27-aoû-2010
LES CONTRE-VÉRITÉS DE MAXIMILIEN DEPONTAILLER (Marjolaine Jolicoeur)

En réponse à un texte de M.Depontailler: http://www.lepost.fr/article/2010/08/20/2190057_le-boycott-de-l-ue-des-produits-canadiens-du-phoque-suspendu-avant-son-entree-en-vigueur.html

Dans sa prétentieuse diarrhée de mots monsieur Depontailler se garde bien, comme à son habitude, de révéler certaines vérités dérangeantes sur la chasse aux phoques. D’ailleurs, on peut se demander combien ce conseiller politique de la sénatrice canadienne Hervieux-Payette est payé pour radoter toujours le même discours arrogant sur les « organisations animalistes » ou les « lobbies végétariens dépourvues de raison et du sens de la mesure ».Son délire paranoïaque sur les opposants à la chasse aux phoques qui se retrouvent pourtant dans tous les milieux de notre société, font dérailler ses prétentions d’élever le débat au dessus du populisme et de la démagogie.

A titre d’exemple, le sénateur MacHarb n’est ni un activiste pour les droits des animaux, ni un végétarien. C’est après des voyages d’observation de la chasse aux phoques qu’il a décidé de s’opposer à la cruauté de cette chasse commerciale : « J’ai vu de mes propres yeux les conditions dangereuses et la brutalité révoltante de la chasse. Malgré tous ses efforts, le gouvernement canadien ne peut tout simplement pas réglementer une activité commerciale exercée dans des conditions aussi dangereuses et dans un laps de temps aussi court. » Monsieur MacHarb présente partout au travers le Canada des vidéos et des photos sur la chasse aux phoques qui soulèvent dégoût et indignation chez ceux qui les visionnent: «Il y a des images encore plus horribles que celles que vous venez de voir, dit-il aux spectateurs. Ces images ne sont que la pointe de l’iceberg. »

Devant le Sénat canadien en juin 2010, le sénateur MacHarb a démontré comment le gouvernement canadien dépense des millions pour appuyer une chasse aux phoques moribonde : « Le gouvernement a gaspillé l’argent des contribuables pour commander une étude sur l’abattage possible et l’incinération, au coût de 35 millions de dollars, de 220 000 phoques gris de l’île de Sable. Il a dépensé des millions de dollars en missions politiques et bureaucratiques en Europe pour défendre une industrie condamnée. Il a participé à des défilés de mode en Chine, dans l’espoir de vendre aux Chinois davantage que des pénis de phoque. Afin de justifier sa mesure malavisée et le gaspillage de davantage de deniers publics, le gouvernement tente de nous faire croire qu’il peut faire tomber l’interdiction en la contestant devant l’OMC. Et ce sont les canadiens qui paieront la facture de plus de 10 millions de dollars de cette vaine contestation, malgré le fait que les pays de l’Union européenne ont tout à fait le droit de bannir pareils produits s’ils le veulent. L’Union européenne a pris cette décision parce que telle était la volonté de leurs citoyens et que leurs besoins l’exigeaient. Compte tenu du soin avec lequel l’Union européenne a rédigé l’interdiction, la contestation échouera.   Pourquoi gaspiller nos rares ressources à tenter de gagner des marchés étrangers alors que la majorité, dans le monde, a clairement fait savoir que cette chasse n’était pas viable? Déjà, des groupes de citoyens s’activent à obtenir que des endroits comme la Russie, Hong Kong, l’Australie, Israël et l’Amérique du Sud adoptent des interdictions semblables à celle de l’Union européenne. (…) « Un sondage d’Environics réalisé tout juste le mois dernier montre que 70 p. 100 des canadiens sont d’accord pour dire que le refus obstiné du gouvernement d’interdire la chasse au phoque commerciale nuit à la réputation internationale du Canada.»

 INUITS ET INDUSTRIE DE LA FOURRURE

Combien le gouvernement canadien a-t-il payé les inuits pour cette mascarade de contestation devant la Cour de justice de l’Union européenne qui durera des années et qui coûtera des millions aux contribuables canadiens? Qui se cache derrière les inuits? Guère surprenant d’y trouver industriels et puissants groupes de lobbies de l’industrie de la fourrure comme le Canadian Seal Marketing Group, le Fur Institute of Canada, le Ta Ma Su Seal Products, et le NuTan Furs Inc.

 Les Inuits tuent à peine 1 000 phoques adultes par année et ne font pas partie du boycott européen. Les chasseurs commerciaux pour leur part qui alimentent massivement les multinationales de la fourrure peuvent abattre plus de 350 000 phoques juvéniles âgés de quelques semaines à trois mois, selon certaines années.  Au cours de l’histoire, les inuits et les autochtones ont toujours été exploités autant par l’industrie de la fourrure que par le gouvernement canadien. Maintenant les inuits servent de paravent pour les lobbies des multinationales de l’industrie de la fourrure. (http://non-a-la-cruaute.blogvie.com/2010/02/04/phoque-pour-le-g7-dans-le-grand-nord-canadien/

GASPILLAGE D’ARGENT ET DÉSINFORMATION

Le gouvernement canadien a dépensé des millions pour faire la promotion d’une chasse aux phoques considérée par un grand nombre de canadiens et d’européens comme cruelle, non réglementée, ignorante du bien-être animal et source de gaspillage d’argent. Tout comme monsieur Depontailler, la politique canadienne déraille dans ses campagnes de désinformation et de manipulation de l’opinion publique. Au printemps dernier, le gouvernement canadien a payé 75 000 $ pour qu’une firme surveille tous les commentaires jugés discutables sur la chasse aux phoques dans les forums en ligne de discussion ou sur Facebook. Des employés des Affaires étrangères et du ministère des Pêches et des Océans répondaient ensuite aux auteurs des commentaires – sans s’identifier comme étant du gouvernement – contre la chasse aux phoques. Ces fonctionnaires étaient payés pour répondre ce que le gouvernement canadien estimait lui être une information plus juste.

Monsieur MacHarb continue, avec courage, de militer activement contre la chasse commerciale des phoques. Au cours des dernières années, il a reçu plus de 650 000 appels, courriels et lettres qui l’appuient dans ses démarches, n’hésitant pas à déclarer: « Le gouvernement a manqué a ses obligations envers le peuple canadien en refusant d’accepter qu’il soit maintenant temps d’amener les personnes participant à la chasse aux phoques à effectuer la transition vers des emplois viables offrant des perspectives d’avenir. Le manque de leadership du gouvernement a également causé des dommages considérables au bien-être des chasseurs inuits et d’autres peuples autochtones ainsi qu’à la réputation du Canada sur la scène internationale.»

Si monsieur Depontailler veut se faire le chantre de la justice et de la démocratie, il devrait tenir compte des opposants à la chasse aux phoques dont le sénateur McHarb est le digne représentant. Et cesser ses attaques méprisantes payées à même son salaire de conseiller politique de la sénatrice Hervieux-Payette. Son cynisme au service d’une idéologie mercantile est risible.

écrit par marjolainejolicoeur à 13:02 | dans: Chasse
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26-aoû-2010
Tueurs de phoques et de dauphins: même combat? (Marjolaine Jolicoeur)

                                              

 
Le président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine, Denis Longuépée, participera au 19e Congrès de la Commission des mammifères marins de l’Atlantique Nord (NAMMCO) qui se tiendra prochainement aux Iles Féroé. (1)

 Ces Iles au nord de l’Écosse mais appartenant au Danemark sont célèbres non  pour leur paysage mais pour la tuerie annuelle de plus de 1 000 dauphins dans leurs eaux.   Les animaux y meurent au nom d’une tradition datant du moyen-âge, dans ce qui est considéré comme une fête. 

Les animaux sont d’abord rabattus vers des baies où les attend une bande de chasseurs ivres de sang et de bière. Les chasseurs, au volant de leurs hors-bord ultra-rapides, poussent dans un premier temps les dauphins vers une baie le long des côtes. On amène progressivement les dauphins épuisés et terrifiés vers des zones de moins en moins profondes pour pouvoir mieux les massacrer.

 A de multiples reprises les chasseurs  plongent leurs gaffes de métal lourdes de plus de 2 kilos dans la chair des dauphins, jusqu’à ce que le croc s’accroche. Puis un long couteau  est enfoncé dans la nuque des cétacées qui hurlent de douleur puis meurent parfois après de très  longues minutes d’agonie.   Les chasseurs des Iles Féréo se vantent publiquement de tout le plaisir qu’ils ont à saigner ces dauphins jusqu’à la mort, à faire exploser leurs globes oculaires à coups de couteau et même à éventrer des femelles enceintes pour en extraire des fœtus encore vivants. Toute cette boucherie se déroule avec la participation de jeunes enfants. (2)

Cette chasse barbare et rétrograde est vivement décriée partout dans le monde pour sa brutale cruauté.   Cela n’empêche pas  Denis Longuépée de déclarer à propos des chasseurs des Iles Féréo : « Ces gens-là sont comme nous autres ». Il n’hésite pas même à les décrire comme   « un auditoire parfait»,  « un allié de taille » dans sa bataille pour que la chasse commerciale du phoque puisse continuer.

 S’allier avec des tueurs sanguinaires de dauphins qui tuent par plaisir, par tradition ou pour s’approprier cruellement de la viande  est une stratégie dangereuse. Autant pour l’image des chasseurs de phoques que pour celle du Canada sur la scène internationale.  

 

FESTINS CRUELS ET TOXIQUES

On tue ces milliers de dauphins aux Iles Féréo pour le plaisir mais aussi pour leur chair. Pourtant, de  l’avis même de scientifiques qui ont étudié les concentrations de produits toxiques dans la viande des animaux tués, ceux-ci contiennent  trop de mercure, de BPC et de DDT pour être consommables. Leurs recherches révèlent que ces produits provoquent une hausse de la pression artérielle, des anomalies de développement du foetus, une baisse de l’immunité chez les enfants, des taux accrus de la maladie de Parkinson, des troubles circulatoires et des possibilités d’infertilité chez les adultes.(3)

Consommer de la  viande toxique de dauphin – ou de phoque ? –  peut provoquer diverses maladies mais aussi des raisonnements douteux.  Denis Longuépée va  aux Iles Féréo pour avertir les tueurs de dauphins du danger que représente les animalistes  qui «  ne sont pas des gens qui veulent protéger les animaux, mais veulent tout simplement abolir toutes les chasses

Bien au contraire, les défenseurs des animaux protègent réellement  en prennant la parole contre la barbarie des industries de la fourrure ou de traditions dépassées.  A notre époque, l’ éthique englobe aussi notre rapport avec les animaux, les consciences évoluent.  Le mode de vie traditionelle ou les coutumes d’un autre âge n’excusent  pas la cruauté.  L’argument répété  ad nauseam par les pro-chasse aux phoques  sur la méchanceté de Brigitte Bardot ou de la Humane Society of  United States commence à s’effriter.

Dans ses grotesques attaques sur les défenseurs des animaux, Denis Longuépée se garde bien de citer  le sénateur MacHarb ou le Parti Vert du Canada qui eux aussi sont contre la chasse commerciale du phoque.  Le sénateur MacHarb –  un animaliste ?– a reçu l’appui de milliers de canadiens et d’européens dans sa croisade pour que cesse une chasse  au phoque moribonde, ignorante du bien-être animal et qui ne survit que parce qu’elle est grassement subventionnée par le  gouvernement canadien.                                                                                                                                                                                                    
                                                                                                                                                                                  Tueurs de phoques des Iles -de- la- Madeleine et tueurs de  dauphins des Iles Féréo: même barbarie au nom de la tradition, même combat? Pour une fois, ce ne sont pas les « méchants animalistes » qui font l’amalgame, mais bien le président des chasseurs de phoques des Iles-de-la-Madeleine.

(1) :  http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2010/08/23/004-phoques_NAMMCO_congres.shtml

(2) http://www.blog-les-dauphins.com/massacres-dauphins-iles-feroe/

(3) http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/293319/massacre-de-baleines-aux-iles-feroe

écrit par marjolainejolicoeur à 09:16 | dans: Chasse
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4-aoû-2010
PAS DE POULES EN VILLE

Les médias ont fait grand bruit ces derniers jours de l’initiative d’un collectif se réclamant de l’écologie pour réintroduire des poules dans la ville de Montréal. CRAPAUD (Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable) a lancé une pétition et milite pour une consultation publique sur le sujet. Greenpeace-Québec a donné son appui à cette « initiative citoyenne », son directeur Eric Darier allant même jusqu’à déclarer que « la lutte contre les OGM, Monsento et la souveraineté alimentaire passaient aussi par une poule à Montréal. »

Pour justifier l’exploitation des poules en ville, le co-fondateur du collectif Jean-Philippe Vermette, dans ses nombreuses entrevues, a évoqué la sécurité alimentaire, le développement durable, la gestion des déchets et même le plaisir d’avoir une poule comme animal domestique.  L’agriculture urbaine durable, les jardins communautaires, les espaces verts n’ont pourtant rien à voir avec l’élevage d’animaux en ville.   Une poule n’est pas un légume.  De  beaux discours écolos pour masquer la réalité de l’exploitation animale. Les jardiniers travaillent dans les potagers, pas dans les abattoirs.

 Posséder une poule pour ses œufs c’est joli et romanesque pour le public et les médias, surtout quand on passe hypocritement sous silence que tôt ou tard la pauvre poule finira égorgée pour sa viande. Les images sanglantes d’abattages doivent être cachées aux consommateurs d’œufs, tout comme la souffrance animale et la cruauté de l’exploitation. Monsieur Vermette n’a pas hésité à avouer cependant que la poule n’était qu’un symbole, une façade pour amener d’autres animaux de ferme dans la ville, comme des chèvres. Et qui sait aussi peut-être des cochons pour vider les poubelles de leurs déchets (comme en Asie), des vaches pour brouter les mauvaises herbes et des chameaux pour se promener sur le boulevard St-Joseph afin d’économiser le pétrole.

 On se dit écolo, mais on se lave les mains avec le sang des exploités.

MERCI A JEAN DRAPEAU

C’est le 14 juillet 1966, que le conseil exécutif de la ville de Montréal, présidé par le maire Jean Drapeau, décida d’interdire la tuerie, l’abattage, l’élevage, l’engraissement, la garde ou la vente de volaille et de gibier sur son territoire. Cette loi voulait en quelque sorte « nettoyer la ville » avant l’Exposition universelle. Et Jean Drapeau n’était ni un animaliste intégriste, un disciple de Brigitte Bardot ou un végétalien fanatique.

Dans les années 60, il n’était pas rare de voir des portugais égorger un cochon dans leur baignoire, des italiens saigner des agneaux dans leur arrière-cour et des restaurateurs couper le cou de poulets vivants afin de garnir leur buffet chinois. Verrons-nous réapparaitre au nom de « l’identité culturelle » l’immolation hallal de moutons lors de fêtes religieuses, des combats de coqs clandestins, des égorgements de chiens pour de la soupe asiatique et des poules sacrifiées lors d’un culte vaudou?

Vouloir réintroduire certains animaux en milieux urbains est une porte grande ouverte à des situations d’abus, de négligence, de maltraitance animale et de violence.

ET LA SPCA DANS TOUT CA?

Plus de 500 000 animaux sont abandonnés chaque année au Québec. Il y a un manque flagrant d’inspecteurs et aucune loi ne protège adéquatement les animaux considérés comme des meubles et des objets. Selon la SPCA, 45 % des Montréalais ont un animal dit domestique et ne le gardent qu’en moyenne 2 ans avant de l’abandonner dans la rue, de le donner à un refuge ou de le faire euthanasier. Cette irresponsabilité envers les chiens et les chats est-il un signe avant-coureur de ce qui pourrait arriver aux poules lorsque l’aspect de la nouveauté se sera envolé ou que les humains ne pourront ou ne voudront plus s’en occuper?

Malgré les affirmations de monsieur Vermette, la poule n’est pas un animal domestique, c’est une blague de mauvais goût. On ne fait pas entrer ses poules dans sa maison comme on le fait pour les chats et on n’égorge pas les chiens pour s’approprier leur viande  (Pas au Québec du moins).  Si on n’a pas de compassion pour tous ces chats et ces chiens abandonnés et violentés, pourtant si proches de l’humain en tant qu’animaux domestiques, on n’en n’aura guère plus pour les poules.

Pour encadrer le droit de garder des poules en ville, le collectif CRAPAUD veut  une réglementation et des inspecteurs. Est-ce que cette réglementation sera vraiment suivie? Alors qu’on demandait à monsieur Vermette, dans une entrevue radiophonique, si lui-même avait des poules, ce dernier s’est contenté de dire qu’il ne pouvait répondre à cause du présent litige. Si les propriétaires de poules en ville ne se conforment pas au règlement actuel les interdisant, ont-ils vraiment l’intention de se soumettre aux  réglementations futures?

Pour faire face à ces poulaillers clandestins mais aussi pour faire appliquer les règlementations, la ville de Montréal et la SPCA se verront dans l’obligation d’embaucher une brigade d’inspecteurs à poules, alors même qu’il manque des  inspecteurs pour les autres animaux  par manque de moyens financiers. La SPCA aura-t-elle une structure spécifique pour accueillir toutes ces poules que certains propriétaires n’auront aucun scrupule à se débarrasser lors de déménagements, d’un manque d’argent, d’espace ou de ressources? L’argent, déjà rare pour aider les chiens, les chats et les autres animaux abandonnés, sera détourné pour satisfaire cette lubie d’avoir des poules en ville.

Les pro-poules aiment énumérer différentes villes où il est permis de garder des volailles. Mais là encore, ils passent sous silence les nombreux endroits qui ne désirent pas de poules ou qui ont des problèmes avec des poules en liberté dans les rues, abandonnées ou échappées de leur poulailler. A Miami, par exemple, ce problème est réel. La ville doit engager des travailleurs pour s’occuper de poules qui errent dans les rues et dérangent les citoyens. Aux États-Unis, une coalition d’une dizaine de refuges animaliers (Farm Sanctuary, United Poultry Concerns, Woodstock Farm Animal Sanctuary, etc.) s’oppose à la mise en place de loi autorisant les poules en ville. Au cours des dernières années, ces refuges ont dû recueillir un nombre toujours plus grandissant de poules abandonnées ou de coqs, alors qu’ils sont déjà surpeuplés et en manque de financement.

DES ŒUFS ET DES POULETS VRAIMENT ÉCOLOGIQUES?

Toujours aux États-Unis, un commerce de poussins s’est développé pour alimenter l’exploitation des poules en milieu urbain. Des poussins sont envoyés par la poste, sans nourriture et sans eau pendant plusieurs heures ou même des jours. Le sexage des poussins est effectué avant l’envoi puisque seules les femelles sont gardées. Les poussins mâles finissent à la poubelle, broyés, hachés vivants, entassés dans de grands sacs en plastique pour mourir par suffocation ou exposés à des concentrations élevés de gaz carbonique. Même les œufs provenant de l’élevage biologique sont liées au rejet des poussins mâles non désirés.

La mixture obtenue par les cadavres des volailles est ajoutée à la nourriture destinée au bétail, aux animaux domestiques ou sert à nourrir les visons des fermes d’élevage intensif. Chaque jour, plus d’un demi-million de poussins mâles sont ainsi jetés pour alimenter le commerce de l’industrie des œufs.

Déterminer le sexe d’un poussin qui ne possède pas d’organes sexuels externes s’avère difficile. Les caractères sexuels secondaires comme les plumes et la crête n’apparaissent qu’après quatre à six semaines. Des poussins mâles se retrouvent donc expédiés par erreur à des acheteurs qui, au bout de quelques semaines, se retrouvent avec des coqs non désirés qui finissent égorgés, abandonnés dans des refuges ou dans les rues.

 La situation au Canada est-elle différente? Malheureusement non, le même procédé est en place. Du sexage à l’envoi par la poste, les élevages de poussins et les couvoirs font peu de cas de la souffrance animale. Récemment au Québec, des employés de Poste Canada s’objectèrent au transport d’animaux vivants par la société. Les poussins âgés d’à peine un jour sont entassés dans des boîtes, sans eau ni nourriture pendant parfois 72 heures. Une employée a confié qu’à une certaine occasion les poussins étaient si déshydratés qu’on a été obligés de les abreuver d’eau sinon c’était la mort certaine pour plusieurs d’entre eux. D’autres poussins assoiffés tentaient désespérément d’amasser l’eau qui restait sur le dessus de leur boîte. Ces poussins expédiés par la poste subissent bruits, coups lors du déplacement, courants d’air, lumière artificielle et noirceur. Ils courent aussi le risque que leur boîte tombe ou se fasse écraser par d’autres boîtes.

Du début de leur vie de poussins jusqu’à leur mort, pour toutes les poules, il y a des risques élevés de maltraitance, de mauvaises conditions de vie et d’abandons.

 L’hiver les poules cessent de produire des œufs en quantité et pourraient ne plus sembler utiles à leurs propriétaires urbains. Elles sont extrêmement fragiles au froid, mais aussi à la chaleur et aux maladies. A l’approche de l’hiver, vont-elles finir égorger, le cou coupé à la hache par des humains avides de leur chair ou incapables de leur fournir des abris sécuritaires? Faudra-t-il les faire ramasser par la SPCA pour les faire euthanasier? Les propriétaires seront-ils assez conscients de la sensibilité de leurs poules pour ne pas ignorer la souffrance de leur mise à mort? On peut en douter.

 Les cas d’abus envers les animaux sont déjà élevés et toujours en hausse. Le souci de la non-violence semble rare, surtout quand il s’agit d’exploiter des animaux pour leurs œufs ou leur chair. La compassion s’accorde mal avec l’égorgement des animaux. Dans notre société, l’intérêt des humains passe toujours avant celui des animaux.

Outre l’humain, les poules citadines doivent faire face à de multiples prédateurs attirés par la chair fraîche : chats, chiens, ratons-laveurs, rats ou renards. Il n’y a pas que les humains qui aiment le poulet et les œufs. Avec le nombre élevé de chats errants à Montréal, il faudra aussi penser au ramassage des cadavres de poules tuées et laissées sur place par les prédateurs. La nuit, il faudra enfermer les poules pour assurer leur sécurité, mais aussi le jour dans certaines circonstances tout comme l’hiver.

Les écolos qui évoquent la « souveraineté alimentaire » pour manger des œufs ou du poulet en toute bonne conscience devraient s’interroger sur le gaspillage des céréales pour nourrir les poules citadines. (Car non, une poule ne peut se nourrir exclusivement de restes de table, elle a besoin de céréales, en particulier par temps froid et pour ceux voulant un œuf chaque jour) Ces céréales devront impérativement être biologiques, en particulier si Greenpeace veut combattre les OGM ou Monsento. En France, le groupe environnemental n’a pourtant pas hésité à recommander du foie gras dans un communiqué vantant des produits sans OGM, alors qu’en Europe il n’existe aucun foie gras biologique ou respectant le bien-être animal.

Parfois on est écolo quand ça fait notre affaire, surtout lorsqu’il s’agit de quelque chose qui se mange.

Gaspillage aussi d’électricité pour garder les poules en hiver dans un endroit chaud et isolé. Gaspillage d’eau potable autant pour abreuver les poules, que pour nettoyer leurs installations et leurs lieux d’abattage. Les propriétaires sauront-ils vraiment nettoyer adéquatement leurs poulaillers citadins, les déjections de poules étant assez nauséabondes et acides. Ces fientes d’oiseaux ne peuvent se mettre directement dans le jardin, car elles doivent avant tout se décomposer sous forme granulée ou autres. Si on ne sait plus quoi faire des restes de table, un composteur de fruits et de légumes est une option bien plus écologique et éthique que d’exploiter et de tuer des poules.

Mauvaises odeurs, hygiène déficiente, insalubrité, ramassage des déjections et effluves de poulaillers sont à l’horizon avec la réintroduction de poules en ville. Avec peut-être en prime des cas de salmonelle provenant d’œufs contaminés. Ainsi que des épidémies de grippe aviaire favorisées par la promiscuité des poules avec les humains, dans des quartiers à population dense. A la moindre alerte, le gouvernement canadien décidera peut-être – comme il l’a fait dans le passé pour les canards – de garder tous les volatiles à l’intérieur ou pire de les tuer massivement par peur de virus mutants. Pourrons nous voir, comme en Asie récemment, des bûchers mettant le feu à  des millions de poules  encore vivantes ou enterrées à la va vite dans des fosses communes? Il faudra aussi des soins vétérinaires – de plus en plus onéreux – pour soigner les poules malades ou pour les vaccins obligatoires en cas d’épidémies.

DÉJÀ TROP DE SOUFFRANCE ANIMALE

Sur notre planète, il y a presque autant de poules pondeuses que d’êtres humains : 5 milliards de poules pondeuses produisent 1 000 milliards d’œufs et finissent, après leur courte existence, à  l’abattoir. Il y a déjà trop de poules pondeuses dans notre monde, les magasins sont archipleins d’œufs, avec tout ce que cela comporte comme dégâts environnementaux, gaspillage de ressources, douleur animale et taux de cholestérol élevé pour les humains! Pas besoin d’en rajouter en amenant encore plus d’exploitation animale, de maladies humaines et de poules dans les villes.

Marjolaine Jolicoeur                                                                                                                                                   ahimsa@distributel.net

Merci de signer cette pétition contre les poules en ville : www.ipetitions.com/petition/pasdepoulespondeusesdansmaville/

écrit par marjolainejolicoeur à 10:22 | dans: Écologie
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31-mai-2010
Tueries de phoques gris sur l'Ile de Sable

L'Ile de Sable est située dans l’Atlantique nord, à environ 300 kilomètres au large de la Nouvelle-Ecosse, au Canada.  Une colonie de  300 000 phoques gris  y vit  avec plus de 300 espèces d’oiseaux.  On retrouve  aussi  400 chevaux sauvages dont l’origine est attribuée à  des naufrages  de bateaux près de l’Ile. Dix-huit espèces de requins   résident  dans la région. L'Ile est  une aire de mise-bas pour cette plus grande colonie de phoques gris au monde. 50 000 bébés-phoques naissent chaque année dans cet écosystème unique et fragile.

Depuis des années, l’industrie de la pêche commerciale fait un lobbying agressif auprès du gouvernement canadien  pour qu’on abatte massivement les  phoques gris de l’Ile de Sable. Selon les pêcheurs, les phoques sont à blâmer parce qu’ils mangent trop de morues.

 Pour répondre à la pression croissante de ce lobby, le ministère  canadien des Pêches et des Océans (MPO) envisage un massacre animalier  de grande envergure étalé sur près de cinq ans. Lors de la  première année près de 100 000 phoques seraient tués sur l’Ile : 50 000 bébés, 30 000 femelles et 20 000 mâles.  Puis chaque année, pendant quatre ans, 30 000 autres phoques gris pourraient être éliminés.   Un programme annuel de vaccination contraceptive ciblant 16 000 phoques gris femelles est aussi envisagé comme deuxième option.

Ces recommandations pour éliminer ces  phoques gris de l'Ile  proviennent d’une étude commandée par le MPO, datant de 2009 et obtenue grâce à une demande d’accès à l’information par le journal The Coast. (1) Le coût total de la chasse et de l’élimination des carcasses pourrait s'élever à  35 millions $.

VIOLENCE SUR LES BÉBÉS ET LES MÈRES

 

Le carnage des phoques gris se déroulerait  entre décembre et début février alors que les plages et les dunes sont couvertes de mères qui allaitent leurs bébés.  On tuerait les phoques adultes à l'aide de fusils et les bébés soit avec un fusil ou un gourdin.  Pour atteindre l’objectif de 100 000 phoques tués en 25 jours,  il faudra tuer 10 phoques à la minute.  Pour maintenir une telle cadence dans les tueries, on peut imaginer tout ce que cela peut comporter comme violence,cruauté et  souffrance animale.   
                                                                                                                                                                                           La grande question de cette élimination de masse est de savoir comment  se débarrasser de toutes ces carcasses? Des cadavres animaux qui ne serviront strictement à rien, puisqu’il n’y a pas de marché autant pour les peaux que pour la viande de phoque gris. Selon l’étude, il  est extrêmement difficile d’envisager de sortir les carcasses  de phoques gris  de l’Ile  car cela  nécessiterait l'envoi de véhicules, de carburant, de travailleurs et d'abris.   100 000 carcasses totalisant un poids de 15 000 tonnes équivaut à 500 voyages par camion vers une installation d’élimination. Cette  logistique est impossible à mettre en place dans un écosystème comme celui de l’Ile au Sable.   On pense  plutôt incinérer sur place les milliers de carcasses, pour ensuite  jeter leurs cendres dans la mer.

UN CERCLE VICIEUX

Selon un porte-parole du MPO, toute décision visant à mettre en œuvre les recommandations de l'étude sera faite par le ministre Gail Shea. Ce qui est une très mauvaise  nouvelle pour  les phoques gris.  C'est cette même ministre qui n'a pas hésité à augmenter les quotas lors de la chasse aux  phoques du Groenland au printemps dernier, alors même que le manque de glaces empêchait la survie des bébés-phoques. Madame Shea a aussi donné son feu vert, en janvier dernier, pour une chasse de près de 39 000 phoques gris sur l'Ile de Sable, malgré l'opposition des écologistes.  Un fonctionnaire du MPO Don Bowen a déclaré, lors d’une récente réunion publique, que si le gouvernement canadien autorise cette chasse  à grande échelle sur l'Ile de Sable étalée sur cinq ans  « ce n’est pas une décision scientifique, mais  qu'elle est plutôt politique ou économique ».

En d'autres mots, ce  massacre  de milliers de phoques dans une aire de mise-bas  ne sert qu’à répondre au lobbying agressif de l’industrie de la pêche commerciale  qui depuis des décennies  accusent les phoques de manger trop de poissons. D'après un rapport d'experts de l'ONU (Organisation des nations unies), les poissons pourraient disparaître des océans d'ici une quarantaine d'années. Et les coupables ne sont pas les phoques, mais plutôt certaines pratiques de la pêche commerciale qui depuis des décennies vident les océans sans aucune considération éthique ou écologique.

Même si on tue tous les animaux marins qui mangent du poisson, dauphins, belugas, requins, baleines ou oiseaux de mer, les morues ne reviendront pas, pas plus que les autres poissons.   Tuer les phoques de l’Ile de Sable (ou d’ailleurs) pour renflouer les stocks de poissons n’est pas une solution à long terme, comme le confirme  Mark Butler du Centre d'action écologique d'Halifax : « Si on commence à tuer les phoques pour préserver les morues, il faudra continuer pendant des siècles car la pêche a décimé leurs prédateurs naturels (tels les requins). C'est un cercle vicieux ».

Le ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice,  a récemment envisagé  de faire de l’Ile de Sable  un parc national. Une décision saluée unanimement par les écologistes pour qui il faut  protéger cette île à la biodiversité unique et aux écosystèmes de dunes de sable très fragiles. Mais cette protection ne semble pas s’appliquer aux phoques, encore victimes de la bêtise humaine.  

(1): http://www.thecoast.ca/RealityBites/archives/2010/05/26/how-to-kill-220000-seals-on-sable-island-the-dfo-plan

écrit par marjolainejolicoeur à 09:53 | dans: Chasse
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13-mai-2010
Histoire: des végétaliens anarchistes

1895 : En France des anarchistes s’affirment dans différents « milieux libres ou libertaires», des anarchistes individualistes. Au début ils se nomment les « naturiens » et apparaissent dans le quartier de Montmartre, alors un véritable village aux abords de Paris. Pour eux ni domination, ni hiérarchie, ni structure figée. Déjà écolos, ils rejettent les méfaits de la pollution industrielle: « L’air est empesté par les émanations chimiques, les fumées d’usine…L’eau est empoisonnée par les détritus des villes et la coulée des champs charrie l’infection ».

Certains de ces anarchistes prônent le végétalisme. Les raisons invoquées pour devenir végétalien sont diverses. Pour l’anarchiste Sophie Zaikowska – qui se définissait comme une féministe anarchiste-individualiste – le végétalisme « est un système d’alimentation excluant tout ce qui est de nature à compromettre l’équilibre physiologico-mental et par voie de conséquence la vigueur de l’homme.» Pour d’autres il s’agit d’éthique : « Nous ne voulons pas que l’on tue. Nous voulons supprimer la cruauté si déshonorante pour l’humanité », écrit Vegetus dans la revue Le Libertaire.

Louis Rimbault

 Un personnage important du végétalisme de ces années est Louis Rimbault (1877-1949). Issu d’une famille nombreuse où l’alcoolisme faisait des ravages, il sera emprisonné parce que soupçonné d’être complice de la Bande à Bonnot, des bandits végétariens qui fréquentaient les milieux anarchistes. C’est vers l907 que Rimbault devient végétalien. Reprenant des arguments traditionnellement développés dans les milieux libertaires et végétaliens du début du siècle, il justifie son végétalisme sur plusieurs plans. D’un point de vue éthique, il s’élève contre la cruauté humaine envers des animaux « surmenés, harassés, affamés, maltraités, terrorisés ». Souligne aussi le peu d’hygiène de cette viande d’un animal « toujours nourri, engraissé artificiellement au moyen de produits infects, nocifs, dangereux » et de son stress lors de son abattage. Il considère les carnivores comme des « cimetières ambulants », complices d’un commerce « nécrophage.» Cette viande toxique coûte tant de « de peine, de privation, d’esclavage, de misère et de souffrance avec pour seul résultat : la dégénérescence de l’humanité.» Le végétalisme conçu par Rimbault est la solution, le but ultime à atteindre. Il faut donc répandre non pas le végétarisme mais le végétalisme qui « ne conçoit pas qu’on évolue à moitié ». L’anarchisme végétalien de Rimbault repose avant tout sur le principe de non-coopération. Les végétaliens doivent être «des anarchistes en actions, qui ne coopéreront en rien que ce soit, par leur méthode de vie, aux forces sur lesquelles reposent le principe d’Etat ou de simple autorité … Quand l’homme a compris que le milieu économique, social, ne peut être transformé par son vouloir ; que son idéal ne peut y être réalisé, de ce jour il doit chercher à s’en évader. Il ne se considère plus que comme un prisonnier, comme un pauvre, comme un misérable isolé qui veut se libérer de l’oppression, de la misère, de la solitude … il prépare son évasion pour gagner un terrain sec où il ait le pied sûr pour qu’il puisse fonder sur le roc l’association économique, sociale, résultat du groupement des évadés.»

Rimbault imagine la transformation de ce monde avant tout par l’évolution des individus. Il n’attend plus rien des masses et a abandonné le combat révolutionnaire et l’action directe. Il prône la non-violence, le retour à la terre, l’auto-suffisance et une libération immédiate et individuelle par une alimentation végétalienne: “Les plus belles pages de l’histoire révolutionnaire n’ont été inspirées que par l’acte individuel ; il n’y a rien à attendre des foules. Travailler à la régénération de l’individu pour l’amener à la perfection de son être et du milieu, voilà le seul acte révolutionnaire qui compte ». L’éducation et la transmission de ses idées sur cette révolution par le végétalisme occuperont toute l’existence de Rimbaud. Une éducation par le vécu car Rimbault est un «exemplariste».Il faut donner l’exemple, mettre en pratique nos théories. Notre vie est notre message, comme disait aussi Gandhi. Par la diffusion du végétalisme et la remise en cause des faux besoins, Rimbaud pensait que l’État et le capitalisme seraient de fait mis en danger, par la perturbation des systèmes de consommation et de production. L’homme ayant besoin de peu, plus de moyens alors de l’exploiter. Les influences de Rimbault furent multiples mais c’est à George Butaud (1868- 1926) qu’il attribuait sa conversion définitive au végétalisme, le désignant même comme son « maitre en végétalisme».

Soit végétalien! Libère toi!

Georges Butaud, le compagnon de Sophie Zaikowska, a fondé plusieurs associations anarchistes nommées aussi « colonies » et ce dès 1898. Mais c’est à partir de 1918 qu’il met en place son végétalisme militant. A Paris, durant les années 20, plusieurs foyers végétaliens existent. Butaud en ouvre un vers l923 puis un autre plus tard à Nice. On peut y manger et y dormir pour des sommes modiques, tout en assistant à des conférences. Butaud pense que le végétalisme doit être propagé « pour le bien de l’humanité et de l’animalité ». Il s’oppose à la chasse et fait l’éloge des « camarades singes » qui vivent une vie saine et non falsifiée. Pour Butaud il ne sert à rien d’élever des vaches et des volailles, il faut libérer les animaux de la cruauté humaine : «Partout où il y a une chaumière, une ferme s’élève un lien de tourment. Les bêtes sont enchaînées nuit et jour, les boeufs, les chevaux s’exténuent sous le joug, dans les brancards le jour, la nuit on les rive au mur ! Ah elle est belle la paix des campagnes. Les poètes peuvent la chanter! Allons donc, ouvrons les yeux, arrière le mensonge! L’homme est le fléau de la terre, partout où il pose le pied il enchaîne, il emprisonne, il exploite. »

Déjà en 1922, dans son texte «Les conséquences pratiques du végétalisme intégral sur l’évolution individuelle et sociale », Butaud démontre comment l’élevage des animaux est un gaspillage des ressources : « Il faut à un cheval et à une vache un hectare de terre pour vivre. Sur un hectare 3 hommes y vivraient, mais on donne à l’animal du grain, des produits de toutes sortes, et des kilos qu’il consomme il nous rend des grammes. « Butaud décrit son végétalisme comme une « doctrine de raison et de liberté» qui peut libérer les animaux mais aussi les humains: «L’individualiste éclairé pratiquant le végétalisme transforme le milieu en se transformant lui-même … Soit végétalien! Libère toi! » 

Terre Libérée, cité végétalienne

Ne voulant pas attendre le Grand Soir où tout va changer, plusieurs végétaliens anarchistes décidèrent de vivre « ici et maintenant » au plus près de leurs aspirations. En passant ainsi aux actes, ils voulaient vivre, selon Rimbault, « non pas un lendemain hypothétique, mais une réalité libérée et puissante marquée par le refus radical d’une vie assignée à la production et à la consommation. » Certains anarchistes plus fortunés décidèrent de quitter l’Europe pour partir au loin sur des terres qui leur semblaient plus clémentes. Plusieurs s’exilèrent en Amérique du Sud (en particulier au Brésil) ou à Tahiti dans l’espoir de fonder des colonies végétaliennes. Rimbault quand à lui eut l’idée de créer une cité végétaliennne. En 1923, il annonça son idée dans la revue Néo-Naturien : « Par le végétalisme, le projet de Terre Libérée doit permettre d’apporter à chacun les moyens de son évasion, son autonomie et sa régénérescence.» Afin de perfectionner l’homme en le dégageant des entraves économiques et sociales et modifier profondément sa sensibilité, il faut que l’individu « puisse, en se libérant définitivement, se suffire à lui-même sans le secours de l’industrialisme qui restreint plus la liberté et l’individualité qu’il n’en donne.» Terre Libérée voit alors le jour et dans cette communauté rurale et végétalienne on ne cultive que des fruits et des légumes et ce de façon biologique, sans apport d’engrais animal : « Ces essais d’apport de terres variées, en matière de jardinage, ont donné des résultats encourager par l’excellence et l’abondance des productions, curieuses, obtenues par ce moyen, bien naturel, de traiter la terre qui ne recevra donc pas le fumier des écuries esclavagistes, contaminantes et encore moins l’engrais chimique », raconte Rimbaud. Si ce milieu libre végétalien est une désertion du système de consommation capitaliste il est aussi un moyen pour chacun «de se nourrir gratuitement et plus sainement » comme l’indique une de leur brochure éditée sur les plantes sauvages comestibles. On y retrouvait aussi un grand nombre de plantes comestibles mais aussi et médicinales que chacun peut trouver sur sa route. Chaque végétalien doit semer et planter sur son chemin ses graines et ses savoirs auprès des « misérables … pauvres vieux abandonnés et journaliers malheureux.»

Dans leurs efforts pour utiliser des moyens non-violents de propagande par cette notion d’exemplarité, les colons de Terre Libérée éditaient des brochures, des revues, organisaient des conférences un peu partout pour défendre leur cause. Un rapport de police mentionne une causerie où un végétalien donna la recette d’un plat à base de farine de maïs, d’avoine, de cacao de phosphate de chaux, un « délice » peu onéreux censé libérer les ouvriers pauvres. A Terre Libérée on recevait beaucoup de visiteurs (comme l’écrivain George Navel ou la danseuse Isadora Duncan). Chaque dimanche on organisait des déjeuners et une franche convivialité régnait, ce qui rompait avec l’image de l’anarchiste-bandit-et-criminel véhiculée par les journaux conservateurs de l’époque. Pour nourrir les nombreux visiteurs Rimbault inventa un « aliment complet, de soutien et de force » la Basconnaise. Cette salade était aussi servie aux Foyers Végétaliens de Paris et de Nice, avec des galettes de pain complet et des pots au feu de légumes. -

Marjolaine Jolicoeur – Journal AHIMSA, 2010

Source : Louis Rimbault et Terre Libérée – 1923-1949 – École de pratique végétalienne et de retour à la terre, Pierre Shalazz -

écrit par marjolainejolicoeur à 09:27 | dans: Végétalisme
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30-mar-2010
CRUELLE, LA CHASSE AUX PHOQUES? (Marjolaine Jolicoeur)

 

« Le bébé-phoque regarde dans les yeux de son exécuteur. Pas une miette d’émotion n’apparait dans le visage du pêcheur pendant qu’il frappe avec un bâton sur la bouche du phoque. Il est là étendu sur la glace, du sang coulant de son nez et de sa bouche. Mais il n’est pas encore mort, alors le pêcheur la frappe encore quatre fois, avant de lui mettre un coup d’hakapik dans l’estomac pour le traîner sur la glace jusqu’au bateau …  l’animal ne semble pas  encore mort et quelques secondes plus tard, il se débat furieusement. Il est clairement toujours vivant et dans une terrible agonie. Le pêcheur le frappe sur la tête encore trois fois. Je prie pour que l’animal soit mort avant d’être dépecé. » (1)

 L’observateur de ce meurtre en direct est un journaliste britannique et auteur de documentaires pour la BBC, Danny Penman. Ce  biochimiste de formation est venu, à quelques reprises – le plus récemment en 2008 –  observer la chasse aux phoques sur la côte est du Canada, non sans faire face à de multiples problèmes.  Il a essuyé de nombreux refus du gouvernement pour l’obtention d’un permis d’observation et des chasseurs l’ont menacé avec des couteaux, des fusils et des hakapiks.  Lors d’un autre incident, le journaliste a été obligé  de se barricader à l’intérieur de son hôtel pendant près de huit heures avant que des officiels de l’ambassade américaine et de la Commission Européenne viennent à son secours contre une foule agressive de chasseurs de phoques.   

  Après bien des démarches et des tactiques d’intimation de la part du gouvernement et des chasseurs, Penman a été a même de constater que la chasse aux phoques est aussi horrible que certaines images le suggèrent. Car pour justifier  les mesures restrictives dans l’octroi de permis d’observation, le gouvernement canadien accuse  les groupes de défense animale  de montrer au public des images  périmées, déformées, datant de plusieurs années et qui n’ont plus cours. Pourtant, la chasse aux phoques est  rigoureusement documentée par des observateurs  et par plusieurs groupes de défense animale.  A chaque année,des vidéos circulent sur le web et sont mises à jour.    

Lors de ses observations de la chasse aux phoques, le journaliste britannique a  été  ébranlé par ce qu’il a vu : des banquises ruisselantes de sang, des piles de carcasses pourrissant au soleil, des bateaux de pêche rejetant le sang des phoques, la mer devenue écarlate.   Des dizaines et des dizaines de phoques battus à mort devant d’autres phoques apeurés, une infime minorité d’animaux se faisant tuer ou écorcher selon les « nouvelles réglementations gouvernementales ».  

 Malgré les prétentions du gouvernement canadien, la chasse  aux phoques comporte toujours de la souffrance animale.   Impossible de réglementer efficacement une chasse commerciale  dans des conditions imprévisibles de  météo et de glace, avec des chasseurs excités et nerveux.  Des chasseurs qui veulent  avant tout tuer un grand nombre d’animaux dans un laps de temps le plus court possible, en vitesse, pour faire encore plus d’argent.  Avec des animaux  dépecés parfois vivants, agonisant empilés les uns sur les autres, traînés toujours en vie sur la glace à l’aide de crochets tranchants. Des phoques tirés au fusil mais  pas tués du premier coup, blessés, abandonnés, se noyant dans de grandes douleurs.

Devant toute cette terreur des phoques et ce carnage des chasseurs, Penman n’a pu que se demander:« Et c’est ça qu’ils appellent une chasse aux phoques sans cruauté ?»

BIEN ÊTRE ANIMAL

Pour la gourou des tueurs de phoques, la sénatrice Céline Hervieux-Payette,  les chasseurs  ont   « toujours eu à cœur le bien-être animal ».  Certaines déclarations de chasseurs   – en 1998 –  à des agents du ministère de Pêches et Océans (MPO) et  obtenues grâce à des demandes d’accès à l’information contiennent  pourtant des cas graves de cruauté envers les phoques.                                                                                                                      

A lire ces accablants témoignages, on voit bien que l’intérêt premier des chasseurs  a toujours été de faire de l’argent et encore plus d’argent, sans aucun sens moral, de souci éthique ou de respect pour la vie animale. La course aux profits excuse toujours les comportements cruels.  «J’ai vu sept bébés jetés par-dessus bord après le dépouillement de la femelle. Nous étions dans l’aire de mise bas le 10 mars 1998 parce que j’ai remarqué qu’il y avait, sur huit des dix radeaux de glace, de jeunes bébés phoques avec les résidus post-partum et d’autres débris suite à la naissance sur les glaces. Je me souviens entre autres d’une fois où un jeune phoque regardait ses parents hissés à bord. Il a regardé le bateau qui les emportait s’éloigner. Les bébés n’ont pas été tués, ils ont été abandonnés sur la glace ».  
                                                                                                                                                                                                 « J’ai vu une femelle être dépouillée et son bébé est sorti de son ventre lorsqu’on l’a éventrée. Le petit était mort. …Le phoque était mort depuis un bon moment. Ce jour-là, on en avait attrapé cent soixante-dix. Quelqu’un a dit : « Si seulement Greenpeace était là pour voir ça ».
                                                                                                                                                                                                « Nous chassions les adultes et, à plusieurs occasions, nous avons pris les phoques plus âgés et laissé les petits sur la glace …Des phoques à capuchon ont mis bas pendant que nous les chassions. Il est vrai que nous avons pris des femelles avant qu’elles ne mettent bas et, à une occasion, j’ai bien vu un phoque tomber sur le pont pendant que sa mère se faisait dépouiller.»                                                                                                                                                          

« Il est souvent arrivé que les phoques mâles et femelles soient tués et embarqués sur le bateau et que les petits soient laissés sur la glace. Parfois, le bébé avait du sang sur lui car il venait à peine de naître… il y avait beaucoup de douilles de carabines de calibre .22 parmi les phoques. Souvent, ils se déplaçaient sur le pont du bateau.  Pendant ce voyage, nous avons capturé plus de trois mille phoques. Nous sommes arrivés autour du 21 avril 1998.  J’ai souvent vu des phoques en vie après avoir été hissés à bord des embarcations à moteur. Ils étaient achevés à l’aide d’un hakapik». 
                                                                                                                                                                                                                                           « La meilleure journée que nous avons eue est celle où nous avons tué environ cent quatre-vingts phoques. Ce jour-là, nous prenions les mâles et les femelles. C’était vers la fin de notre voyage. Il y avait beaucoup de bébés phoques autour et ils ont tous été abandonnés sur la glace. Le lendemain, nous avons tué quelques femelles qui étaient accompagnées d’un mâle et d’un petit ».

 Dix ans plus tard, en 2008, un rapport vétérinaire de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)  portant sur le bien-être des phoques dans le cadre de la chasse commerciale, confirmait que  les phoques ne sont pas toujours tués avec des pratiques de mise à mort efficaces  et qu’ils endurent la douleur et la détresse.(2) L’affirmation du gouvernement canadien selon laquelle 98 % des phoques sont abattus en conformité avec les principes d’une chasse sans cruauté est non fondée, concluait le rapport.                                                              

 Les chasseurs de phoque du golfe du Saint-Laurent où environ 25 % de la chasse se déroule, utilisent des fusils et des hakapiks.  Ceux sur le Front (Terre-Neuve et Labrador) se servent principalement de fusils, pouvant tuer près de 100 phoques à la minute.  Moins cruel le fusil ?  

Un autre rapport publiée en 2007  affirme que  82 % des phoques chassés par arme à feu ne sont vraisemblablement pas tués par la première balle. (3)  Même avec des armes et une formation appropriées, le fait de chasser avec une arme à feu à partir d’une embarcation en mouvement  sur des phoques eux aussi en mouvement continue d’engendrer des taux de blessures élevés. La chasse aux phoques avec une arme à feu est tout autant cruelle sinon plus que celle avec le hakapik.                                                                                                                                                                                             

Ce rapport  a été cosigné par un vétérinaire ayant observé  la chasse et par quatre autres scientifiques. Ils ont comparé les standards de « bien-être animal » de la chasse aux phoques à ceux des abattoirs canadiens et américains. A cause  d’un pourcentage élevé d’animaux blessés qui ne meurent pas dès le premier coup de fusil,  la chasse aux phoques est bien en dessous des normes obligatoires rencontrées dans les abattoirs  « Cette méthode de chasse doit être considérée comme inacceptable», disent ces scientifiques.    

 FAIRE TAIRE LES OPPOSANTS À LA CHASSE AUX PHOQUES

Flagrant conflit d’intérêt : comment le gouvernement canadien, en l’occurrence le MPO, peut-il  prétendre surveiller les chasseurs de phoques alors qu’il est  à la fois le promoteur et l’organisme de réglementation de la chasse aux phoques? Les navires de la Garde côtière sont souvent appelés à accomplir d’autres tâches qui les éloignent de la surveillance de la chasse et de l’application de la réglementation.   Ils sont parfois plus occupés à entraver le travail des observateurs que  celui des chasseurs. Les agents du MPO résident dans de  petites collectivités socialement et économiquement liées à la chasse aux phoques.  Peuvent-ils  vraiment exercer une surveillance et porter des accusations envers des amis, des voisins, voire des membres de leur famille?  Est-ce la loi de l’omerta qui règne dans ses communautés de chasseurs?

Un Comité permanent des pêches et des Océans, dont font partie des députés de circonscriptions de  chasseurs de phoques,  présente différents documents au gouvernement. Dans celui  intitulé « Pour une chasse aux phoques durable et sans cruauté », le  Comité  recommande que le MPO modifie le Règlement sur les mammifères marins pour réduire la distance à maintenir entre les titulaires de permis d’observation et les chasseurs. Le Comité veut fixer la zone tampon entre observateurs et chasseurs à 100 m. et à 400 m là où on chasse au fusil.  Il a aussi demandé que l’observateur obtienne « le consentement exprès et éclairé des chasseurs avant de les photographier en action »(4)

 On veut de plus en plus éloigner les observateurs des lieux de chasse pour les empêcher de documenter les agissements des chasseurs. Une démarche antidémocratique et anticonstitutionnelle. Les tribunaux ont reconnu que l’observation de la chasse constitue une liberté fondamentale dont jouissent les observateurs en vertu du paragraphe 2(b) de la Charte canadienne des Droits et Libertés,  garantissant la liberté d’expression.

Cette liberté d’expression donne aussi le droit de se déclarer publiquement contre la violence de la chasse aux phoques, sans se faire insulter par les chasseurs ou certains membres du gouvernement et du Sénat.

 UN SÉNATEUR QUI A DU COEUR

 Le sénateur Mac Harb n’est pas un activiste pour les droits des animaux, ni un  végétarien. C’est après des voyages d’observation de la chasse aux phoques qu’il a décidé, lui aussi, de s’opposer à la cruauté de cette chasse commerciale : « J’ai vu de mes propres yeux les conditions dangereuses et la brutalité révoltante de la chasse. Malgré tous ses efforts, le gouvernement canadien ne peut tout simplement pas réglementer une activité commerciale exercée dans des conditions aussi dangereuses et dans un laps de temps aussi court. »

A quelques reprises, le sénateur a voulu présenter un projet de loi, la S207, afin de mettre fin à ce plus grand abattage de mammifères marins au monde.   Un seul sénateur, le conservateur Lowell Murray,  lui a donné un appui pour son droit à prendre la parole.    Mais tout débat  a été impossible sous les huées  des sénateurs du parti libéral qui lui criaient de se taire.  « Je n’ai jamais été aussi insulté dans ma vie que depuis ma tentative de faire passer cette loi, a-t-il déclaré à un journal de Vancouver.  Nous appelons ça encore une chasse. Mais ce n’est pas une chasse du tout. Ils ne peuvent pas marcher, ne peuvent nager, ne peuvent voler. Ce sont des bébés. Ce n’est pas une chasse. C’est un massacre.»

 Le sénateur  s’est heurté au mépris de ses collègues sénateurs  mais aussi  à celui du gouvernement.  En 2008,  lorsqu’il  a tenté de rejoindre les troupeaux de phoques pour observer la chasse, le gouvernement n’a jamais voulu lui indiquer l’emplacement des tueries. Mais les brise-glaces de la Garde côtière – qui coûtent  50 000 $  par jour aux contribuables canadiens – n’hésitent pas à escorter les chasseurs  vers les troupeaux de  phoques.  Harb a dû  passer trois heures en hélicoptère à la recherche du site où étaient tués les phoques, avec l’aide du groupe de défense animale l’International Fund for Animal Welfare  (IFAW)  « En tant que sénateur le gouvernement aurait pu m’indiquer l’endroit, à titre de courtoisie. » 

Harb a été témoin de scènes de chasse d’une barbarie inqualifiable.  Depuis ses voyages d’observation, dès qu’il le peut,  il présente partout à travers le Canada des vidéos et des photos  sur la chasse aux phoques qui soulèvent  dégoût et indignation chez ceux qui les visionnent:  «Il y a des images encore plus horribles que celles que vous venez de voir, dit-il aux spectateurs.   Ces images ne sont que la pointe de  l’iceberg. »

TOUTES LES VIOLENCES SONT LIÉES ET INTERDÉPENDANTES

Le travail des observateurs de la chasse aux phoques et des groupes de défense animale est dès plus important, il est même vital.  Pour ouvrir les consciences mais aussi pour avertir le public de certaines dérives cruelles envers les animaux. 

 Si la chasse aux blanchons  a été interdite  en 1987 ce n’est pas grâce aux chasseurs, à l’industrie de la fourrure ou au gouvernement canadien.  C’est plutôt suite aux efforts soutenus de militants pour la défense animale.   C’est en 1977 que  Brigitte Bardot a été  informée de la brutalité infligée aux bébés-phoques par  l’écrivaine Marguerite Yourcenar  qui considérait cette chasse comme  « une sauvagerie de l’âge de pierrel’un des symboles de notre brutalité envers la nature, pour des raisons futiles et indéfendables…Je trouve atroce d’avoir à penser chaque année, vers la fin de l’hiver, au moment ou les mères phoques mettent bas sur la banquise, que ce grand travail naturel s’accomplit au profit d’immédiats massacres. »

 Alors qu’on demandait à Marguerite Yourcenar pourquoi elle avait un si grand  intérêt pour les animaux, elle a tout simplement répondu : « … la souffrance des animaux me touche. Comme la souffrance des enfants: j’y vois l’horreur toute particulière d’engager dans nos erreurs, dans nos folies, des êtres qui en sont totalement innocents. Quand nous frappons un enfant ou quand nous l’affamons, quand nous l’élevons de telle sorte que sa pensée soit faussée ou qu’il perde son goût de la vie, nous commettons un crime envers l’univers qui s’exprime à travers lui. La même chose est vraie quand nous tuons inutilement un animal, ou quand sans bonne raison, nous coupons un arbre. Chaque fois, nous trahissons notre mission d’homme qui serait d’organiser un univers un peu meilleur. » (5)

 (1) Is this what they mean by ‘humane’ seal hunting? Danny Penman: http://www.dailymail.co.uk/news/article-1006242/Is-mean-humane-seal-hunting.html

(2)  E FSA. 2007. Scientific Opinion of the Panel on Animal Health and Welfare, document préparé à la demande de la Commission on the Animal Welfare aspects of the killing and skinning of seals. The EFSA Journal (2007) 610:1-123   http://www.phoques.net/études-vétérinaires

(3) B utterworth et al. 2007. Welfare aspects of the Canadian seal hunt: final report. http://www.antisealingcoalition.ca/resources/library/reports/welfareaspectsofcanadiansealhunt_butterworth.pdf

(4)http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=3067100&Language=F&Mode=1&Parl=39&Ses=1

(5) Marguerite Yourcenar – Les yeux ouverts, 1980 – entretiens avec Matthieu Galey

 

écrit par marjolainejolicoeur à 16:56 | dans: Chasse
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26-mar-2010
PHOQUES, MAXIMILIEN DEPONTAILLER (Marjolaine Jolicoeur)

Lorsqu'on n'a plus d'arguments, on frappe sur la personnalité de l'opposant(e) à la chasse aux phoques. Pour dénigrer Patricia Tulasne on dira, comme M. Depontailler, qu'elle est une « mauvaise actrice ». Ou qu'une autre se vautre dans les « erreurs », qu'elle est une extrémiste, voir une fanatique végétalienne. Sur certains forums des gentils chasseurs, madame Tulasne a même été traitée de « mal baisée » . Quand on a plus rien a dire pour défendre ses idées, on passe aux insultes.

Voilà tout l'art de détourner des vrais enjeux de la chasse aux phoques, une tactique à la Richard Berman, ce lobbyiste d'extrême-droite dont M. Depontailler semble apprécier au plus haut point les procédés. (1) (M. Depontailler répète aussi inlassablement des chiffres et des faits provenant du Center for Consumer Freedom, le groupe de lobbying de Berman.) Tactique aussi absurde que si pour s'opposer aux pro-chasse aux phoques, on évoquait leur orientation sexuelle ou le fait qu'ils portent des lunettes. Détournons l'attention vers les extrémistes végétarien(nes), pour mieux faire oublier les magouilles politiques autour de cette chasse aux phoques grassement subventionnée par le gouvernement canadien à tous les niveaux.

Il serait intéressant de savoir combien monsieur Depontailler est payé par le gouvernement canadien pour sa diarrhée de mots (trop de phoque au menu?) et pour son prosélytisme pro-chasse aux phoques. Pour son ignorance aussi.

La culture du soya détruit la planète pour nourrir essentiellement le bétail mangé par les carnivores, en particulier le boeuf.

Les végétarien(nes) refusent les vaccins pour des raisons éthiques. Tous les vaccins contiennent des substances animales, de la gélatine, du sérum bovin,de la bile de boeuf ou de l'huile de poisson. (2) Pas besoin non plus d'ëtre végétarien(nes) pour ne pas vouloir de métaux lourds ou de substances toxiques et cancérigènes dans notre organisme. De nombreux scientifiques et de médecins s'opposent aux vaccins pour leurs effets secondaires et leurs ingrédients potentiellement dangereux. (3)

Mettre en doute l'objectivité des végétarien(nes) parce qu'ils s'opposent a la chasse aux phoques, est une vrai farce. On peut sérieusement s'interroger sur l'objectivité d'un employé du gouvernement canadien comme M. Depontailler quand il défend la chasse aux phoques. Son salaire, payé a même les fonds publics, est de combien?

MASSACRES ET MENSONGES

Il n'y aura peut-être pas de chasse aux phoques cette année, par manque de glace. On cherche en vain le troupeau de phoques. Il est très loin des chasseurs, qui devront dépenser des fortunes en pétrole pour pouvoir aller les frapper avec leurs hakapiks ou les achever a la carabine. Pour certains, il faudra 30 heures de bâteau pour atteindre quelques phoques. Les phoques femelles n'ont pas de glace pour mettre bas leurs petits. Cela n'a pas empêché les fonctionnaires gouvernementaux d'augmenter les quotas pour tuer des phoques juvéniles, lors de ce plus grand massacre de mammifères marins au monde. Une chasse cruelle, sanglante, liée a l'industrie du luxe, celle de la fourrure. Une chasse qui nous fait honte devant toute la communauté internationale, malgré les tentatives désespérées de M. Depontailler pour la défendre. A quoi sa patrone la sénatrice Céline Hervieux-Payette pourra bien l'employer, si la chasse aux phoques se termine?

Pour garder dans l'ignorance le public et pour détourner son attention des vrais enjeux de la chasse aux phoques, dénigrons les végétariens(nes) et les militants pour les droits des animaux. Pourtant c'est bien à cause de l'activisme des militant(es) pour les droits des animaux et des organisations de défense animale que la chasse aux blanchons s'est terminée en 1987. C'est l'écrivaine Marguerite Yourcenar qui avait, des années auparavant, averti Brigitte Bardot de ce massacre ignoble. L'interdiction n'est donc pas venu en premier des gentils chasseurs de phoques « qui ont toujours eu a coeur le bien-être animal » selon la sénatrice Hervieux Payette , ni par les fonctionnaires gouvernementaux ou de l'industrie de la fourrure. Les organisations de défense animale sont donc très utiles et même essentielles dans nos sociétés, pour dénoncer les dérives de la chasse mais aussi des laboratoires de vivisection ou des multinationales de la viande.

Quand on milite pour les animaux mais que l'on est pas végétarie(ne), on se le fait reprocher. Mais si on est végétarien(ne), nous voilà taxer d'extrémiste et de fanatique. Il faudra maintenant raser les murs, de peur que les Depontailler de la terre allument des bûchers, comme aux temps des Cathares. Pourtant quel beau parterre de talent et d'intelligence, de philosophes, d'écrivains, d'éthiciens, de scientifiques ou d'artistes parmi le monde végétarien: Pythagore, Bouddha, Gandhi, George Bernard Shaw, Leonard de Vinci, Leon Tolstoi, Isaac Bashevis Singer, les Esséniens, Plutarque, Marguerite Yourcenar, ect. ect. (Et non Hitler n'était pas végétarien, il a toujours mangé du jambon et des saucisses.) Tous ces grands esprits s'ils vivaient a notre époque, s'élèveraient, tout comme Paul McCartney par exemple, contre la violence et la barbarie de la chasse aux phoques. Toutes les violences sont liées et interdépendantes.

Puisque nous vivons, semble-t-il, en démocratie nous avons tous le droit de nous opposer a la cruauté de la chasse aux phoques, sans se faire insulter. Une chasse qui ne pourrait survivre sans subventions gouvernementales et défendue par idéologie à même les fonds publics. Une chasse qui va bientôt être chose du passé, tout comme les idées poussiéreuses, rétrogrades et archaiques des Depontailler de notre planète.

(1): http://www.lepost.fr/article/2010/03/10/1981376_phoques-la-senatrice-et-le-terrorisme-vegetarien.html

(2): http://www.centpapiers.com/vaccin-viande-et-vivisection/10754/

(3) : http://www.whale.to/vaccine/articles4.html

Ce texte est une réponse  à « Les dangers de la pensée végétarienne au service des droits des animaux» :  http://www.wikio.fr/article/dangers-pensee-vegetarienne-service-droit-animaux-175887848

écrit par marjolainejolicoeur à 09:38 | dans: Chasse
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12-mar-2010
PHOQUES, LA SÉNATRICE ET LE TERRORISME VÉGÉTARIEN (Marjolaine Jolicoeur)

Depuis plusieurs années la Sénatrice Céline Hervieux-Payette fait une agressive campagne de promotion pour la chasse aux phoques et l’industrie de la fourrure. Rien ne l’arrête : victimisation des gentils chasseurs de phoques face aux   violent(es) végétarien(nes), divagations sur le « prélèvement éthique » des phoques et le bien-être animal, diffamation envers les  « mangeurs de carottes, extrémistes et terroristes.» Cette tactique de la Sénatrice d’insinuer que les végétarie(nes veulent l’instauration d’une « société totalitaire et végétarienne »  parce qu’ils s’opposent aux massacres des  phoques, ne sert qu’à détourner l’opinion publique des véritables enjeux de cette chasse.  La plus grande tuerie commerciale de mammifères marins au monde est avant tout un maillon de l’industrie de  la fourrure. Une industrie du luxe qui n’a toujours eu que du mépris pour les animaux, les autochtones et l’environnement.  Un vent de panique souffle sur l’industrie du phoque.  Pour sauver sa propre peau, elle est prête à tout. Même à accuser les végétarien(nes) de vouloir renverser le gouvernement à coups de tarte au tofu et de bâtonnets de carottes.

Selon la Sénatrice ses hostilités verbales envers les végétarien(nes découlent de l’entartage de la ministre fédérale des Pêches et des Océans Gail Shea, en janvier 2010, par une militante du groupe PETA.  Après l’incident qualifié « d’acte de terrorisme», la Sénatrice a déclaré que « les lobbies végétariens »  regroupaient « des extrémistes qui ne respectent pas nos institutions démocratiques. »

On peut s’interroger sur  la démocratie canadienne quand on sait combien a gagné, en 2009, cette  Sénatrice élue non par le peuple mais nommée au Sénat par l’ex-premier ministre Jean Chrétien après trois échecs pour se faire élire en tant que députée. Son salaire est 130 400 $  plus une indemnité en tant que leader de l’opposition de 20 906 $  Pour ses frais de déplacements elle reçoit 54 802 $ et pour son personnel de recherche, ses employés et ses autres dépenses 150 518 $ (1) Est-ce que tout cet argent ne sert qu’à payer son lobbying pro-chasse aux phoques et ses apparitions publiques pour nourrir son ego médiatique?

La sénatrice tape du pied et veut absolument des excuses de la part des opposants à la chasse aux phoques pour la tarte au tofu de PETA.  Pourtant, silence complet sur cette militante de PETA qui,  quelques jours plus tard, s’est à son tour fait entarter à Terre-Neuve par un militant pro-chasse. Une militante contre la chasse aux phoques qui reçoit une tarte au visage  c’est comique, quand c’est une ministre pro-fourrure cela relève du « terrorisme végétarien ». Est-ce que la sénatrice a demandé à l’entarteur de la militante de PETA de s’excuser?

LOBBYING IDÉOLOGIQUE DE LA SÉNATRICE

Malgré les prétentions de la Sénatrice, ses propos  envers les  « terroristes végétarien(nes » datent  de bien plus loin que ce récent entartage, ils ne sont pas le fruit du hasard et ce n’est pas de l’humour non plus.  Tout son discours autour des défenseurs des animaux et des végétarien(nes est orchestré et calculé.  Depuis de nombreuses années, à chaque fois qu’elle  radote sur  les bienfaits de la chasse aux phoques   la  Sénatrice ne rate jamais une occasion d’égratigner au passage les végétarien(nes ou les groupes de défense animale.  Les accuser de violence ou de terrorisme est une manœuvre de diversion.  En frappant sur la mauvaise cible, on oublie le massacre des phoques pour leur fourrure.

En octobre 2007, dans une longue missive adressée au président Sarkozy, la Sénatrice s’en prend à ceux qui « discréditent l’image du Canada, les animalistes c’est-à-dire des fondamentalistes de la cause animale …qui manipulent les émotions dans un but lucratifje crois que l’objectif de ces groupes dits de défense des animaux n’est pas la protection animale mais la volonté d’imposer à terme leur vision morale de la société qui passe inéluctablement par le végétarisme. Tous les sites Internet de ces organisations font la promotion du végétarisme à commencer par celui de madame Bardot où l’on peut trouver une rubrique sur la cuisine végétarienne.»(2) Donner des recettes végétariennes au public, tout un acte subversif.

Mettant dans le même sac idéologique un membre de la faculté de théologie de l’université d’Oxford  le révérend  Andrew Linsey, la fondatrice de PETA Ingrid Newkirk et les membres de l’Animal Liberation Front, pour la Sénatrice notre civilisation est en grave danger face à ces extrémistes qui veulent imposer à la fois une éthique de la compassion, les droits des animaux et le tofu.  «Vous constaterez que la chasse aux phoques ne revient pas seulement à défendre une chasse…mais c’est aussi défendre l’esprit contre la manipulation et la désinformation. C’est aussi défendre l’esprit de la démocratie et la liberté contre l’imposition d’un ordre moral.».

Mais quel est donc cet ordre moral que défend la Sénatrice? Celui d’un monde cruel envers les humains, les animaux et la planète, une idéologie basée sur la violence mercantile des industries avides de profits?

Les calomnies de la Sénatrice envers les opposants à la chasse aux phoques, son racolage pseudo-scientifique et son pathétique recours à des arguments dignes d’un gala Juste pour rire n’ont eu, heureusement, aucun effet sur le président Sarkosy et les européens. L’interdiction de tous les produits dérivés du phoque dans l’Union Européenne (UE) est effective dès cette année.  Même Carla Bruni, l’épouse du président, est contre la fourrure et affirmait  en 2009 : «Je ne porte, ni achète, ni possède de fourrure. Tous les créateurs qui me prêtent gentiment des vêtements pour des apparitions publiques peuvent vous dire que je n’accepte pas de pièces de fourrure, même si elles ne représentent qu’une petite partie de la tenue.» La fourrure de phoque est aussi interdite aux États-Unis et par voie de communiqué  la femme du président, Michelle Obama, a confirmé qu’elle ne porte jamais aucune fourrure tout comme l’animatrice de télé Oprah Winfrey.

DÉSINFORMATION ET PROPAGANDE PRO-FOURRURE

Les opposants  contre cette chasse industrielle d’une rare violence  – écologistes, biologistes, vétérinaires, politiciens, éthiciens, philosophes, protecteurs des animaux, sportifs, artistes, écrivains, théologiens, etc. -  proviennent de divers milieux de notre société.  Des centaines de milliers de personnes à travers le monde ont signé des pétitions contre la chasse aux phoques dont le Dalai-lama, l’écrivain Mathieu Ricard, l’actrice Isabelle Adjani, Garou, Isabelle Boulay, la championne olympienne Hannah Terre et l’ex-joueur de hockey George Laraque.  Le sénateur libéral MacHarb, en tant qu’observateur, a assisté plusieurs fois  à  la chasse aux phoques et se déclare lui aussi contre.  Tout comme le Parti Vert: « Nous sommes contre l’abattage annuel parce que cette chasse demeure intrinsèquement une chasse cruelle, non durable et dommageable pour le Canada sur le plan économique. Au congrès politique bisannuel du Parti tenu en Nouvelle-Ecosse au début du mois de mars, les membres ont donné leur appui à une politique de rachat des permis de chasse au phoque commerciale par le gouvernement et de développement de l’écotourisme dans les collectivités côtières.» (mars 2009)

Des organisations de défense animale aussi diverses que l’International Fund for animal Welfare (IFAW), la Société Protectrice des Animaux (SPA),  la Fondation 30 millions d’Amis  et  la Fondation Franz Weber  (FFW) militent activement contre la chasse aux phoques depuis des décennies. Dès la fin des années 1970, la Fondation Franz Weber s’est déplacée avec des observateurs sur la banquise pour documenter  cette chasse. Avec cette Fondation, il n’a jamais été question de végétarisme. Seulement d’une brutale sauvagerie infligée à des phoques juvéniles, des « chiots » comme disent les chasseurs, dont 98 %  sont âgés entre 15 jours et 3 mois.  La législation canadienne protège les phoques jusqu’au 12e jour de leur vie et permet leur abattage peu de temps après, comme si par magie en quelques jours, des bébés devenaient des adultes. Ces phoques pouvant vivre jusqu’à 30 ans sont  abattus à peine sevrés de leur mère à  coups d’hakapiks – un long marteau terminé par une pointe de métal –  ou par balles de carabine, dépecés parfois vivants par des chasseurs excités et nerveux.  Des chasseurs qui tout comme le gouvernement n’aiment pas les observateurs ni les défenseurs des animaux.

VIOLENCE DES CHASSEURS

En avril 2006, afin de documenter et de filmer la chasse aux phoques, une quinzaine d’observateurs et la Fondation Franz Weber accompagnent  Carl Schlyte, membre de la commission chargée des questions d’environnement au Parlement européen ainsi qu’un groupe de journalistes internationaux. Alors qu’ils tentaient de quitter leur hôtel de Blanc Sablon pour rejoindre leur hélicoptère, le groupe d’observateurs  a été assiégé par une soixante de chasseurs  qui n’hésitèrent pas à leur proférer des menaces de mort.  Les observateurs purent finalement sortir mais le véhicule de la fondation Franz Weber fut  heurté en pleine course par le camion d’un chasseur, provoquant une collision et une sortie de route.  Vera Weber a ressenti cette situation comme menaçante pour sa vie : «Des foules déchaînées ont fait usage de moyens violents pour nous empêcher de partir vers les lieux des massacres. La police locale n’a rien fait pour nous protéger ou nous aider. Il est navrant d’être témoin de première main de la connivence entre le gouvernement canadien et cette industrie corrompue. J’ai honte pour le Canada.»

Dès son retour en Europe le député Carl Schlyte a œuvré, avec d’autres parlementaires européens, en faveur d’un boycott des produits dérivés du phoque. Il a témoigné devant le parlement européen : « Je suis allé suivre au printemps dernier avec un groupe de journalistes européens la chasse aux phoques. Nous sommes parvenus à assister à cette chasse cruelle de bébés phoques abandonnés à leur souffrance sur la glace. Les changements climatiques et le recul de la calotte glacière menacent leur survie, car leur bien-être nécessite la présence de glaceMa présente demande représente une extension de l’interdiction et elle permettra enfin à l’éco-tourisme de remplacer les carnages.»

Est-ce que la Sénatrice a demandé aux chasseurs de phoques de s’excuser auprès de Verra Weber, des journalistes internationaux et de Carl Schylte  pour leur violence et leurs menaces de mort  qui discréditent l’image du Canada?

PHOQUE, LES SUBVENTIONS

Lors de sondages d’opinion –  en 2008 –  la majorité des canadiens (6 sur 10) s’opposent à la chasse commerciale aux phoques.  Plus du deux tiers d’entre eux (65%) ne veulent pas qu’on utilise l’argent de leurs impôts pour soutenir cette chasse. Ils  considèrent  aussi que la chasse commerciale aux phoques pour leur fourrure est une industrie dépassée qui devrait être graduellement éliminée. Finalement, près des trois quarts (72 %) souhaitent que le gouvernement canadien mette fin à la chasse commerciale. (3)

Allant à l’encontre de la volonté du peuple canadien, à  tous les niveaux et depuis des années cette chasse reçoit subventions, aides gouvernementales et divers services de soutien. En février 2010 le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a annoncé une aide financière de 192 520$  au Groupe canadien de mise en marché du phoque, formé de l’entreprise québécoise Les produits du loup-marin Ta Ma Su Inc. et des entreprises terre-neuviennes Nu Tan Furs Inc. et GC Rieber Carino Ltd.  L’entreprise Ta Ma Su Inc. ne survit que grâce aux subventions gouvernementales. Par le passé elle a  aussi profité d’une aide de 80 000 $  pour la recherche sur les valves de phoques, malgré sa condamnation devant les tribunaux pour des délits d’insalubrité.   En février 2006  Ta Ma Su Inc. a payé une amende de 17 700 $ pour  des  infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement. Son traitement des peaux et de son huile de phoque a entraîné une pollution de l’eau, facteur commun à beaucoup  d’industries  liées à l’industrie de la fourrure et du cuir.

L’Association des chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine pour sa part bénéficie  lui aussi  du ministère de l’Agriculture d’une aide financière de 71 700 $ pour diverses activités de promotion de la chasse aux phoques.  L’Association mettra en œuvre une campagne publicitaire  dans différents médias et sur Internet pour recueillir appuis et dons ainsi que pour diffuser Phoque, le film de Raoul Jomphe.

En  2006 et 2007, afin de contrer le boycott européen, le gouvernement a dépensé une fortune  et englouti des millions pour envoyer  dans les capitales de l’UE délégations gouvernementales, lobbies de l’industrie de  la fourrure, fonctionnaires,  Inuits et chasseurs.   Puis en 2009, le gouvernement a  contesté le boycott européen  auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).  Cette plainte auprès de l’OMC pourrait prendre trois ans pour se finaliser et coûter plus de 10 millions de dollars, selon  l’avocat MacCarthy Thétrault  (Globe and Mail, juillet  2008).  A tout ce gaspillage des fonds publics s’ajoute  l’intervention des brise-glaces, des avions patrouilleurs, des hélicoptères et des services de surveillance pendant la chasse aux phoques, destinés plus à décourager les observateurs et les opposants à la chasse qu’à contrôler les agissements des chasseurs.

PHOQUE, LE FILM

Le récent budget fédéral annonce une ère d’austérité pour  le pays mais cela n’a pas empêché le gouvernement de donner à une firme spécialisée, au début de 2010, entre 50 000 $ et 100 000 $ pour surveiller les propos des opposants à la chasse aux phoques sur Internet, dans les sites de réseautage comme Facebook ou Twitter.(4)

La chasse aux phoques  coûte cher, rapporte peu  et ne touche que  6 000 chasseurs.    Pour défendre cette chasse condamnée d’avance et par entêtement idéologique, la Sénatrice aime bien saigner à blanc  les défenseurs des animaux qui « manipulent l’information, l’image et l’émotion des citoyens et des parlementaires de tous les pays », se servant des phoques pour  demander des dons, selon elle.

Même  campagne de salissage dans Phoque, le film de Raoul Jomphe, un navet financé  et diffusé par un réseau de télévision appartenant au gouvernement canadien.  Pour se donner de la crédibilité, Jomphe se prétend végétarien, mais n’a pas hésité  à mettre en scène l’égorgement en direct d’un cochon.  Son film n’est rien d’autre qu’un outil de propagande qui manipule les faits dans un manque total d’objectivité. Pour Jomphe  les groupes de défense animale seraient menteuses en plus  d’être multimillionnaires, ramassant des fortunes  sur le dos des phoques.  Jean Lapointe augmente la dose de  diffamation  dans sa chanson La Chasse aux phoques, écrite à la demande de sa collège la Sénatrice.  Les opposants à la chasse aux phoques, tous des pantins à la merci d’organisations qui gardent leurs revenus « cachés dans des banques…à l’étranger comme de raison…seuls les intérêts qui chantent…font danser tous ces cornichons ».

Au Québec les groupes de défense animale sont  loin, très loin  d’être des          « cornichons millionnaires ». (Un exemple pour  empêcher leurs actions  et leurs campagnes de financement : ces groupes  – et aussi ceux militant pour l’environnement ou pour le contrôle des armes à feu – ne peuvent être reconnus comme organismes de bienfaisance, les empêchant d’émettre des reçus pour fins d’impôts. Au contraire, tous les regroupements pro-fourrure  ou associations de chasseurs détiennent eux un tel statut de bienfaisance, un avantage certain pour récolter les dons.) (5)

Les  opposants  à la chasse aux phoques ne sont les  pantins de  personne.  Les  vidéos  sur le comportement des chasseurs de phoques parlent d’elles-mêmes.(6) De l’argent caché dans des banques? La HSUS tant décriée par la Sénatrice, Raoul Jomphe et Jean Lapointe met ses états-financiers en ligne sur Internet.  La  Charity Navigator, un groupe indépendant et formé d’experts qui analysent les chiffres financiers des organismes de bienfaisance aux États-Unis  donnait, en 2007, 4 étoiles (sur un total de 4) à la HSUS pour son administration financière. (7)

Contrairement à la HSUS ou à PETA,  le  Conseil canadien de la fourrure et l’Institut de la fourrure du Canada   - deux organismes à but non-lucratif qui font du lobbying pro-fourrure – ne mettent pas en ligne sur Internet leurs états financiers, le salaire des dirigeants ou leurs subventions gouvernementales.  L’Institut de la fourrure du Canada finance et opère le Réseau des phoques et de la chasse aux phoques, mais pour quels montants?  Chaque année depuis plus de quinze ans, l’Institut reçoit  200 000 $ du ministère fédéral de l’Environnement afin de soi-disant améliorer la mise à mort des animaux par le piégeage. Quand on sait que 80% des fourrures au Canada proviennent de fermes d’élevage (et de Chine) et que les animaux souffrent toujours autant dans des pièges bien souvent interdits dans d’autres pays, l’argent du gouvernement ne semble servir, là encore, qu’à graisser la patte de l’industrie de la fourrure.

UN LOBBY D’EXTRÈME DROITE

Les chiffres  et les faits reproduits par Raoul Jomphe, Jean Lapointe, la Sénatrice et  son valet politique Maximilien Depontailler pour dénoncer les groupes de défense animale proviennent du Center for Consumer Freedom (CCF).(8) Qui tire les ficelles de ce Centre pour la liberté du consommateur ?  Richard Berman, un  lobbyiste américain devenu multimillionnaire grâce à ses activités  rémunérées par les industries du tabac, de l’alcool, du jeu ou de la viande.  Berman est à la tête de plus d’une vingtaine de groupes de lobbying  -  le plus souvent  désignés comme des organismes à but non lucratif – dans lesquels il n’a aucun scrupule à utiliser des procédés frauduleux ou à falsifier les données et les chiffres.  Sa tactique préférée : noircir la réputation d’honnêtes militants ou d’organisations  pour mieux cacher les agissements des multinationales qui le payent. « Notre stratégie offensive est de tirer sur le messager… nous devons attaquer la crédibilité des militants »,  a-t-il déjà déclaré.  Berman ne travaille pas pour la  « liberté du consommateur », mais pour que les industries soient libres de détruire les humains, les animaux et l’environnement sans l’opposition de personne.

Depuis 1996, Berman a obtenu de la multinationale de tabac Philip Morris près de 3 millions $.  En 2001 Mosanto  lui a donné  200 000 $  afin qu’il mette en place des campagnes pour faire croire que les  produits biologiques sont dangereux.  Ce lobbyiste, surnommé Dr. Evil, empoche  plus de 40 % des dons obtenus de  ses patrons industriels   – soit près de 1,62 million  par année – pour orchestrer des campagnes de désinformation et de diffamation.   Certains autres de ses revenus ou les noms de ses commanditaires ne sont pas publics et demeurent secrets.

Berman est aussi financé par des multinationales de la viande comme  Smithfield Foods et Tyson Foods. Smithfield Foods, est  le plus grand producteur de cochons  au monde,  avec des ventes  annuelles de 11,4  milliards $.  La compagnie tue plus de 30 millions de cochons chaque année, avec tout ce que cela comporte de pollution des sols, de l’air, d’excréments, de gaspillage de céréales, d’eau potable et de souffrance animale.  (Même s’il est juif, Berman n’hésite pas à  travailler pour des multinationales faisant leur argent  – et le sien – avec le porc, viande interdite dans le judaïsme.)

Tyson Foods – le fournisseur de  Kentucky Fried Chicken et de MacDonalds– opère le plus vaste  réseau d’abattoirs de poulets  et de bœuf aux États-Unis.  Mondialement, le groupe  a des entreprises et des fermes d’élevage intensif dans 90 pays, avec des profits se chiffrant dans les milliards de dollars.   Le fondateur de Tyson Food, Donald John Tyson, s’est retiré en 2001 avec un magot de 1 milliard $, ce qui fait de lui  un des hommes les plus riches des États-Unis. Son successeur, son fils John Tyson, recevait  en 2003 plus de 20.9 millions $ tout en refusant les demandes d’augmentations salariales de ses employé(es), très souvent de pauvres immigrants.  Tyson Foods a payé Berman  pour qu’il fasse  un lobbying politique afin que les employé(es) ne puissent  pas avoir  le droit de s’associer à des syndicats ou contre la hausse du salaire minimum.

A plusieurs reprises, certaines pratiques cruelles de Tyson Foods furent dénoncées par PETA. A l’aide de caméras cachées  PETA a  infiltré des abattoirs et des fermes d’élevage intensif de la multinationale, les faisant  condamner pour maltraitance animale.   Il y a quelques mois,  la HSUS s’est introduite clandestinement dans un abattoir de l’industrie laitière. Dans un vidéo, on pouvait y voir des veaux âgés d’à peine quelques jours dépecés vivants ou  agonisant empilés  les uns par-dessus les autres. Grâce à la HSUS, l’abattoir a fermé et a été condamné.  David Martosko, un des associés de Berman et travaillant à la CCF, n’a pas eu l’air de  s'émouvoir sur toute cette cruauté envers les animaux. Il a simplement dit qu’il fallait à tout prix que PETA et  la HSUS  cessent d’infiltrer les fermes et les abattoirs, que le mouvement pour les droits des animaux soit détruit.   Avec l'argent des multinationales de la viande, Berman a ouvert un site web haineux, un de plus, pour s’attaquer à la crédibilité de PETA et de la  HSUS.

Berman et le  CCF  encouragent  un climat d’agression verbale à l’égard des défenseurs des animaux ou des  « extrémistes de l’environnement ».  Écologistes  ou  militants pour les droits des animaux ne sont pas leurs  seules cibles.  Quiconque  s’oppose aux méfaits d’une  industrie agroalimentaire, encourage des réformes visant les pauvres, l’environnement ou la santé publique peut s’attirer les calomnies de ce lobbyiste d’extrême-droite.

C’est d’un tel personnage aux procédés anti-démocratiques comme Berman et du Center for Consumer Freedom que proviennent les faits et les chiffres financiers sur les organisations de défense animale donnés par  la Sénatrice. Des informations se disant véridiques et transmises au président Sarkosy ou aux médias.  Les accusations absurdes et les propos venimeux de  la Sénatrice envers les « lobbies végétariens » ou les  « végétariens extrémistes » ressemblent  à s’y méprendre aux  stratégies de Berman, une source d’inspiration pour plusieurs de ses interventions publiques.

La Sénatrice met en pratique  cette tactique à la Berman dans son lobbying pro-chasse aux phoques : détourner l’opinion publique des horreurs de l’industrie de la fourrure en salissant  la réputation des activistes ou des groupes de défense animale au moyen d’insultes et de faits inventés.

DU SANG DANS LA BOUCHE ET SUR LES MAINS

Pour  inciter le bon peuple canadien à  fermer les yeux sur les magouilles politiques autour de la chasse aux phoques, la gouverneure-générale Michaëlle Jean, la bouche pleine de sang, a grignoté  du cœur de phoque cru avec des Inuits. La Sénatrice, pour sa part,  invite les politiciens à manger à la cafétéria du Parlement canadien du filet de phoque enrobé de porc , accompagné d’une macédoine de  «carottes ».   Elle s’est aussi  pavanée lors d’une chasse aux phoques avec des Inuits avec force photographies, dont une la montrant vêtue d’une peau d’ours.   Sanglante désinformation : la chasse des Inuits n’est nullement visée par les défenseurs des animaux.   Les Inuits tuent moins de  2 000 phoques annelés adultes par année, les chasseurs Blancs  plus de 300 000 phoques du Groenland juvéniles.

Certains Inuits s’opposent même à cette chasse commerciale du phoque comme Arnaituk M. Tarkirk qui  a écrit dans une lettre au journal Ottawa Citizen : «Nous avons tous suivi le vote de l’Union européenne interdisant l’importation de produits dérivés de la  chasse aux phoques. Je suis un Inuk et je tiens à dire ce que je pense à ce sujet. Le membre du Parlement Peter Ittinuar a dit que ce vote mettra beaucoup d’Inuits au chômage. C’est stupide. La plus grande partie de l’argent de la chasse va à la Norvège et n’a rien à voir avec les Inuits. Nous sommes d'habiles chasseurs qui chassons les animaux adultes pour nous nourrir, ce n’est pas la même chose que frapper à la tête un bébé qui ne peut se déplacer. En fait, si les chasses étaient arrêtées, nous en bénéficieront le plus. Il y aurait plus de phoques pour nous à manger, quand ils sont âgés de quelques années et les gens n’auraient pas d’aversion pour les produits dérivés du phoque, comme ils en ont forcément après avoir vu la façon dont ils tuent les petits ; l’artisanat réalisé avec des peaux d’adultes serait plus populaire. Je suis un Inuk et je suis opposé à la chasse au phoque. »

Les Inuits consomment  peu de viande de phoque puisque seulement de 15 à 20% du poids de l’animal est comestible. Cette viande est aussi extrêmement contaminée aux BPC, DDT, pesticides, mercure, cadmium et renferme de grandes quantités de  parasites.   Il est  fortement recommandé de ne jamais manger du foie de phoque adulte et sa viande pas plus qu’une fois par semaine. Certains diront que seuls les phoques adultes sont concernés, mais les phoques femelles contaminent dangereusement  leurs bébés via l’allaitement.  La viande d’un phoque juvénile est tout aussi contaminée sinon plus que celle de sa mère. C’est cette viande, véritable déchet toxique et aussi cette huile de phoque sous forme de supplément d’Omega 3  qu’on veut à tout prix nous faire ingurgiter.  Belle arnaque : on subventionne une viande ou une huile  amenant  cancers, problèmes immunitaires et cardiaques histoire de pouvoir ensuite nous vendre des  valves de phoque.  Pas besoin de justifier le carnage des phoques par des appels à la science ou à la survie humaine. D’autres méthodes plus éthiques existent et qui tendent vers une disparition des organes d’animaux  tels les organes mécaniques. On peut aussi remplacer les suppléments d’Omega 3 d’huile de phoque par des sources végétales non toxiques  et meilleures pour la santé.

MENSONGES ET HYPOCRISIE

Les pro-chasse aux phoques se gargarisent de  mots vides de sens comme  conservation des espèces vivantes, approche écosystémique, chasse réglementée et sans cruauté, respect pour le bien-être animal.  Sous ce vocabulaire pour endormir les consciences, les pro-chasse pensent pourtant de bien vilaines choses : « J’aimerais voir les six millions de phoques, ou quel que ce soit leur nombre, tués et vendus, ou détruits et brûlés. Peu m’importe ce qui leur arrive, plus ils en tuent, plus je me réjouis.», déclarait en 1998 John Efford, ministre des Pêcheries et de l’Aquaculture de Terre-Neuve.

On peut même recommencer la chasse au blanchon et tuer des bébés-phoques, pas de problème  pour Raoul Jomphe qui critique l’éthique des défenseurs des animaux mais ne semble n’en avoir aucune : « Je serais d’accord pour que l’on autorise la chasse au blanchon. Le blanchon se tient sur les berges au début de la période de chasse. Après, il part au large et la seule façon de le chasser, c’est en bateau. Pour les petits chasseurs qui n’ont pas de bateau, ce serait une ressource facilement exploitable.»(9)

ÉTHIQUE ET FRIC

A bout de souffle après le boycott européen, l’industrie des produits dérivés du phoque se tourne maintenant vers la Chine. Il sera de plus en plus difficile de nous faire croire  qu’il est écologique  d’exporter aussi loin des produits dérivés du phoque, avec toutes les dépenses en pétrole pour les acheminer.   Difficile  aussi d’évoquer l’éthique pour  la Chine, un pays totalitaire, anti-démocratique et adepte de la censure qui n’a aucune législation sur le bien-être des animaux.  Et où des millions de chiens et de chats  périssent dans des conditions de cruauté et de douleurs atroces pour  leur fourrure. (10) Assommés, pendus, brûlés, battus, écorchés, bouillis encore vivants,  les chiens et les chats  de Chine alimentent eux aussi l’industrie de la fourrure.  Leurs peaux se vendent au Canada alors qu’elles demeurent interdites dans de nombreux pays.  Manteaux, chapeaux, bibelots en fourrure de chiens et de chats entrent sans problème au Canada sous l’étiquette de fourrure de loup ou de lapin.

Selon Industrie Canada, l’industrie canadienne de la fourrure et de la vente de vêtement au détail a importé de Chine en 2004 près de 5 millions de dollars de peaux et 28 millions de dollars de vêtements garnis de fourrure.  Il pourrait s’agir  de fourrures de chiens et de chats, personne ne peut et ne veut vraiment le savoir.  Le gouvernement canadien n’a jamais eu l’intention de légiférer sur la fourrure de chiens et de chats ou sur l’étiquetage des produits en fourrure, de peur de voir son commerce du phoque  remis en question pour sa cruauté.

DÉCLARATION UNIVERSELLE SUR LE MASSACRE DU PHOQUE

La Sénatrice est l’instigatrice d’une « Déclaration universelle sur le prélèvement éthique du phoque », poussant l’odieux jusqu’à mettre en préambule « Nous avons à cœur .». Assez hypocrite comme démarche et pas très honnête non plus comme titre.  Il ne s’agit pas de  « prélèvement » ou de  « récolte», mais bien d’abattage; les phoques ne sont pas des carottes  mais des êtres vivants et sensibles.  La Sénatrice dénonce les défenseurs des animaux pour leur recours aux émotions.  Pourtant, elle-même et sa  Déclaration  font vibrer la corde de l’émotionnel  en associant la chasse aux phoques et le cœur.  Sous un verbiage pompeux et insignifiant,  cette Déclaration tente désespérément de nous faire croire que c’est un geste d’amour que de fracasser la tête d’un phoque à coups d’hakapiks  ou de l’achever à la  carabine pour s’approprier sa peau et la vendre à une industrie du luxe.  Selon la Sénatrice, « les chasseurs ont toujours eu a cœur le bien-être animal ». Oui, il faut  beaucoup de cœur, comme Raoul Jomphe, pour  vouloir que la chasse aux bébés-phoques reprenne.

Sur le  site web  de la Sénatrice, www.phoque.org  - financé avec l’argent des contribuables? – sa pétition  en faveur de sa Déclaration n’est pas très populaire.  En  ligne depuis un an, elle ne comporte que  2 100 signatures.   En comparaison, le sénateur MacHab a présenté au gouvernement, en 2008, plus de 200 000 pétitions  dont les signataires demandaient la fin de la chasse commerciale aux phoques.  Elles s’ajoutaient à des milliers de  courriels, d’appels téléphoniques et de lettres que le sénateur MacHarb a reçus à l’appui de son projet de loi pour  interdire cette chasse.  Gail Shea, la ministre entartée, a récemment critiqué les prises de position du sénateur MacHarb, pendant la période de questions au Parlement : « C’est malencontreux que le chef libéral permette à un sénateur de son parti de critiquer la chasse au phoque ».   La Sénatrice peut dire n’importe quoi sur n’importe quelle tribune médiatique, personne pour relever ses énormités et ses propos indignes d’une représentante du gouvernement.  Le sénateur MacHarb, une conscience individuelle ayant le courage de ses opinions devant une majorité oppressante, devrait au contraire recevoir des félicitations de Michael Ignatieff, ce chef libéral qui se targe d’être un grand démocrate.

Cette Déclaration universelle sur le massacre des phoques n’est que de la poudre aux yeux, du vent sur du papier.  La Sénatrice, les gouvernements, les lobbies de l’industrie de la fourrure et les chasseurs peuvent bien signer n’importe quoi.  En réalité, sur le terrain, il est impossible de contrôler  cette chasse qui n’a comme seul objectif que de tuer un maximum de phoques en un minimum de temps, pour faire encore plus d’argent.

« Le gouvernement du Canada insiste pour dire que la chasse au phoque est une industrie de production animale comme toutes les autres. Il dit que ce n’est pas beau, mais qu’au fond c’est la même chose que dans un abattoir, sauf que cela se passe sur la glace. Pourtant, nous avons découvert des niveaux évidents de souffrances qu’aucune autre industrie animale dans le monde ne tolérerait.» –  Ian Robinson, vétérinaire britannique et observateur pour l’IFAW

La Déclaration ne met pas de l’avant une éthique pour protéger les animaux mais cautionne plutôt les industries qui les exploitent.  L’humain n’est qu’un rapace, à la merci de ses instincts,  une bête sauvage qui court après sa proie comme la Sénatrice après les végétarien(nes): « Un écosystème équilibré est le résultat d’une interaction constance entre prédateurs et proies tout au long de la chaîne alimentaire et les humains font partie de l’écosystème et, par conséquent ne peuvent être séparés de la nature », peut-on lire dans la Déclaration.   A voir la dégradation de la nature, la pollution, les industries de la pêche qui vident les océans, la violence et la dictature des industries agroalimentaires, on peut douter que l’humain soit une source d’équilibre pour les écosystèmes. Devant  ces carnages et  ces holocaustes, il serait peut-être plus qu’urgent d’être autre chose que des prédateurs sous l’emprise de la loi du plus fort. Le respect de la vie de l’autre, quelque soit son espèce, sa race, sa religion, sa tribu, sa famille, voilà l’essence de l’évolution éthique chez l’humain. La Sénatrice défend une vision archaïque, dépassée et rétrograde de notre relation avec les animaux et l’environnement. Elle devrait sortir de sa caverne, le temps des femmes de Cro-Magnon est terminé depuis longtemps.

Dans sa résistance à  évoluer  et dans son ignorance aussi, la Sénatrice s’enlise dans des divagations presque comiques : « Les groupes végétariens ont considérablement accru leur pression sur les gouvernements du monde et réclament des changements à notre société qui auront de graves répercussions…des organisations et des personnalités ont même demandé une Journée nationale du végétarisme.» Un lundi sans viande ni poisson, toute une répercussion dangereuse pour notre société , notre santé et pour notre planète.

Les phoques peuvent  bien être les victimes des changements climatiques, ne plus avoir de glace disponible pour se reproduire, se faire défoncer le crâne à peine sortis du ventre de leur mère, mourir au bout de leur sang et de leur souffrance, qu’importe.  Il faut pointer du doigt les  végétarien)nes afin de détourner l’opinion publique des problèmes éthiques et écologiques de la chasse aux phoques et de l’industrie de la fourrure. Au lieu d’insulter les végétarien(nes) en les traitant de « mangeurs de carottes» ou  de « terroristes », la Sénatrice devrait au contraire les remercier de ne pas être complices de la  souffrance humaine, animale et  planétaire : « Être végétarien de nos jours, c’est vivre en désaccord avec le cours des choses. La privation, la faim dans le monde, la cruauté, le gaspillage et les guerres. Il faut se prononcer contre tout cela. Le végétarisme est ma façon de me prononcer. Et c’en est une puissante », écrivait  Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature.

Toutes les violences sont liées et interdépendantes. C’est la non-violence qui fait évoluer notre civilisation, pas le saccage de la planète par des industries uniquement préoccupées par leurs profits, pas plus que les armes à feu et les coups d’hakapiks sur la tête d’animaux sans défense.

Marjolaine Jolicoeur, mars 2010 – coordonnatrice d’A.H.I.M.S.A. (Association Humanitaire d’Information et de Mobilisation pour la Survie des Animaux)  -ahimsa@distributel.net*Texte libre de droits de reproduction s’il est diffusé intégralement*

( 1) Salaire de la Sénatrice : Comptes Publics du Canada
http://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/recgen/pdf/51-fra.pdf
(2) http://www.sealsandsealing.net/resources/Hervieux07fre.pdf
(3) Environics Research Group, Canadians’ attitudes toward the seal hunt. Focus Canada Omnibus,déc. 2008
(4) http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2009/12/24/001-chasse_phoque_internet.shtml
(5) http://ahimsa.monblogue.branchez-vous.com/2007/04/27
(6) Vidéos sur la chasse aux phoques: http://video.google.com/videosearch?q=seals+hunt
http://www.youtube.com/watch?v=PdFGJWsAUDQ&feature=player_embedded
(7) 2009: http://www.youtube.com/watch?v=9z4N7-yourw&feature=player_embedded
2009: http://www.youtube.com/watch?v=KEJ8qEtNwRc&feature=player_embedded
2008: http://www.youtube.com/watch?v=xrEu4buG5Pc&feature=player_embedded
2008: http://www.youtube.com/watch?v=vHtK3sSAUkM&feature=player_embedded
Prélèvement éthique du phoque?:
http://www.youtube.com/watch?v=sz-4qkhU-b0&feature=player_embedded
(7) Pour consulter états financiers de la HSUS et leurs interventions auprès des animaux partout dans le monde :
http://www.humanesociety.org/about/ -: http://www.charitynavigator.org/index.cfm?bay=search.summary&orgid=3848
(8) Qui est Richard Berman?
http://bermanexposed.org/ – Et le Center for Consumer Freedom?: http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Center_for_Consumer_Freedom#Contributions http://www.humanesociety.org/issues/opposition/facts/things_you_didnt_know_about.htmhttp://www.prospect.org/cs/articles?articleId=8984http://www.consumerdeception.com/index.asp http://www.prwatch.org/node/8894
(9) http://www.voir.ca/actualite/medias.aspx?iIDArticle=46678
(10) Vidéos sur fourrure de chiens et de chats en Chine :
http://fourrures.weebly.com/videacuteos.html

écrit par marjolainejolicoeur à 09:18 | dans: Animaux
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29-jan-2010
Diffamation d'une sénatrice envers les végétariens (D.Ruffieux)

Selon la sénatrice Hervieux-Payette, qui milite en faveur de la chasse au phoque au Canada, depuis de nombreuses années, les végétariens sont des extrémistes subversifs, qui agissent sans respecter la loi. Dans son blog, la sénatrice ne cache pas son hostilité envers une catégorie de citoyens et de citoyennes, qui se voient ainsi stigmatisés et diabolisés au risque d’inciter à la haine.  « Les lobbies végétariens sont devenus des extrémistes qui ne respectent pas nos institutions démocratiques et utilisent des manières sauvages pour arriver à leurs fins. Cela jette un profond discrédit sur la cause qu’ils défendent. » Voici donc, en substance, le message qu’un représentant du sénat adresse aux millions de végétariens non seulement au Canada, mais à travers le monde. 

Ceci est grave, d’abord parce qu’une sénatrice s’exprime de manière indigne envers des Canadiens et des Canadiennes. Ensuite, ces allégations sont diffamatoires et heurtent les sensibilités des nombreux individus, qui pour de multiples raisons ont adoptés un mode de vie non violent, par respect envers le bien-être des animaux, dans un souci de protection de l’environnement, ou pour encourager des pratiques agricoles écologiques; d’autres personnes sont devenues végétariennes pour des raisons médicales, ou par conviction religieuse. C’est l’ensemble des végétariens qui, aujourd’hui, se consternent d’être la cible d’accusations sans fondements, mais délibérées, portées sans retenue par une sénatrice partie en campagne pour redorer le blason d’une industrie de chasse en déclin. Hervieux-Payette n’est pas la seule à salir la réputation des végétariens puisque son conseiller politique au sénat, Maximillien Depontailler, lui fait écho quand il écrit: « les groupes anti-chasse au phoque... présentent un double visage : une face respectable d'un côté et une face beaucoup plus violente de l'autre. Ce second visage est moins connu du grand public et pourtant c'est ce que l'on appelle les éco-terroristes.» La vérité la voici: pour des raisons politiques, il est devenu important pour l’industrie de la chasse et de la pêche, représentés par la sénatrice Hervieux-Payette, mais aussi par la ministre canadienne des pêches—qui vient de subir un entartage, ce lundi 25 janvier, lorsqu'une activiste de PETA s'est approchée et lui a lancé au visage une tarte au tofu—de faire passer les végétariens pour des terroristes dangereux. Il s’agit d’une stratégie qui vise à isoler une classe de citoyens dans l’opinion publique, ce qui est une manoeuvre politicienne exécrable, qui doit être condamnée.  
 
Au contraire, les végétariens doivent être loués pour leurs efforts à vouloir vivre selon des principes de paix, de justice et d’égalité, et non pas insultés. Les groupes de pressions comme PETA, et leurs actions qui peuvent paraître radicales pour certains, ne représentent pas la vaste majorité des végétariens à travers le monde. Ces derniers représentent non pas un groupe de radicaux et d’extrémistes, mais des hommes, des femmes et des enfants adoptant le végétarisme pour de nombreuses raisons, éthiques, religieuses, environnementales, ou médicales. Le comportement de la sénatrice Hervieux-Payette est odieux envers tous ces individus. L’opinion ne doit pas être dupe et la diffamation sera sans effet sur la volonté indéfectible des végétariens du monde d’exprimer et de faire ce qui est juste.    
                                                                                                                                                                                            David Ruffieux - biochimiste, biologiste cellulaire et moléculaire, candidat au parti vert
Sylvie Demers et Chantale Rondeau - pour www.coeurconscience.com
Marjolaine Jolicoeur - auteure, fondatrice d'ahimsa
Sameer Muldeen, président de l'Association végétarienne de Montréal

Blog de la sénatrice Hervieux Payette
http://www.eurekablogue.ca/?p=946

Article de Maximillien Depontailler
http://www.lepost.fr/article/2010/01/26/1908011_la-ministre-canadienne-des-peches-agressee-par-une-activiste-anti-chasse-au-phoque.html

 

écrit par marjolainejolicoeur à 14:59 | dans: Chasse
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26-nov-2009
VACCIN, VIANDE ET VIVISECTION (Marjolaine Jolicoeur)

Le mot influenza d’origine italienne rappelle qu’autrefois on croyait que la grippe survenait sous l’influence des astres. Il semble que de nos jours une autre forme de superstition se perpétue : croire qu’une injection de virus, de protéines animales, de mercure,  de formaldehyde et de squalène nous protègera contre la grippe.  A voir ces images médiatisées présentant de longues aiguilles entrant dans des bras d’humains, passées ad nauseum à la télévision, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une forme de lavage pharmaceutique du cerveau. D’une hypnose collective ou d’un exercice de contrôle de la population par la peur. Finalement il ne semble pas trop difficile de rendre des humains apathiques et consentants, comme des moutons s’en allant de leur plein gré à l’abattoir. Certains médias en collaboration avec les gouvernements et les industries pharmaceutiques ont bien fait leur travail. Des millions d’humains croient dur comme fer qu’un cocktail vaccinal de substances toxiques, cancérigènes, mutagènes et allergènes est bon pour leur santé. L’appel à la peur, toujours payant.

 Pour attirer la clientèle, rien n’a été dit sur les côtés sordides des vaccins contre la grippe A|H1N1. Comme  de leur lien, par exemple, avec l’exploitation animale dans les élevages intensifs, les abattoirs, les océans et les laboratoires de vivisection. A toutes les étapes de leur fabrication, la souffrance animale imprègne ces vaccins. Les virus des vaccins anti-grippaux se cultivent dans des embryons de poulets, parfois dans des reins de singes ou de chiens. Un de leurs ingrédients le squalène est une huile provenant du foie d'un requin et un autre  le sodium déosycholate de la bile de bœuf, un sous-produit de l’industrie de la viande et dont les plus grands producteurs viennent de Chine.

COCHON GRIPPÉ
La grippe du cochon, devenue sous la pression du lobby de la viande la grippe A|H1N1, ressemble à une répétition de diverses alertes  épidémiques du passé.   On a eu  peur de la vache folle, de la dioxine, de la fièvre aphteuse puis de la grippe aviaire. En 2004, certains  « experts » prédisaient presque la fin du genre humain suite à des cas de grippe aviaire. L’apocalypse n’était pas loin. Le gouvernement fédéral  canadien prévoyait même plus de 58 000 morts et la paralysie de l’économie du pays. Une pandémie de grippe aviaire était inévitable et même imminente.  
Partout dans le monde des millions de poulets furent abattus sans ménagement, enterrés à la va vite dans des fosses communes alors que certains bougeaient encore. Seulement en Asie, 80 millions de poulets furent éliminés. L’abattage massif des volailles devait éliminer le méchant virus aviaire, mais il  circule toujours sous une forme encore plus virulente.  Malgré tous les prophètes de malheur, il n’y a pas eu de pandémie de grippe aviaire chez les humains. Le scénario de catastrophe s’est avéré complètement faux, ce qui n’a pas découragé les industries pharmaceutiques. On a repris dans les grandes lignes les mêmes prédictions pour instaurer, cette fois-ci, une vaccination de masse contre la grippe porcine.
« L’un des aspects extraordinaires de cette grippe – et de toute cette saga – est qu’il existe des gens qui font des prédictions chaque année, de plus en plus inquiétantes. Aucune d’elles ne s’est encore manifestée, mais ces gens s’entêtent à les répéter. Ainsi, qu’en est-il de la grippe aviaire qui devait tous nous tuer? Rien. Mais cela ne les a pas découragés dans leurs prédictions. Parfois, nous avons l’impression qu’il existe tout un secteur industriel qui espère que cette pandémie va se produire. » (Tom Jefferson, épidémiologiste, juillet 2009, Spiegel Online International)
VIANDE ET VIRUS
 45 milliards de poulets et un milliard de porcs vivent sur toute la planète afin de satisfaire l’appétit vorace des humains pour la viande.  Mondialement, 5 milliards de poules pondent chaque année près de 100 milliards d'oeufs et les plus grosses fermes avicoles peuvent contenir parfois plus d’un million de poules.
L’hypothétique pandémie de grippe porcine de 2009 aurait commencé au Mexique dans la communauté de La Gloria dans un élevage intensif de porcs de la Smithfield Foods, plus grand producteur de porcs au monde. La compagnie détient des fermes et des usines dans plus de 26 états américains et  dans 9 autres pays. Elle élève et tue près de 14 millions de porcs chaque année et vend aussi de la viande bovine et de la volaille. Smithfield possède plus d’une centaine de compagnies qui vont des dindes Butterball  aux produits Weight Watchers. Ses plus gros clients sont les fast-foods McDonald et Burger King.
La Gloria, une communauté de 3 000 personnes, a souffert de plusieurs cas de  maladies respiratoires semblables à la grippe porcine, faisant plusieurs morts.   Les habitants ont tenté à plusieurs reprises d’obtenir l’aide des autorités afin de mettre fin à la pollution de la multinationale du cochon, ce qui a mené plusieurs leaders locaux en prison. Ceux ayant osé critiquer l’élevage intensif  de Smithfield ont reçu des menaces de mort.  Smithfield a toujours nié le lien entre l’émergence de la grippe porcine et ses activités d’élevage intensif. La région autour de La Gloria compte aussi de nombreux élevages  intensifs de poulets où des épidémies de grippe aviaire ont éclaté en 2008.
 Les industries de la viande n’ont pas plus de respect pour la santé des animaux que pour celle des humains. Et les industries pharmaceutiques font fortune avec ce manque de respect.
VACCIN ANIMAUX
Pour survivre aux conditions de leur détention, les porcs et les volailles des élevages intensifs ont besoin d’énormes quantités d’antibiotiques mais aussi de vaccins.  L’industrie de la « santé animale », évaluée dans le monde à 19,2 milliards de dollars, attire les convoitises des groupes pharmaceutiques car elle bénéficie d’une croissance encore plus supérieure que celle de la pharmacie humaine.  Récemment, Sanofi-Aventis a  racheté pour 4 milliards de dollars à l’américain Merck sa participation dans leur coentreprise Merial, numéro trois mondial du médicament vétérinaire.  
Au Canada, plus d’une centaine de vaccins ont été homologués pour l’élevage du porc et de la volaille. Tout comme ceux destinés aux humains, les vaccins pour les animaux contiennent  des virus vivants ou atténués, de l’aluminium, du squalène et  du thimerosal|mercure.  Selon Bernice Wuthrich - Chasing the Fickle Swine Flu, Science, mars 2003 – les vaccinations massives d’animaux  pour certains types de virus anti-grippaux  pourrait favoriser la mutation des virus ou créer une résistance aux vaccins.  Aux États-Unis, une grande majorité des truies gestantes sont maintenant vaccinées avec plusieurs virus anti-grippaux, dans l’espoir de transmettre à leurs porcelets des anticorps protecteurs.  Mais les vaccins ne peuvent «protéger» contre toutes les souches de virus impliqués. De l’aveu même  des fabricants de vaccins, les cochons vaccinés développent une forme de grippe et ce malgré la mythique théorie des anticorps venant de la mère.
« Une réaction immunitaire, si forte soit-elle, obtenue avec de tels vaccins expérimentaux à partir, qui plus est, d’une souche qui ne pourra correspondre à celle de l’hypothétique pandémie par le jeu des mutations incessantes, ne signifie en aucune façon que le sujet sera protégé, mais seulement sensible au vaccin injecté, comme c’est le cas après toute injection de produit chimique ou d’allergène.» (Dr. Marc Vercoutère, La Vaccination contre la grippe, mythe ou réalité?)
Au lieu de régler globalement les problèmes de santé engendrés par les industries de la viande, les animaux malades et  la pollution, on s’abandonne au rêve du vaccin protecteur.   Complices d’un cercle infernal, les industries pharmaceutiques ont elles aussi recours à l’élevage intensif des animaux et aux sous-produits de l’abattoir. 
PONDEUSES DE VACCINS
Les virus des vaccins ont besoin de cellules vivantes pour se reproduire.  Celtura le vaccin A|H1N1 de Novartis est cultivé dans des reins de chiens, celui de Baxter dans des reins de singes.  L’Arepanrix de GlaxoSmithKline (GSK) donné au Canada est cultivé dans des embryons de poulets.
 L’industrie des œufs collabore activement avec les industries pharmaceutiques  Pour obtenir des embryons de poulets servant à l’élaboration des vaccins, au cours des cinquante dernières années, des millions de poules furent exploités ainsi que des milliers de coqs pour les fertiliser.  En 2008, au Canada seulement, près de 830 000 poules pondeuses  étaient impliquées dans ce commerce, dont 562 000 au Québec.  Mais cette année, suite à la psychose de la grippe A|H1N1, la production d’œufs destinée aux vaccins s’est accélérée. Des couvoirs ont convenu d’augmenter leur production afin de fournir davantage de poules.  En cas de pénurie de mâles, l’insémination artificielle a même été envisagée. La souche du virus de la grippe A|H1N1 étant plus difficile à cultiver dans les œufs que ceux de la grippe saisonnière, un nombre supplémentaire d’oeufs a été requis.
Un embryon de poulet est fort différent – et plus vivant en quelque sorte – qu’un œuf non fécondé acheté en magasin.  Les embryons de poulets se forment entièrement après 35 heures d’incubation et on peut voir leur cœur battre dès le cinquième jour. Ils proviennent d’un accouplement entre une poule et un coq.  Comment finissent-ils dans un vaccin? Une fois pondus, les œufs  se retrouvent dans des couvoirs afin de favoriser la croissance de l’embryon. Après neuf à douze jours d’incubation les compagnies pharmaceutiques injectent le virus à l’intérieur de l’œuf pour sa réplication.  Les virus baignent autour de l’embryon, dans le liquide allantoïque, l’équivalent chez l’humain du liquide amniotique. Ce liquide  ou l’embryon lui-même est traité avec différents produits chimiques et du thimerosal. Cette macération permet selon les laboratoires    pharmaceutiques de « digérer l’embryon».  L’embryon est ensuite tué par refroidissement et le  liquide est prélevé.  
 Toute la chaîne industrielle de production du vaccin A|H1N1 a été retardée suite une contamination mortelle des embryons de poulet.  Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue à l’Université de Montréal, a déclaré sur les ondes d’une radio montréalaise en octobre 2009: « Le virus est constitué d’une composante aviaire et les oeufs embryonnaires qu’on a utilisés, mouraient ou produisaient moins parce que la composante aviaire était toxique pour les oeufs de poulet …  tout le monde l’a découvert un peu par surprise, on n’est pas les seuls au Canada, les quatre manufacturiers sur la terre ont fait la même découverte en même temps.»
Les vaccins cultivés dans des cellules animales peuvent contenir des virus inconnus, au potentiel ignoré. Des virus apparemment inoffensifs ont la capacité de passer de l’état latent à celui de virulent quand on les inocule à une autre espèce, animale ou humaine. Par le passé, nombre de vaccins furent contaminés par des virus qui n’avaient pas été identifiés. En 1966, sept chercheurs allemands du laboratoire Behring trouvèrent la mort en travaillant sur des primates, pour des vaccins contre la polio et le typhus. Trente autres chercheurs ont été malades sans qu’on puisse reconnaître le virus responsable.
Le transfert d’un virus simien à l’humain peut en modifier la virulence et avoir des conséquences dramatiques. Dans les années 50, on a produit un vaccin pour la polio à partir de cultures de cellules de reins de singes (dites Vero). Des années plus tard et après bien des controverses, plus de 60 études ont découvert la présence d’un virus provenant du singe, le SV40, dans des cas de cancers du cerveau et des os, de lymphomes non Hodgkinien, de tumeurs intracrâniennes chez l’enfant et de leucémie. Jusqu’à ce jour seulement 2% de tous les virus de singes ont été identifiés. Malgré cela, des virus cultivés sur des cellules Vero se retrouvent encore dans de nombreux vaccins : grippe, polio, variole, diphtérie, rage, Rotarix (de GSK pour la gastroentérite), etc.
Fin octobre 2009, le groupe pharmaceutique suisse Novartis a démenti que  son vaccin Celtura  pourrait ne pas recevoir le feu vert des autorités, suite à la découverte de contaminations par des bactéries de source animale. Ce vaccin pour la A|H1N1 est produit à partir de cultures cellulaires de reins de chiens et permet, selon Novartis, une production plus rapide que la méthode sur des embryons de poulets. (Novartis commercialise aussi un vaccin pour la grippe A|H1N1  provenant d’embryons de poulets). Des bactéries auraient été relevées dans les lots testés par Swissmedic, l'autorité suisse en matière de vaccins.  Malgré cette affaire de bactéries, en novembre,  le vaccin à base de chien a été homologué en Allemagne, là où il est fabriqué déjà par millions de doses afin d’être distribué dans plusieurs autres pays. Novartis a reçu des commandes pour ses vaccins A|H1N1 de 35 gouvernements, dont la France et les Pays-Bas. Le gouvernement américain a passé, à lui seul, deux contrats avec Novartis d’une valeur totale d’un milliard de dollars pour tout le processus de la production des vaccins A|H1N1.  
Selon le journal suisse Tagesanzeiger, Celtura serait une version d’un autre vaccin anti-grippal, le Aflunov/Fluad H5N1 (souche aviaire) responsable d’avoir tué plus d’une vingtaine de personnes lors de tests cliniques, en Pologne, en 2008.
Plusieurs  vaccins fonctionnent sur un mode « mock-up », c'est-à-dire que les données sont extrapolables à d’autres souches à fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux virus. L’Arepanrix est le même vaccin que le Pandemrix mis à part que le premier est fabriqué au Québec et le second en Allemagne. Pandemrix a d'abord été développé comme un «mock-up » vaccin, avec la souche aviaire H5N1 du virus de la grippe appelée A/Vietnam/1194/2004. Après le début de l’hypothétique pandémie A|H1N1, GSK aurait remplacé la souche du virus aviaire de Pandemrix avec la souche porcine A| H1N1.   La mise en marché d’Arepanrix et de Pandemrix fut autorisée à  partir de données existantes et élaborées pour le virus grippal H5N1.
En d’autres mots, on veut prévenir une grippe porcine par des données provenant  d’un vaccin de souche aviaire. Et on nous demande, comme le dr. Elwyn Griffiths de Santé Canada « d’avoir une confiance totale en ce vaccin ».  Faut-il aussi, plein de foi, s’agenouiller devant les autorités pour recevoir notre injection?
                                                            
VIVISECTION 
                                                                                                                                                                                                                                         
Partout dans le monde GSK possède 14 centres de vivisection utilisant des animaux. Elle accorde aussi des projets de recherche à des contractants comme la  Huntingdon Life Science (HLS). Ce centre de recherche tue plus de 75 000 animaux chaque année pour différentes industries pharmaceutiques afin de tester médicaments, vaccins, détergents ou pesticides. HLS a été rendu célèbre suite à  une campagne fortement  médiatisée d’un groupe de militants pour les droits des animaux  le Stop Huntington Animal Cruelty (SHAC).  SHAC a dévoilé des preuves vidéos accablantes montrant des chercheurs de HLS  qui falsifiaient des données scientifiques ou maltraitaient cruellement des cobayes animaux.   
Les laboratoires de GSK testent leurs vaccins et leurs médicaments sur une panoplie d’animaux : rats, souris, cochons d’inde, lapins, poissons, porc, chiens, chats et primates.  Il est effroyable de remarquer  que dans leur recours à l’expérimentation animale, les laboratoires pharmaceutiques se contredisent et mentent pour arriver à leurs fins.  Pour démontrer l’efficacité ou l’innocuité d’un vaccin, il sera testé sur des animaux. Si le vaccin amène des effets secondaires dangereux chez une espèce animale, le laboratoire pharmaceutique affirmera qu’on ne peut toujours extrapoler ces données vers l’organisme d’un humain. La compagnie ira de l’avant pour faire homologuer son produit en passant sous silence les études négatives ou  en minimisant les conséquences hasardeuses pour l’humain.  
La vivisection est une pratique immorale envers les animaux mais c’est aussi une fraude scientifique. A quoi sert la torture de millions d’animaux de  laboratoires si les industries pharmaceutiques ne tiennent compte des études sur le modèle animal que lorsque cela fait leur affaire, pourquoi continuer ces méthodes cruelles et absurdes?  
Selon un document interne de GSK (datée du 21 octobre 2009) les données cliniques sur l’Arepanrix sont extrêmement  limitées. La nouvelle version du vaccin A|H1N1 est un cocktail expérimental de fragments viraux, de métaux lourds  et de produits chimiques.   Pour ce vaccin pas de données cliniques pour les humains, enfants, personnes âgées ou  femmes enceintes. La capacité du vaccin à « induire une protection » a été évaluée lors d’une infection expérimentale chez le furet, « considéré comme l’animal le plus près de l’humain lorsqu’il est infecté par l’influenza. »  Dans sa demande pour son brevet européen, GSK a indiqué qu’il avait expérimenté plusieurs sortes de vaccins anti-grippaux sur des embryons de poulet, mais aussi sur des cellules rénales de chien, de singe et de porc.
Dans des études sur des rats  avec son vaccin de souche H5N1, GSK a remarqué une incidence accrue de malformations fœtales et un retard de la maturation neurocomportementale. Malgré ces données alarmantes, GSK à nier la corrélation entre les malformations et son vaccin.
D’autres études indépendantes révèlent qu’un adjuvant du vaccin A|H1N1, le Polysorbate 80,  est une source d’infertilité chez les rats.
Un autre adjuvant le squalène déclenche chez les rats une inflammation chronique du système immunitaire liée à l’immunité et spécifique aux articulations comme la polyarthrite rhumatoïde, selon une étude datant de l’an 2000 et publiée dans l’American Journal of Pathology.  Quantité d’études scientifiques provenant de plusieurs pays confirment le développement de maladies auto-immunes chez des animaux soumis à des injections de squalène, allant de la sclérose en plaques au lupus érythémateux. Connu aussi pour leur donner le cancer.
Le formaldehyde (ou formol) a provoqué des cancers et des mutations génétiques lors d’expérimentations animales.
Le thimerosal  lorsqu’il est injecté à un primate  s’accumule dans son cerveau.  Le système nerveux central et les reins sont les cibles des composés mercuriels, avec au-delà d’une certaine dose des symptômes de défaut de coordination motrice. En 1967, une étude parue dans l’Applied Microbiology a constaté que des vaccins contenant du thimerosal et injectés à des souris provoquaient leur mort. Dès son ajout  dans les vaccins en l930, son fabriquant Eli Lilly savait que le thimerosal pouvait causer des dommages et même la mort d’animaux ou d’humains. En 1935, des chercheurs à l'emploi de Pittman-Moore, un autre fabricant de vaccins, a averti Lilly que ses déclarations au sujet de la sécurité du thimerosal ne concordaient pas avec leurs données : la moitié des chiens ayant reçu des vaccins au thimérosal étaient tombés gravement malades.
Le danger potentiel du thimerosal  n’a pas empêché les industries pharmaceutiques de l’incorporer dans leurs vaccins et de continuer à le faire.    L’Arepanrix en contient 5 mg et celui sans adjuvants donné aux femmes enceintes 10 fois plus, soit 50 mg.
MENSONGES ET DICTATURE DE L’ARGENT

Deuxième société pharmaceutique en importance au monde, GSK a réalisé en 2008, un chiffre d’affaire de 43 milliards de dollars. En 2008 toujours, Ottawa a accordé une subvention de 40 millions de dollars à GSK, alors que Québec a versé une contribution financière non remboursable d’un montant de 20 millions étalé sur trois ans. A la vue de tous ces transferts d’argent entre les gouvernements et GSK, il n’est guère étonnant de constater que c’est l’Aperandix de GSK qui a été choisi comme l’heureux gagnant pour vacciner la population.
La dictature de l’argent s’accommode toujours avec les conflits d’intérêts et le lobbying intensif. Presqu’à l’aveuglette, nos gouvernements ont mis en place une vaccination de masse avec un vaccin expérimental venant d’une industrie pharmaceutique au passé trouble. L’histoire de GSK recèle des affaires de corruption, de fraudes, de pratiques peu recommandables, d’études biaisées et de manipulations de données.
En France, le  vaccin pour l’hépatite B de GSK est  impliqué dans plusieurs cas de sclérose en plaque suite à une vaccination massive. On a accusé GSK (avec Sanofi Pasteur) d’avoir orchestré la campagne médiatique de vaccination des années 90 en France de manière à faire vacciner la population le plus largement possible. Les industries pharmaceutiques ont délibérément mis l’accent sur un mode de transmission de l’hépatite B très rare, celle par la salive. Au plus fort de cette campagne médiatique, la demande française pour le vaccin pour l’hépatite B était tellement grande que certaines pharmacies se retrouvèrent  en rupture de stock. En janvier 2008, GSK a été poursuivie en justice pour « tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d’un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l’homme».   Plusieurs procès sont en cours en France, pour des cas de scléroses en plaque après un vaccin pour l’hépatite B.
GSK a aussi occulté certaines données sur la paroxétine qu’on retrouve dans le Paxil, le Deroxat et le Seroxat. Des dirigeants de GSK ont décidé d’épurer les résultats négatifs contenus dans une étude  parce que selon eux  « il serait inacceptable du point de vue commercial de parler du fait que l’efficacité de la paroxétine n’a pas été démontrée, puisque cela saperait le profil global de la molécule. » (Document interne de la Medical Association Journal)  Le Paxil a été impliqué dans des suicides et des malformations de fœtus particulièrement au niveau du cœur. A l’origine testé sur des rats  le Paxil avait  démontré des malformations congénitales, mais GSK passa outre les études pour commercialiser son antidépresseur le plus prescrit au Canada, avec des ventes mondiales de 3 milliards de dollars. Partout dans le monde, Paxil fait face présentement à des centaines de procès.  
GSK semble aussi avoir sciemment passé sous silence certaines études sur la nocivité d’Avandia, médicament prescrit pour contrôler le taux de glucose chez les diabétiques mais impliqué dans plus de 87 000 crises cardiaques. Un cardiologue ayant voulu alerter la communauté scientifique sur les risques à long terme de l’Avandia, a été menacé de poursuites légales par GSK.
REFUSER LA PEUR
Au moment où des enfants souffrent de malnutrition ici même au Québec, que la pauvreté rend malade et que le système de santé est à bout de souffle, les gouvernements n’ont pas hésité à investir plus de 1,5 milliard de dollars dans une vaccination de masse pour une hypothétique pandémie. (Chiffre du journal Globe and Mail)  A elle seule, la campagne de publicité vantant les mérites du vaccin A|H1N1 a coûté plus de 4,5 millions.
Le virus de la grippe A/H1N1 a déjà muté partout dans le monde, en Norvège, en Chine, au Brésil, en Ukraine, aux États-Unis et au Mexique. Cette mutation amènera-t-elle une résistance au vaccin et l’échec de cette vaccination de masse? Quels seront les effets secondaires à long terme  de ces substances toxiques et de ces virus d’humains et d’animaux recombinés, mutants et résistants, en interaction avec d’autres substances ou produits chimiques? Fournir encore plus de cobayes humains aux industries pharmaceutiques?
Il est tout à fait impossible de vacciner et de  « protéger » les humains  - et les animaux - contre toutes les maladies et les virus. Il n’y a que les industries pharmaceutiques pour croire en une telle fumisterie.  Le dogme vaccinal repose sur une vision réductrice de l’être humain perçu comme un rat de laboratoire victime des virus et d’une médecine de troupeau. Chaque être humain est unique et réagit à sa façon aux maladies ou aux virus, selon son niveau d’énergie, ses émotions, ses antécédents familiaux ou médicaux, son interaction avec l’environnement, son hygiène de vie et son alimentation.
Dans leur course aux profits, les industries pharmaceutiques propagent  le virus le plus dangereux qui soit : celui de la peur.  Peur de maladies pas encore survenues dans notre organisme et qui ne nous toucheront peut-être même pas ou très peu. Peur ressentie par les animaux exploités pour leur viande, leurs embryons et leurs cellules et se retrouvant dans leur chair.  Peur formant une chaîne infinie jusque dans la viande consommée par les humains et qui les rend encore plus vulnérables à cette émotion, porte ouverte à tous les contrôles.
 Des alternatives existent pour se protéger et guérir de la grippe sans vaccin.(1)  Comme celle de manger beaucoup de fruits et de légumes mais aussi de se questionner sur cette consommation démentielle de viande, de poisson et de produits animaux. Dans un livre remarquable - Le Rapport Campbell  - l’auteur Collin Campbell passe en revue  des centaines d’études scientifiques et épidémiologiques sur le danger des protéines animales.  Même une petite quantité d’aliments d’origine animale est associée à des maladies chroniques, cardiaques, aux cancers et au diabète. Si des protéines animales ingérées peuvent déclencher de telles maladies, se faire injecter directement dans l’organisme des protéines de poulet, de singe, de porc ou de chien est tout aussi problématique, sinon plus.
Tout est lié et interdépendant : vaccins, élevages intensifs des industries de la viande, changements climatiques, pollution de l’environnement, empoisonnement des humains, violence faite aux animaux dans les abattoirs et torture du vivant dans les laboratoires. Se faire injecter des substances provenant de la souffrance et de l’exploitation des animaux  ne peut apporter la santé physique, mentale et spirituelle.  Pas plus à nous qu’à toute la planète.  
 (1):http://www.ass-ahimsa.net/vaccins7.html
 

 

écrit par marjolainejolicoeur à 09:45 | dans: Végétalisme
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