer des protéines végétales c'est provoquer une forme d'autocannibalisme. Car le cerveau prend les protéines et les acides aux cellules musculaires du cœur. » A lire de telles naiseries, on peut se demander si ce n’est pas plutôt la viande  qui attaque le cerveau de certains.

VÉGÉTARISME ET OMÉGAS 3

Voici comment Jean-Marie Bourre, qui se présente comme le "découvreur des omégas 3" au niveau du cerveau, raconte sa "découverte": «J'essayais de faire survivre des fragments de cerveau animal dans des tubes à essai. Ça ne marchait jamais, nulle part au monde d'ailleurs, jusqu'au jour où j'ai eu l'idée d'ajouter des omégas 3. » Est-ce que le cerveau d’un humain, en interaction avec son environnement, ses émotions, ses habitudes de vie, présente réellement des similarités avec le cerveau d’un pauvre animal dans un tube à essai? Voilà une vision bien réductrice de la complexité d’un être humain.

En conclusion sur les délires de Jean-Marie Bourre et de ses disciples sur le végétarisme et les omégas 3,  la réaction de deux grands spécialistes français des maladies cardiovasculaires, le Dr Michel de Lorgeril et Patricia Salen (CNRS, Grenoble). Selon eux, les personnes qui suivent les recommandations de Jean-Marie Bourre y risquent leur santé cardiovasculaire. Et celle de leur cerveau aussi, pourrions nous ajouter: « On ne peut qu'être surpris par l'arrogance des propos et le caractère insultant des admonestations de notre confrère. En faisant court et simple : pour lui les nutritionnistes quand ils sont prudents sont "des terroristes" et les végétariens sont tous des "crétins". Mais est-ce un confrère? Est-il médecin, nutritionniste et fort d'une longue expérience d'une consultation clinique où il aurait pu confronter ses préceptes neuro-nutritionnels avec la réalité du monde des humains et des pathologies, bref avec la vraie vie et les vraies personnes, que nous, praticiens, chacun dans nos spécialités, devons affronter? Notre responsabilité, notre devoir dirons-nous, est de n'extrapoler vers les humains qu'avec la plus grande prudence toute théorie élaborée sur des modèles animaux ou dans des éprouvettes. En d'autres termes, avant de valider des données expérimentales ou des théories livresques dans notre pratique clinique (donc faire des recommandations à nos patients), nous avons besoin de données scientifiques et cliniques solides. C'est un élémentaire principe de précaution. Le Dr Bourre ne connaît visiblement pas ces principes élémentaires et, tout au marketing écervelé de son prochain "livre de rentrée", tout au désir de faire plaisir à ses amis de l'édition, du monde agricole et de l'agro-business, il ne craint visiblement pas de risquer la santé de nombreux lecteurs qui auraient la malheureuse naïveté d'écouter ces propos ou de suivre ses conseils. Mais Monsieur Bourre n'est pas dangereux seulement de façon primaire (en risquant de conduire certains patients à revenir à des pratiques nutritionnelles dont on connaît la dangerosité), il l'est aussi parce qu'en allant totalement à l'encontre des recommandations prudentes de nombreux praticiens, et avec une casquette de scientifique, il accrédite l'idée déjà trop répandue que médecins et scientifiques racontent n'importe quoi à propos d'une nutrition qui protège la santé et passent leur temps à se contredire. Toute la profession est ainsi discréditée et amalgamée à de nauséabonds conflits d'intérêt.»

écrit par marjolainejolicoeur à 14:15 | dans: Végétalisme
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2-déc-2008
Une famille végétalienne (Brigit S.Marlin)

Brigit S. Marlin - Journal AHIMSA, automne 2006 -

Mon parcours vers le végétalisme s'est fait assez graduellement quand je repense à toutes ces années derrière moi. J'ai l'air d'avoir 63 ans quand je dis « toutes ces années » mais je n'en ai vraiment que 36. C'est probablement parce que je trouve toujours qu'il m'a fallu un peu trop de temps avant de m'engager de tout cœur. Un côté de moi pense maintenant que c'était ma destinée de cheminer vers plus de compassion dans mon assiette. Naître dans une famille de chasseur n'était pas un hasard surtout quand un de ceux-ci se convertit, la plupart de mes artistes préférés étaient végétariens bien qu'à l'époque, je ne le savais pas (par exemple Bryan Adams, Robert Smith de The Cure, Peter Gabriel, John Lennon) et même mon prénom et ma date de naissance sont significatifs ; je suis née un 22 avril, Jour de la Terre, journée où on demande aux gens de passer une journée végé (entre autre) et ma mère m'a prénommée Brigitte à cause de Brigitte Bardot qu'elle trouvait très belle. Elle ne se doutait pas que je serais aussi passionnée et aussi sensible qu'elle... Ça me blesse personnellement quand on la dit folle. Je suis petite-fille de chasseur, nièce de chasseurs et fille d'ex-chasseur. Je suis très très fière d'être la fille d'un père qui a un jour réalisé que la chasse était cruelle, en regardant dans les yeux un jeune cerf qu'il venait d'abattre. Toute petite, je détestais déjà la chasse et refusais de manger ce que ramenait mon père.


Comme la plupart des gens j'imagine, je ne voyais pas que la poule, la dinde, le poisson ou la vache dans mon assiette étaient eux aussi, des animaux qu'on avait tués. J'ai compris cela lorsque j'ai vu le film City Slickers avec Billy Crystal, il y a plus de 10 ans maintenant. La chair sous cellophane à l'épicerie n'apparaissait pas là magiquement. Tout un choc. Mais pas encore assez gros pour faire tomber les piliers de 25 années de programmation sociale au sujet de la nécessité de la chair animale dans nos assiettes.


Aidée par nombre de lectures, je me disais alors que l'important, c'était de remercier, d'avoir une pensée de gratitude pour l'animal tué. Que ce soit "Le Guerrier Pacifique", "La Vraie Nature de la Volonté" ou "La Prophétie des Andes", on nous disait qu'il était bon de seulement diminuer sa consommation d'animaux, qu'il était acceptable de manger de la viande tant qu'on n'en était pas dépendant. Pas de réel engagement et presque jamais pour des raisons de compassion. Pour des raisons d'évolution personnelle ou de santé, oui. Quand je fus plus éveillée, j'ai rencontré d'autres livres "spirituels" qui appelaient plus à un réel engagement tout en mentionnant la souffrance animale.

UN ANIMAL À LA FOIS

Mais on tient à notre programmation mentale, je le vois trop bien. City Slickers a réussi à ne plus jamais me faire manger de veau. C'est un peu de cette façon que mon esprit procédait : un animal à la fois.


La prochaine étape fut la lecture du livre Food par Susan Powter. Quelle horreur de lire, non seulement les traitements réservés aux animaux d'élevages industriels, mais aussi ce qu'on ingère en leur volant leur vie. « Lors de l'inspection des carcasses de poulet, 10 carcasses sur 15 000 sont inspectées. La carcasse doit avoir 3 ulcères ou plus, 3 abcès ou plus ou un tumeur cancéreux pour qu'elle soit retirée. Quand celles-ci sont retirées, les abcès sont enlevés et elles sont ensuite remises sur la ligne de production. » Comment est-ce possible que lire ce genre d'information ne réussisse pas, en un seul jour, à me rendre végétarienne, je ne le sais pas. Comment est-il possible que je n'aie pas complètement arrêté de manger du poulet, je ne sais pas non plus. Ce que je sais, c'est que ma consommation de ces oiseaux intelligents n'a fait que diminuer.


Comment pouvons-nous souhaiter la paix sur terre et répandre le sang par nos choix égoïstes?
Le film Babe a réussi à lui seul, à enlever les cochons de notre menu. Notre menu parce que durant tout ce temps, mon merveilleux mari vivait en même temps que moi ce lent éveil. « Noël veut dire Carnage ! » Je n'oublierai jamais quand Ferdinand le canard a lancé cette phrase qui nous a tant secoués. Babe demeure un de nos films préférés. Noël, fête de paix et d'amour est un carnage pour tous ces animaux qui ne bénéficient pas de notre paix et de notre amour. Durant ces années, nous avons fait notre première visite à une épicerie d'alimentation naturelle, grâce à ma mère. Nous partagions nos réflexions et nos découvertes et ensemble nous cheminions vers le végétarisme. Nous découvrions le baba ghanouj, le hummus, le végé-pâté. Les saucisses à hot-dog végés, les galettes Porat. D'année en année, nous réduisions toujours plus notre consommation de chair jusqu'au point où nous avions des périodes de 6 à 8 mois végétariennes et quelques mois de carnivores.

NOEL SANS DINDE ET SANS VIOLENCE

J'ai eu beaucoup de difficulté durant 2 ou 3 années à vivre un Noël sans dinde. Je me souviens que pour moi, avoir une dinde à Noël, c'était un compromis social. Ma mère semblait tenir à cette dinde de Noël et je n'avais pas le courage de m'y opposer vraiment. J'étais de plus en plus malheureuse par contre car je suis plutôt du genre passionnée et accepte très difficilement de faire des compromis sur mes valeurs. Un jour par contre, j'ai été aidé par la réalisation que consommer du poulet ou de la dinde me faisait me sentir très mal physiquement et je sentais que ce n'était pas lié à ma culpabilité.
Les oiseaux venaient de disparaître définitivement de nos assiettes. Le dernier pas restait les poissons. Nous en mangions très occasionnellement, encore une fois surtout pour des raisons sociales, comme la visite de mon frère qui je le sentais, n'accepterait pas notre végétarisme mais aussi, parce que j'étais encore programmée à l'idée que le poisson est nécessaire à la santé. C'était avant la mode des Omega-3, dieu merci. Nous sommes devenus végétariens dans une allée du Maxi et Cie à Ste-Foy, devant les bâtonnets de poisson du Capitaine HighLiner plus précisément. Je me suis tournée vers mes 3 fils et leur ai demandé s'ils voulaient du poisson, car il y avait longtemps que nous en avions mangé. « Maman, on ne veut plus en manger du poisson. Les poissons aussi souffrent ». Je crédite mes enfants pour mon végétarisme. Sans eux, aurions-nous, mon mari et moi fait ce dernier pas ? Ou aurions-nous continué à admettre qu'un poisson qui meurt de temps en temps était acceptable ? Est-ce que mes parents auraient décidé de devenir végétariens pour « soutenir » les valeurs de leurs trois petits-fils ? Je ne le sais pas. Mais je sais que cette sensibilité, cette intelligence chez nos fils m'ont touchée moi d'une façon définitive. Ils ne suivaient plus ce que je leur racontais sur les traitements infligés aux animaux, ils s'engageaient de tout cœur et d'une façon permanente.


Nous étions végétariens avant tout pour des raisons de compassion mais nous étions aussi très conscients de l'aspect santé, environnemental et même spirituel. Comment pouvons-nous souhaiter la paix sur terre et répandre le sang par nos choix égoïstes? Il était impensable que nous ne devenions pas végétaliens. Nous avons éliminé lait, yogourt, beurre et les œufs beaucoup plus rapidement. Le fromage fût le dernier pas. Notre santé s'est améliorée immédiatement. Beaucoup de mes maux sont disparus. Mes parents nous ont suivis encore une fois et sont reconnus pour faire fuir les vendeuses d'une épicerie d'alimentation naturelle de la région, demandant toujours qu'on leur commande divers produits végétaliens facilement disponibles à Montréal.
Il y a 10 ans, un film a semé une graine dans notre cœur, qui avec un peu d'amour et d'attention, a pu grandir pour transformer notre vie et nos choix. Nous continuons à cheminer vers toujours plus de conscience, je l'espère. C'est un engagement qui nous a transformés et nous a fait voir la vie avec de nouveaux yeux. Il y a effectivement un peu plus de paix dans le monde tout simplement parce qu'il y en a plus dans notre cœur.

Brigit  S. Marlin est distributrice de produits végétaliens: www.vivagranola.com

 

écrit par marjolainejolicoeur à 11:05 | dans: Végétalisme
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10-nov-2008
Végétalisme-santé humaine (Rapport Campbell)

VÉGÉTALISME ET SANTÉ HUMAINE

Marjolaine Jolicoeur, 2008

Le Rapport Campbell de T.Colin Campbell. Voilà un livre qu’il faut acheter en plusieurs exemplaires afin de le distribuer aux médecins, cardiologues, nutritionnistes ou à quiconque veut conserver ou retrouver sa santé. L’auteur a pendant plus de quatre décennies fait de la recherche biomédicale sur les protéines animales et épluché plus de 750 références et études scientifiques sur le sujet. Sa conclusion est sans appel. Les protéines animales de la viande, du poisson mais aussi des oeufs et des produits laitiers sont potentiellement dangereuses. Elles peuvent déclencher: cancers, diabète, hypertension, arthrite, calculs rénaux, obésité, ostéoporose, maladies cardiaques, maladies du système nerveux, du système immunitaire et l’Alzheimer.

Campbell a fait une étude d’envergure sur des humains en milieux ruraux, en Chine et plus récemment à Taiwan. Elle fut menée conjointement par l’Université Cornell, l’Université Oxford et la
Chinese Academy of Preventive Medicine. Plus connue sous le nom de China Study, elle s’est penchée sur les maladies imputables à la nourriture et à l’hygiène de vie. Elle a démontré que les personnes qui mangent une très grande quantité d’aliments d’origine animale sont aussi celles qui souffrent le plus de maladies chroniques et de cancers. Même une quantité minime d’aliments d’origine animale est associée à des effets néfastes sur la santé.

Lui-même végétalien ainsi que sa femme et son fils (qui a aidé à l’élaboration du livre), Campbell passe en revue toutes les maladies provoquées par une consommation de protéines animales. Quelques exemples.

Cancer : dans un rapport publié il y a près de trente ans, des chercheurs ont comparé les répercussions des facteurs environnementaux sur le taux de cancer dans trente-deux pays. Un des liens les plus forts entre viande et cancer se rapportait au cancer du côlon. La consommation d’oeufs peut aussi augmenter le risque de ce type de cancer. Les produits animaux sont aussi impliqués dans le cancer du sein et de la prostate. (Ces trois types de cancers représentent 40 % de tous les nouveaux malades du cancer). Les protéines animales stimulent la croissance des tumeurs. Elles encouragent le corps à produire davantage d’IGF-1, laquelle hormone amorce à son tour la prolifération des cellules et le blocage de l’élimination des vieilles cellules, attisant ainsi le développement du cancer. Une alimentation comportant de la caséine (principale protéine du lait de vache) permet à davantage de carcinogènes d’entrer dans les cellules.

Diabète : aux Etats-Unis le diabète de type 2, la forme la plus répandue de la maladie, touche plus de 16 millions d’Américains. En huit ans, de l990 à l998, on a assisté à une forme d’épidémie : les cas de diabète ont progressé de 33 %. (Le phénomène est aussi présent au Canada). Plusieurs études scientifiques et épidémiologiques confirment que les aliments d’origine animale, à haute teneur en protéines et en gras favorisent la maladie. Dans le cas du diabète de type 1 il existe maintenant des preuves incriminant les produits laitiers. En l994 l’Académie américaine de pédiatrie, l’American Academy of Pediatric, encouragea fortement les parents de familles où le diabète était plus répandu de ne pas donner de lait de vache aux enfants au cours de leurs deux premières années. Le lait de vache peut être problématique, surtout pour les enfants génétiquement prédisposés.

Calculs rénaux : W.G. Robertson du Conseil de la recherche médicale, le
Medical Research Council, de Leeds en Angleterre, est un éminent spécialiste des calculs rénaux. Ses travaux ont débuté il y a plus de trente ans et se poursuivent encore. Robertson a pu aider les patients souffrant de calculs rénaux récurrents en supprimant simplement les protéines animales de leur alimentation.

De manière fort intéressante Campbell présente plusieurs médecins qui endossent une alimentation végétarienne non seulement pour prévenir les maladies mais aussi dans bien des cas pour les guérir. Le docteur Caldwell B. Esselstyn Jr., un chirurgien spécialiste des maladies cardiaques, a constaté pendant sa pratique que les interventions médicales et chirurgicales ne traitaient que les symptômes. Il décide alors de proposer une alimentation à base d’aliments d’origine végétale à ses patients cardiaques. En quelques mois, il obtient des guérisons spectaculaires en prescrivant une quantité minime de médicaments pour diminuer le cholestérol et un régime végétarien très pauvre en lipides. D’autres médecins comme les docteurs William Castelli ou Dean Ornish conseillent une alimentation végétarienne, mais sans médication, à titre préventif mais aussi pour renverser la progression des maladies cardiaques. Le docteur John McDougall, en préconisant une alimentation sans aucune protéines animales, a guéri nombre de ses patients souffrant de maladies cardiaques tout comme d’hypertension ou de diabète.

LOBBIES ET DÉSINFORMATION

Malgré toutes ces certitudes scientifiques sur le danger des protéines animales versus la santé humaine, pourquoi si peu de médecins en faveur de l’alimentation végétarienne et végétalienne? « C’est le système tout entier - gouvernement, corps scientifique, corps médical, industries et médias - qui mousse le profit au détriment de la santé, la technologie au détriment de l’alimentation et la confusion au détriment de la clarté ».

Industries alimentaires, pharmaceutiques, médicales, médias et lobbies pour la promotion de la viande, du lait ou des oeufs, travaillent de concert pour garder le public dans l'ignorance. Les producteurs de produits animaux payent même pour des recherches scientifiques favorables à leurs aliments. Aux Etats-Unis l’Institut Dannon, le Conseil de nutrition des oeufs, l’Association nationale des producteurs de boeuf, le Conseil national du lait mettent ensemble sur pied des programmes de nutrition dans les facultés de médecine! Campbell se demande comment il est possible de croire qu’un groupe de producteurs d’aliments d’origine animale va « objectivement mousser la meilleure nutrition possible,celle que la science révèle être une alimentation végétarienne constituée d'aliments complets

Le rapport Campbell, en démystifiant une multitude d'informations erronées sur la santé, en particulier sur le végétalisme,  est un vibrant plaidoyer pour une alimentation végétale: «Nous détenons toute une gamme de preuves indiquant qu’une alimentation végétarienne faite d’aliments complets est meilleure pour le coeur. Jamais auparavant nous n’avons eu une telle compréhension approfondie de l’incidence de l’alimentation sur le cancer, tant sur le plan cellulaire que dans la population.. Nous détenons maintenant tout un ensemble de preuves qui indiquent qu’une alimentation végétarienne composée d’aliments complets est ce qu’il y a de mieux pour nos reins, nos os, nos yeux et notre cerveau. L’idée que les aliments végétariens peuvent empêcher et même traiter une grande variété de maladies chroniques ne peut plus être niée. Il ne s’agit plus de quelques personnes seulement qui prétendent qu’une telle alimentation est bonne, et ce, en se fondant sur leur expérience personnelle, leur philosophie ou une étude scientifique isolée. Des centaines d’études détaillées, bien faites et exhaustives affirment désormais la même chose » .

Positif: Vibrant plaidoyer scientifique pour le végétalisme - Négatif: Les études sur les rats pour justifier une alimentation sans produits animaux.

 

LE RAPPORT CAMPBELL - T. Colin Campbell et  Thomas M. Campbell - Ariane, 2008 (traduction française de The China Study, préface de John Robbins)

 

 

 

écrit par marjolainejolicoeur à 13:54 | dans: Végétalisme
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